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 [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)

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Shade
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MessageSujet: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Dim 6 Sep - 22:53

Je marche tranquillement dans les rues de Brisks après avoir enfin semer les chiens de gardes de mon père. Je sais qu'ils sont là pour ma sécurité et qu'ils ne font que leur travail, mais à cause d'eux, je ne peux même plus allé me balader ou faire du shopping tranquillement en ville sans faire peur aux habitants
Heureusement pour moi, les gardes qui m'ont été assigné aujourd'hui, sont des novices et pas très malin de surcroît.

En effet, il m'a suffit d'entré dans un magasin de farces et attrapes, ayant aussi une section déguisement, dont la gérante m'aime bien, pour réussir à les berné facilement. Et pour cause, lors de mon entrée, après avoir demandé être seul pour acheter un cadeau surprise, mon amie me saute dessus en me demandant la raison de ma visite dans établissement.
Là, je lui dévoile tout ce que j’attends d'elle afin de me rendre méconnaissable pour mes pots-de-colle et même aux yeux de mon père, sur le moment la gérante me regarde de la tête au pied avec le sabot sur le menton et les yeux plissé par la réflexion.

Après quelques secondes de silence, elle sort de sa transe, m'attrape le sabot et m'assois dans un fauteuil, ensuite elle se met à courir dans tout son magasin et revient près de moi en me disant "ferme les yeux".
Je ferme les yeux et obéis, par la suite, à tous ses ordres à l'aveugle, je la sens me touché à différents endroits du corps : la crinière, la queue, ma croupe, mon visage et en faites la quasi totalité de ma personne.

Je me pose pas mal de question sur la transformation, questions qui vont avoir leurs réponses au bout d'un long moment d'attente.
Une fois terminé, la gérante me prend à nouveau par le sabot et me demande d'ouvrir, enfin, les yeux. Là je découvre face à moi une jument à la crinière et à la queue chocolat avec plusieurs petites tresses dedans, une robe blanche avec de large tâche chocolat sur tout le corps ainsi qu'autour du museau et d'un œil, sur son flanc une marque de beauté représentant une gourmandise au chocolat et pour finir une parie de lunette ovale sur le nez.

Sur le moment je me demande qui est cette personne et m'approche donc d'elle, c'est à ce moment là que je remarque que je suis face à miroir et que cette jument n'est autre que moi. Je m'admire de longues minutes avant de sauté au cou de mon amie et la remercie chaleureusement pour cette transformation magnifique.
Elle me dit que cela n'est rien et ajoute que les teintures partiront après plusieurs shampoings, donc même si il pleut, je ne vais pas être démasqué sur les champs. C'est à ce moment là que l'un de mes gardes entre dans le magasin trouvant surement que je mets du temps à choisir mon cadeau.

Il nous regarde et demande où se trouve la princesse Shade, ne l'a voyant pas dans l'établissement, mon amie répond immédiatement que la princesse est partie depuis un moment par la porte de derrière. Ni une, ni deux, le garde appelle son collègue et court à la poursuite d'une Shade inexistante vu que je suis là.
Maintenant les gardes sont loin, la gérante me donne une cape brune et un sac pour parfaire ma tenu avant de me poussé vers la sortie avec un clin d’œil.

Je sors donc au grand jour et commence ma véritable promenade, d'abord je passe par un magasin de sucrerie pour prendre un gros sac de bonbons à grignoté, ensuite dans un magasin de vêtement, mais rien en me plait vraiment.
Je continue donc mon chemin à travers les rues de Briks qui est une magnifique ville, je m’autorise même à prendre des photos avec l'appareil que je viens d'acheté.

Je profite donc tranquillement de ma journée comme une personne normal, j'ai même été abordé par de charmants étalons qui veulent m'offrir à boire, malgré la tentation, j'ai refusé toutes les invitations. Au bout d'un certain temps de marche, je me prends une pause sur un banc devant la banque de la ville, une magnifique bâtisse en pierre blanche, qui semble très bien entretenue, avec le logo de la banque sur sa façade.

Je sirote donc ma boisson et regarde les passants heureux de leur train de vie, quand on les voit comme ça, on ne penserait pas être à Dark Plege qui est dirigé par le terrible roi Sombra. Mais voilà que des cris retentissent et un mouvement de foule se fait ressentir, je me lève et court vers l'origine du problème, malgré mon déguisement, je ne peux pas rester sans rien faire dans ce genre de situation.

Tout part de la banque qui se trouve face à moi, alors que j'arrive sur place, les voleurs sont toujours entrain de prendre leurs butins, ils sont au nombre de trois.
J'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche pour leurs ordonnés de posé ce qu'ils ont dans les sabots, que l'un d'eux saute par dessus ma tête pendant que les autres me bouscule et s'enfuit au grand galop. Par réflexe, je me mets à courir à leur poursuite et essaye de les avoir, mais je perds rapidement leur trace surtout qu'ils se divisent dans les rues de la ville.

Une fois hors d'haleine, je réfléchie à la situation, trois poneys étrange braquent devant moi une banque avant de s'enfuir une fois le butin dans les sabots, je me demande pourquoi faire une telle chose en pleine journée en plus.
Maintenant que j'ai repris mon souffle, je retourne sur le lieu du crime et décide de commencé mon enquête, mais par où commencé, surtout que la police est déjà sur place, au point que je me fais toute petite pour ne pas être remarqué malgré mon déguisement.

D'abords, je dois interroger d'éventuel témoin avec priorité sur les employés de la banque, ensuite cherché d'éventuelle indice sur leurs identités et la direction qu'ils ont prie et évidement des informations sur le butin volé. Et moi qui pensé avoir une journée tranquille, maintenant j'ai une affaire de vol sur les bras, je sais que la police est efficace, mais j'ai horreur qu'on me file entre les pattes comme ça.

Alors que je réfléchie dans mon coin, une personne me bouscule sans ménagement et au moment de levé la tête pour apprendre les bonnes manières à cette personne, je me ravise et m'excuse d'être sur son passage. Je n'arrive pas à croire, pourquoi il faut que je la croise ici et dans ses circonstances.
Je ne dois surtout pas montré qui je suis vraiment et passé mon chemin. Je reviendrais plus tard pour mon enquête, mais à ce moment là une jeune femme arrive vers moi et me rend mes lunettes en me remerciant d'avoir voulu essayer d’arrêté les voleurs.

Mince, n'ayant pas l’habitude d'en porté, je n'avais pas fait attention au fait que je les ai perdu et bien sur, tout les regards se braque sur moi à ce moment là. Je suis foutu et décide de jouer le tout pour le tout, je me cache derrière la licorne noir et dit d'une petite voix :

- Je n'ai fait que suivre les ordres de ma patronne ici présente.


C’est risqué, mais au moins on va foutre la paix si on m'associe à elle.

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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Ven 2 Oct - 21:20


Act II. Chapter V – partie 1-

La poussière.
Ce souvenir du temps passé, du temps perdu, s'incrustant dans chaque recoin d'une pièce, s'imprégnant de l'air, de l'ambiance, donnant cette touche âcre à la vieillesse, comme un parfum oublié. Les araignées, elles aussi, avaient fait leurs œuvres, déversant toutes leur créativité sur les recoins et meubles de la pièce. Des planches bloquant les fenêtres, la lumière s'infiltrait, rendant l'atmosphère bien plus lourde, bien plus sombre, que ne méritait l'endroit. Perdu au milieu des ruelles décadentes d'une ville en émoi, d'une ville de couleur et de rires, la masure délabrée n'avait guère plus d'attrait qu'une ruine. Les murs décrépit, la porte barricadée, les étagères renversées. Il n'y avait ici rien d'accueillant, ni même de convaincant.

Mais c'était un abri comme un autre aux yeux de la vagabonde. Un toit pour la pluie, des murs pour le vent. Et personne pour l'en déloger à grandes insultes. Alors, elle s'était couchée là, sur ce qui ressemblait à un canapé éventré, vomissant son rembourrage en une limace blanchâtre.
La nuit avait été paisible pour une fois. Ni froide, ni sonore. Juste ce qu'il fallait pour le commun des mortels. C'est ainsi qu'elle se réveilla de son profond sommeil au milieu de la matinée, tout juste dérangée par le brouhaha des rues voisines. La salle, éclairée, avait un tout autre aspect sous le soleil que la lune ne savait donner. Ce qu'elle avait pris pour une petite maison était en fait un semblant de magasin. La grande pièce où s'était écroulées diverses étagères semblait servir de comptoir, tandis que celle où elle avait couché était sans nul doute la réserve.

Abandonné.
Un étalage sans maître, sans loi. Il n'y avait donc, en toute logique, aucun mal à visiter les lieux et à prendre ce qui lui était de droit. Se pendiculant, elle se leva, quoiqu'un peu traînante, dardant son regard ensommeillé de-ci de-là. De la remise, il ne restait que le couffin encore chaud, mais dans un piteux état, quelques planches de bois appartenant à un meuble ancien tout aussi brisé, et quelques bocaux où attendaient feuilles de toutes plantes. Un bref coup d'œil sur les étiquettes l'informa de leur composant. Sauge, salspareille, ibiscus, corosol et autres kaht, avec ou sans fleurs, parfois orné d'un fruit séché, méconnaissable ; l'ail fumé délaissé dans un recoin, ou simplement le roucou fané au sol ; tout cela laissait souvenir des événements passés. Nul doute qu'ils aient fermés précipitamment. Peut-être à cause de la crise. Ou bien des étranges activités ici-bas. Il n'y avait, cependant, pas grand chose à tirer des plantes, et la seule babiole encore utilisable semblait être le cuir du fauteuil, qu'elle s'attela à découper de sa dague.

Cela accomplit, elle avait acquis deux ou trois bons mètres de cuir, épais, tanné, mais aussi ciré, quoiqu'un peu fatigué par endroit. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle pourrait en faire : le vendre ou l'utiliser, mais quoiqu'il en soit, il lui serait utile de bien des façons. C'était, en soit, amusant, de voir la débrouillardise de ceux qui n'avaient rien. Le carton faisait office de couchette, mais aussi d'abri, de garde manger et de protection, la moindre miette de pain devenait un redoutable appât a pigeon, les plumes de ce dernier pouvaient servir de leurre, la viande de nourriture, quant aux os, ils étaient parfaits pour la décoration, comme quelques boutons de manchette primitifs. Bref. Le rien faisait le tout, comme disait Gégé le philosophe la bouteille à la main.

Ainsi, rangeant son précieux butin dans une sacoche, volée à un postier malchanceux, sous sa veste de fourrure bleue et blanche, elle-même chapardée au bibliothécaire qui servait de laquais à Sombra, elle s'avança vers la petite pièce servant sans nul doute de comptoir. Comptoir qu'elle visualisa dès le pas de la porte, la remisa étant derrière, comme bon nombre de magasins ici-bas.



Nonobstant les toiles, cachés sous une épaisse couche de poussière, dans les étagères ouvertes qu'offrait le buffet, divers fioles, erlenmeyer, ballons et autres flacons trônaient là, dans le silence du matin. La plupart étaient vides, et visiblement propre en leur sein, mais certains arboraient des mixtures de diverses couleurs, claires à opaques, à la consistance d'eau ou bien de vase. De toute évidence, il y avait en cette ruine une bonne partie du matériel et d'ingrédients du parfait petit chimiste. Ou plutôt, de l'alchimiste, à en croire l'ouvrage étalé à terre, dont certaines pages déchirées laissaient entre voir un almanach de drogues en tout genre.

Une lecture plus attentive laissa à son savoir diverses recettes, visiblement faites maison de par l'écriture manuscrite, ratures et notes en tout genre qui balayaient les feuillets jaunit par le temps. Certaines étaient pour des potions de vitalité, d'autres pour combattre des maladies. Des baumes et autres crèmes pour lutter contre le froid ou les plaies infectées s'argumentaient de quelques croquis et notations sur les effets indésirables. Mais ce qui l'impressionna le plus, de par sa nature combative et quoiqu'un peu tordue, fut le glossaire des poisons et acides.

Il y avait là de quoi tuer bien des personnes, de la pire des façons comme de la plus discrète. Il était étonnant que son propriétaire s'en soit débarrassé mais, à vrai dire, l'illégalité de l'objet était fondée.

Mais, après tout, Reverse n'avait que faire de la loi.
Mieux encore, ses troubles avec Sa Majesté lui avait laissé le goût de penser qu'elle était cette loi.

Alors, elle enfourna l'ouvrage avec précaution dans sa bourse, désormais bien lourde pour son frêle corps, avant de s'occuper des bocaux et autres fioles jaugées. Cela ne tiendrait pas dans son carton, et les regards indiscrets se feraient bien vite dangereux. Cependant, le canapé désormais écharpé offrait un rembourrage parfait pour y cacher d'aussi fragiles instruments, tandis que son déménagement ne choquerait personne.

Ainsi, déposant chaque verrerie avec précaution, elle emballa pinces et compte-gouttes, poires et supports, sans oublier le bec benzène qui semblait fatigué et le mortier et son pilon encore sale dans la bourre, avant de la cacher d'une couverture miteuse déposée là comme tapis de fortune. Il ne lui manquait qu'une balance de précision, qu'elle trouverait chez un marchand de cette ville animée, quelques entonnoirs et papiers filtres qui seraient dans toutes bonnes boutiques de ménage commun. Ce qui, en soit, était un véritable trésor pour elle et sa curiosité décadente. Qui sait ce qu'elle pourrait concocter de ses sabots habiles. Et surtout, combien elle en tirerait.

Le seul soucis, aussi ridicule soit-il, fut le transport du meuble. De sa main noire, elle aurait bien du mal, et quelques bras ne seraient pas de trop. Ainsi, elle invoqua quelques morts, au regard si niais et baveux, pour garder son butin, tandis qu'elle sortait à la lumière du jour à la recherche de muscles bien vivants ne risquant pas de décrocher à tous instants.




Le soleil lui brûla les yeux, si bien qu'elle dut se couvrir de son bras pour percevoir enfin la basse ruelle où elle était. L'agitation était à son comble, laissant policiers et civils à leur émoi, tandis qu'elle traversait sa rue pour rejoindre la place centrale, sans réellement se soucier du vacarme qui régnait désormais sur la ville. Des rumeurs, elle apprit que la banque avait été cambriolé. Soit. Elle n'en avait que faire. N'ayant ni sous en leur coffre, ni réelle envie de faire respecter la loi du marché, elle les délaissa à leurs histoires tandis que son museau se collait aux vitrines alléchantes d'outillage.

Mais avant même qu'elle ne puisse s'inviter dans l'une des boutiques, on la bouscula. De son épaule, elle manqua de tomber, se rattrapant par pur réflexe, avant de se retourner, sourcils au front, face à l'incivilité du fieffé personnage. Une pouliche, à peu près sa taille, chocolat et vanille, visiblement surprise, voir apeurée, de sa présence. Était-ce quelqu'un qu'elle avait déjà dépouillé ? Pas à première vue. Enfin, elle traînait tant en quête de nourriture qu'elle ne pouvait retenir chaque visage. Certainement lui avait-elle volé un biscuit. Une pâtisserie au meilleur des cas.

Mais qu'importe. Alors qu'elle allait héler, on l’interrompit de nouveau. Pour rendre les lunettes de la petite garce impolie, tout en la remerciant de sa bravoure et course-poursuite avec les bandits -meh-. Qui, à vrai dire, semblait tout aussi chamboulée qu'on lui rende. Plutôt étrange, non, pour quelqu'un censé en porter.

Et là encore, avant qu'elle ne puisse imposer sa parole -bordel de merde-, les regards se braquèrent sur le duo, tandis que la myope se cachait derrière ses pattes. C'était un monde ça. Non seulement on la dérangeait dans sa quête d'alchimie, mais en plus, elle était désormais au centre de l'attention, ce qui, pour un sdf, était plutôt rare.

- Je n'ai fait que suivre les ordres de ma patronne ici présente.

Pardon ?
Quelle patronne ?
Quels ordres ?

Le regard de travers, elle jaugea la menteuse comme s'il s'agissait là d'un mouchoir usé sur le trottoir que personne n'avait daigné ramasser. Il y avait là de quoi suspecter quelque chose, et si elle ne désirait être au centre des regards, nul doute qu'elle cachait quelque chose.
Alors d'une voix forte, rabougrie par sa moue naturellement déplaisante, elle s'exclama.

- Et si ça dérange quelqu'un, qu'il s'avance ; mais cela nous ferait perdre un temps fou pour l'enquête. A moins que vous ne vouliez retrouver vos bourses ? Ajouta t'elle, renfrognée comme jamais.

Les regards se croisèrent, les rumeurs montèrent, et d'un commun accord, on bredouilla par la négation. De toute évidence, on ne voulait pas trop se mêler de cette affaire, et encore moins si quelqu'un enquêtait. Parce qu'après tout, dans la pensée commune, les seuls à pouvoir enquêter, eh bien, c'étaient les enquêteurs. Il n'y avait donc rien à redire au comportement du duo.
Et c'était tout ce que Reverse attendait.

Alors, tandis qu'on se dispersaient pour gémir sur la désolante situation, les yeux fouineurs sur les notes des policiers et la scène du crime, la Nécromante se retourna, saisissant de sa main noire l'épaule de la pouliche pour la guider vers les profondeurs de la ruelle.

- Marches, comme si de rien n'était. Et expliques moi ton mensonge ainsi que ton implication -et la mienne- la dedans...

Elle avait autre chose à faire.
Mais si la frêle femelle était une complice, en charge de surveiller l'avancée de l'enquête, il y avait là de quoi faire chanter et tinter piécettes.

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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Dim 4 Oct - 16:17

Alors que je reste, légèrement, prostré derrière Reverse Song, cette dernière me jette un regard de travers suite à mes paroles, me jaugeant surement au passage sur les possibles raisons de mon actes, avant de dire à la foule d’une voix forte :

- Et si ça dérange quelqu’un, qu’il avance ; mais cela nous ferait perdre un temps fou pour l’enquête. A moins que vous ne vouliez retrouver vos bourses ?


Alors qu’autour de nous, les gens se regardent et discute rapidement entre eux, moi j’essaie de partir discrètement loin de toute cette agitation, je pense que Reverse va vouloir des explications et j’en ai pas en réserve pour l’instant même si mon esprit y réfléchie à toute vitesse au cas où. Mais peine perdu, je n’ai même pas le temps de faire trois pas, alors que les badauds ayant fini de réfléchi aux paroles de la nécromancienne et se sont dispersé afin de reprendre leurs activités habituels, qu’une main noir trop familière m’attrape par l’épaule et me force à me diriger vers une ruelle isolé. Sa propriétaire me dit « gentiment » de marché normalement et me demande, comme attendu, de lui fournir une explication à mon mensonge sur le fait qu’elle est ma « patronne ».

Je fais en sorte de ne pas montré ma panique, qui est pourtant bien présente au fond de moi, mais un mine pas très rassuré quand même se lit sur mon visage. Je déglutis fortement alors que me dégage de la main magique. Je fais quelques pas plus en avant et me tourne face à Reverse Song, sur le moment je ne la regarde pas dans les yeux, j’ai même la tête un peu basse et le sabot qui fait des ronds sur le sol.

Mon cerveau et mon imagination tourne à fond afin d’avoir une excuse valable à donné à cette vipère, c’est quelle est loin d’être bête et remarque toutes failles dans un discours et risque de cherché la petite bête sur toutes parts d’ombres ou bizarre.
Je dois faire vite sinon elle va perdre rapidement patiente et être moins « polie ». Je commence à bafouiller, non clairement, quelques choses sans vraiment de sens et fini par lâche un soupire avant de commencé mon monologue d’explication que je vais inventer au fur et a mesure j’ai l’impression.

C’est donc d’une voix mal assuré et pas très forte, toujours les yeux rivé sur mes sabots, les murs qui nous entoures et passant de temps en temps un sabot dans ma crinière, que je dis à Reverse :

- Et bien, heu… Par où commencer, je me suis lever se matin, j’ai mangé mon petit déjeuner avant de partir me promené dans les rues de Briks. Tu vois, c’est mon jour de congé aujourd’hui à ma chocolaterie. Je lui fais un sourire léger avant de continuer. Donc durant ma promenade j’ai acheté pas mal de chose pour mon confort personnel avant de finir devant la banque qui a été attaqué.
Quand j’ai vu le mouvement de foule, je suis allé voir par curiosité ce qui se passé, c’est là que j’ai vu les trois voleurs avant de qu’ils s’enfuissent, j’ai voulu les rattrapé parce que l’un d’entre eux me rappelé un vieil ami. Mais je n’ai pas réussi à les rattrapé, je n’ai pas remarqué qu’on m’a vu les poursuivre et étant timide, lorsqu’on m’a abordé pour me « remercier », j’ai paniqué et t’es utilisé comme bouclier à tout ses regards posé sur moi.


J’espère qu’elle me croit, il le faut, surtout que c’est vrai pour une partie de l’histoire. Je continue alors mes paroles pendant qu’une idée me vient en tête. J’ai cru comprendre que Reverse Song est une profiteuse et travaille pour n’importe qui tant qu’on la paye bien ou qu’on lui donne quelques choses qui l’intrigue, je vais donc lui proposé quelque chose afin qu’elle m’aide dans la traque de ses voleurs et pour qu’elle me foute un peu la paix aussi au passage sur ma personne :

- Je me rends compte que cela n’a pas l’air de t’avoir plus et je suis prête à me racheter en t’offrant un repas par exemple, en plus si tu m’aide à retrouvé les voleurs pour que je sache si mon ami en fait parti, je t’offre ma maison qui se trouve à Bads Lands que je n’ai pas encore vendu lors de mon déménagement à Brisk.


Je peux lui promettre cela, il y a plusieurs maisons à l’abandon sur le bord de la capital qui attendant d’être utilisé, il me suffit de mettre l’une d’entre elle à son nom à mon retour. Je sors même déjà un bout de papier et écrit la promesse de session de la maison, avec mon faux nom bien sur, mais avant de signé, je la regarde cette fois dans les yeux et dit d’une voix un peu plus assuré et confiante :

- Seulement à la condition que tu m’aide dans la traque de ses voleurs, je veux savoir si mon ami est devenu un vulgaire voleur, sinon je t’offre seulement un repas pour la gêne occasionné par ma timidité.


Ma vois se casse légèrement sur le dernière mot alors que je regarde à nouveau le sol dans l’attente de sa réponse. J’espère qu’elle va mordre à l’hameçon, de toute façon je ne peux pas mener seule cette traque sans risqué d’être rapidement découvert, je ne veux pas qu’on dise de moi que je n’ai pas pu empêcher un vol qui a lieu devant mes yeux ou encore que mon père me tape sur les sabots pour avoir semé avec un tel déguisement ses gardes.
Même si il va surement le faire quand même lors de mon retour au château. Je continu donc d’attendre la réponse de la nécromancienne et lui jette même un regarde interrogateur par-dessus mes lunettes avant de les remettre en place du bout de mon sabot.

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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Mer 7 Oct - 20:30




La femelle se dégagea du sa main noire, déglutissant avec sonorité. Avait-elle touché la corde sensible ? Avait-elle découvert quelque chose de bien trop gênant pour l'avouer ? D'un regard inquisiteur, elle la contempla baisser la tête comme une enfant prise en faute, et attendit une explication, son écharpe s'impatienta d'une morbide manière. Et puis, finalement, au terme de plusieurs secondes d'attente, c'est d'une voix faiblarde et mal assurée qu'elle parla.

- Et bien, heu… Par où commencer, chercha t'elle. Je me suis levée ce matin, j’ai mangé mon petit-déjeuner avant de partir me promener dans les rues de Briks.

Le regard de la Nécromancienne trahit sa désapprobation. Elle n'avait que faire de sa journée, et encore moins des ragots de la veille. Une réponse claire, nette, était plus que satisfaisante pour la sévérité de la femelle d'obsidienne. Et si elle garda le silence, ce n'était que pour mieux mordre.

- Tu vois, c’est mon jour de congé aujourd’hui à ma chocolaterie – son sourire ne fit qu'aggraver les choses, prenant ceci comme d'une moquerie infantile-. Donc durant ma promenade, j'ai acheté pas mal de chose, pour mon confort personnel avant de finir devant la banque qui a été attaquée. Quand j'ai vu le mouvement de foule, je suis allé voir par curiosité ce qui se passait, c'est là que j'ai vu les trois voleurs avant de qu'ils s'enfuissent, j'ai voulu les rattraper parce que l'un d'entre eux me rappelait un vieil ami. Mais je n'ai pas réussi à les rattraper, je n'ai pas remarqué qu'on m'a vu les poursuivre et étant timide, lorsqu'on m'a abordé pour me « remercier », j'ai paniqué et t'ai utilisé comme bouclier à tous ses regards posés sur moi.

Silence.
Les yeux roy toujours posés sur la femelle praliné, le corps tendu, son écharpe persiflant aux mensonges, elle hésita un bref instant. L'attitude même de la pouliche était une preuve de sa culpabilité, cependant, elle n'en avait pas de preuve. Ou tout du moins, elle n'en avait cure, pour le moment, de les exposer. Car au-delà des paroles inutiles et des excuses pécheresses, il y avait cette voix. Cette voix si.
Familière.

- Je me rends compte que cela n'a pas l'air de t'avoir plus et je suis prête à me racheter en t'offrant un repas par exemple, en plus si tu m'aides à retrouver les voleurs pour que je sache si mon ami en fait partie, je t'offre ma maison qui se trouve à Bads Lands que je n'ai pas encore vendu lors de mon déménagement à Brisk.

Silence.
De nouveau. Juste froid. Noir. Inquisiteur. Elle n'avait pas ouvert la bouche depuis le début des explications, se laissant aller aux flots incessants du cafard, cherchant la moindre faille, le moindre prétexte pour lui faire subir son courroux. Cependant, et si elle avait raison, il y aurait bien plus à tirer qu'un simple repas ou une maison, sans doute fictive.

D'un geste simple, elle sorti un bout de papier de je-ne-sais-où, ce qui laissa légèrement perplexe l'obsidienne femelle -non mais, apparemment elle n'a pas de vêtement, donc pas de poches, donc à part quelques fondements, c'est difficile d'imaginer d'où peuvent littéralement poper les feuillets-, ainsi qu'un stylo -oh putain- pour y écrire quelques vaines promesses de logements.

C'était presque trop facile. Trop prévisible. Comme un film lambda au plus grand damn des spectateurs. L'impatience gagnait la mage noire, qui ne cessait de regarder la place centrale, bien éloignée désormais, où s’affairaient policiers et gardes royaux.

- Seulement, commença t'elle en brisant les pensées de la noiraude, à la condition que tu m’aides dans la traque de ses voleurs. Je veux savoir si mon ami est devenu un vulgaire voleur, sinon je t’offre seulement un repas pour la gêne occasionnée par ma timidité.

Silence.
Sans plus d'originalité.
Pesant. Lourd. Presque étouffant. Le regard toujours braqué sur la banque, elle le détourna lentement vers son interlocutrice, vociférant intérieurement de la stupidité de cette dernière. Bon sang, qu'il était rude de se contenir ainsi. L'incruster dans le mur aurait été si facile, si tentant, qu'à bien des reprises, sa main dut laisser craquer ses abstraites phalanges pour ne pas imploser de rage.

Elle soupira, baissant la tête, fermant les yeux, avant de la secouer, amusée. De là où elles étaient, elles avaient une vue magnifique de la place, des badauds, du bâtiment dévalisé ; et pourtant, elles étaient assez loin pour qu'on ne distingue que deux vagues silhouettes, notamment de par leurs couleurs.
Risible. Mais au moins, elle avait bien plus à gagner qu'à perdre. D'un mouvement brusque, sa main claqua l'intruse contre les murs de cette ruelle isolée, tandis qu'un léger rire accompagné la démarche chaotique de la nécromancienne.

- Non mais, franchement.

Relevant son visage au plus près de celui de la praliné chocolat, elle plongea son regard emplit d'amertume, un sourire tendu et visiblement forcé brisant ses traits, déjà rongés par la colère.

- Premièrement, comment as-tu put reconnaître ton ami si ce dernier était cambrioleur ? Cela va de soi qu'ils étaient tous cagoulés, ne dévoilant que leurs yeux, et habillés de telle sorte qu'on ne puisse reconnaître leur cutie mark, et donc, eux-mêmes.

La pression sur le torse de sa nouvelle proie se fit plus ardente, lui coupant la respiration un court instant, avant de se relâcher, comme une simple menace.

- Deuxièmement, qui serait donc assez fou pour demander à quelqu'un qu'elle ne connaît pas de l'aider dans une mission aussi dangereuse, si ce n'est, justement, en la connaissant de base, et donc jugeant sa force nécessaire au bon déroulement de la requête ?

Son sourire devint agacement, rictus de dégoût et d'animosité. Son regard, teinté désormais d'une lueur de folie, sembla chercher la moindre faille dans les réactions de la femelle, la plus petite émotion, pour la briser, l'écraser, la brûler tout son content.

- Troisièmement, et toujours de la même manière, qui offrirait une maison à une parfaite inconnue pour si peu ? Et surtout une chocolatière, qui, même avec les grands noms de la région de Brisk, ne gagnerait pas assez pour s'en payer le loisir. Quatrièmement, continua t'elle sans souffler, que la police soit sur les lieux du crime est un fait. Mais des gardes royaux, si loin de chez eux, et si rapidement sur place, c'est un véritable miracle, n'est-ce pas ?

D'un coup, d'un seul, la pression se relâcha aussitôt, laissant la femelle tomber à plat ventre sur le sol crasseux de la ruelle. La nécromancienne s'agenouilla alors, sa colère désormais passée, aussi lunatique que pourrait l'être ses desseins.

- Et cinquièmement... Ta voix, ô,  ta douce voix, m'est si familière...

Elle se retourna, canalisant toute son énergie sur son écharpe harcelant l'air de ses griffes, cherchant, traquant sa proie perdue trop tôt. Oh, oui, elle aussi était en colère. D'une colère froide, sans nom, si profonde qu'hurler, que frapper, ne suffirait à l'amoindrir. Les mots eux-mêmes ne pouvaient décrire ce sentiment si puissant qu'il était désormais ancré en son être comme pouvait l'être toute la haine d'un peuple.

Mais il y avait là un fort potentiel.
Quelque chose d'excitant.
De violent.

- Je suis prête à garder le silence si tu m'offres cette maison... Sous ton vrai nom, cela va sans dire.

Elle  fit quelques pas dans la ruelle, les yeux rivés sur sa Majesté comme un vautour tournant autour d'une carcasse encore fraîche. L'attraper et la remettre à Sombra aurait été jouissif, car les rumeurs parleraient d'elles-mêmes. Mais le Roi ne méritait pas ça. Il ne méritait pas sa clémence.
Il était tellement plus amusant de profiter de la situation, des biens de la jeunesse, avant de la mettre inutilement en danger au cours d'une traque désespérée à l'honneur et l'or.

- Quant au repas, tu peux te le garder. Si tu veux m'embaucher comme... mercenaire, claqua t'elle de la même manière qu'un serpent refermerait ses mâchoires sur sa proie, je veux de l'or. Beaucoup d'or. Au moins assez pour, disons, ne plus m'avoir dans les pattes de ton cher papa.

Regard spéculateur.
Sourire amusé.

La journée ne faisait que commencer, et déjà, le ciel lui semblait des plus radieux.

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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Jeu 8 Oct - 19:45

Ne regardant pas Reverse tout le long de mon monologue, je ne sais pas si elle me croit, si elle perd patiente ou autre information du même type. Lorsque je fini de parlé, un silence s’installe immédiatement entre nous, limite effrayant et pas de bonne augure pour moi. Je lui jette alors un nouveau regard inquisiteur alors que la jument noir semble regardé vers la banque, je regarde rapidement vers cette endroit aussi et remarque les deux gardes qui m’accompagné plutôt dans la journée.

Punaise, ils ont réussi à retrouvé ma trace ou sont simplement venu voir si je ne suis pas venu par ici, mais ils ne semblent pas venir dans notre direction et partent à l’opposé, au moins on leurs a rien dit sur Reverse ou moi, ou ont-ils jugé que ce n’est pas de leur ressort pour l’instant, surtout quand on sait qu’ils ont « perdu » la princesse.
C’est alors que la nécromancienne se tourne à nouveau vers moi, poussant un soupire, la tête basse, elle secoue cette dernière en fermant les yeux d’un air amusé.

Je déglutis encore un fois, mais plus discret, étant sur mes gardes car sa main noire semble trop calme. Et j’ai raison de me méfier, en effet, me voilà plaqué brusquement contre le mur au point que j’en perds mes lunettes, alors qu’un léger sourire se dessine sur le visage de la jument noire, accompagnant sa démarche vers ma personne.

Maintenant très proche de moi et de mon visage, je peux voir qu’elle est limite hors d’elle et donc très en colère suite à mes propos. Reverse parle enfin, exposant un par un ses doutes sur mon histoire et donc sur mes véritables raisons de ma présence ici ainsi que de ma demande pour qu’elle m’accompagne à la chasse aux voleurs. Bien sur, fidèle à elle-même, sa main me coupe régulièrement le souffle en guise d’avertissement lors de l’énumération de ses points.

D’abord, sur le fait que j’ai pu malgré reconnaitre mon soi-disant ami à travers leurs déguisements, bon là c’est vrai, j’aurais du être plus précise sur la façon dont mes soupçons sont nés. Ensuite, sur le fait de demandé à une parfaite inconnu de l’aider dans une telle mission, par contre là, je n’ai pas véritablement d’explication même si je suis sur, je vais en trouvé une rapidement. Et pour finir, l’histoire de lui donné ma « maison » comme récompense sachant que personne ne peux se payer un tel luxe par les temps qui courts, là au pire je peux lui répondre que cette maison est devenu une ruine ou encore quelle n’arrive pas à trouvé preneur et me coûte justement trop cher en entretien pour la gardé vendable.

Mais il y a quelques choses que je n’ai pas prévu, c’est lorsqu’elle parle de ma voix, ma voix si familière à ses oreilles, après m’avoir lâché rudement sur le sol où je tombe à plat ventre. Je me redresse vivement pendant qu’elle me tourne le dos, récupère mes lunettes que je place sur mon nez et essuie les saletés qui se sont mis sur moi avec un mouchoir que je sors de mon sac avant de replacer ma cape correctement sur moi.

J’ai à peine le temps de finir cela, que Reverse parle à nouveau, demandant la maison pour « acheter » son silence, précisant au passage que je la face avec mon vrai nom. Je me retiens de la maudire et fait celle qui comprend pas du tout ses propos, ensuite elle parle d’oublier le repas et que si je veux l’engagé comme mercenaire, en appuyant bien sur ce mot, il faut que j’allonge la monnaie afin de ne plus avoir mon père dans les pattes.
En somme, elle ne veut plus travailler pour lui, je garde mon expression d’incompréhension face à ses dires et menaces, il ne fait aucun doute, elle a deviné qui je suis réellement, même si un petit doute peux persister dans son esprit, quoi que j’en doute au vu de la personne.

Je soupire longuement et décide de ne pas lui donné satisfaction, en quoi acheté son silence va me servir, mon père va le savoir de toute façon pour ma petite escapade et le fait d’avoir semé mes pots de colle de gardes. Ensuite, qui va la croire si elle hurle que je suis la princesse Shade, surtout qu’à leur actuel je suis si bien déguisé que même Reverse ne m’a pas reconnu avant d’entendre longuement ma voix et de trouvé des incohérences dans mes propos. Donc je peux jouer sur le fait que cette dernière est seulement folle ou un truc du genre.

Je fini par dire alors d’une voix timide, pleine d’interrogation et légèrement apeuré par ce qu'il vient de se passer :

- Je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais vous devez me confondre avec quelqu’un d’autre, sinon cela ne vous regarde pas comment j’ai pu reconnaitre mon ami malgré leurs habits, j’ai mes raisons. En ce qui concerne la maison, c’est parce qu’elle n’arrive pas à trouvé preneur, je veux m’en débarrassé car elle me coute trop cher en entretien. Et pour finir, je vous demande de m’aider, c’est parce que vous avez l’air d’être forte, il suffit de voir cette main magique qui demande surement une certaine maitrise de la magie afin de l’invoqué.


Je lui jette la feuille crasseuse maintenant à ses sabots, me dirige vers l’entrée de la ruelle et dit avec une voix un peu plus assuré ponctué d’une légère impatiente en montrant du sabot la banque, le tout en là regardant par-dessus mes lunettes :

- Et si nous allions enquêter maintenant PATRONNE, je pense que les gens vont finir par se posé des questions si on ne vous voit pas sur les lieux du crime. Si notre accord tient, au pire si tu veux de l’or, tu n’aura qu’à prendre une part du butin qu’on prit les voleurs, si cela ne vous cause aucun problème moral.


Après tout, je m’en fiche un peu du butin et ce n’est pas grave si on ne retrouve pas la totalité de ce dernier. Bon, maintenant, à voir si elle veut quand même faire ce boulot, de toute façon, elle est la seule ici à qui je peux faire « confiance » on va dire, car au moins je sais qu’elle restera fidèle à elle-même et n’ira pas quatre chemins pour faire les choses ou les dires. Au moins une personne qui ne fait pas semblant ou quelques choses du genre.

Je remonte encore une fois du sabot mes lunettes et attend qu’elle passe devant, vu que c’est elle qui commande notre duo. Par contre, je vais devoir lui demander son nom et lui dire le mien, pas le vrai, mais celui de mon personnage actuel.

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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Ven 16 Oct - 11:26




La pouliche caramel se releva, tremblante. Était-ce la peur que lui inspirait le chantage de la noire mage, ou bien son petit jeu qui continuaient dans les élucubrations grotesques et mensongères ?

- Je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais vous devez me confondre avec quelqu’un d’autre.

Sa voix, habilement tétanisée, avait enfin lâché ces quelques mots, non sans efforts. De toute évidence, les preuves avancées ne suffisaient pas pour lui faire cracher le morceau, pourtant si énorme que seuls les commandants du Titanic n'auraient pu ne pas le voir.

- Sinon cela ne vous regarde pas comment j'ai pu reconnaître mon ami malgré leurs habits, continua t'elle, j'ai mes raisons. En ce qui concerne la maison, c'est parce qu'elle n'arrive pas à trouver preneur, je veux m'en débarrasser car elle me coûte trop cher en entretien. Et pour finir, je vous demande de m'aider, c'est parce que vous avez l'air d'être forte, il suffit de voir cette main magique qui demande sûrement une certaine maîtrise de la magie afin de l'invoquer.

Charmant. Et pourtant si faux. Cette incantation, aussi vile et animée soit-elle, n'était qu'un sort de bas ouvrage, de la poudre aux yeux, des peccadilles, qu'importe le terme employé. Quelque chose de faible, en soit, mais qui, laissé entre ses sabots mégalomaniaques, pouvait prendre une ampleur telle que terrasser ses adversaires était d'une facilité déconcertante. Quant aux voleurs, ainsi qu'à sa demeure, il y sentait quelques relents d'excuses de dernières minutes, trouvées sur le tas par la crainte et la panique.

Mais qu'importe. Probablement fière de ces trouvailles, elle se releva, jetant la feuille signée aux jambes de la nécromante, avant de se retourner d'un bloc, la tête haute. Dieu que Reverse haïssait cette attitude. Probablement parce qu'elle-même l'utilisait, mais ce soudain regain de courage et de désinvolture n'était pas des plus naturels. Il y avait quelque chose. N'importe quoi de fait, de dit, qui lui assurait enfin la paix.

Alors, d'un geste doucereux, sa main attrapa du bout des griffes le feuillet, l’élevant à hauteur des yeux de l'obsidienne.

Silence.
Sourire.

Elle était bien plus prudente que l'on pouvait penser. Mais sa comédie, désormais, prenait fin pour Reverse, et commençait pour le reste du monde. Pliant avec précaution le contrat, signé d'un nom des plus royaux, avant de l'enfourner dans les plis de sa veste, la nécromancienne s'avança au devant de l'inconnue, cherchant à maintenir sa moue dubitative et sévère au gré de sa satisfaction personnelle.

- Et si nous allions enquêter maintenant patronne, appuya t'elle avec tant d'insistance que la moquerie était palpable, je pense que les gens vont finir par se posé des questions si on ne vous voit pas sur les lieux du crime. Si notre accord tient, au pire si vous voulez de l’or, vous n'aurez qu’à prendre une part du butin qu’on prit les voleurs, si cela ne vous cause aucun problème moral.
- Oh voyons, coupa t'elle.

Elle haussa les épaules, son écharpe faisant de même. La félicité nouvelle qui embaumait tout son être semblait la rendre plus amusée qu'ordinaire, quand bien même la situation, grave, exigeait un sérieux notoire.

- Je ne vole pas les hères qui ont si durement travaillés. Après tout, c'est mon métier, d'enquêter, hum ?

Et sans un mot de plus, elle fit demi-tour, se dirigeant d'un pas rapide vers la banque. Le jeu avait commencé, chat et souris dans une même danse pour y attraper un commun ennemi. Mais n'était-ce pas ironique, de la voir ainsi sous les traits d'un inspecteur de police, elle, vagabonde voleuse et tortionnaire. De la voir se mouvoir avec aisance parmi les témoins, tandis que les gardes royaux avaient le dos tourné, pour recueillir quelques informations. D'être ainsi déguisé en une autre, sans pour autant en changer de peau. Contrairement à certaine.

D'un regard inquisiteur, elle scruta la caramel-praliné, soit-disant chocolatière, et désormais assistante policière, qui s'attelait à la tâche de toute sa conviction.

Ce ne fut qu'au terme de deux heures qu'enfin, elles se réunirent toutes les deux dans les entrailles de la ruelle qui avait vu naître leur alliance. Les témoignages étaient nombreux du côté de Reverse. Un couple âgé, attendant au guichet de la banque lors de l'événement, avait su calmer leurs tremblements pour expliquer à l'inspectrice en chef le début de l'attaque. La banque était ouverte depuis à peine une heure que trois personnes, encagoulées de la tête au pied, vinrent. Neutralisant alors les gardes proches, menaçant les civils pour calmer les autres, le plus grand d'entre-eux commença alors à dépouiller les caisses de leurs précieuses monnaies. Quelques minutes. Voilà, apparemment, le temps que mit le braquage, avant qu'ils ne galopent tous avec une incroyable agilité vers la sortie.

D'autres versions attestaient la présence des trois malandrins, certains fidélisant les descriptions des autres. De toute évidence, ils n'étaient pas reconnaissables, ne laissant que leur taille et leur voix comme seuls indices. Les armes utilisées étaient, quant à elles, faites de dagues, aiguisées comme les griffes d'un dragon d'après une terrestre encore sous le choc. Il aurait cependant était hasardeux de partir de la base qu'ils étaient des voleurs de première classe, la majorité ne sachant ni se servir d'armes convenablement, ni courir aussi rapidement. Cependant, les chances étaient grandes, et cela n'avait rien de rassurant aux yeux de la mage. Ils avaient, après tout, mit à terre bien des gardes, avec précision, et sans la moindre hésitation.

L'espoir d'un petit vol de routine, facilement démasquable, semblait s'amincir au fur et à mesure de leur entreprise.

Armés, rapides, et donc dangereux, ils avaient filé par la même ruelle où se tenaient les deux pouliches. D'un geste rapide, la mage fit alors signe à sa coéquipière d'un jour de la suivre, à la recherche d'indice.

- Toi qui les a vus courir dans cette ruelle, peux-tu remonter la piste jusqu'à l'endroit où tu les as perdus ? Peut-être ont-ils laissés des indices derrière eux, dans le feu de l'action, entre la fuite et ta poursuite...

Un vol, en soit, n'était pas rare. Et encore moins dans les méandres du DarkPledge. Ce qui était réellement déroutant, était le fait que seules les pièces d'or furent dérobées. Ni l'argent. Ni le bronze. Ni même les billets, ou les pierres précieuses que certains aimaient échanger contre une bourse bien remplies. Et cela, à peine énoncé lors de leur rapide entre-vue, avait suscité bien de l’intérêt pour les deux comparses.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Jeu 22 Oct - 0:01

La réponse de Reverse à mes paroles ne ce fait pas attendre, c'est donc, en haussant les épaules, que la nécromancienne dit qu'elle ne va pas voler les hères qui ont durement travaillé pour les avoir, ajoutant que c'est son métier d’enquêter, ces dires me font rouler des yeux avant de sortir de quoi noté de mon sac. C'est donc sur ses belles paroles, qu'elle fit demi tour pour rejoindre d'un pas rapide le lieu du délit commis il y a maintenant un moment déjà.

Nous allons donc ensemble à la banque, Reverse devant et moi sur ses talons avec carnet et plume volant devant moi afin de noter tout ce qu'y va être dit, comme je suis l'assistante dans cette histoire, c'est mon travail. Je ne relève pas le fait que "l’enquêtrice" me scrute à nouveau d'un œil inquisiteur, surement parce que je suis obliger de me métamorphosé pour devenir quelqu'un d'autre alors qu'elle non, sa parole suffit, chose possible aussi par ma présence qui corrobore sa version, sinon, cela peux tomber à l'eau rapidement.

Arrivé sur place, nous commençons par un couple de personnes âgées, venant tout juste de ce remettre de leurs émotions, qui, au moment des faits, attendait à un guichet de pouvoir retiré un peu d’argent, ont donné comme témoignage que trois malfaiteurs, encagoulés de la tête aux pattes, ont débarqué dans la banque, neutralisé les gardes présent avant de raflé tout l’or présent à l’intérieur et pour finir, partir rapidement et agilement vers la sortie. Chose que j’ai bien vu, étant donné que je suis arrivé à ce moment là.

Par la suite, c’est l’une des guichetières que nous interrogeons qui nous confirme la version des grands-parents, en ajoutant quelques détails sur les armes utilisés ou encore le fait qu’ils n’ont pas du tout voulu des bijoux ou autres objets de valeurs du genre, seulement l’or, que l’or.

Seulement l’or ? Pas les bijoux ? Les pierres précieuses ou encore l’argent liquide ? Ils sont bizarre ses voleurs, mais je le note quand même. Nous continuons de recueillir le témoignage du quasi totalités des personnes présentes dans la banque ou dans ses environs proches pendant les deux heures qui suivent. Certains donne plus de détails que les autres, mais en somme, ils disent tous la même chose, laissent aussi, au final, que peu d’indices. Indices que je répertorie correctement sur mon carnet, il y a en autre, la taille et la voix, mais surtout les armes utilisés durant le braquage, des dagues aussi aiguisé et coupante que des griffes de dragons, pas de la camelote donc.

Par contre, il y a autre chose que je note aussi, que nous retrouvons dans tout les témoignages, les gardes ont été mis KO rapidement et proprement, à tel point que ses derniers n’ont rien vu venir et ont pas pu se défendre ou riposté d’une quelconque manière. Reverse à l’air de l’avoir aussi noté et cela semble l’inquiété un peu, ce braquage n’est pas ordinaire, quelques choses de plus profond doit se tramer derrière, ont va surement s’éloigné de plus en plus de la piste des simples voleurs ayant agi sur un coup de tête ou avec peu de préparation.

La nécromancienne me fait signe qu’on retourne dans la ruelle où elle me dit :

- Toi qui les a vus courir dans cette ruelle, peux-tu remonter la piste jusqu'à l'endroit où tu les as perdus ? Peut-être ont-ils laissés des indices derrière eux, dans le feu de l'action, entre la fuite et ta poursuite...


A ses paroles, je lui fais un signe d’approbation et passe devant pour la conduire sur le chemin emprunté durant la poursuite, le notant au passage afin d’y trouve des indices à partir de cela par la suite. Sur le chemin, nous interrogeons les marchands afin de recueillir de nouveaux témoignages pouvant nous aidé dans notre enquête. D’abord un vendeur de journal qui a surtout mâté ma croupe durant ma course, ensuite un restaurateur ambulant qui nous apprends que les voleurs semblaient parlé d’un lieu de rendez-vous, mais il n’a pas entendu la fin de la phrase.

C’est la marchande de fleur, qui a été bousculé par l’un des malfaiteurs pour ralentir ma course, nous apprend que l’un d’eux ses blessé légèrement à la patte en renversant son chariot, laissant quelques goutes de sang sur le sol de la rue que nous nous mettons à suivre jusqu’à l’endroit où ils se sont séparé et que je les ai perdu de vu. J’indique donc du sabot à Reverse la direction de chacun des malfaiteurs, l’un vers l’ouest, l’autre vers le sud et le dernier vers le sud-ouest.

Je note dans mon carnet les chemins et continue de suivre le sang qui commence à se faire rare, la plaie a dû ce cicatrisé au vu de sa non gravité. Nous arrivons donc au milieu d’un embranchement où il n’y a plus rien pouvant nous conduire à leur planque ou au lieu de rendez-vous.
Je demande quand même autour de nous si quelqu’un peux nous renseigné sur la direction prise. C’est un enfant qui nous donne enfin l’indice qui nous faut pour retrouver la trace des malfrats.

Ce dernier nous dit, contre quelques pièces en chocolat quand même, que celui qui est passé par ici c’est arrêté quelques secondes afin de regardé derrière lui, surement pour voir si je suis toujours à sa poursuite avant de ce dire à lui-même « Direction le cimetière maintenant » et de repartir au grand galop vers les portes de la ville. Heureusement pour l’enfant et pour nous, le voleur ne l’a même pas remarqué et fait attention à lui avant de dire ses quelques mots.

Je me retourne alors vers Reverse après avoir noté l’information et lui dit d’une voix simple :

- Nous savons enfin où vont se planqué les trois cambrioleurs, on fait quoi maintenant patronne ? On se prépare ? On y va toute suite ? Ou on fait appel à des renforts ?


J’attends donc sa réponse, après tout, c’est elle qui décide des opérations, je ne fais que suivre les ordres. Je sors même une carte de mon sac, il y a vraiment tout et n’importe quoi là dedans, je me demande bien pourquoi, celle qui me l’a donné à surement pensé que je souhaite peut-être partir en vacances après ma petite escapade dans les rues de Brisks, histoire de profiter à maximum de ma nouvelle apparence. Et la déplie devant nous, histoire d’avoir une idée du chemin et de combien de temps nous allons mettre pour nous y rendre, tout comme les personnes que nous traquons.

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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Dim 1 Nov - 18:53




La jument acquiesça d'un simple signe de tête, menant la Nécromancienne à la précédente ruelle d'un pas rapide. De toute évidence, il y avait là monts et plaines d'autres témoins, ayant probablement fuit la scène avant d'y revenir, curieux. Le premier, a l'entrée, était un simple vendeur de journaux, hurlant à la sauvette les gros titres de la semaine, sans vraiment prendre tête sur l'attaque de la banque, n'ayant encore été éditée. Mais il n'y avait pas vraiment grand chose à tirer de lui. Entre deux cris sourds, il se contenta de hausser les épaules, récitant tel un automate qu'il n'avait rien vu, si ce n'est le « joli petit cul de votre collègue, là » appuyé d'un clin d'œil. Et c'est non sans un rictus de dégoût pour la-dite jument que toutes deux reprirent le chemin du dédale sombre.

Ce n'est que bien plus loin, a la sortie des poubelles d'un restaurant, qu'un des cuisiniers, visiblement occupé à vider les restes de salades et d'épluchures de pommes de terre, les informa de plus belle, non sans une petite commission. En effet, caché derrière les ordures, comme n'importe quel civil effrayé aurait fait, il entendit les brigands, vérifiant que la femelle ne les avait pas suivi, se presser pour leur lieu de rendez-vous. Hélas, aucun nom ne fut cité, tant la panique l'avait gagné, l'obligeant à serrer sa tête entre ses genoux, priant un quelconque dieu de l'épargner.

C'est donc quelque peu déconfites que les inspectrices en herbe se remirent à sillonner la ruelle, l'air grave. A vrai dire, tous semblaient avoir vu quelque chose, avoir vu ce qu'il fallait voir pour être précis, mais aucun ne voulaient s'en rappeler. La crise avait été déclarée, et bon nombre ne désiraient simplement qu'oublier, reprendre leur train-train quotidien d'ennui et de commodités, effaçant de leur mémoire le moindre impair. C'était d'une lassitude telle qu'elle exacerbait l'humeur de la Nécromancienne, qui, pourtant, se contenta d'afficher ce rictus neutre, comme pour se protéger de sa propre colère.

Ce n'est qu'après avoir écouté les dires d'une marchande de fleurs qu'enfin elle s'apaisa. Enfin, des informations utiles. Il était temps. Déjà, le soleil de la matinée avait fait place à un début d'après-midi d'une douceur agréable, quoique fraîche pour la saison. Mais soit. Si tel était le prix à payer pour quelques rumeurs, quelques pistes, c'était bien peu cher en comparaison d'innocentes vies qu'ils auraient pu prendre pour les faire taire.

De sa fuite, l'un des bandits avait renversé la femelle fonctionnaire -ah!-, ainsi que son chariot, désormais dévasté en lambris de bois et de terre sur le sol pavé d'une fin de ruelle dégradée. Bien mal lui en prit, et peut-être devait-on remercier le karma, mais il s'écorcha la patte, délaissant plusieurs gouttes de sang, qui, de leur forme, indiquaient une direction précise. Les suivant avec une certaine palpitation, celle d'un travail rondement mené et, peut-être, enfin récompensé, les deux comparses s'arrêtèrent finalement à un dédale. De là, les bandits s'étaient séparés, laissant la femelle praline les perdre de vue. Mais des maigres indices qui les avaient menés jusqu'ici, tout semblait indiquer que le nouvel éclopé était passé par la droite, au-delà d'une basse muraille, laissant supposer que les autres avaient empruntés le couloir de gauche, plus haut, plus difficile.

Hélas, la plaie avait dû cesser de suinter, car leur unique piste avait disparue dans les méandres des larges rues, laissant le duo éphémères dans la perplexité. Tout cela, pour rien ? Ces indices, ces témoins. Tout à néant par la coagulation ?

Loin de se débiter, l'inconnue-mais-pas-tant-que-ça s'essaye à la parole, cherchant, traquant le moindre témoin. Peine perdue, car des adultes, juste la terreur naissante dans leurs yeux. Des enfants, juste l'incompréhension, la curiosité, peut-être, comme un éclat de joie. Une course-poursuite, des méchants et des gentils. N'était-ce pas exactement comme dans leurs jeux favoris ? Et c'est certainement de ce postulat que l'un d'entre-eux parla, non sans une compensation sucrée.

Le blessé avait fait une pause, non seulement pour souffler -et souffrir en silence, hé- mais aussi pour vérifier que personne, et encore moins cette fouine de femelle, ne l'avait suivi, certains que personne ne l'écoutait, ou serait assez fou pour en tenir compte. Après tout, n'était-il pas juste un poney courant dans les dédales, comme n'importe quel idiot de cette ville artistique ? Alors, il lâcha l'information. La sublime information.

Le cimetière, hum ?
Un lieu peu charmant qu'elle avait déjà visité aux côtés de sa Majesté Sombra, à la recherche de soldats disparut, qu'ils retrouvèrent dévorés par les goules d'autres Nécromanciens -au rabais-. Il n'y avait pas franchement grand chose à faire la-bas, mais y cacher un trésor était une bonne idée. Qui oserait troubler le sommeil des morts ?

- Nous savons enfin où vont se planqué les trois cambrioleurs, on fait quoi maintenant patronne ? On se prépare ? On y va toute suite ? Ou on fait appel à des renforts ?
- Pas de renfort. Ils mettraient en péril notre récompense.

Un regard, froid, fit fuir le marmot, désormais inutile. Il aurait été stupide d'y aller de suite. Elles n'avaient ni armes, ni armures, ni même baumes pour se soigner, ou lanternes pour s'éclairer. Les vivres se limitaient a quelques piécettes en chocolat, pour peu qu'il en reste après le passage de l'enfant, et l'eau était inexistante. Quant aux adversaires du moment, nul doute qu'ils étaient rondement équipés, notamment dans leur planque. Cela se résumait en un suicide collectif sans le moindre préparatifs.

- Suis-moi.

Et sans plus attendre, la sombre mage reparti dans le dédale sombre, remontant ses pas jusqu'à sa propre maison, quoiqu'en débris. Le trajet se fit en silence, certainement par peur qu'on les entende, mais une fois arrivée sur le perron de la porte, pour peu qu'on puisse utiliser ce terme, elle commença, lentement, à parler de nouveau.

- Je n'ai aucune armes ou armures pour toi, expliqua t'elle tout en avançant dans l'ancienne boutique dévastée, sous le regard vide de ses morts. Mais j'ai de quoi faire des torches et remplir une besace de nourriture, pour peu que ton délicat palet apprécie mes faibles compétences en cuisine.

Alliant la parole au geste, elle montra du sabot un buffet ancien de chêne massif, dont une patte avait cédé sous le poids des années, dans lequel semblait être stocké quelques mets et bocaux étiquetés. En son intérieur, baies et pains, ainsi qu'un pot de confiture, étaient proprement disposés sur une serviette propre, attendant d'être consommé. Il n'y avait que peu de vivres, mais cela suffirait pour deux, le temps d'un aller-retour au cimetière. Enfin, si le pain et les fruits suffisaient à tenir un poney. Car si Reverse était si maigre, si pâle sous ce pelage ébène, ce n'était pas sans raison. Manger était devenu difficile, et surtout, une activité plus éreintante que prévue en ces jours de plus en plus froids. Le vol était certainement sa seule constante.

- Quant aux soins, j'ai de quoi aider je pense. Je ne suis pas une des meilleures dans ce domaine, mais là encore, il faudra faire avec.

Elle souleva la housse du canapé, dévoilant alors le trou béant dans la bourre, pour y attraper quelques précieux flacons, qu'elle posa sur les caisses, vides, de la réserve. Une large gourde d'eau avait accompagné son geste, elle aussi trop petite pour subvenir aux réels besoins de la troupe, mais bien suffisante pour le voyage qui l'imposait.

- Mets donc tout ça dans ton sac, ta carte nous sera elle aussi utile. Pour les armes, continua t'elle d'une mine réfléchie, je suppose que tu peux te battre avec mes os. A moins que tu n'es une épée, une dague ou je ne sais quelle massue cachées sous ton déguisement, mais avouons que deux inconnue qui se baladent armées et attelées met vite en méfiance les gens.

Restait encore le cuir tanné dans sa besace, pouvant être utilisé comme fil d'Ariane ou couverture de prestige, tente pour peu qu'elle soit assez grande et montée sur piquets. Ou sur ossements. Quoiqu'il en soit, elles avaient là un maigre équipement d'aventuriers. Assez pour leur escapade, mais certainement trop peu pour une véritable quête. Reverse pouvait se battre sans équipement extérieur, pouvant créer le sien. Mais Shade. Elle. En tant que chevalier, en tant que princesse, était habituée a mieux. A bien mieux. Et c'était certainement le point le plus délicat aux yeux de la sombre mage.


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Shade
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MessageSujet: Re: [quête partie 1] Les voleurs d'or (avec Reverse Song)   Ven 6 Nov - 18:31

Alors que je regarde sur la carte les différents moyens de se rendre rapidement sur place, Reverse me dit qu'elle ne veut pas de renfort qui va mettre en péril notre récompense. C'est à ce moment que le poulain s'enfuit après avoir le reste de ses chocolats, qu'il parte, nous n'avons pas besoin de lui et puis le regard glacial que lui a lancé Reverse à contribuer fortement à la chose. Je regarde quelques secondes l'enfant, me demandant si il a de la famille ou du moins un toit sur sa tête la nuit, avant de me concentré à nouveau sur ce que qu'on fait.

Rapidement après la disparition du gamin, Reverse me demande de la suivre, chose que je fais, de toute façon je n'ai pas trop le choix pour l'instant. Nous traversons plusieurs rues de la ville, dans un silence des plus complet et presque reposant, avant d'arriver devant un magasin passablement fermé et à l'abandon depuis un moment. Je ne distingue même plus ce qui est écrit sur l'enseigne et les planches clouer devant les fenêtres n'offre aucune vue sur l'intérieur, où des vestiges de marchandises doivent se trouvé encore.

C'est à ce moment là que la nécromancienne rompt le silence installer depuis un moment entre nous deux. Elle me dit n'avoir aucune arme ou armure pour moi, cela coule de source, je doute qu'elle est prévu un petit tour au cimetière en ma compagnie pour traquer des voleurs un peu trop organiser à notre goût. J'entre donc à sa suite dans l'ancien magasin, qui à l'air d'être devenu sa maison du moment et continue de l'écouter.

Reverse m'indique qu'elle a de quoi faire des torches ainsi qu'une besace plein de nourriture pour la route, pour peux que ça cuisine soit à mon goût. Je me retiens de lever les yeux au ciel devant cette provocation à peine dissimuler et hausse tout simplement les épaules. Je n'ai jamais goûté sa cuisine, donc je ne peux non plus dire que je ne vais pas aimer cela, de toute façon je ne suis pas non plus hyper difficile concernant la nourriture.

Je suis certes habituer à une certaine qualité, mais pas au point de faire la fine bouche en permanence, surtout au vu de la situation. J'observe rapidement l'intérieur de la boutique, des étagères, qui ne sont pas par terre, en grande partie vide, ne contienne que des flacons vide ou remplie de chose que je n'arrive pas à vraiment à identifier à cause de l'état de décomposition.

Alors que je continue mon exploration visuel, Reverse me montre un vieux buffet en chêne qui doit être magnifique, dans son passé, mais maintenant il offre un pitoyable spectacle, ayant céder sous son propre poids avec l'aide des années. Son ancien propriétaire n'a pas du en prendre soin du tout pour finir dans un tel état. Dedans se trouve les vivres dont parlé la licorne noir, du pain, de la confiture et des baies. C'est bien maigre, mais suffisant pour deux, je vais quand même l'étoffer un peu plus avec ce qui me reste d'argent, histoire d'avoir un minimum d'énergie une fois sur place.

Une fois cela montré, Reverse parle maintenant de la trousse de secours pour les petits bobos pouvant survenir durant le voyage, ou pour les un peu plus graves après en avoir fini avec les trois voleurs. Elle me dit avoir ce qu'il faut pour le voyage malgré qu'elle ne soit pas une experte en la matière.
En même temps que ses mots, elle soulève la housse du canapé, qui s'accord avec le reste de cette décoration délabré de l'endroit, où un trou dans la bourre a été fait. Et ce trou cache tout le nécessaire de soins dont la jument vient de faire allusion.

Regardons cela de plus prêt, vraiment le triste nécessaire se trouve là-dedans, mais on va s'en contenter, de toute façon nous avons l'effet de surprise avec nous et si on la joue bien les blessures grave pourront être évitées facilement. Elle sort ensuite une gourde d'eau content aussi tout juste ce qu'il faut pour nous deux, heureusement que j'ai la mienne.

Pour finir, elle me demande de tout mettre dans mon sac, je pose alors mon sac au sol et commence à ranger tout soigneusement dedans. Pendant ce temps là, Reverse me reparle des armes, me proposant ses os pour effectuer cette tâche. Non sans ajouter, comme toute à l'heure, si je ne cache pas je ne sais qu'elle arme sous ma cape de voyage. Je me retiens encore de lever les yeux au ciel, mais un soupire réussi quand même à passer à travers mes lèvres.

Alors que je fini de ranger les affaires, je réponds enfin à toutes ses questions d'une voix neutre et platonique :

- Non, je n'ai aucune arme sur moi, j'accepte donc volontiers ton offre, en ce qui concerne ta cuisine, je ne peux rien dire ne l'ayant jamais goûté, mais je vais seulement rajouter des arachides et des fruits secs à nos menus afin d'avoir un minimum d'énergie à notre arriver.
En ce qui concerne ta trousse de soins, cela va suffire du moment qu'on évite les blessures importantes, au pire on va utilise ma cape comme pansement.


Maintenant le sac remplie, je la remets comme il faut sur mon dos et regarde dans les yeux Reverse en disant toujours avec le même ton :

- ne perdons pas plus de temps, profitons que la journée n'est pas encore trop avancer pour faire un maximum de route, j’achète sur le chemin ce dont j'ai parlé et nous partons sur le champ, autant en finir le plus rapidement possible avec cette histoire qui ne me dit rien de bon du tout.


Je sors donc du magasin avec Reverse sur les talons. Nous passons devant un marchand que j'ai repéré lors de ma ballade et achète des noisettes, des noix et divers sortes de fruits secs, je prend aussi au passage un manteau de cuir afin de me protéger un peu plus lors des possibles, même plus que possible, l’affrontement contre l'ennemi, vu que je suis plus au corps à corps pour combattre.

Une fois les derniers achats fini, nous voilà en route pour le cimetière d'Equestria, j'espère vraiment que nous nous dirigeons pas dans un piège ou je ne sais pas quoi de moche. Mais on va bien voir, je ne peux pas prévenir ce qui va arriver, j'espère par contre qu'on ne va pas tomber sur un gang important, encore trois poneys, même entraîner, ne vont pas être un gros souci, mais plus cela risque d'être plus compliqué.

Car même si Reverse est forte et puissante, elle ne peut pas non plus combattre trop d'ennemie en même temps. On v devoir compté l'une sur l'autre durant les combat, bien obliger si on veut pouvoir battre facilement et rapidement les voleurs.
Je vais devoir en parlé avec elle durant le voyage, histoire qu'on arrive avec un plan, l’improvisation c'est bien, mais un plan de base c'est mieux.

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