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 [Quête] Une Crise En Suit Une Autre

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MessageSujet: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Jeu 17 Sep - 23:51




Pour des raisons évidentes de logique chronologique, ce récit à lieu juste après le raid de Gryphus et sera la dernière action de Célestia avant mon histoire.


___Le raid de Gryphus avait été une réelle catastrophe, les pertes étaient lourdes, tant sur le plan matériel que sur le plan humain. Cette Coureuse de rempart qu’était Chrysalis avait lancé une attaque à laquelle elle ne s’attendait pas et pis encore, à laquelle elle n’était pas préparée. Ce fut une véritable débandade pour elle et son armée. Toutes ces vies gaspillées. Tous ces morts, ce sang qui coulaient en contrebas des rues, les murs écarlates et encore chaud, ses sujets enlevés à leur sacro sainte mort pour ne devenir que de simples marionnettes aux mains de ces atroces créatures qu’étaient les changelings. Tout ceci pour l’égo d’une reine aigrie, d’une reine sans amour. Alors qu’elle avait été soignée et remise sur pied rapidement, la princesse était retournée à Canterlot sur le champ, furibonde et prête à laisser libre cours à toute sa rage. Sa haine, qu’elle réprimait depuis longtemps, mais maintenant elle était trop fatiguée, trop exténuée pour la cacher, pour l’ignorer plus longtemps.


___La nuit était noire alors qu’elle arrivait au château. Ce ciel d’ébène cachaient sa démarche pressée et passablement violente, seuls quelques éclairs tonnant au loin révélaient sur les murs du château cette ombre menaçante, ce monstre grandissant qu’était la rage s’emparant du cœur de la Princesse solaire. Cette nuit ténébreuse et sans lune était propice à la fureur. Le vent soufflait à en décorner les bœufs, quelques parpaings et autres objets s’envolaient dans les airs, comme si les éléments eux-mêmes étaient affectés par cette noirceur qui encombrait l’âme de la belle prêtresse. Qu’avait-elle fait ? Pourquoi ? Elle ne comprenait pas ? Pourquoi tout et tous l’avaient abandonnée, elle était seule, plus de sœur, plus de famille, d’aucun n’était venu à son aide. Personne ne voulait préserver cette paix. Cette paix futile et fragile, tremblante et vacillante.


___Dans un grondement, les portes du château s’ouvrirent grandes, laissant l’air glacial entrer dans la pièce faisant frissonner les serviteurs alors que l’orage diffusait son ombre à travers la pièce. L’aura sombre et glacial de la dirigeante était presque palpable, si bien que personne ne s’approcha d’elle alors qu’elle traversait le grand hall. L’atmosphère autour de l’alicorne était étouffante, lourde et d’aucun n’aurait pu ignorer son regard. Ce regard pétrifiant, plein de colère et de tristesse. Montant les marches quatre à quatre à une allure folle, sa crinière dégoulinante de pluie semblait quand à elle avoir perdue toute sa brillance, elle traversa un corridor et finalement arriva devant une lourde porte en chêne. D’un geste brusque du sabot, ce semblant de Célestia ouvrit violement la porte faisant s’envoler quelques papiers d’une pile un peu plus loin. Elle était enfin seule et ses dernières barrières mentales pouvaient enfin s’écrouler. Lorsque le contrôle n’est plus, c’est alors que la fureur atteint son paroxysme. La guerrière n’était pas seulement en colère contre Chrysalis, mais aussi et surtout contre elle-même.


___D’un geste vif du sabot, la régente du Solar Empire fit s’écrouler une étagère pleine de livre. Pourquoi était-elle si faible ?! Se retournant, elle envoya une boule lumineuse sur une armoire qui s’éparpilla en petit morceau à travers la pièce. Pourquoi n’avait elle pas su défendre son peuple ? Cette fois-ci ce fut une pile de papiers administratifs qui fut réduite en cendres. Comment avait-elle pu être aussi naïve ? Aussi bête ! D’un mouvement d’aile l’alicorne prit de la hauteur dans cette grande pièce faisant s’envoler et tournoyer les minces feuilles dans son envol. Surtout, comment avait-elle pu croire que les choses s’arrangeraient en restant les bras croisés ! Dans un dernier accès de rage, accompagné d’un cri, de nombreuses flèches de lumières se matérialisèrent autour d’elle fusant à travers la pièce, détruisant et vaporisant tout ce dont elle était capable, ses papiers et livres les plus importants étant protéger par divers symboles de protection qu’elle avait elle-même préparé pour déjouer d’éventuels voleurs. Désormais, elle l’avait comprit, le Solar Empire, était en guerre ! Elle était en guerre ! Ce ballet aux allures apocalyptique dura de nombreuses heures, volant, détruisant, hurlant, elle continua jusqu’à ce que, n’ayant plus d’énergie, elle se posa, haletante et s’accouda à une des armoires protégées de ses sorts pour y voir un cadre. Son regard plein de haine et de colère envers elle-même se mua en tristesse. Sur la photo, se tenait deux poulains, Rebellious Rose et Solar Pride : ses enfants.  Des larmes se formèrent et embuèrent ses iris mauves, qu’avait elle fait ? Elle avait raté, elle avait tout raté. Elle n’avait pas été capable d’être une bonne mère pour eux et maintenant… Elle n’était même pas capable de les protéger ?








___C’est ainsi qu’elle resta, haletante, le regard vide et boursouflée à force de pleurer au milieu des débris de sa colère. C’est ainsi que son majordome la retrouva, vide de toute énergie, vide de toute volonté. Le vieux terrestre la recouvrit d’une couverture et la rassura. Bien que ce soit inutile, elle avait fait son choix, quand toutes les affaires du jour seraient réglées, elle partirait. Elle partirait longtemps, s’exiler pour réfléchir. Cependant, maintenant sa rage extériorisée, elle était prête à enfiler une fois de plus ce masque usée par le temps. Ce masque fait de douceur et de compréhension que nécessitait le rôle qu’elle avait endossé. Une fois de plus, elle aurait l’air d’une déesse pour le commun des mortels qui la vénèrent comme telle et ne laisserait paraître aucune faiblesse. Une fois de plus elle serait cette princesse pour qui tout va bien et que tout le monde envie. Cette princesse si seule dans son costume fait à sa mesure, dans sa prison mentale, revivant interminablement le même genre de journée sans saveur et sans nouveauté. Toutefois elle le ferait, pour ses enfants et pour le bien d’Equestria elle le devait ! Elle devait être cette reine blanche. Cette incarnation de la lumière sur terre.


___Pour tout ce qui comptait, elle devait encore se battre, mais tant de question persistait, comment ? Quelle approche devait-elle avoir. Cette question, ces dilemmes qui naissaient peu à peu dans son esprit tels de mauvaises graines occupaient toutes ses pensées, mais il était de meilleurs moments ou elle pourrait y réfléchir en toute liberté. Seule avec elle-même, seule avec le soleil et les esprits de ceux qui étaient morts pour elle. Pour eux, Equestria resplendirait de milles feux un jour, elle en ferait la promesse. Plus rien ni quiconque ne viendrait marcher impunément sur ses plates bandes, et cette reine à deux sous, cette infâme Chrysalis ne payait rien pour attendre.


___Le cœur lourd, mais désormais pleins de résolutions qui ne demandaient que d’être réalisées, la princesse se leva. Remerciant son majordome, digne, marchant gracieusement entre les débris elle fit son bout de chemin jusqu’à sa salle de bain ou elle se plongea dans un bain chaud. La chaleur lui faisait rougir le bout du museau, mais elle était si salvatrice, si agréable. Cette chaleur, aussi douce que la lumière, aussi réconfortante que le soleil la gonflait de courage alors qu’elle brossait sa longue crinière qui semblait avoir regagné ses couleurs, resplendissante comme jamais. Après plusieurs minutes ou elle se relaxa et fit différent exercices de détente ou elle tenta tant bien que mal de se sortir tous ces problèmes de la tête, elle ressortit de son bain comme une nouvelle personne. Se séchant et prenant soin de sa robe blanche, la belle sailli ses fers royaux et sa couronne et alla dans la salle du trône après avoir donné l’ordre à quelques serviteurs de nettoyer et remettre en ordre le bazar qu’elle avait mis dans son bureau. Elle s’installa alors sur son trône prête à écouté les doléances. Toutefois ce fut un de ses propres gardes qui vint, l’air alarmée et qui après qu’elle lui ait fait signe de parlé, s’empressa dans une révérence de raconter ce qui n’allait pas.


-Votre altesse ! Il s’agit d’un enlèvement votre majesté,  un groupe de bandit aurait été aperçu kidnappant une demoiselle. Nous n’avons rien pu faire princesse.


___Dubitative, la dirigeante se demandait de qui pouvait bien être originaire ce sale coup, encore cette Chrysalis ? Cela l’étonnerait fortement, mais autant demander.


-Vous savez par où ils sont partis ?


-Aucune idée, ils se sont comme volatilisée votre grandeur.


-Très bien, faites moi venir la jeune Zénith Dawnblade et dites à tout le monde qu’il n’y aura pas de doléances aujourd’hui, je vais me charger de cette affaire personnellement.



___Avec ce qui avait eu lieu ces derniers temps, cette histoire pouvait être dangereuse et la princesse ne voulait pas envoyer ses hommes vers une mort certaine, voici pourquoi elle avait décidé d’agir elle-même. Cependant une question lui rôdait derrière l’esprit, qui pouvait-ce bien être ?
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MessageSujet: Re: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Ven 18 Sep - 20:45


Une crise en suit une autre


La requête

Je me rendais compte que ces derniers temps, je passais fort fréquemment au manoir familial. J'y demeurais parfois des heures, parfois deux jours, mais guère plus longtemps. Je songeais par moments à Steam Gold que je laissais travailler seule dans ces conditions, mais je me jurais alors de forger d'arrache-pieds pour rattraper mon retard, et me replongeais dans les lignes de mes ouvrages.

Car, c'était bien pour cela que je séjournais ainsi à Canterlot: pour accéder à la bibliothèque de Mère, et m'abreuver de ces sombres connaissances. Beaucoup à cette remarque penseraient que je me plonge dans les ténèbres, abandonnant cœur et esprit à la puissance offerte par la Nécromancie, mais il n'en était rien. Du moins, point à ma connaissance.

En vérité, je faisais tout mon possible pour instaurer une certaines distance entre ces lectures théoriques et moi-même. Je faisais de mon mieux pour les entendre et les assimiler, mais une part de moi critiquait aigrement cette philosophie morbide qui demandait à ses pratiquants de s'offrir corps et âme à cet art, de s'abandonner aux réflexions les plus pénibles pour accroître une profonde et intime haine de son prochain. Je me savais guère altruiste, mais l'auteur de cette thèse m'apparaissait comme un personnage odieux, reclus et loin de toutes sociabilité. Et dans la mesure où il s'agissait bien du support social qui maintenait les différents États en place, qu'il s'agisse d'un social positif ou négatif, je considérais ce "penseur" comme un être décalé qui n'aurait jamais put s'épanouir où que ce fut en Equestria.

Cependant, tout n'était point à jeter dans ses écrits. Il y présentait nombre de sorts originaux forts intéressants, et il suffisait simplement de voir le point de vue narré comme l'état d'esprit idéal pour exécuter ces incantations. Et à vrai dire, malgré tout mon ressentiment à l'égard du sens des phrases qui défilaient sous mon regard, une certaine satisfaction s'en démarquait. La satisfaction de constater concrètement que je n'étais moi-même un monstre sans cœur sous le simple prétexte que je pouvais refuser de rendre un service, que je disposais encore d'un esprit ouvert à la philosophie malgré mon manque d'attrait pour cette discipline, que cet esprit pouvait juger un point de vue... Et surtout, cela me faisait du bien de pouvoir concrètement placer ma personnalité en comparaison avec celle de l'auteur.

Moi qui passa ma plus tendre enfance à apprendre à refouler mes sentiments, à afficher une expression neutre, à changer aisément de profil pour m'intégrer à la conversation d'un quelconque noble, et à façonner la subtile hypocrisie qui permet aux hautes sphères de Canterlot de tourner, moi qui m'était presque convaincue que "sentiments" et "émotions" n'étaient qu'une multitudes de masques qu'il fallait maîtriser pour survivre... Moi qui peu de temps plus tôt, avait subit une si violente échelle émotionnelle, ressentant mon cœur se serrer, mes actes échapper au contrôle de mon esprit, et ce dernier perdant toutes notions logiques... Moi qui avait ainsi réapprit que s'il fallait brider et contrôler ces états, c'était car ils risquaient à tout instant d'échapper à mon contrôle.

Je m'étais retrouvée écrasées par moi-même, perdue, noyée, étouffant sous une masse d'informations contradictoires et bien trop nouvelles. Durant une semaine, le bonheur m'avait fait oublier l'horreur de Gryfus, la douleur des blessures physiques comme psychologiques, ma haine viscérale des Changelings. Ou du moins presque.

Me rendant compte que dans mon flot de pensée, j'avais lu deux pages de l'ouvrage sans les mémoriser, je revins en arrière et levai les yeux vers le riche plafond de ma chambre, assise devant mon bureau.

Oui, durant un temps, je n'avais plus su qui étais-je réellement. Je m'étais soudainement retrouvée face à moi-même, à la véritable Zenith Dawnblade, et j'avais tenté en vain de recoller sur ce capharnaüm de pensées et d'émotions le masque de marbre qui en était tombé. Moi face à moi, Zenith face à Zenith, la noble face à la jument, je n'avais plus su qui étais-je.

Alors j'avais décidé de me créer, de trouver un moyen d'accorder l'ardente lutte de l'une et le calme glacial de l'autre. Je souris à cette pensée: peut-être tenais-je là la réponse au mystère de ma magie? Cette magie qui s'était révélée si tardivement, comme si elle avait cherché en vain à qui devait-elle correspondre... Et sous cette décision, j'étais venue à Mère, lui demandant droit dans les yeux de m'enseigner l'un des arts arcaniques, celui qui trouverait un consensus entre mes deux moi, celui qui créerait l'équilibre entre mes magies. Quelle ironie qu'entre tous, ce fut la Nécromancie... mais je m'en accommodais. Ce vaste art qui évoluait au fil de mes émotions sous nombre de formes gardaient un aspect pratique et assez direct qui convenait à mon esprit scientifique.

Et c'était dans cette optique que je lisais, autant pour approfondir mes connaissance que pour cerner ma personnalité en la comparant à celle de ces Nécromanciens dans l'âme. Un exercice particulièrement enrichissant à vrai dire. Mais cet exercice fut interrompu tandis que de légers coups résonnaient contre ma porte. Soupirant face à ce signe de la présence de ma chère gouvernante, signifiant notamment que quelque chose de suffisamment important pour qu'elle me dérange était arrivé, je refermai soigneusement le livre en marquant la page, et me tournai vers Jenna qui entrait.

Affichant une expression chaleureuse d'où surgissait malgré tout une pointe d'inquiétude, elle dit de sa voix légèrement chevrotante:

"Mademoiselle? Excusez-moi, mais un membre de la Garde Royale de son Altesse vous mande..."

Je haussai un sourcil avec surprise et quittai mon siège, rejoignant la Terrestre en lui demandant avec anxiété:

"Vous ont-ils dit à quel sujet était-ce?"

Plusieurs possibilités survolèrent mon esprit, tandis que la servante répondait par la négative, mais aucune n'aurait justifié la présence d'un membre de la garde rapprochée de la Princesse en personne. Quand bien même il avait pu arriver malheur à Père, l'annonce aurait été faite par un membre de l'armée permanente. La seule conclusion cohérente qui me vint fut que la dirigeante elle-même désirait ma présence, mais à quel sujet? Certes pas pour réparation, une telle démarche serait absurde, alors pour une mission? Alors même que l'Alicorne revenait de son séjour à Gryphus, dont les échos semblaient lui donner nombre d'épreuves des plus complexes? En tous cas, il était hors de question de faire attendre telle personnalité.

Je suivis donc ma gouvernante qui me mena jusqu'à la porte d'entrée où attendait Apollo, le poulain regardant l'armure étincelante de l'impassible étalon avec une admiration sans limite. Souriant furtivement à cette vue, je me présentai face au militaire en prenant une posture comme une expression digne, lui demandant calmement:

"Salutations, comment puis-je offrir mon humble assistance à Sa Majesté?"

D'une voix forte et sévère digne des membres de son unité, le chevalier répondit:

"Son Altesse Royale, la grande Princesse Célestia, requiert votre présence pour enquêter au sujet d'un enlèvement en sein de la capitale. Urgemment."

Je me retins de grimacer face à cette frugalité d'informations, et lui demandai de patienter un court instant afin de m'équiper. Mon arbalète, deux dagues et une vingtaine de flèches seront suffisantes, je ne voulais point prendre le risque de semer le chaos dans les rues de notre belle cité, mais je ne devais ignorer la possibilité que d'éventuels suspects veulent s'enfuir. Mon matériel de Forgeage était parfois encombrant, et il me rappelait à quel point pratiquer la magie était léger en terme d'équipement. Surtout en tant que licorne.

Enfin, finalement équipée, je me présentai au Garde qui fit volte-face et se mit en chemin d'un pas droit et raide, que je suivis de mon mieux. Le trajet fut bref, et nous arrivâmes finalement face à la grande porte du palais. Pénétrant dans la cours, je pus finalement voir que Son Altesse Célestia elle-même était présente à l'extérieur, et je pris à peine le temps de le réaliser avant de m'incliner profondément, avec toute la déférence que j'éprouvais pour elle.

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MessageSujet: Re: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Jeu 8 Oct - 17:46





___C’était l’effervescence dans le palais alors que l’alicorne de lumière vociférait des ordres à gauche et à droite. Le stress et la tension se faisait ressentir dans presque tout Canterlot à présent.


-Qu’on me bloque chaque sortie de la ville, je veux que chaque personne qui entre ou qui sorte, soit contrôlée, ils sont peut-être encore en ville, ou y attendent des renforts ou des passeurs.


___Faisant les cent pas dans la salle du trône, les vitraux l’éclairant de rayons arc en ciel qui jouaient dans sa crinière et sa robe. S’il était quelque chose de certain, elle ne pouvait pas laisser les choses se dérouler ainsi. Le problème ? Vous voulez réellement que je vous explique en quoi consistait le problème ? Bien, vous savez déjà qu’un enlèvement à eut lieu à Canterlot, au sein même e SA capitale, ce qui est déjà dans un sens, impardonnable, mais en plus de ca, ce n’était pas l’enlèvement de n’importe qui, mais celui d’une jeune fille héritière d’une des familles les plus nobles de la capitale solariste. Non seulement il s’agissait d’un rapt impardonnable, mais qui en plus aurait pu causer de sérieux problème à la princesse du soleil si jamais elle ne parvenait pas à ramener à ces parents leur tendre bambin.


___L’alicorne ne tenait plus en place, une boule s’était formée dans son ventre, causé par le manque de sommeil ainsi que le stress provoqué par une telle action. Faisant les cents pas dans la salle du trône en attendant la forgeuse qu’elle avait fait quérir, la noble jument se rongeait les sabots et se faisait une frayeur de ce qui était arrivée à cette jeune fille. Au mieux, les crapules demanderaient très certainement une rançon ce qui pourrait faciliter les choses. Toutefois il ne valait mieux pas attendre en espérant avoir des nouvelles, qui sait quels autres affreux desseins de si infâmes personnages pourraient avoir pour une noble solariste. A coup sur il s’agissait de ces satanés changelings, bien sur que cette foutue Chrysalis n’allait pas s’arrêter en si bon chemin, après l’avoir humiliée à Gryphus, elle devait maintenant lui faire perdre la face devant son conseil politique. S’en était assez ! Elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds comme ca ! La boule qu’elle avait au ventre se muait petit à petit en une rage qui décantait dans tous son corps, mais elle ne devait pas… elle ne pouvait pas se laisser allez ainsi.


___Prenant sur elle au mieux, la prêtresse du soleil sortit à l’extérieur du palais, sur le parvis, elle avait besoin d’air frais pour ne pas s’énerver à nouveau. Le visage sombre, elle respira une grande bouffée d’air frais et encore humide de l’orage de la nuit passée. C’est alors qu’elle parvenait à faire la paix en elle-même, qu’elle réussissait à dissimuler ses bas instants que les portes de la grande cours s’ouvrir. Devant elle, se tenait fièrement vêtue de son uniforme solariste, la jeune Zénith Dawnblade, licorne à la robe aussi blanche et pure que le soleil pouvait l’être, sa crinière d’un rouge vif, retenait quand à lui l’œil. Une jument digne du Solar Empire, digne de la beauté du soleil. Souriant à cette pensée quelques peu mégalomane de sa part, ses iris violets brillant face au soleil d’une nouvelle journée. L’orage du crépuscule avait apparemment céder sa place à la beauté d’une journée ensoleillé, très certainement au plus grand damn de sa sœur. Sa jeune sujette se prosterna devant la princesse comme il était d’usage lui arrachant un sourire bienveillant à son égard.






Réchauffé par la beauté de cette journée, mais aussi par celle de la forgeuse qu’elle avait fait mander, c’est d’une voix douce et accalmi, que la jument royale s’adressa à son soldat :


-Tu peux te redresser, jeune Zénith, l’heure n’est pas aux pertes de temps protocolaires. – La princesse fit quelques pas de côtés, souriant à la licorne, et laissant apparaître derrière elle, étant arrivés quelques secondes auparavant, un grand terrestre au pelage rouge sombre et à la crinière blonde, fortement bâtis et richement vêtue- Toi qui n’est pas ignorante de la noblesse, je te présente Sir Pole Grace. Il s’agit de sa fille qui a été ravie ce matin, et nous allons devoir la retrouver. – Le regard un peu plus sévère et inquiet, elle marqua un petit temps d’arrêts afin que la noble forgeuse enregistre tout ce qu’elle venait de dire sans manquer d’information importante- Oui, tu as biens entendu « nous », je t’accompagnerai pour cette mission que je considère importante car elle porte atteinte directement aux strates importantes de notre nation. Si vous avez des questions, que ce soit toi, ou bien vous Sir Grace, j’y répondrais au mieux.


___Le terrestre s’avança de quelques pas tout en s’éclaircissant la gorge, passant à travers un rayon de soleil faisant briller les pierreries décorant ses riches habits, il commenca d’une voix grave et paniqué.


-Je n’ai aucune question, quand à vos méthodes que je ne remettrais pas en doute Princesse, mais pourquoi ne pas mettre toute la garde royale sur cette affaire.


-Plus il y aura de monde, plus les scélérats qui ont capturés votre fille seront prudents et si je puis me permettre « invisible ». Voilà pourquoi notre groupe est aussi réduit.


-Très bien je comprends votre choix. – dit il en s’inclinant- Toutefois je me permets encore de vous informer du trajet matinal habituel de ma fille, si cela peux vous être d’une quelconque aide.


-Procédez donc. – répondit brièvement la princesse un sourcil relevé, ce demandant si l’information valait vraiment la peine.


-Eh bien ma fille a pour habitude de se lever aux aurores afin de passer à la boulangerie Bak’n’son sur la 3ème artère à coté de la taverne de l’hospice, pour nous chercher le pain frais du matin ainsi que des gâteaux qu’elle commande chaque jour. Je pense que vous devriez commencer vos investigations dans ce quartier


-Bien je vous remercie Sir Grace.


Sur ces mots, le noble s’éclipsa rapidement et silencieusement laissant le destin de sa fille entre les pattes de la princesse du soleil, qui salua le noble passant la porte avant de se tourner à nouveau vers la forgeuse.


-Bien nous avons au moins une piste. Je pense que les ravisseurs sont soit encore en ville, soit bien sur, qu’ils se sont échappés. Nous sommes deux, donc l’une d’entre nous restera en ville afin de récolter les informations en commençant par le quartier de la 3ème artère. Cette personne ce sera toi. Pendant ce temps j’enquêterais aux alentours de la ville, afin de voir si je peux y retrouver quelques choses. Il est environ huit heures. Rejoignons nous ici à onze heures, ou fait moi signe si tu as trouvé quelque chose de significatif, je suppose qu’une forgeuse reconnue telle que toi, doit avoir le nécessaire. Bien, nous n’avons pas de temps à perdre ! Je pense que nous pouvons nous séparer dès maintenant, si tu as besoin de quoi que ce soit en ville, adresse toi à mes gardes et montre leur ceci – la princesse tendit un sabot dans lequel était située une pièce en or blanc d’un coté, et en or noire de l’autre, représentant Célestia sur une face et Luna sur l’autre.- Cette pièce est un symbole royale de Canterlot, si tu la possède, les gardes comprendront que tu es directement sous mes ordres.


___Après avoir laisser la pièce aux bons soins de la licone, la dirigeant du Solar Empire déploya ses ailes, les couvrant de la chaleur du soleil matinal puis prit de la hauteur, souhaitant bonne chance à Zénith et se dirigeant presque aussitôt vers la sortie de la ville.
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MessageSujet: Re: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Dim 11 Oct - 21:55


Une crise en suit une autre


Un détail

Des Gardes quittaient la grande zone en suivant un rythme soutenu, se séparant en escouades de deux ou trois sur les ordre de la Reine. Dès que cette dernière m'intima l'ordre de me relever, je me redressai fièrement, me tenant aussi droite que possible pour me sentir digne de sa splendeur. Tandis qu'elle se détournais légèrement, je sentais mon cœur battre comme à chaque fois que je l'approchais. Cette majesté, cette grâce, cette droiture et cette impressionnante aura... Était-il simplement possible de ne pas ressentir toute la supériorité de cet être?

Inspirant profondément pour retrouver un état d'esprit d'avantage pragmatique, je portai mon attention sur le nouvel arrivant. Plissant légèrement les yeux pour l'observer, je fis resurgir mes souvenirs à son propos. Sir Pole Grace... Je ne l'avais jamais personnellement rencontré, mais le nom des Grace n'était point méconnu. Une famille assez ancienne, d'une des rares familles nobles de terrestres à Canterlot. Guère aussi excessivement riche que ces nouveaux nobles marchands, mais très certainement un famille d'honneur qui avait maintes fois prouvé sa loyauté. J'inclinais respectueusement la tête pour le saluer et écoutai la suite du discours de la dirigeante.

Mon cœur rata un battement en apprenant que Dame Célestia souhaitait participer personnellement à la recherche. Mais... c'était de l'inconscience! Elle ne pouvait pas... il s'agissait d'une question de sécurité! Les gardes étaient là pour cela! Pinçant les lèvres pour retenir mon exclamation, je décidai d'attendre la fin de l'explication pour exprimer ma désapprobation. D'autant plus que dans la situation présente, je ressentais sa sécurité comme une affaire personnelle: que penserait ma Famille de moi si l'alicorne se trouvait blessée en ma présence? Et de plus, elle comptait y aller seule...? Sans escorte? En arguant qu'il s'agissait de discrétion? C'en était ridicule, la Princesse du Soleil en personne était bien moins discrète qu'une escouade de Gardes...

Je fixai son visage, douteuse, tandis qu'elle parlait au noble. Cherchait-elle volontairement les ennuis? L'action? Non, c'était ridicule. Zenith, Zenith, soit plus mature dans tes réflexions, son altesse est bien au delà de ça, et elle a amplement dû avoir sa dose de péripéties ces derniers temps. Elle a simplement des raisons qui t’échappent et si elle ne les dit pas, tu n'as pas à les chercher.

Quittant ces pensées hasardeuses, j'assimilai les informations offertes par l'étalon. Leur fille qui allait chercher le pain par elle-même? Voila qui était des plus curieux, n'avait-elle point des serviteurs dont c'était le rôle? Faire le marché n'était guère digne du statut d'une noble... Enfin, je visualisais plus ou moins la rue en question, un cordonnier me fournissant habitait à proximité. Saluant d'un sourire confiant le mâle qui se retirait sur ces dernière explications, je me tournai de nouveau face à la licorne ailée, attendant mes instructions qui ne tardèrent point.

Explorer les environs de la ville, interroger les habitants... Bien, cela semblait plutôt simple comme introduction à la résolution de cette affaire. Tendant avec déférence mon sabot pour recevoir l'insigne, je laissai mon regard connaisseur admirer la qualité de la médaille ciselée, alliant deux matériaux étonnamment ardu à assembler. Les deux sœurs alicornes... cela faisait longtemps déjà qu'elles n'avaient siégé côte à côte dans la glorieuse salle du trône, mais l'heure n'était point à la nostalgie. Admirant une dernière fois la grâce de la Princesse déployant ses ailes pour s'envoler, je me rendis compte trop tard que je n'avais eu le temps de lui faire part de mon avis sur sa décision d'agir part elle-même.

Tant pis, je me ferais un devoir vital de la protéger de tout ce qui pourrait toucher à son intégrité. Admirant un petit instant la pièce avant de la ranger soigneusement, je saluai les soldats et quittai l'enceinte du château pour pénétrer la ville elle-même. Me remémorant approximativement le trajet, je me mis à marcher sans octroyer une grande attention à mon environnement, me concentrant d'avantage sur mon esprit analysant les informations à ma portée.

Tout d'abord, l'éventualité d'une rançon... Probablement point. Si la jument sortait bel et bien seule, elle ferait certes une cible parfaite pour des ravisseurs, mais je doutais fortement que sa majesté n'ai pris personnellement l'affaire entre ses sabots s'il y avait eu moyen de régler plus simplement le problème. De plus, un message aurait été communiqué, et nous aurions été mis au courant.

Mais pourquoi avoir enlevé cette enfant-ci en particulier? Était-ce un hasard? Improbable... En agissant comme tel, ils allaient forcément attirer l'attention des hautes sphères... Était-ce leur intention de se faire ainsi remarquer? Savaient-ils qu'elle viendrait sur le terrain? Était-ce un piège? ... Non... non non, si quelqu'un devait enlever un poney pour attirer l’impératrice, il y avait malheureusement bien plus simple: Demoiselle Rebellious Rose, sa fille elle-même. Et le Soleil savait que cela avait le don d'attirer à coup sûr la dirigeante...

Mais pourquoi? Pourquoi ravir une noble si ce n'était pour l'argent ou comme piège? Avait-elle quelque chose de particulier? De plus, quel était son nom déjà... Oui, Leony Grace, elle s'appelait ainsi. Il était bien rare que je me souvienne du prénom de quelqu'un, d'autant plus que je ne connaissais pas son visage.

Non, je ne l'avais jamais rencontrée, alors comment diable pouvais-je la connaître? Stoppant mon avancée, me figeant d'un air choqué face à se paradoxe, je fouillais mon esprit à la recherche d'explications. Comment? M'en avait-on parlé? Pourquoi? Par qui? Dans quel contexte?

Que savais-je d'elle, bon sang?!

Quelque chose m'échappait, quelque chose d'essentiel, de sans doute extrêmement important, et je n'arrivais tout simplement pas à mettre le sabot dessus! Diantre Zenith, réfléchit, cherche, pense! Analyse, au nom du ciel! Je me remis nerveusement en marche. Que sais-tu d'elle? Est-celle malade? Non! A-t-elle un amant secret? Non, elle est fiancée au fils des Goldheart, et si son nom était sali, les rumeurs auraient comme toujours brisé le secret de la honte! Avait-elle des ennemis? Impossible, les Grace étaient tellement appréciés que c'en devenait improbable! Alors pourquoi? Pourquoi? Comment?

Quel était ce petit détail, cette évidence que je n'arrivais tout simplement pas à voir?!



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MessageSujet: Re: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Lun 12 Oct - 2:20




___Depuis qu’elle avait prit de l’altitude, l’alicorne se mordait puissamment la lèvre. Pourquoi des ravisseurs s’en prendraient-ils à cette jeune demoiselle ? Plus sa mâchoire se resserrait sous le coup de l’anxiété et plus elle sentait le sang courir dans ses lèvres. Ce liquide, flux vital qui s’apprêtaient à affluer, ce si précieux fluide qui pourtant ne semblait qu’avoir qu’une seule envie: fuir le corps et fuir la vie. La vie, elle était si fragile cette petite flamme, celle qui anime chaque cœur, chaque esprit, ce petit bout de soleil que le grand astre a un jour daigné nous léguer afin de nous offrir l’existence. Cette évidence lui sautait aux yeux alors que les horreurs de la guerre s'imposait de nouveau à son regard, elle les avait presque oublié, chasser de sa mémoire telle une légende ou un mauvais souvenir. Toutefois la légende était redevenue réalité. Elle n’avait pas voulu y croire, la jument n’avait pas voulu regardé cette réalité droit dans les yeux, honteusement elle en avait détourné le regard, elle s’en était cachée, le fuyait et espérait le voir disparaître tel un mauvais croque-mitaine.  Toutefois, le destin ne nous épargne pas, le destin, la réalité, la vie, toutes ces choses, elles ne vous oublient pas, elles. Ces entités supérieures gouvernant le monde, gouvernant vos existences.


___Elles ne vous oublieront jamais, et viendront vous chercher, vous prenant par la main et vous ramenant, de gré ou de force, dans la ronde maudite des aspects et violences du réel. Célestia avait fait cette erreur, fatales si il en est, d’oublier que l’existence n’est rien d’autre qu’un éternel combat, dans lequel des innocents se perdent et des assassins sont sanctifiés. Un combat éternel dans lequel on ne saurait discerner le bien du mal. Qu’est-ce qui est bien ? Au cours de son vol, les longues ailes de la sublime alicorne déposèrent quelques plumes dans son sillages qui chuteraient surement dans un tourbillon blanc jusqu'à choir sur le bout d’un museau après quelques secondes de chutes, la dirigeante se posait bien des questions. Représentait-elle véritablement le bien comme bon nombre de gens le croyaient. La lumière était-elle le bien ? Elle qui n’avait voulu que la paix, elle qui avait voulu ignorer la guerre, s’en cacher, avait-elle mérité ces souffrances ? Était-ce parce qu’elle n’était pas « bonne » ? La bonté, comment l’atteindre alors si ce n’était en se préoccupant des vies. L’inaction n’était-elle donc pas la solution ? La solution à quoi après tout… Que recherchait-elle ? La paix ? Dans les airs, des ombres dans son regard d’améthyste  elle pouffa d’un rire cynique.  La paix n’était qu’une illusion, tant que des rois, tant que des dirigeants gouverneraient différentes nations, il n’y aurait pas de paix.


___Toutefois que devait-elle faire ? Elle ne pouvait tout simplement éradiquer les autres dirigeants. Elle ne pouvait se résigner à assassiner sa sœur, ou même sa nièce. ALORS QUE FAIRE ?! Désespéré, fatiguée, vidée de toute combativité, la princesse, haletante, débordé émotionnellement atteignit la sortie de la ville. Une rapide réflexion lui fit écarter la piste des montagnes. Le flanc était trop abrupt d'autant plus qu'ils devaient y traîner une otage, sans compter les Wonderbolt de la cité, il aurait fallu que les malfaiteurs soient pauvre d'esprit pour décider d’emprunter cette voie. Les forêts bordant le flanc dans sa descente, semblaient cependant être une échappatoire des plus alléchantes pour des gredins en fuites. Toutefois la forêt était grande, tout comme la montagne qui logeait Canterlot.  Par ou avaient-ils bien pu fuir ?










Perdue dans ses pensées et pourtant investie d’une mission des plus importantes la Princesse tapa furieusement du sabot au sol. Son coup fit s’envolé un mince nuage de poussière qui vint envelopper sa patte et salir sa robe pourtant si blanche. Par ou devait-elle commencer ? Que devait-elle faire, rester oisive ? Quelle idiote elle faisait ! Se lancer ainsi dans une mission d’importance capitale, ce n’était pas le moment ! Elle avait pourtant cru que d’être affairée à quelques choses différent de ses occupations politiques pourraient suffisamment lui vider l’esprit, mais elle avait eut tord. Une fois de plus elle avait eut tord. Comme lorsqu’elle cru que tout le monde accueillerait Twilight en tant que nouvelle princesse. Comme lorsqu’elle cru que de ne pas agir lui permettrait de montrer à tous le chemin vers la paix. Comme elle avait cru ce jour funeste, qu’il serait bon de faire entre Rowdy sur ce champ de bataille perdue d’avance. Quelle idiote ! Elle n’était rien d’autres qu’une bonne rien. Tout ce qu’elle avait su faire était d’être né plus tôt. Elle avait hérité de tous ces privilèges, de ce royaume, et voilà ce qu’il était devenu, un champ de bataille, un simple plateau d’échec, ou elle n’était qu’une reine destructrice.  Qu’avait elle fait de bon ? Plus elle y pensait, plus ces questions envahissaient son esprit et plus cette même réflexion la hantait. Était-elle quelqu’un de juste ? Quelqu’un de droit ? Elle qui osait dans sa « toute puissance » prêcher le bien et la bonne parole. Tournant en rond, la Princesse tentait de suivre  des traces qui auraient pu la renseigner, mais une fois de plus l’idée était celle d’une incapable, proche des entrées de sa ville, sur une des grandes artères, les traces étaient légions, elle menait vers le Nord, vers l’Ouest, toutes les directions possibles et imaginables étaient tracés, mais pour qui se prenait elle ? Elle n’était pas traqueuse, n’avait aucune connaissance dans le domaine du pistage. Quelle imbécile elle faisait. La boule qu’elle avait au ventre précédemment, semblait se reformer, bouillir à nouveau, hurler.


___Cette ombre dans son regard semblait vouloir se muer en flamme, en flamme destructrice. Elle voulait crier, s’égosiller, à en perdre le souffle. Elle voulait laisser s’échapper la rage de son corps et alors que justement, cette dernière, telle un poison, entrait dans son sang, elle s’envolait lentement, sa longue crinière aux couleurs de l’horreur dansant avec le vent, son pelage immaculé reflétant la fierté du soleil alors que des éclairs lumineux semblaient parcourir sa corne. Toute sa rage se matérialisait, toute sa colère prenait le contrôle. Il voulait fuir ? Qu’il le fasse, mais il n’irait pas bien loin lorsqu’une colonne de lumière viendrait les anéantir. La magie affluait tout autour d’elle alors que son corps entier commençait à s’illuminer, le visage résolu, la mâchoire serrer, sa corne en devint presque aveuglante, mais c’est alors que tant de choses lui revinrent à l’esprit. Les erreurs de sa sœur, elle qui s’était laisser adonner à la colère, tout le mal qu’elle avait pu faire à Equestria, ou plutôt qu’elle aurait fait à Equestria si elle « la grande princesse » de la lumière n’était pas intervenu. Toutefois, si Célestia se laissait aller ainsi, qui l’arrêterait ? Qui sauverait Equestria de son courroux. Qui sauverait Equestria des éruptions solaires, de la fureur de la lumière. Personne n’en serait capable. Prenant sur elle, la jument serra encore plus la mâchoire, s’ouvrant la lèvre, la douleur la fit revenir à elle alors qu’elle serrait les points et fermait les yeux essayant de canaliser sa colère, calmant sa respiration hasardeuse, apaisant le rythme erratique de son cœur. La magie qui emplissait son corps s’apaisa, reprenant son flux habituel, la lumière qu’elle émettait elle s’évapora telle un mirage. Peut-être n’était-elle pas bonne, mais pour le devenir, elle devait apprendre des erreurs du passés.










___Il lui fallut encore une demi-dizaine de minutes avant d’être à nouveau elle-même. Avant de reprendre totalement le contrôle de son esprit. Un goût métallique entêtant lui restait en bouche à cause du sang provoqué par sa lèvre légèrement ouverte.  Désormais plus sereine, elle avait laissé encore plus d’avance à ces gredins si jamais ils avaient fuit en dehors de la capitale.  Dans le cas contraire, son plan était parfait.  Les brigands s’ils étaient resté en ville auraient vu la dirigeante partir à la suite de la découverte du kidnapping, se doutant qu’elle partait très certainement à leur recherche. Ils pouvaient très certainement saisir cette chance pour s’échapper de la ville, et si tel était le cas, elle avait prévenu la garde de redoubler de vigilance. Quand au pourquoi du comment, cette pauvre enfant ? Maintenant qu’elle avait l’esprit clair, l’évidence la frappait.  La petite Leony Grace était une jeune licorne proche de la vingtaine.


___Son père, l’héritier de la famille Grace était un terrestre fidèle aux traditions de sa famille, parmi les clercs les plus fervents, mais aussi les plus puissants du royaume. Quand à sa mère, pour sa part, il s’agissait d’une pégase aux pouvoirs nécromants bluffant. Avec un tel passif, la jeune adulte montrait un potentiel magique mêlant la lumière et les ténèbres, assez impressionnants. Toutefois, pourquoi donc auraient-ils besoin d’une personne n’ayant que le potentiel magique ? Que voudraient-ils en faire ?


___Dorénavant, l’alicorne royale avait une piste concernant le « pourquoi » de cette affaire. Toutefois, elle était toujours bredouille quand à la destination des brigands. Y réfléchissant à deux fois, possédant désormais tous ses moyens, la Princesse décida de perdre encore un peu de temps. Elle espérait que ses minutes n’étaient pas précieuses ou tout du moins que la jeune Dawnblade était plus productive qu’elle. Volant à toute vitesse, la princesse solaire retourna au palais ou elle se dépêcha d’enfiler cape et capuche, tout en se débarrassant de tous ses apparats. Camouflant bien ses ailes sous sa cape, lorsqu’elle ressortit du palais, ce fut par un passage dérobé, elle plaça d’ailleurs sur ce passage une rune d’étourdissement qui s’activerait au contact, dès fois que quelqu’un la voit sortir et se décide à explorer le donjon, qui menait à l’arrière d’une auberge, non loin d’une sortie de la ville.


___Ainsi couverte, elle quitta rapidement les lieux, boitante et toussotante, afin que les bandits de grands chemins qui étaient peut-être dans les environs se décident à attaquer cette proie si fragile. Une chose qu’elle avait apprit avec les années, était qu’il ne faut pas sous estimés les informations des bandits qui rôdent proches de Canterlot. Il ne fallut qu’une dizaine de minutes de marches et quelques bruyantes quintes de toux pour que les premiers bandits fassent leur apparition. Elle sentit à son passage un des buissons frémir, puis entendit le chuchotement d’un groupe au dessus d’elle. Quelques secondes plus tard, une flèche frôla son visage avant de se planter dans un tronc quelques mètres plus loin. Ajoutant à ce décor de feuilles tombantes mouchetées par le soleil, la beauté et l’éclat d’une tête métallique comme tranchant les rayons de soleil à son passage.


-Halte-là grand-mère, si tu te laisses faire, il ne te sera fait aucun mal, nous sommes des brigands pas des civils- l’interpella alors une voix noble, venant de derrière elle.


-Ce n’est pas bien poli, de s’attaquer à une vieille femme malade de cette manière mon garcon. – se targua Célestia, d’une voix tremblante tout en se retournant.


-Voyons, madame, vous n’avez plus l’âge pour les folies, délestez-vous donc de vos affaires et …


___Sa phrase fut interrompue par un fin trait de lumière qui le frappa à la main, le désarmant. Presque aussitôt une horde d’une dizaine de bandits se dévoila au grand jour. Certains descendants des arbres, d’autres sortants des buissons. C’est alors que Célestia se décida pour reprendre la parole


-Voyons, messieurs vous êtes onze pour une simple grand-mère ? Alors que je ne veux que vous poser une question.










___La réponse ne se fit pas attendre lorsqu’une pluie de flèche s’abattit sur elle. Les projectiles qui la touchèrent ou qu’elle n’esquiva pas, retombèrent droit sur son dos, mais au lieu de s’y planter, frappèrent d’un choc sourd et métallique avant de tomber à terre. Presque aussitôt, la clerc se saisit du bâton de chêne noueux qu’elle avait sous sa cape. D’un mouvement leste elle envoya le bout de son bâton dans le menton du plus proche des brigands qui tomba à la renverse et enchaîna sur un rayon de lumière qui vint casser en deux l’arme d’un des brigands à nouveau prêt à tirer. Faisant une roulade de coté elle esquiva ainsi une dague qui semblait avide de s’abreuver à ses côtes et répliqua par un coup de bâton bien sentit dans le plexus, pliant le terrestre en deux. Désormais, c’était au tour d’un nouveau duo d’entrer dans la danse. Le sang battait aux tempes de la princesse.


___Le combat… le combat l’affolait, le combat l’excitait, elle aimait ca. Elle aimait se battre.  Sautant tout en s’aidant très légèrement de ses ailes camouflés afin de gagner en hauteur, mais elle sentit très rapidement que  quelque chose n’allait pas. L’un des vide-goussets avait eu la présence d’esprit d’attraper la cape afin de la ramener à terre. Toutefois ceci eut pour effet d’arracher la cape, laissant la princesse à la vue de tous, ailes déployées afin de rester en l’air et bouclier sur le dos. Etonnés, choqués, pétrifiés en comprenant leur erreur, les bandits s’agenouillèrent. Tous, sauf le chef qui pour sa part se contenta d’une révérence noble.


-Princesse si je m’attendais à vous voir aujourd’hui, je me serai fait un peu plus présentable. – Dit le pégase recoiffant tant bien que mal une mèche rebelle qui se cachait jadis sous son chapeau.


-Sir Hoodle, vos activités n’ont pas changé à ce que je vois.


-Ma foi non, pas depuis la dernière fois que vous m’avez passé derrière les barreaux et que je me suis échapper.


-Quel gâchis vous faites de votre potentiel. Vous le savez n’est ce pas ?


-Je fais ce que bon me semble, Madame, tout comme mon frère l’a jadis fait.


-Certes, et vous avez-vu ou cela l’a mené – le visage de la princesse s’assombrit un instant.


-Rowdy n’a jamais été quelqu’un de prudent ou de raisonnable, si je peux me permettre votre majesté- s’hasarda l’apparent beau frère de la Princesse.


-C’est bien vrai… - La voix de la jument s’était un peu éteinte alors qu’elle prononçait ces quelques mots – Mais si je viens ici, ce n’est pas pour me remémorer les vieilles histoires – reprit la princesse avec plus d’assurance-  Ce matin, la fille de Pol Grace a été kidnappé, est-ce que tu en sais quelque chose ?


-La fille de ce bon gros Grace a été enlevé, et bien, si quelqu’un d’autres me l’aurait dit, je ne l’aurais pas cru, protecteur comme il est. Personnellement, je n’ai rien vu et vous les gars ?



___Plusieurs firent non de la tête, à part un, un terrestre, assez gringalet et plutôt jeune, un chapeau lui retombant sur le devant des yeux et apparemment plus timide que les autres leva la patte pour se désigner comme  ayant vu quelque chose.


-Et bien avance mon garcon, la princesse ne nous mettra pas un prison, surtout si nous l’aidons, n’est-ce pas ?


-Je fermerai les yeux pour cette fois Hoodle.


-Et bien… - commença le jeune étalon d’une voix tremblante – Ce matin, j’ai vu plusieurs types louches, enfin genre plus louche que nous vous voyez M’dam, qui sont sortit de la ville discrètement. Ils traînaient avec eux une jeune fille bâillonnée. C’est Ptet’ ben celle que vous cherchez.



___Le sang de la princesse ne fit qu’un tour à l’idée de cette information :


-Par ou sont-ils partit ! Tu les as suivit ? Tu as pu savoir vers ou ils allaient.


-J’en sais rien M’dam, je les ai un peu suivit, parce que je m’suis dit qu’ils avaient ptet’ leur compte en pièce d’or, mais ils étaient trop vigilant alors j’ai arrêté d’les suivre. J’sais juste qu’ils sont partit vers le Sud, c’est tout ce que je sais M’dam – Hoodle qui s’était lentement rapproché du terrestre lui cala un coup de patte assez discret- euh, vot’ majesté j’voulais dire. - il arracha un soupir à son chef.


-Très bien ! C’est plus que tout ce que je pouvais espérer. Il me manque plus qu’à savoir ou, exactement au Sud, ils se dirigeaient, j’espère que Zénith aura ce qu’il nous faut. Merci à toi, jeune homme, tu vois, être dans les règles de temps à autres, ce n’est pas si dur. Bien, je vous  remercies Hoodle, mais la prochaine fois que quelqu’un te résiste, évite de vouloir le tuer, ca pourrait écourter ta vie.


-Très drôle, votre majesté. Cependant puis je vous demander quelque chose – la princesse fit un signe d’acquiescement- La p’tite, elle va bien ?


-Rebellious ? Oui, je suppose, autant que faire ce peut. Peut être te la présenterai-je à nouveau un jour, mais pour le moment elle est assez… révolté, elle tient ca du côté de votre famille. En tout cas, elle est déjà trop incontrôlable pour qu’en plus de ca je lui présente un oncle qui est voleur. Je me permets de te rappeler qu’elle est mon héritière et je t’ai proposé plusieurs fois de venir t’installer à la cours.


-Je comprends, mais je suis désolé, je ne suis pas un poney d’intérieur.


-Libre à toi de passer une vie de capture et d’évasion.



___Les aurevoirs furent brefs alors que la princesse ne prenait pas la peine de ramasser sa cape, elle avait déjà perdus bien trop de temps aujourd’hui avec les démons du passés.

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Zenith Dawnblade
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MessageSujet: Re: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Dim 18 Oct - 14:14


Une crise en suit une autre


Enquête

Renonçant à chercher en vain une information qui persistait à m'échapper, je me remis en marche, en direction de la boulangerie. Quand bien même j'eus pu oublier le nom de l'échoppe, l'abondance de gardes stationnant dans son périmètre aurait été un indice des plus évidents pour la retrouver. La foule passait devant la vitrine en lançant des regards curieux ou inquiets, mais la tenue sévère de la dizaine de militaires était suffisamment impressionnante pour empêcher les attroupements. Observant quelques instants les deux licornes en armure qui gardaient l'entrée, figés comme des statues, tandis que les gradés discutaient de leurs découvertes, je m'approchai finalement en sortant le symbole royal. Gagnant du temps par rapport aux questions inutiles qui allaient survenir, je me présentai succinctement:

"Salutations, je suis Demoiselle Zenith Dawnblade, et je suis ici sur mandat royal afin de participer à l'enquête concernant la disparition de la fille de Sir Pole Grace. En voici la preuve."

Me tenant droite et fière, je présentais la pièce en la faisant léviter au sein d'une magie bleue et froide, soutenant le regard du lieutenant. Dès lors que celui-ci eut porté son regard sur l'objet puis sur le bijou qui ornait mon oreille, il s'inclina respectueusement et prit la parole d'une voix grave:

"Salutations Demoiselle. Mes soldats ont déjà interrogé les témoins et ratissé l'ensemble de la zone, nous pouvons déjà vous faire part de nos conclusions."

Le ton de sa voix était maîtrisé, mais je sentais qu'un petit agacement se terrait au fond de lui. L'idée de devoir obéir à une cadette sans doute, à moins qu'il ne pense qu'il n'avait point la confiance de l'Empire... Je lui répondis sans relever cette émotion:

"Volontiers, mais je préfère d'abord observer moi-même les lieux et discuter avec les témoins. Non que je ne juge votre point de vue erroné, Lieutenant, je souhaite simplement me faire un premier avis sans influences extérieures avant de croiser les idées."

J'inclinai la tête en lui souriant avec sympathie, espérant désamorcer les éventuels sentiments négatifs à mon égard, puis pénétrai dans la boutique tandis qu'il s'écartait. L'odeur flottante des pâtisseries monta à mes narines, et j'appréciai avec délice cet appétissant parfum. Reprenant mes esprits vis à vis de cette légère distraction, je vis un soldat interroger une jeune pégase qui semblait s'ennuyer à en mourir. M'approchant d'eux en montrant mon symbole pour interrompre la conversation, je demandai:

"Excusez-moi, je participe également à la recherche de la jeune Grace, puis-je vous poser quelques questions?"

La civil lâcha un soupir énervé et lança avant que son interlocuteur ne puisse dire quoi que ce soit:

"Mais c'est pas possible, ça fait trois fois qu'on me repose toujours les même questions, vous savez pas parlez entre vous ou quoi?!"

Face à mon silence pour le moins interloqué, et alors même que le soldat ouvrait la bouche pour intervenir, elle expliqua:

"Écoutez, ch'uis juste une livreuse, moi, j'étais même pas là pour l'enlèvement! Et soldat ou pas soldat, j'ai des commandes à apporter! Alors vous êtes mignons mais pour les questions, ceux dans la cuisine ont rien put entendre, et seule la gérante a vu un truc, alors laissez les autres tranquilles."

"Nous entendons, point d'inquiétude, et je vous libérerais dès que j'aurais quelques simples réponses." commençai-je en lançant un regard entendu au soldat, avant de poursuivre: "Tout d'abord, où étiez-vous durant les événements? Et aussi, j'apprécierais que vous me disiez ce que vous savez de la jeune Leony..."

"Facile." fit-elle avec un sourire ironique, "Je faisais mes livraisons du côté de la cinquième artère, et si vous me croyez pas, vous avez au moins six personnes qui m'ont vu! Et pour la fille, bah à part que la gérante l'adore... J'suis toujours en tournée le matin, je l'ai jamais vu." Puis jetant un regard sur le côté, elle se pencha comme pour faire une confidence: "M'enfin, si vous voulez mon avis, elle est trop parfaite, elle doit cacher un truc, c'te fille..."

Acquiesçant en haussant un sourcil, j'indiquais au militaire qu'elle pouvait partir et il s’exécuta, laissant la femelle sortir la tête haute, l'air un peu moqueur. Le mâle m'indiqua que les autres étaient gardés en cuisine jusqu'à ce que l'enquête n'ait plus besoin de leur assistance. Visiblement, ils continuaient à faire leur travail pour les livraisons, mais il n'était pas possible pour les civils d'entrer pour acheter quelque chose comme ça. Entrant dans l'arrière-boutique, j'avisais la seule personne à ne pas être affairée aux fourneaux, une Terrestre dans la cinquantaine, un peu ronde, qui était assise à regarder ses collègues en silence. Devinant plus ou moins un état de choc, je m'approchai en demandant doucement:

"Bonjour... Excusez-moi, êtes-vous la gérante? Je m'appelle Zenith Dawnblade, je souhaiterais vous poser quelques questions concernant la jeune Leony..."

À la simple entente du nom, la boulangère étouffa un sanglot et tourna ses yeux brillants vers moi. Eh bien, je... ce n'étais point exactement ce à quoi je m'attendais... Diantre, je ne savais jamais comment prendre une personne aussi émotionnellement touchée. Enfin, j'aviserai... espérais-je. D'une voix très légèrement chevrotante, elle demanda d'un coup:

"Oh Mademoiselle, l'a-t-on retrouvé? Elle va bien? C'est une enfant adorable, comment pourrait-on lui vouloir du mal... Il faudrait vraiment être un monstre pour-"

"Malheureusement," la coupai-je d'un coup, désirant éviter un discours larmoyant et peu utile, "elle n'a point été retrouvée encore. Mais nous y travaillons et je suis ici pour cela. Son altesse Célestia elle-même prend cette affaire à cœur, soyez sans crainte. S'il vous plaît, expliquez-moi ce qu'il s'est passé."

"Oh, oui, oui, bien sûr!" s'exclama-t-elle avec gêne, avant de rependre en tripotant son abondante crinière: "Eh bien, normalement, elle vient tous les jours vers 7h - c'est une petite vraiment ponctuelle, elle doit passer avant ses cours, voyez-vous... -, et nous trouvons toujours le temps de discuter un peu, car il y a rarement foule aussi tôt! Ah, la veille encore, elle me disait qu'elle était fière d'avoir intégré les cours de... Ah, je divague, excusez-moi. Eh bien, elle prend toujours du pain et quelques gâteaux pour sa famille - elle est vraiment attentionnée... - et là juste devant la porte, alors qu'elle était sur le point de rentrer... Ah, pauvre petite..."

Mes nerfs étaient mis à rude épreuve par la lenteur de cette déposition, et je faisais preuve d'une extrême concentration pour conserver une expression intéressée par ces soupirs aigus. Mais mon attention monta d'un cran tandis qu'elle semblait arriver au point qui m'intéressait:

"Tout est allé très vite, vous savez... Je n'ai rien pu faire! Deux Poneys camouflés par des capes noires vraiment lugubres lui sont tombés dessus, d'un coup! Ils l'ont plaqué au sol et ont dû l'assommer d'un coups de sabot, car elle ne s'est pas vraiment débattue... La pauvre enfant... Dès que j'ai vu ça, j'ai essayé de venir l'aider, vraiment! Mais j'avais si peur que j'ai eut du mal à ouvrir le portillon pour quitter la caisse, et le temps que je sorte, ces malfrats étaient déjà en train de courir en la portant comme un vulgaire sac sur leur dos! Oh, c'était dramatique..."

Je notais mentalement ces informations, entamant plus ou moins consciemment une certaine forme de réflexion. La voyant recommencer à sangloter, je posai doucement mon sabot sur son épaule et dit d'une voix douce:

"Excusez-moi, mais vous souvenez-vous de détails concernant ces individus? Race, nombre, démarche particulière? Peut-être les aviez-vous déjà vu rôder à proximité?"

"Oh, avec leurs capes, ils auraient put être licorne ou pégase, impossible de le savoir... Mais c'étaient des poneys pour sûr! Ou des chèvres peut-être, on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre avec elles... Pour leur nombre, ils étaient deux à l'attraper, et je n'en ait pas vu d'autres... Et ces bandits courraient vite, je n'aurais jamais pu les rattraper!"

Je jetais un coup d’œil indéfinissable à sa corpulence, me demandant s'il y avait quelqu'un qu'elle aurait pu rattraper à la course, mais je soufflai ces médisances de mon esprit tandis qu'elle disait ne jamais les avoir vu auparavant. La remerciant de son aide et lui promettant une énième fois de ramener la jument, je quittai la cuisine en commençant à réfléchir. Je me retrouvai face au lieutenant qui me regardait dans les yeux, l'air toujours si renfrogné, demandant de son ton bourru:

"Re-bonjour, vous avez trouvé ce que vous vouliez?"

"Eh bien," commençai-je en soupirant, "j'ai en effet quelques idées qui se forment, mais j'apprécierais d'avoir votre point de vue sur les événements. Que pensez-vous que pourraient être le mobile et les coupables?"

"Grand sujet..." lâcha-t-il en se massant le menton, "mais si vous voulez des pistes... Déjà, tout le monde est d'accord sur le fait que ce n'est ni un enlèvement pour rançon, ni une tentative de meurtre. La petite a juste été assommée et emmenée, pas de sang montrant une trace de blessure ou quoi que ce soit, elle doit être en bonne santé."

Il était vrai que le récit de la gérante supposait un enlèvement plutôt propre, et si l'objectif était simplement de la tuer, ils n'auraient pas eut besoin de l'emmener en "bon état", si nous pouvions dire... Mais je n'irais point jusqu'à avancer que nous la retrouverions en bonne santé. Ces bandits avaient leurs raisons de la garder en état, et ce n'étaient peut-être point des raisons la sécurisant sur le long terme... J'écoutais en acquiesçant la suite de son argumentation:

"Du coup, pour le mobile, on ne sait pas, mais on est assez sûr que ce n'était pas un kidnapping au hasard. Ils étaient vraiment là au bon moment, il n'y avait qu'elle dans la rue, et ils se sont enfuis aussi sec..."

"Ce qui m'amène à une autre question." le coupai-je presque durement. "Comment Diable se fait-il qu'aucun garde ne les ait intercepté? Personne n'était là? Personne n'a crié à l'aide?"

La remarque sembla toucher un point sensible, car les oreilles de l'étalon tressaillirent, tandis que son regard se détourna un instant, avant de replonger dans le mien. Il répondit du même ton sévère, bien que semblant un peu honteux:

"Nos patrouilles sont des rondes, et lors de l'incident, personne n'était à proximité: des deux escouades de ce quartier, l'une était à la relève, et l'autre au bout de la troisième rue. Le temps qu'ils arrivent sur place, les bandits s'étaient volatilisés."

L'organisation de l'armée solariste avait beau être remarquable, sa ponctualité la rendait terriblement prévisible... Il faudra que j'en touche un mot à Père, peut-être pourra-t-il faire quelque chose, car cet état de fait est vraiment un handicap dans ce type de situations... Mais pour revenir au mobile, j'étais sûre d'oublier une possibilité, de rater une information importante, mais quoi? Soupirant, je décidai de penser à autre chose.

Visiblement, cette opération avait été organisée: rue déserte, gardes éloignés, tout ceci pour capturer une pouliche ponctuelle... Ils avaient dû rôder à proximité pour repérer les lieux. Surtout pour la fuite: quoi qu'en dise la boulangère, fuir avec un fardeau ne permet guère d'être si véloce. Pourtant, ils ont réussi à fuir. Avec les gardes rapidement en alerte, ils n'ont pu en aucun cas quitté la ville par les grandes portes, ils devaient avoir un passage secret.

Donc, pour surveiller les aller-venues des rondes, de Leony, et pour repérer les alentours, comment faire? Tout bêtement, s'installer à l'auberge. Les moins luxueuses ne regardaient pas vraiment à la qualité de leur clientèle, ces malandrins avaient très bien pu séjourner discrètement à proximité. Et faisant un rapide tour d'horizon, j'avisai rapidement le lieu idéal: un bar-hôtel sur le trottoir d'en face, un peu plus loin.

Laissant l'escouade là, je me dirigeai en direction de ce nouveau bâtiment. Je jetai un œil à l'enseigne de fer forgée présentant un fer surmonté de rayons et révélant le nom de l’endroit: Au Sabot Levant. Je souris un peu face à ce jeu de mot simplet et pénétrai à l'intérieur. L'ambiance était assez spacieuse mais peu éclairée, seules quelques lampes soutenant la lumière pénétrant pas les fenêtres.

Quelques Poneys discutaient autour de tables, un dragon buvait au bar, mais personne ne sembla porter son attention sur ma personne. Avançant tranquillement malgré le grincement répétitif de ma prothèse, je m'installai devant le barman qui leva finalement le museau vers moi, avant de grogner:

"Je vous sers?"

"Des informations." dis-je avec un sourire, "Concernant des individus encapuchonnés qui ont sans doute séjourné ici ces derniers jours."

"Désolé," fit-il d'un air torve, "Je respecte l'intimité de mes clients. Si tu bois pas, tu sors."

Je ne me démontais pas face à cet accueil peu chaleureux. J'hésitai un instant à jouer du pot de vin, mais je préférai jouer la carte de la Princesse. Cet endroit était proche du cœur de la capitale et son nom rendait hommage au Solar Empire. De la loyauté devait sans aucun doute se terrer dans l'âme de cet individu. Je sortis donc de nouveau le sceau, le faisant miroiter à la lumière de ma magie froide sous ses yeux, répliquant avec calme:

"Je suis ici au nom de sa Majesté pour enquêter sur la disparition qui a eu lieu dans la rue. Pourriez-vous répondre à mes questions, je vous prie?"

Je le vis déglutir et se redresser avec gêne, avant de parler bas avec un débit de mots remarquablement élevé:

"Désolée Madame, Mademoiselle, je n'avais pas vu que... Je vous avais pris pour un client de base, un fouineur, je... Oui, oui je peux répondre à ce que vous voulez!"

Il était merveilleux de constater à quel point un simple objet pouvait délier les langues... Enfin, je profitai de la situation, commençant mon interrogatoire:

"Donc... Il est fort possible que des individus suspects aient séjourné ici ces derniers jours. Il s'agit des criminels à l'origine de l'enquête qui se déroule en ce moment même. Nous ne connaissons pas leur aspect, mais ils portaient de grandes capes noires camouflant leurs traits... Cela vous rappelle-t-il quelque chose?"

Il leva les yeux au ciel, semblant réfléchir puis me regarda quelques instants avant de daigner répondre:

"Il y avait bien ces deux zozos, là, de sacrés illuminés si vous voulez mon avis. Ils étaient là à rôder à la table prêt de la fenêtre, toujours avec leur capuche, comme vous disiez. L'aprèm', ils sortaient un peu mais sinon, toujours dans leur chambre! Mais de la à dire que c'était des criminels... Je sais pas, ils étaient vachement pieux, ils passaient leur temps à prier, ils mangeaient quasi rien... Je pensais plutôt que c'étaient des ermites ou des moines en pèlerinage..."

Je soupirai face à ce qui me semblait être une naïveté puérile, et répondis d'un ton de reproche:

"Vous tenez une auberge au sein de la capitale, il vous faudrait tout de même porter un minimum d'attention à l'identité de vos clients, ne pensez-vous pas?"

"Écoutez mademoiselle," s'énerva-t-il. "Votre guerre, là, elle aide pas le petit commerce. La moitié des touristes ne peuvent ou ne veulent plus venir à cause des tensions entre les nations, alors quand on a quelqu'un qui daigne entrer, on lui fait pas passer un interrogatoire: s'il a pas l'air de vouloir massacrer des innocents, on va pas le mettre à la porte! Oui, ces deux gus étaient bizarres, mais pas plus que quelques racailles qui ont pu venir boire un coup!"

Je ne pouvais m'empêcher de recevoir ces arguments, il était vrai que la situation géo-politique ne devait pas l'aider à arrondir ses fins de mois, mais cette situation était dangereuse... Un autre détail à rapporter aux instances supérieures, il devrait y avoir moyen de régler ça, quelques questions simples pour s'assurer de l'honnêteté des voyageurs... Enfin, ce n'était guère le moment. Reportant mon attention sur le tenancier, je tentai de le calmer:

"Excusez-moi, je ne connaissais point votre situation, je comprends votre geste." Puis le voyant se détendre, je retournai à l'assaut: "Donc, concernant ces deux individus, avez-vous noté quelque chose de particulier dans leur tenue, leur chambre ou je ne sais encore?"

Me lançant un dernier regard de reproche, il reprit une expression pensive avant de prendre la parole:

"Ils étaient pas bavards, pour sûr, mais celui qui a demandé la chambre avait une voix vachement rauque, il devait être malade, ou fumer comme un trou... Pourtant, ils toussaient pas beaucoup, est personne a choppé quoi que ce soit après, 'fin, il me semble. En tous cas, les deux étaient des mâles, c'est clair, et ils avaient l'air épuisés en arrivant. Et puis je sais pas ce qu'ils fricotaient en journée, mais ils puaient vachement en rentrant."

Tandis qu'il listait ses remarques, j'écoutais attentivement en tirant des conclusions. S'ils étaient vraiment des religieux, j'aurais été fort surprise qu'ils s'adonnent au tabac. De plus, si celui qui a parlé avait une voix si abîmée, l'autre devait à n'en point douter être dans un état semblable, voir pire. Donc tous deux étaient sans doute malades, mais quel genre de maladie dégradait la voix sans obstruer la gorge? D'autant plus, tous deux étaient touchés, mais non les personnes environnantes? Soit cette maladie était causée par une longue exposition à un environnement particulier, soit il s'agissait d'un sort, mais il serait tout de même curieux d'envoyer deux malades accomplir une mission... De plus, quand bien même ma culture des sorts Nécromans n'était point exhaustive, je n'avais jamais ouïe-dire d'une telle malédiction.

Non, cette voix était possiblement un indice concernant leur lieu d'origine... Une zone marécageuse peut-être? Mais qui vivrait volontairement dans un endroit grouillants de bactéries? Cela n'avait aucun sens, il fallait être fou. Ou un illuminé, me fis-je en me rappelant des paroles de l'aubergiste. Peut-être tenais-je une piste.

Mais d'où provenait donc leur odeur? Ils quittaient le bâtiment pour quelques heures, et en revenaient souillés d'un fumet désagréable? S'ils surveillaient la boulangerie durant la mâtinée, que faisait-ils après cela? J’appliquai le dos de mon sabot contre mon front face à l'évidence: ils repéraient les lieux. Cette odeur avait pour sûr un lien avec leur porte de sortie, et l'explication la plus évidente était celle des égouts. Il était vrai que si les gardes sillonnaient la villes à la recherche d'un criminel, le temps qu'ils pensent aux sous-sol de la cité permettrait largement aux malandrins de fuir. Grimaçant légèrement face à cet énième problème de sécurité, je posai d'autres questions au mâle qui attendait toujours:

"Je vois, avez-vous noté quelque chose dans leur chambre après leur départ? Quel genre de bagages avaient-ils? Et aussi, avez-vous des souvenirs de conversations particulières qu'ils eurent pu avoir?"

"Eh beh," souffla-t-il face à cette cascade d'interrogations. "Pour leurs conversations, j'espionne pas mes clients, hein, puis j'ai déjà dit: ils discutaient pas, ils priaient tout le temps! Niveau bagages, y portaient pas grand chose, à peine une sacoche pour deux. Vu que je pensais que c'était des ermites ou des pélerins, ça m'avait pas surpris, sur le coup, mais après... Et puis vous vouliez savoir quoi aussi...? Ah oui, leur chambre! Bah rien de spécial, un peu sale peut-être avec de la boue et des graviers, mais à part ça... Ah oui, pendant que j'y pense! C'était bizarre, ils ont pas payé pour grand chose mais y avaient l'air d'avoir des bourses bien pleines. Là encore, j'pensais que c'était pour des raisons d'églises ou je sais pas quoi..."

Ils étaient riches? Voila qui était curieux... et qui annulait définitivement l'hypothèse de la rançon, si doute il subsistait. Leurs bagages légers semblaient indiquer qu'ils n'avaient pas voyagé longtemps, réduisant le périmètre à surveiller, surtout s'ils voyageaient à pieds - ce qui expliquait leur épuisement -. Par contre, les graviers me perturbaient. Les rues de la cités étaient pavées et les ruelles en terre battue, comment auraient-ils pu en avoir assez dans les sabots pour que cela se remarque sur leur passage? Mmh, le mystère semblait se doter de nouveau nœuds chaque fois que je pensais en dénouer un. Remerciant et saluant le tenancier, je quittai l'auberge et clignai plusieurs fois des yeux face à la lumière du jour. Diantre, cette salle était vraiment sombre...

Enfin, le schéma des événements se déroulait dans ma tête d'une manière qui me semblait cohérente. Les malfrats avaient demeuré dans la rue, surveillant le parcours de la jeune Grace et probablement des gardes, puis en journée, il allaient explorer leur sortie de secours. Sans doute ne l'avaient-ils pas emprunté à l'aller, mais pourquoi? Pour ne pas attirer l'attention, où car ils ne pouvaient point? Si une journée leur suffisaient à repérer un peu plus le terrain, avec leur bagages légers, ils devaient vraiment avoir une base ou un relais à proximité.

Ainsi, ils avaient capturé la fille et avaient fuit par les égouts. Mais à ma connaissance, ceux-ci permettraient uniquement de quitter l'enceinte de la ville, débouchant dans différents cours d'eau. Peut-être découvraient-ils ce chemin et ne connaissaient-ils pas précisément la sortie? Ils auraient alors dû faire différents trajets pour définir le bon chemin à prendre... Oui, fort possible. Et les fameux graviers proviendraient dès lors de la route hors de la ville. Mais les routes extérieures étaient toutes pavées ou de terre, elles-aussi. Où donc y avait-ils du gravier?

Et bon sang, que deux religieux voudraient-ils à cette jeune noble? Et quel genre de dieu vénéraient-ils avec une telle ferveur pour accomplir de tels actes? Et quel environnement malsain avaient-ils pu fréquenter pour être ainsi malades?

Je soupirai face à ces questions, préférant attendre le retour de sa Majesté pour les partager avec elle.



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MessageSujet: Re: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Sam 24 Oct - 1:03



The Blood Lord









___Le temps n’était plus ni à la rigolade ni aux traîneries et autres billevesées. D’un battement d’ailes l’alicorne atteignit la cime des arbres et perça au-dessus des feuillus qui bordaient sa capitale. Survolant ainsi la sylve, elle s’étonna elle-même à penser à la beauté du paysage. À l’approche de l’automne les branches se paraient de feuilles jaunes et rousses peignant ainsi un magnifique tableau que seul ceux dotés d’ailes pouvaient admirer dans son entièreté, cet océan de couleurs chatoyantes se propageait à perte de vue, jusqu’à cette cité grandiose qu’était Canterlot.  La princesse se prenait alors dans le flot de ses réflexions. Qu’il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas prit le temps d’observer le paysage. Qu’elle n’avait pas prit le temps d’apprécier les beautés de son royaume. Ces petits riens, ces décors si typiques qui faisaient qu’autrefois, le Solar Empire plus que toute autre région d’Equestria lui semblait être chez elle.


___Dans son envol, le vent frais de cette fin d’année jouait entre les plumes de ses ailes, arrachant à la jument un frisson. Les démons du passé la hantait, tant de chose lui agrippait le cœur, mais pour ce jour, pour cette quête. Elle se devait d’être forte, son cœur lourd comme du plomb se devait de devenir d’or, malléable et doux, souple et précieux. Pendant un instant, une courte journée, la princesse se devait d’être une alchimiste. Alchimiste de son palpitant et des émotions, maîtresse dans l’art du déguisement et du paraître. Elle se devait d’être forte, aussi forte et brave que le soleil, elle devait lui faire honneur en bravant les balafres de son esprit et en supportant le poids de la culpabilité. Demain à l’aurore tout ceci serait terminé, elle pourrait faire tomber son masque, le déchirer et le réduire en miettes.


___Elle pourrait laisser s’effondrer ce puissant roc qu’était jadis son cœur et voir se lézarder les murailles de son esprit. Elle n’en aurait plus que faire, elle ne serait plus cette princesse idolâtrée comme une déesse, elle ne serait rien de plus qu’une personne. Une personne aux prises avec ses démons, ses mystères et ses questions. Elle ne serait rien de plus que Célestia la jument qui n’avait su défendre ses pairs et alors les larmes pourraient couler. Amers et salées elles rouleraient sur ses joues avant de s’écraser aux sols. La belle alicorne n’aurait alors plus rien à cacher, elle serait seule et pourrait contempler ce qui l’habitait. Était-ce de la tristesse ? Celle d’avoir perdu de nombreux sujets, celle de n’avoir pu défendre la vie de ceux qui croyaient en elle ? Était-ce des regrets ? Cette amertume qui résidait dans son cœur et avait la saveur des cendres de la destruction. Le regret de ne pas avoir agit ? Le regret d’avoir cru en un possible retour de la paix ? Ou bien était-ce tout simplement de la rage ? De la haine, cette fureur viscérale qui faisait battre son cœur et bouillir son sang, serrer les sabots et les dents. De la haine envers Chrysalis ? Cette pimbêche à l’origine de la guerre ? De la haine envers le destin qui se jouait ainsi d’elle ? Ou bien de la haine envers elle-même ? Envers son impuissance et sa solitude.


___Des mots résonnaient dans sa tête, ceux d’un être cher qui jadis la supportait et savait apaiser son cœur. La princesse tremblait de rage en repensant à cette phrase « Je serai toujours à tes côtés, où que tu sois, je t’apaiserai, je soignerai ton cœur et ton âme. Je suis ton compagnon et ton gardien, tu es ma reine et je suis ton ange. » et quel ange gardien il était ! Il lui avait désobéi pour mourir comme un fou sur le champ de bataille. L’amour était vainc, l’empathie était folle. Alors pourquoi son cœur ne pouvait-il s’empêcher de battre encore au souvenir de ces mots ? Pourquoi ne pouvait-elle s’empêcher de se soucier du bien d’Equestria.
 
 
*Tais-toi ! Tais-toi mon cœur ! Que le silence te gagne, j’en fais serment, tu ne me mèneras pas à ma perte*.
 
 
___Cette promesse muette que la prêtresse de la lumière se faisait semblait bien complexe à tenir pour une créature si protectrice et si concernée par le bien d’autrui. Elle le savait, jamais son palpitant ne cesserait de la tourmenter, il continuerait comme il l’avait fait toutes ces années, mais était-elle assez forte pour lui survivre ? Elle n’avait plus rien, plus personne… Sa sœur l’avait trahit en ne lui envoyant aucune aide, Rawdy était mort il y avait bien des années de cela. Sa fille n'avait plus la moindre confiance en elle. La solitude est un mal des plus puissants. La solitude vous enlace telle une vieille amie, telle une vieille amie inexistante, intangible vous rappelant que vous n’êtes rien. Ses bras glacés glissent sur votre peau pour en voler la chaleur avant de se plonger dans votre poitrine y enserrant l’organe vital de ses mains décharnées tout en y laissant sa marque, l’imprégnant de ce vide. Ce vide qui vous enlace et vous tord. Quel comble d’avoir pour seul ami la solitude.
 
 









___Toutefois elle devait se reprendre. Plus son voyage vers la capitale avançait et plus son moral se dégradait. Sortant de ses pensées comme d’un mauvais rêve, s’échappant de sa psyché encore haletante, l’alicorne reprit le contrôle sur son corps et son esprit fermant les barreaux de la cellule dorés de tout ses maux. Son air maussade fut troqué pour une mine plus noble se mariant si remarquablement à sa robe d’un blanc immaculé. Les yeux pétillants et pleins de vies n’étaient qu’une façade qui se parait d’un sublime sourire. Elle n’avait pas de temps à perdre avec ses problèmes. Ses sentiments comme à son habitude pouvaient attendre, s’accumuler, s’entasser tant qu’ils le voulaient. Son peuple importait plus, et aujourd’hui plus que jamais, elle sentait que quelque chose se tramait, un mauvais pressentiment semblait happer tout son être, comme si quelque chose de plus grand que ce qu’elle ne pouvait imaginer était en train de se préparer. Le voyage s’achevait enfin, engloutissant avec lui les derniers signes de ce lourd bagage qu’elle portait en elle. Noble, elle atterrit dans un ballet de plume, avec grâce et douceur. Les soldats s’inclinèrent devant elle, balayant les jardins d’un regard, la sublime demoiselle cherchait un membre de sa garde royale.


___Toutefois aucun ne semblait flâner au palais, tous étant très certainement occupés à leurs occupations journalières. Peu importait. Soupirant en s’asseyant sur un banc sous les saluts et références de ceux qui passaient par là, la jument royale laissa choir à terre son écu ainsi que son bâton de chêne avant de prendre une grande inspiration. Elle restait la princesse de ce royaume, la dirigeante de cet empire solaire et dans un cas de force majeur comme celui-ci, il lui importait peu qu’Arcanium et Bright ne soient pas prévenus de son arrivée imminente, ils feraient avec. Après tout ils restaient sous ses ordres et à son service. Elle devait se le rentrer en tête, elle était la dirigeante de cette nation et il était de son devoir de donner des ordres afin de maintenir la bonne cohésion de ce dernier. Reprenant du poil de la bête, la princesse n’attendait plus que le retour de Zénith Dawnblade avant de pouvoir repartir. Leur départ pour le repère de ces immondes personnages se ferait dans l’heure pour peu que Zénith revienne avec les informations complémentaires aux siennes qui leur permettraient de localiser ces brigands.
 

___Les éclaircit de l’automne filtraient ici et là quelques rayons de soleil dont un qui frappa la princesse, l’éclairant et faisant resplendir son pelage, la dame de lumière ferma les yeux un instant appréciant la chaleur réconfortante de son astre, cette douce caresse qui semblait la rassurer d'une main protectrice, arrachant son cœur à l'étreinte glacée de la solitude. Ce réconfort émanait de cette puissance supérieure qu’elle priait tel un dieu. Un dieu protecteur qui ne cessait de la mettre à l’épreuve. Ce bain de soleil elle le ressentait comme une bénédiction, comme un don. Le don d’une force nouvelle, d’une force qui serait nécessaire pour cette journée. Profitant de cet instant privilégié avec sa déité, y puisant sa force, il ne fallut pas attendre bien longtemps avant que la jeune Noble ne montre le bout de son nez au château. Sautant de son banc tout en y laissant son équipement, la princesse vint alors à la rencontre de la licorne :
 
 
-Zénith, heureuse de voir que tu n'as pas l'air d'être tombé sur de gros ennuis – La princesse sourit à la forgeuse- tu as trouvé quelque chose ?
 
 
___Écoutant attentivement le rapport de son acolyte pour cette mission, la dirigeante grava toutes les informations dans sa tête avant de récapituler d’une voix douce, mais néanmoins empreinte de gravité :
 

-Donc, si je résume bien, de ton côté tu as appris que deux locataires de l’auberge se trouvant en face de cette boulangerie semblaient louche, miteux, mais possédant une certaine quantité d’or et agissant comme des ecclésiastiques. Cela me conforte dans mon idée d’aller voir  Bright Horn.  De plus, ils semblaient malades et de ton hypothèse il s’agirait d’un grand nombre de bactéries, pouvant indiquer leur provenance. Bien, très bien, je te félicite pour ton travail Zénith – La princesse offrit à la jument une douce révérence royale, une patte sur le coeur, preuve de sa reconnaissance- Pour ma part, de source fiable, je peux affirmer que deux individus correspondant à ta description semblait transporter une jeune jument à travers les bois vers le sud de Canterlot. Ton hypothèse mène à penser à des marécages. Toutefois les plus proches se situent sur les terres Changelings et bien que nous soyons en grief avec Chrysalis, elle n’aurait aucun intérêt à nous attaquer de la sorte. De plus ses terres se situent à l’ouest des nôtres et je ne pense pas qu’ils prennent le risque de traverser tout Equestria à sabot. Non ils doivent être beaucoup plus proches.- l'alicorne se figea un instant, pensive, avant de reprendre-  Excuse-moi un instant, j’ai besoin de réfléchir.
 
 
___Prenant un peu d’altitude pour se questionner seule, la princesse se remémora les cartes d’Equestria ainsi que les lieux stratégiques, les points intéressant et autres places fortes. Quels sont les endroits au sud de Canterlot où la maladie pouvait frapper. Gryphus avait certes subit de lourds dommages, mais pas à ce point. Hoofswell était bien trop aride pour permettre une telle multiplication des bactéries. Les lieux notables passaient en boucle dans son esprit lorsque tout à coup l’une de ces hypothèses la frappa, elle était assez pertinente pour qu'elle y prête attention. Une terre neutre : Le Cimetière. Au sud de Whitetail Wood, cette sylve qui lui servait de lieu de culte, se trouvait un Cimetière gigantesque dédier à tous ceux qui avaient périt au cours de cette guerre atroce, avec l’arriver des dépouilles de Gryphus, la décomposition et la mort devait apporter aux bactéries un terrain des plus prolifiques.
 
 







 
___Mais comment ?! Comment ces imbéciles osaient-ils profaner un tel lieu ? Si tel était le cas, elle les ferait payer, pour la lumière. Pour qui se prenaient-ils, pour faire ainsi fi du repos éternel ? Ne respectaient-ils donc rien ? Qui étaient ces profanateurs sans le moindre scrupule. Elle protégerait les esprits. Elle protégerait le dernier sommeil de ces fiers guerriers, qu'ils soient Changelings ou Solariste, tous étaient et devaient rester égaux face à la mort.  Se laissant choir à terre, la princesse encore sous le choc de sa révélation en fit part à Zénith :
 

-Je pense qu’il l’emmène au Cimetière ! Je ne sais pas ce qu’ils comptent faire en ce lieu sacré, mais je n’ai aucune intention de les laisser agir et souiller cet endroit ! Zénith, tu m’as aussi fait part de tes inquiétudes quant aux origines de la jeune Grace, je partage ces dernières, c’est pour ça que nous allons tous deux partirent pour l’académie des mages et l’église du soleil. Il ne nous faudra pas longtemps grâce à l’aide du Directeur et de la haute prêtresse, mais je veux savoir ce qui se trame ! Nous partirons d’ici très peu de temps, j’espère que tu es prête !
 

___Prenant les devants la princesse repassa la grande porte afin de sortir de l’enceinte du palais. Bien heureusement pour elle, les deux institutions qu'elle espérait visiter étaient  proches du palais, pour ainsi dire, elles étaient toutes les deux accolées à ce dernier. Parcourant une cinquantaine de mètre, les deux juments furent stopper dans leur avancé par une gargantuesque porte en bois massif. A y regarder de plus prêt le bois était nervuré et bien que noble semblait pulser d’une étrange magie. Célestia y apposa le sabot et illuminant sa corne, enveloppant la porte de magie, récita une phrase d'une voix mystique entre ses dents. La magie s'écoula comme un flux dans les nervures illuminant la porte y faisant apparaître runes et symboles plusieurs cliquètements métalliques résonnèrent puis dans un courant d'air, un accès se dévoila entre les deux battants massifs. Cette porte pouvait être ouverte manuellement pour ceux en ayant la clé ou voulant la détruire, mais le directeur de cet institut, avide de nouvelles connaissances et expériences avaient tenté de contrôler l’ouverture de la porte via une impulsion magique accompagné d’une formule. Certes le procédé semblait fonctionner à merveille, mais la princesse n’en avait pas encore bien saisit l’intérêt. Souriant à Zénith et lui faisant signe d’avancer à ses côtés elle passa le seuil.


___Ce fut à ce moment précis, alors que son premier sabot dépassait de quelques micromètres le seuil qu’une puissante aura magique l’envahit. Cette étrange sensation fit frissonner tout son être, comme écraser par une puissante magie, l'alicorne peinait à avancer comme sous une gravité bien plus importante. Toutefois cette gravité possédait aussi une dimension chaleureuse qui la réconforta et semblait lui intimer qu'elle ne craignait rien. Pour toutes personnes un minimum sensible à la magie cette puissance était écrasante et étouffante tout en restant non agressive. Cette aura était des plus neutres et ne pouvait venir que d’une personne. La princesse quant à elle qui se remit rapidement de cette pesante atmosphère magique semblait plus interloqué qu’étonnée. Que faisait-il ici ? Il ne l’avait pas prévenu de son retour pourtant.  Serrant les dents elle s’adressa à Zénith :
 

-J’aurai dû te prévenir Zénith, mais je t’avoue que même moi je ne pensais pas qu’il serait ici.
 

___Qui ça ? Voici la question que la licorne devait se poser et qui ne mit pas bien longtemps avant d’être élucidée. Devant les deux juments débouchait d’un couloir, un terrestre à l’aspect androgyne et vêtue d’une longue toge rouge. S’appuyant sur un bâton noir parfaitement sculpté et crépitant d'énergie magique, chacun de ses pas résonnait dans le corridor. Il était impossible de donner un âge à ce poney au pelage jaune et à l’air impassible. Une magie surpuissante semblait émaner de cet être à qui Célestia s’adressa avec respect.
 

-Eh bien, Rage, je ne vous attendais pas ici, pas par ces temps. Il me semblait que les conflits ne vous intéressaient guère.
 

___S’approchant de la princesse, rendant son aura un peu plus puissante à chaque seconde il s’arrêta devant les deux juments :
 

-Certes les conflits ne m’intéressent pas, mais je vous rappelle, Ô princesse, que tout étalon doit bien s'enrichir d'une quelconque manière s’il veut trouver du pain au soir dans son écuelle. Tant que cette académie m’accueillera en tant que professeur honorifique, je viendrais.
 

-Et tant que vous viendrez, nous vous accueilleront. Vous faites des prouesses avec les élèves de cet établissement.
 

-Je le sais. Cependant, je me permets de changer de sujet, mais quelle est donc cette demoiselle qui vous accompagne, il ne me semble pas encore l’avoir vu à vos côtés si je ne me trompe.

 

-Oh excusez-moi je manque à mes manières, c’est que nous sommes pressés. Il s’agit de la jeune Zénith, descendante de la famille Dawnblade et actuellement en mission à mes côtés. Zénith, je te présente Anonymous Rage, un professeur… « itinérant » si je peux vous qualifier ainsi. L’expérience m’a appris de toujours suivre ses conseils.
 

-Enchanté, Mademoiselle.
 

___C’est alors que cet étalon aux airs suspects, aux intonations tantôt mielleuses tantôt inquiétantes, se baissait dans une révérence pour saluer la dame qu’une petite jument aux airs adolescents traversa la salle au triple galop avant de sauter sur la Princesse. Le vent accompagnait la terrestre et vint jouer dans la longue crinière de la dirigeante. Abasourdie par cette arrivée pour le moins fracassante, Tia resta sans voix pendant quelques secondes avant de refermer ses pattes sur la  pouliche tout en lui souriant chaleureusement.
 

-Moi aussi je suis contente de te voir Filly, tu sais ou se trouve Arcanium ?
 

___Questionna Célestia d’une voix douce tout en reposant la pouliche au sol. Cette dernière lui indiqua du sabot le couloir d’où elle avait débarqué et ou apparut une licorne à la robe Sombre et vêtue d’une cape noire. L’étalon traînait des sabots de son air désinvolte, comme toujours.
 

-Bonjour chère Maître, Filly m’a annoncé que la terre lui prédisait votre arrivée, qu’est-ce qui me vaut d’être ainsi tiré de mes recherches et de mes livres ?
 

-Zénith, voici Arcanum Cane, le directeur de cet institut et anciennement un de mes élèves le désigné fit une courbette en signe de salut- et cette jeune pouliche c’est Filly, apprentie et assistante d’Arcanum elle est muette mais – L’adolescente sauta au cou de Zénith, tout sourire- elle sait communiquer de diverses manières. Elle ne souhaite ni apprendre le langage des signes ni l’écriture afin de rester la plus pure et la plus proche des éléments. Et…. je crois que les éléments lui disent que tu es une bonne personne. C’est pour ça qu’elle a l’air de bien t’aimer. – Soudain le regard doux et attendrit de la princesse se ragaillardit alors qu’Anonymous Rage fuyait la discussion d’un salut nonchalant du sabot, comprenant que cette dernière ne l’intéresserait guère- Toutefois, nous ne sommes pas ici pour les présentations, j’ai besoin que vous aidiez Zénith à trouver rapidement des informations ainsi que des indices sur la magie qui habite la jeune Grace ainsi que les rituels qu’elle permet. Pour ma part, je vais aller voir Bright Horn afin d’en savoir un peu plus sur les cultes qui ont dernièrement vu le jour. Zénith je te souhaite bonne chance et te laisse entre leurs Sabots. Au revoir à tous les deux, je n’ai pas plus de temps à perdre. Ne t’inquiète pas Filly, je reviendrais prochainement pour vous voir.
 
 
___Repassant le seuil dans l’autre sens, les portes se fermèrent derrière elle laissant sa compagnone seule aux griffes d’Arcanum Cane . Pouvant enfin prendre son envol, elle fila dans les airs , traversant l'avenue en sens inverse, repassant devant le palais pour finalement atterrir devant un gigantesque temple qui semblait côtoyer les nuages.
 
 






___S’arrêtant devant une gargantuesque porte d’or grande ouverte, la princesse admira un instant ce bâtiment en l’honneur du soleil. Les vitraux étaient nombreux et teintaient l’intérieur de cette église d’une myriade de couleur. La lumière envahissait cet endroit, le réchauffant. La Grande Église de la Lumière avait été conçue afin de pouvoir capter le moindre rayon de soleil et de le transformer en un véritable trésor. Ici se retrouvaient prêtres et bas peuple. De nombreux sans-abris se prosternèrent devant la princesse qui leur offrit un sourire en retour tout en montant les marches menant à l’autel. Chaque pas, faisait glisser une ombre différente et ouvrait une nouvelle perspective à cette Cathédrale de lumière. Chaque ombre, chaque couleur, chaque changement semblait donner à cet endroit un aspect différent, une divine et infinie beauté, une myriade de visage, tout comme la lumière pouvait l’être. Belle, mystérieuse et offrant d’infinie possibilité.Derrière l’autel, dispensant quelques soins, une jument au pelage lumineux s’affairait à aider les démunis tout en donnant plusieurs ordres par dessus son épaule. Se figeant derrière elle, la princesse prit alors le soin de s’éclaircir la gorge de sorte à ce que la clerc puisse noter sa présence. Presque aussitôt la prêtresse se retourna, un sourire se dessinant sur son vissage alors que les deux juments s’offraient une accolade :
 
 
-Tia ! Qu’est-ce que tu fais ici ? Je ne t’attendais pas.
 
 
___Médusés, voici le terme qui définirait les personnes présentes aux alentours en entendant la Haute Prêtresse parler ainsi à la Princesse, au messie.
 

-Désolé, Bright, je n’ai pas eut le temps de te prévenir. C’est un cas de force majeur et je ne vais pas te retenir bien longtemps j’ai juste une information à te demander.
 

-Eh bien, tu m’as l’air bien tendue, tu devrais te reposer un peu Tia, tu dors assez au moins j’espère ? En tout cas je t’écoute, qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ? – déblatéra la prêtresse à toute allure.
 
-Comme tu le sais sûrement, la descendante des Grace a été enlevée. Je pense que ses kidnappeurs l’ont emmené au Cimetière, de plus d’après des témoignages, ces personnes ressembleraient à des prêtres vêtus de noir et possédant de bons moyens. Ça te dirait quelque chose ? Un culte ou quoi que ce soit d’autres ?- La voix de la princesse trahissait son inquiétude quand au sort qui pourrait être réservé à la jeune jument.
 

___Un sourire illumina le visage de la prêtresse qui après avoir réfléchit brièvement reprit les rênes de la conversation :
 

-Tu as de la chance ! J’ai justement eu des informations hier sur des agissements bizarres et aux semblants religieux. Je comptais t’en faire part après avoir finit de donner aux blessés de Gryphus leurs soins quotidiens. Ainsi que les prières de la mi-matin. Il semblerait que ces personnes appartiennent à un ordre qui est lié à cette organisation Révolutionnaire que tu adores tant et se surnomment eux-mêmes les Fils du Seigneur du Sang. Je n’ai pas eu le temps de faire des recherches sur ça, mais j’en ai déjà entendu parler et ça ne me dit rien qui vaille si tu veux mon avis.


-Merci, Bright, c'est trop inquiétant pour que je m'attarde, je m’en vais sur le champ désolé de ne pas pouvoir te parler plus. On se reverra plus tard, j’espère.

 
___Lâchant cette phrase tout en traversant le temple elle en sortit au triple galop, elle espérait que Zénith en ait appris plus sur les origines de la magie de la jeune Grace, mais aussi sur ce Seigneur du Sang. Peu importe, tout ceci ne présageait rien de bon. Dès que Zénith en auraient finit, elles partiraient pour le cimetière, armées et prêtes.

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MessageSujet: Re: [Quête] Une Crise En Suit Une Autre   Sam 24 Oct - 16:06


Une crise en suit une autre


L'Académie des Mages

Marchant nerveusement le long de la voie, lançant par moment des coups d’œil au ciel dégagé qui me surplombait, j'aperçus finalement une gracieuse tache blanche survolant la cité pour disparaître dans l'enceinte du Palais. Un sourire naquit sur mon visage quand je devinai que son Altesse revenait saine et sauve dans la cité, et j’accélérais le rythme de ma marche pour ne point la faire patienter plus que nécessaire.

Remontant la grande rue d'un pas dynamique, esquivant plus ou moins habilement les passants traçant leur chemin en sens inverse, je profitai encore de la souplesse et du silence de ma nouvelle prothèse qui m'offrait une agilité que je ne maîtrisais encore guère. Il était toujours aussi étrange de me dire que l'unique chose qui m'empêchait de marcher parfaitement normalement n'était plus la machine mais la faiblesse de ma patte, couplé à près de 20 ans de mauvaises habitudes musculaires. Enfin, je travaillais à régler ce problème avec une grande motivation et j'étais relativement optimiste sur le temps que j'allais prendre pour en finir.

Avisant finalement la porte principale du château, je passai rapidement devant les sentinelles en brandissant le médaillon, ne cherchant guère à savoir si j'en avais réellement besoin. Je ne voulais en aucun cas perdre de temps pour de telles futilités. Embrassant d'abord le parvis du regard, je décelai l'alicorne blanche dans l'un des jardins royaux, immobile et calme, comme en pleine méditation. J'eus une seconde d'hésitation en la voyant si détendue. En tant que dirigeante, je ne doutais point que ce genre de moments devait être rare pour elle, et je me demandais si j'étais réellement en droit de les lui ôter, mais je me repris. Certes, elle avait probablement beaucoup de travail, mais c'était pour cela que je me devais de l'aider à accomplir rapidement celui-ci. Elle m'avait déjà suffisamment attendu, demeurer passivement immobile en prenant du retard ne l'arrangerais en rien.

Soupirant un instant pour reprendre une certaine contenance, je m'approchai un peu et vis rapidement la grande jument s'approcher de moi. Me contentant d'une rapide révérence pour ne pas m’embarrasser de protocoles, je lui fis un rapide résumé de mes conclusions et des questions qui restaient à mes yeux en suspens. Tandis que la Dame mémorisait les informations et me transmettait le résultat de ses propres recherches, je me crispai en rougissant à la vue de sa légère inclinaison de remerciement. Je n'avais pas l'impression d'avoir mérité une telle preuve de respect, l'enquête que j'avais mené était simple, n'importe qui aurait aboutit aux mêmes conclusions!

Alors que sa Majesté restait pensive, je déglutis difficilement. À chaque fois que je me trouvais en sa présence directe, je ne pouvais m'empêcher de me sentir comme une pouliche, ça en devenait particulièrement énervant à force. Enfin, peut-être n'était-ce qu'une question d'habitude... Je l'espérai en tous cas du fond de mon cœur...

"Je pense qu’il l’emmène au Cimetière !"

Je tressaillis à son exclamation, reprenant brutalement contact avec la réalité. Suivant son raisonnement, je fus soulagée de constater que nos craintes étaient partagées, mais l'idée du Cimetière m'inquiétais. Non point que je fus superstitieuse, loin de là, mais j'avais le sentiment que nombre de malandrins avaient décidé de transformer ce lieu de mémoire en infâme terrier. Et cela m'agaçait au plus haut point, il faudra vraiment nettoyer sérieusement cette zone, cela en devenait particulièrement dangereux... Répondant brièvement à la remarque de Célestia, je lançai un simple:

"Si nous quittons la ville, je passerais rapidement chercher du matériel, puis je serais réellement prête."

Emboîtant son pas, je sentais une légère excitation me parcourir à l'idée de pénétrer l'Académie des mages. J'y étais déjà allée durant ma prime jeunesse, lorsque Mère espérait encore éveiller de la magie en moi, mais je n'y avais plus posé le sabot depuis. Le chemin fut naturellement assez court et nous nous arrêtâmes rapidement face au plus prestigieux lieu d'enseignement magique d'Equestria. Admirant l'architecture du bâtiment tandis que la Clerc touchait la porte, mon attention se reporta sur les lignes lumineuses qui coururent le long du bois quand elle activa sa corne. Je restai légèrement bouche bée face aux grands battants qui s'ouvrirent par eux-même, sous l'impulsion d'une magie qui me dépassait. J'avais beau tenter d'imaginer une magie fonctionnant comme de la technologie, l'image était tellement frappante que je n'arrivais guère à simplement imaginer un tel mécanisme.

Pénétrant machinalement dans l'entrée, quittant difficilement du regard les runes lumineuses qui ornaient le bois, je sentis soudain un frissonnement suivi d'une curieuse sensation m'envahir. C'était comme se trouver dans un sauna, avec un très léger sentiment d'étouffement, mais sans changement de température, c'était surtout inconfortable. Quand je sentis ma corne être parcourue de picotements, je devinai que l'origine de ce malaise était magique, et je levai la tête à la recherche de son origine. Voyant que son Altesse semblait bien plus touchée que moi par cette atmosphère, je fus soudainement prise d'inquiétude: était-ce agressif? Quelqu'un nous attaquait-il? Pourtant, la femelle ne semblait pas particulièrement inquiète, et elle reprit rapidement contenance pour faire face à un individu que je n'avais encore jamais vu.

"J’aurai dû te prévenir Zénith, mais je t’avoue que même moi je ne pensais pas qu’il serait ici."

Je fus d'autant plus surprise par ce marmonnement de l'alicorne. Visiblement, elle connaissait ce poney, et il - ou elle? - n'était pas anodin... Était-il à l'origine de cette aura pesante? Car c'était bien là la seule possibilité que je voyais, dans la mesure où cette ambiance me rappelait celle qui entourait Mère quand elle incantait de puissants sorts. Sauf que l'inconnu ne semblait pas en pleine invocation magique, fixant avec indifférence notre arrivée.

La Prêtresse du Soleil entama dès lors la conversation, m'apprenant que ce mage répondait au nom de Rage. De plus, le respect qui transparaissait au travers de ses paroles était presque aussi palpable de l'atmosphère qui s'alourdissait au fur et à mesure que la distance entre nous trois diminuait. Si le sentiment que je ressentais dépendait de ma sensibilité à la magie, je n'osais imaginer comment le recevait la grande Clerc. Quand cette dernière en vint à me présenter et que le Terrestre plongea son regard dans le mien, je sentis un second frisson me traverser à la vue de son regard émeraude. Légèrement désorientée, je réussis cependant à ne pas balbutier tandis que je m'inclinais:

"Moi de même..."

J'aurais volontiers rajouté un titre de noblesse, car s'il n'en possédait pas, cela me semblait tout comme, mais je n'arrivais toujours pas à définir précisément si je faisais face à un mâle ou une femelle. Mon attention fut cependant détourné de l'étrange individu par une cavalcade qui me fis lever la tête. Regardant avec surprise une tâche marron se jeter sur sa majesté, se lançant dans une étreinte affectueuse avec elle, j'entendis ensuite l'arrivée d'un nouveau venu, que je reconnus avant même qu'il ne me soit présenté. J'avais déjà eut l'occasion de croiser le Directeur, mais je n'avais jamais appris son nom.

D'un coup, je fus surprise par le choc soudain et le contact chaud de la pouliche beige contre moi. Baissant un regard déconcerté vers la dénommée Filly, je levai un sabot hésitant pour lui rendre son étreinte, ne sachant trop que faire. À vrai dire, faire face à une inconnue aussi... "tactile" était une expérience assez nouvelle pour moi, et je lançai un regard un peu gêné à ma dirigeante. J'étais certes flattée que ce soit une preuve de confiance de la part de l'apprentie, mais cela demeurait... incongru.

Mais l'adolescente me lâcha finalement quand la blanche prit la parole d'un ton plus sérieux, expliquant la cause de notre présence. Arcanum acquiesça silencieusement pour accepter la requête et je regardai l'alicorne solaire quitter les lieux avant de me tourner vers le directeur qui m'indiqua de le suivre. Marchant derrière lui, Filly gambadant à mes côtés, je ne pus m'empêcher de l'observer. Il semblait jeune, presque de mon âge, pourtant il émanait une grande sagesse de lui, une sagesse que je ne pourrais acquérir avant bien longtemps. Il devait être bien plus vieux que son aspect ne laissait présager, mais je ne voyais pas comment ce miracle était possible. Moi qui pensait être dotée d'une certaine culture dans le domaine de la magie, depuis l'instant où j'étais entrée, j'avais été confrontée plus d'une fois à mon ignorance totale du sujet. Et cela ne faisait qu'aiguiser ma curiosité...

Ralentissant pour se mettre à mon niveau tandis que nous empruntions un couloir, Arcanium remarqua d'un air tranquille:

"Vous êtes la fille de Leto, n'est-ce pas? J'ai été surpris que vous n'intégriez pas l'Académie alors que vous descendez des Summerwind."

Levant le visage vers lui, l'air un peu gênée, je lui répondis:

"En effet, il semble que je n'ai guère d'affinités avec la magie..."

M'observant durant un instant en silence, il reporta son attention devant lui, s'arrêtant devant une porte qu'il ouvrit en activant sa corne, disant sur le même ton:

"Vous disposez pourtant d'un certain potentiel, il ne correspond simplement pas à la magie conventionnelle."

"Mère m'a conseillé de me reporter sur la magie nécromancienne, et cela semble me convenir pour l'instant..." lâchai-je pensivement.

Un air amusé passa sur le visage du mâle alors qu'il pénétrait dans la pièce et il fit presque pour lui-même:

"Voila qui ressemble beaucoup à Leto, elle aime beaucoup les expériences. À voir où cela vous mènera-t-il...", puis prenant un ton plus élevé, il poursuivit à mon attention: "Voici la Bibliothèque de l'Académie, moins grande que celle du Palais mais certainement plus spécialisé pour tout ce qui concerne de prêt ou de loin les Arcanes et toute forme de pouvoir."

S'avançant jusqu'à une table de bois où s'entassaient des grimoires ouverts, le Mage indiqua à Filly de faire de la place, et cette dernière s’exécuta rapidement en faisant s'envoler les ouvrages, les reposant proprement aux pieds des grandes étagères qui courraient autour de la salle et en son milieu. La pièce était assez grande mais ne semblait pas s'étaler sur deux étages. Les étagères les plus hautes étaient clairement inaccessibles pour quiconque ne maîtrisait pas assez la magie, et une odeur ancienne régnait dans les lieux. Je me demandais un instant si je ne risquais pas de croiser ma mère, mais elle devait donner des cours à cette heure. Attirant mon attention, me regardant dans les yeux, la licorne commença à poser ses questions:

"Bien, son Altesse évoquait un rituel en rapport avec la jeune Grace, pourriez-vous m'en dire plus sur ce point?"

"Certainement!" fis-je, contente de pouvoir focaliser mon esprit sur quelque chose que je pensais comprendre. "Leony Grace a été enlevée il y a peu, et d'après les témoins, les ravisseurs se comportaient comme des prêtres. Cependant, nous n'avons aucune idée du culte qu'ils suivent, et nous ne pouvons que supposer qu'ils venaient du Cimetière. Nous savons que Leony avait un rapport particulier à la magie, de part son ascendance, et nous aimerions savoir quel genre de secte aurait-elle put intéresser..."

Mon regard resta quelques instants capturé par celui pensif d'Arcanium, avant qu'il ne détourne les yeux vers les étagères, visiblement en pleine réflexion. Quand il quitta finalement son mutisme, se fut pour s'adresser à son apprentie qui le regardait calmement:

"Filly, pourrais-tu m'apporter le bestiaire des non-morts et les deux grimoires relatant de la mythologie abyssale s'il te plait?" regardant la pouliche se lever et courir pour disparaître derrière une étagère, il se tourna vers moi pour m'expliquer, l'air toujours impassible: "Ce genre de mystiques ne font jamais rien au hasard, ils doivent vénérer une créature infernale ayant un très probable lien avec la nécromancie. Et pour prendre le risque d'enlever une personne connue, je ne serait pas surpris qu'ils comptent faire une importante invocation..." Un air soucieux traversa son visage. "Cependant, ce n'est pas mon sujet de prédilection et je n'ai pas tous les noms des Démons en tête."

Sur cette dernière phrase, la jeune Terrestre revint au galop, trois gros grimoires sur le dos qu'elle fit voler jusqu'à la table. Le directeur les ouvrit magiquement, commençant à parcourir du regard le sommaire du premier et tandis que je m'approchais pour lui venir en aide, il m'arrêta:

"Laissez-moi faire, ces ouvrages sont imprégnés de magie, il ne faut pas les manipuler sans précautions."

Je restais donc immobile, me balançant nerveusement d'une patte à l'autre, observant mon environnement. C'était incroyable, une ambiance vraiment particulière nous entourait, et j'imaginais qu'elle devait aider à l'étude... En tous cas c'était bien calme, les étudiants devaient tous être en cours. Je croisai le regard de la pouliche brune qui me sourit joyeusement, sourire que je lui rendis. Elle aussi était étrange, je me demandais si elle étais réellement muette ou s'il s'agissait juste d'un choix... Le bruit du Mage qui se redressait attira mon attention et je me tournais vers lui tandis qu'il observait les trois livres ouverts face à lui, tournant puis retournant parfois une page. Me regardant, il dit pensivement:

"Je pense avoir trouvé quelque chose: Orcus, le Seigneur du Sang. Un être particulièrement belliqueux ne souhaitant que répandre le chaos, et régnant sur une armée de morts-vivants. Il n'est pas le seul démon vénéré par les sectes de Nécromanciens ou d'autres, mais la magie de l'enfant Grace pourrait lui correspondre."

Se retournant vers les ouvrages, il pointa les différents symboles en expliquant:

"Deux affinités antithétiques chez un individus peuvent fournir deux choses: une absence totale de talent ou un potentiel particulièrement large, ce qui est son cas. De plus, une grande puissance magique coule dans ses veines... Un fanatique la verrait comme le sacrifice idéal pour un dieu de destruction. Et pour un rituel d'invocation, cela pourrait avoir des conséquences fâcheuses."

À ces mots, je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils et d'intervenir:

"Mais Sir, il ne s'agit que de superstitions, comment pourraient-ils invoquer quoi que ce soit par un sacrifice? C'est absurde..."

Le silence qui répondit à ma remarque fut presque aussi éloquent que l'explication qui suivit:

"La magie était elle-même une superstition pour beaucoup, et pourtant elle est là. Sachez jeune fille que les conséquences d'une foi aveugle peuvent largement dépasser votre imagination. Si une grande quantité de personnes croient sincèrement à l'existence d'un tel démon, et qu'elle génèrent suffisamment de puissance magique, alors ce démon existera. Et sachez que même s'ils ne cherchent pas à faire venir Orcus lui-même, il y a un large panel de Non-morts à craindre."

Cessant de faire peser son lourd regard sur moi, il poursuivit en refermant les ouvrages:

"De plus, il n'est pas même certain que les ennemis soient des Nécromanciens. La petite pourrait très bien servir à transformer la magie de Lumière en magie d'Ombre, permettant à un clerc d'accomplir ce sombre rituel."

Cette possibilité me semblait dépasser même le stade de l’aberrance, mais je préférais me taire, ne connaissant pas l'étendue de ma propre ignorance. Tandis que Filly se saisissait magiquement des grimoires et retournait les ranger, Arcanium s'adressa à moi avec un implacable sérieux:

"Dans tous les cas, il vous faudra faire très vite, ces individus, qui qu'ils puissent être, sont extrêmement dangereux. Il vous faut informer la Princesse incessamment sous peu. Allez-y maintenant."

Acquiesçant et saluant le Mage, je quittai la Bibliothèque et fit le chemin inverse jusqu'à la grande porte. Profitant du passage d'un professeur pour sortir, je me dépêchais d'aller en direction du manoir afin de récupérer un équipement un peu plus complet. Mon instinct me disait que la dirigeante allait vouloir y aller sans garde ou presque, et à présent que j'étais impliquée, hors de question de la laisser sans défense.



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