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 Welcome to the show ~ [pv Ame']

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Sonata Dusk
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MessageSujet: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Sam 3 Oct - 0:22




Trogne sans vergogne ~


C’est levée tôt matin que reparu le galopin. L’impérissable douceur aux lèvres, si niaise, si pimpante. Elle devait plaire. Si bien qu’elle soufflait mot, susurrant un chant envoûtant. Son pas élégant n’avait d’égale que cette grâce qui agace. La belle bleue admirait sa majesté, si édifiante, si succulente. Naguère encore, son ainée l’avait bien enseignée; tandis qu’une violacée l’aurait bien ennuyé. Voilà qu’au détour d’une fenêtre, d’où s’engouffrait l’aimable brise matinale, s’attroupaient quelques volatiles. De sinistres célestes disait-on, mais elle leur dédia grand sourire. Le vice évadé de sa belle bouche savait enchanter les plus farouches. Sonata s’aimait dont à dominer ses sujets, qu’elle éprouvait par la suite. Et s’adonnant au récital, l’azurée dénotait un grand mal. A ses abords flirtaient Nature et coulures. Mixture infâme héritée d’une nuit agitée. Mais une belle rosée lui perlait. La robe soyeuse de pisseuse, la sirène délaissait sa demeure, filant à l’océan.  Sans doute l’appel du large, résonnait-il à ses esgourdes champêtres. Mais elle abhorrait sa fragrance de pestilence.

Une brise agréable battait la plage de sable fin. Lande féérique où tout n’était qu’ordre et beauté,  calme et volupté. Les feuillages sifflaient en douceur, l’air marin caressait la belle horreur. Son galop labourait la terre, trahissant l’escapade. Hélas, seules ses albâtres comparses s’adonnaient à la chasse. La fétide enfant s’élançait à l’océan, l’accueillant bravement en parent aimant. L’odieux garnement piétinait alors quelques crustacés, dont le supplice elle n’entendait. Voilà qui la vengeait d’une morsure crabique, mais ils reviendraient  en cette même optique. Elle demeurait prisonnière d’une bêtise légendaire. Ses vieux os méritaient-il si grand fardeaux ? Sans doute, s’écrirait qui savait. Ses ignares l’adulaient, faisant d’un îlot l’adorable cachot. Ses geôlières la couvraient de corvées, elle en aurait presque préféré le fouet. Ainsi filait-elle pour ne plus s’en soucier. Soudain, elle gagnait l’onde. Fondant en un vacarme qui désarme, ses gens s’étaient congédiées. Le silence revint hanter le rivage. D’une sauvage évasion l’on songeait à l’union. La donzelle se mariait aux baffons.

Nul autre quelle n’adorait tant ce royaume, où sa grâce renaissait, où sa splendeur s’exaltait. De la fratrie elle demeurait l’arpente-marée. Elle n’avait d’yeux qu’à ces instants. Une relation fusionnelle, pure et éternelle, l’avait ici enchainée. La bleutée semblait une autre, majesté oubliée, déité conspuée. Hélas pour elle, le besoin d’oxygène éventrait cette frêle paix. Et la nymphe reparu, d’une élégance entachée, souillée d’un souffle en haleine. L’espace d’un fugace instant, l’azure créature s’empourprait. Et sa rage insondable maudissait un esprit du passé. D’une nature fabuleuse on l’avait dépouillé, à son monde on l’avait arraché. Sa belle bouche étranglait un sanglot, mais ses pleurs l’inondaient bien qu’elle sombre à nouveau. La donzelle trouvait refuge à la pénombre sous l’onde. Le temps passant son tourment s’apaisait. L’astre diurne s’élevait, sa lumière chatoyante l’embrasait. Des flots rouges elle s’évadait, bondissant avec grâce et volupté. Ignare, la donzelle n’avait dénoté qui l’admirait. Ce dernier y trouvait-là, une bien fortuite révélation. Sa muse voltigeait d’aventure.

Tandis qu’un bellâtre l’admirait, la bleutée le gagnait. De sa trogne malicieuse et charmeuse, elle ébranlait ce pauvre hère, vagabond du lagon venue l’épier en secret. Sa touchante maladresse sucitait le rire d’une diablesse. Et elle délaissait ce sinistre gredin, si peu enclin à converser. Mais alors qu’elle sélançait en une lande de sable fin, d’un trop enchanteur et séducteur, il traquait sa beauté. Telle une ombre, le voilà qui suivait cette malheureuse. Etait-il un bandit abusant sa crédulité, fort désireux de ravir un rubis ? Qui sait. Sonata fondait d’aventure à l’onde limpide et torride. Mais on vint l’ennuyer, la distraire. Le maraud empiétait sur ses terres. Mais il n’était seul, un groupuscule surgit du bosquet. Les voilà dont arrivés, ces si précieux invités. Les paquets des porteurs pouvaient intriguer, mais l’inconnu n’en fit rien. Le divin archet se laissait glisser, séduisant nombre gens, envoûtant jusqu’à l’océan. Sa mélopée maniait l’onde avec adresse. Ces vagues naissantes, aux courbes sensuelles, s’égaraient à l’orée d’une maitresse. Elle sourit la vilaine.

A vrai dire, l’iceberg ne daignait guère en dévoiler. Sa trinité de pics s’élevaient à en crever les cieux, même un squale aurait fait pâle figure. Si bien que frémirent bancs de poiscaille, et fuirent même les vagues en bataille. De l’écume voguait au gré des flots, si gracieux, si houleux. Que de bonté pour qui l’admirait, ce ballet d’une belle rosée, étincelant tel un ciel étoilé. Tandis qu’elle fusait au rivage endormi, une radiance d’écarlate souillait le monde. Et l’ondine surgit des eaux. De sa belle bouche s’évadait puissant souffle. Le sortilège tapis en sa voix mélodieuse, conquis un grand beige à l’allure studieuse. L’assemblée semblait chavirer, comme entrainée par cette fougueuse avancée, ou tout juste embrasée par de sacrés déhanchés. L’azure créature était possédée, passionnée. Sa voix d’or alliée à ces pas séduisants, firent sienne leurs faveurs. Et tandis qu’elle effleurait beaux mâles et groupies, un manant ruiner l’ambiance. Si bien qu’elle étranglait sa mélodie, n’étant plus qu’odieux murmure du méprit. Ses prunelles immondes le chassaient, il se navrait de pareille cruauté.

Le gredin s’éclipsait, l’ovation s’élevait. La belle retrouvait ses traits délicats, niais et enjoués. Une douceur édifiante se gravait à ses lèvres, on susurrait des louanges. Ces gaillards savaient dont son modeste renom. Une certaine missive les amenait. Le discours d’un ponte lui ravivait le souvenir de la veille, alors qu’une ainée mandait à ce qu’elle effectue cette corvée. Sa trogne adorable masquait sa sottise, elle n’avait saisit grand-chose de l’affaire et se laisserait guider. Hélas, sa robe d’un pâle ciel dégoulinait d’aventure. Si cela pouvait exciter, cela l’ennuyait. Elle avait grande envie d’en finir, de gambader, de s’empiffrer. Aussi quémandait-elle un linge blanc, avant de l’imbiber dans son entièreté. Puis elle se figeait à deux pas, en une pose agréable, alléchante. La sensuelle donzelle se vit éblouir, l’éclair de lumière se riait d’elle. Bien offusquer, il fallut l’amadouer afin qu’elle poursuive sa labeur. La suite était alors d’une banalité affligeante, où elle brillait de sa seule élégance. Une fois la séance achevée, midi s’annonçait. Ses entrailles soufflaient chant disgracieux, elle avait grand faim.

A ces cris de famine, sa figure s’enlaidit de nombre rictus. Là elle suscitait rires et railleries. Sa mine boudeuse en amusait plus d’un. Ceux-là l’enjouèrent à gagner un aimable tavernier. Mais elle lui préférait son compère plus modeste encore, tenant une charmante petite étale non loin. L’ensorcelé ordonna sa troupe de suivre la bleutée, qui fort ravie les enlevait. La balade envoûtait de plus belle, qui admirait la silhouette d’une demoiselle. Parvenenu au lieudit, le cortège fit halte. Les touristes avaient envahit ce lopin de terre. D’abord blasée, l’azurée laissait filer ses compagnons affamés, tandis qu’un détail retenait son esprit. Ses prunelles s’attardaient à l’étude d’un bel oiseau, énergumène à la robe sinistre, contrastant bien avec cette myriade arc-en-ciel de la foule et de la plage. Mais alors qu’elle caressait le souvenir d’une connaissance, un fieffé coquin vint lui voiler la vue. Il n’y avait qu’elle à ne guère suivre la cadence, à ne faire la queue. Mais elle épier un popotin. Là voilà gagnée par un joyeux larron, lui mandant l’objet de sa curieuse disposition.


« C’est pas Aria mais presque, je la connais je crois ... Hey, Ametriste ?! » Souffla-t-elle avec nonchalance, sans gêne alors qu’elle dépitait son compère, fuyant sans nul doute le regard d’une licorne. La braillarde gesticulait en vraie demeurée, comme enjouée à l’idée de touchantes retrouvailles. Mais elle pouvait seulement l’embarrasser, voire l’affliger.





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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Mar 3 Nov - 20:05








Vacances



L'horizon s'étendait à perte de vue sur une longue ligne, c'était impressionnant. Manquant de s'étaler grotesquement dans le sable fin, plus profond que la boue, la licorne ralentit le pas. C'était déroutant pour une forestière de voir la mer, de marcher sur une plage dorée, magnifique. Les yeux pétillants, elle avançait vers la plage aménagée non loin, des poneys s'y trouvaient déjà, ils nageaient, jouaient au ballon ou se prélassaient sur leur serviette. Mais vraiment, ça restait déroutant, de l'eau, puis plus rien après, ou très loin. Elle ne préférait pas s'imaginer dans un bateau à des kilomètres d'ici, coupée totalement du monde pendant longtemps, voir seul parfois, effrayant vraiment.
Baissant ses lunettes de soleil pour aviser un coin tranquille aux abord de la foule Amethyst accéléra un instant le pas avant de se rattraper en jurant et continuer en marchant sur des œufs, décidément le dépaysement était total..
C'était heureusement le but recherché en venant ici, se changer les idées au soleil, sous les tropiques loin de son nord tempéré. Enfin elle arrivait à son spot, la détente pouvait enfin commencer, ses vacances en même temps ! La serviette rapidement sortie de son sac de voyage et la lotion solaire étalée sur son poil noir, inadapté à ce milieu elle s'étala non sans grâce sur le tissu rouge pour observer les autres se lancer le ballon ou s'éclabousser. Tiens, elle irait peut être se baigner après, l'eau devait être bien chaude en plus vu la température, un régal en perspective. Laissant son regard passer des étalons aux croupes des juments présentes elle souriait gentiment à ces mâles qui pensaient ses regards pointés sur eux, à travers ses verres sombres comment pouvaient-ils savoir de toute façon ? Au moins elle pouvait en profiter tranquillement, se mordillant la lèvre part moment.
C'est un cri haut perché derrière elle qui la fit sortir brusquement de ses rêveries fantasques, manquant de lui faire tomber ses lunettes :

« - C’est pas Aria mais presque, je la connais je crois ... Hey, Ametriste ?! »  

Quoi ? Ametriste, Aria ? Elle connaissait ce nom, et cette voix.. Faisant passer ce nom dans sa tête tous les événements lui revinrent en mémoire, posant machinalement son sabot sur son pendentif elle tourna la tête. Sonata la chanteuse qui lui avait volé son collier ! Elle ne pouvait se tromper, un pelage électrique, une crinière maintenue dans une queue de cheval, le tout sur une terrestre qui gesticulait à son intention comme une possédée en souriant d'aise. Que faisait-elle ici ? Enfin, elle habitait ce royaume, donc ça expliquait sa présence, mais, maintenant ? Se levant péniblement la magicienne décida que c'était le moment pour aller boire un verre et, laissant ses affaires sur place, se dirigea vers le cabanon où se trouvait la bleutée.

« - Tiens, bonjour Sonata, en vacances aussi ? Tu t'es remise de notre première rencontre ? J'ai fais ce que j'ai pu pour te remettre sur pattes. Tu as l'air en forme en tout cas.. »

Le sourire au coin des lèvres elle commanda rapidement deux verres à un poney derrière le bar avant de jeter distraitement un œil aux alentours, des jeunes gens dans un coin, d'autres quittaient la place sans sembler comprendre comment ils étaient arrivés ici. Jetant un regard soupçonneux à la terrestre qui ne quittait pas son éternel sourire à qui on donnerait le bon Dieu sans concessions la jument alla s'installer face à elle, ponctua l'arrivée de sa commande et sirota son verre en attendant la réponse de son interlocutrice.


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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Sam 14 Nov - 17:47




Fortuites retrouvailles ~ ?


A la croisée des regards, la licorne au pelage d'ombrage semblait si désuète. Abasourdie, édifiée, comme épouvantée. La belle bleue n'en saisit grand chose. Elle n'en avait que faire à vrai dire. Sa victime de jadis craignait-elle d'être abusée d'aventure ? La sotte enfant l'aurait pu gagner et détrousser furtivement. Mais se gardait bien de l'ennuyer ainsi. Et il lui plairait fort de commettre nouveau forfait. La sirène n'admirait guère le trésor à l'encolure, mais bien plus des sinistres coulures. Sans doute ce paysage féérique embellissait-il Amethyst. Mais elle ne se voulait subjuguée. Son air légendaire de sotte rigolote lui seul était dédié. Cette trogne laissait sans vergogne planait le mystère. L'azurée n'avait dont rien d'une angélique. La splendide candide brassait l'air de manière machinale. Elle avait d'étrange ces automatismes, comme ce rictus n'allant enlaidir sa figure.

Mais elle était ainsi faite. Sonata conviait dont sa connaissance sans une once de malveillance. La noiraude s'avançait alors. La bleutée dénotait une étrangeté, la licorne délaissait ses paquets. Loin d'elle l'idée de lui rapporter, la barde se riait plus à la voir dépouillée. Elle fabulait, un fieffé coquin aurait tôt fait de s'en enticher, avant de détaler. Et elle avait grand envie de porter la balade, si adorable cavale.  Cette douce pensée l'émoustillait d'aventure. Et l'augure de pourriture captivait l'ordure. Hélas pour elle, nulle immondice ne s'abattait sous ses prunelles. Seule une donzelle s'entichait d'elle. Là elle pestait en sourdine. Ces fortuites retrouvailles la décevaient. Elle songeait alors à la présence d'une compagne effroyable, la grande Line. Cette haute figure de justice savait pétrifier assemblées comme bâtisses. Mais elle n'avait tout loisir de la débusquer, comme d'aller l'ennuyer. Elle lui préférait ici nouvelle compagnie. L'étrangère la gagnait enfin, ses dires l'amusaient.

Hélas elle s’évadait sans crier gare. Sans doute l’idée d’un larcin l’écorchait, songeait-elle. Mais elle se fourvoyer. La belle femelle s’en allait quérir un rustre illustre, le sieur des saveurs. L’admirable amiral avait d’étrange sa superbe, n’égalant qu’une habile verve. Ainsi séduisait-il les âmes esseulées. Il lui sembla échouer, le pauvre. Du reste, Sonata voyait la noiraude telle une scélérate, plus infâme qu’elle, si glaciale et peu sociale. Une plaie à la paix, se rit-elle. Elle avait ceci dit tout loisir d’admirer la donzelle,  un instant de zèle que de savourer ce plaisir. Ses prunelles n’osaient plus s’en détacher, la fixant diablement. La tendresse d’une diablesse. Mais elle se délectait de ses déhanchés. Certes la demoiselle s’avérait sensuelle. Hélas, la sirène convoitait tout autre saveur. Là elle bavait. Mais elle avait grand faim. Et nulle liqueur ne saurait l’apaiser. Ses pensées la tiraillaient, ses maux la dévoraient. Une infâme rosée s’évadait à ses lèvres. Le phénomène la rendait laide.

Une mixture d’abondance, fétide et incolore, ruisselait-là. Et le déluge s’en allait choir au bois vénérable, refuge au toucher délectable. L’azure créature s’y affalait, s’y étalait. Il flottait dans l’air une fragrance alléchante. Le phénomène la narguait. Mais elle avait grand faim, la bougresse. Si bien qu’elle enviait un gredin, cette ogresse. Et le délicat arôme des victuailles lui susurraient folie. Au détour d’un regard, l’azure sentinelle trouvait proie à sa mesure. Un misérable siégeait à une table voisine. Les fers immondes d’une solitude l’enchainaient en sa honte. Il en avait les prunelles évasives. Sans doute une promesse gustative le clouait en une bassesse guère admissible. A son sens, une donzelle l’avait dû inviter, mais jamais elle ne viendrait. Il lui incombait dont de gagner ce compagnon d’infortune, que trop moribond, afin d’enjouer la rancune. La sirène gagnait dont l’étalon. Là elle se déportait avec grâce et légèreté, elle exaltait alors grand beauté.

Cette balade de l’angoisse subjuguait le malade cocasse, elle l’apeurait et envoûtait.  Le voilà enivré, si bien qu’il chavirait. Sa gestuelle laissait rime une demoiselle.  Là elle refermait la mâchoire du traquenard. Là elle aiguisait à ses lèvres un sourire gargantuesque, si étiré et si grotesque, qu’il semblait d’orfèvre. L’instant demeurait si fugace, mais il pouvait ébranler l’assemblée. Elle n’avait que faire de la houle de la foule. Seul lui importait ses jolis mets. Si bien qu’un bellâtre venu s’entichait d’elle, déchantait alors. Le pauvre bougre lui découvrait cette figure de malveillance. Et la diablesse n’en démentit, elle redoublait les maux du malheureux. Ce dernier déguerpit sans pour autant pousser cri. Sans doute sa torpeur fut si grandiose, que sa belle bouche s’en trouvait étouffée. Là elle envoyait ses mâchoires à l’assaut d’un plateau, d’une célérité inouïe. Sa férocité et voracité n’avaient dont de limites. Elle revint enfin à sa compagne, la gagnant avec cet air si pimpant.


« Voili voilou, juste pour nous ~ » Soufflait-elle agréable, tandis qu’elle desservait sa dame et se bâfrait d’une manière guère vénérable.




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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Mer 2 Déc - 23:10








Nouvelle tournée de tacos



Une température estivale forte agréable baignait la terrasse devant la petite hutte pittoresque qui servait de bar pour les vacanciers. Toujours face à l’énigmatique terrestre elle sirotait lentement son verre, laissant ses deux trous mauves fondre sur la femelle. Cette dernière ne semblait d’ailleurs pas très à l’aise à sa manière de surveiller les alentours, quelque chose était à craindre ? D’un œil distrait elle se mit elle aussi à surveiller les lieux, personne ne semblait s’intéresser à elles ici, en tout cas pas pour des raisons négatives.

Enfin la bleue sembla trouver ce qu’elle espérait. Se levant le museau dressé elle le suivit sans un mot. La regardant en tirant distraitement sur sa paille un liquide frais, sucré et étrangement fort la sombre magicienne ne fut que moyennement surprise de la voir hypnotisée par un pégase, simple vacancier et victime de la jeune pouliche qui tenait devant lui un imposant plat de tacos. Se frappant le front du sabot Amethyst regardait son amie discuter voir chantonner avec le mâle, sans doute au sujet du plat pour subtiliser une ou deux pièces qu’elle engloutira sur le trajet qui la sépare de la table. De son point de vue elle observait la discussion agitée suivant la queue électrique et la croupe à qui elle appartenait d’un regard ennuyé, elle mettait du temps.. Quoique la fois où elle avait piqué son pendentif le temps avait dut être aussi long vu qu’elle pensait se rappeler d’une chanson. Son sabot était remonté contre la croix argentée en repensant à leur rencontre, pas un très bon souvenir mais cette fois elle serait plus vigilante. Et puis l’endroit ne se prêtait guère aux querelles : elle était en vacances, au soleil, et elle comptait profiter au maximum du beau temps et de la chaleur sans laisser quelconque connaissance, aussi jolie soit-elle l’empêcher de sourire, de toute façon elle souriait déjà constamment !

Un bruit sourd la sortie de ses rêveries. Sonata venait de déposer le… plat de tacos ?! Regardant vivement la table où était l’ancien propriétaire de cette nourriture elle ne put voir qu’une table vide. Repassant sur son verre il était aussi plein que quand elle l’avait laissé. Elle avait dut se perdre dans ses pensées, comme toujours.

« - Voili voilou, juste pour nous. »

De son éternel sourire la bleutée s’installait face à elle pour entamer son verre avant d’attraper l’objet de son addiction et de l’enfourner presque entier dans sa bouche, ma fois. A son tour elle enrobait un taco de sa magie avant de mordre dedans sans quitter son amie du regard, ils étaient bons, autant que ceux qu’elle avait pu manger à Arcadia. Toutefois elle préférait rester sur ses gardes, la dernière fois qu’elle avait eu l’occasion d’en manger elle avait dut lui courir après et elle ne voulait surtout pas avoir à le faire dans le sable.

« -Tu vas.. Mieux ? Lors de notre dernière rencontre je t’ai laissée assez mal en point.. Et ton amie n’est pas là ? Et, au juste, qui est cette Aria avec qui tu me compare? »

La discussion n’ayant jamais été son fort elle essayait quand même de lancer une conversation, moins pesante que des bruits constants de mastication. Et puis c’est vrai qu’elle se faisait du souci, avait-elle réussit ses soins ? Question idiote, elle n’était pas guérisseuse pour rien ! Elle s’inquiétait de toute façon pour tout le monde, surtout ceux qu’elle laisse dans un lit d’hopital, et puis l’absence de son amie était étrange, elles semblaient relativement proches pour pouvoir s’étonner de remarquer son absence sur cette plage.

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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Mer 16 Déc - 22:59




Ambiance de deviance ~


Tandis qu’on déposait mile victuailles, au détour d’un plateau bien garni, l’azure creature annonçait l’heure de festoyer. Là elle ne manquait pas de soulever l’occasion d’intimité avec sa compagne, il flottait dont un faux air de romance. Ce qui ne semblait pour lui déplaire, loin de là. A vrai dire, la bleutée n’en avait que faire. Et elle avait d’étrange d’invoquer l’agréable ambiance, sans pourtant y prêter attention. Sans doute une manœuvre naturelle, instinctive, qu’elle ne saisissait guère en l’instant. Car elle n’avait d’yeux que pour eux, ces mets délicieux de ses vœux. La noiraude émergeait alors, arrachée à ses songes par la virulence de l’acte, proféré par l’impudente. La sorcière ne lui semblait écœurée ou lasse, aussi l’enjouait-elle à se restaurer. La belle bleue se désirait bâfrer, en toute impunité. Et son méfait ne lui retournait préjudice. Ce bellâtre voisin n’oserait la gagner et ennuyer. Nul doute qu’elle l’avait brisé d’aventure. Mais elle demeurait cette horreur oubliée, inspirant la terreur à ces proies visitées et abusées. Elle admirait un brin sa comparse, délectée par ses mets.

Cette seule vision la ravissait. Ou n’était-ce que la joie immense de noter ces lèvres émoustillées à chaque bouchée ? Qui sait. La sirène s’aimait à voir ces gens savourer gaiement de succulents encas. La morfale souffrait dont du pêché de gourmandise, n’ayant d’égale que sa bêtise. Mais elle se plaisant tant en ces instants. Naguère encore elle partageait ce climat familial, bien trivial et convivial. Voilà le mystère de ses égards équivoques, à l’encontre d’une donzelle. La sirène reproduisait cette ambiance par sa seule radiance. Et elle espérait mais l’ignorait, que sa convive s’y prêterait pour l’éternité. Ou tout du moins un séjour longuet. Il lui incombait dont de la ravir sans la meurtrir, afin de lui demeurer; mais elle savait tout gâcher. Si sa compagne festoyait dignement, Sonata se voulait véridique ogresse, engloutissant au néant ces trésors culinaires. Elle avait le chic de sembler si distraite, qu’elle ne saisissait prestement les discours. Peut-être le lot de l’épanouissement ?

Là voilà qui failli aller embrasser la terre à trop gesticuler. Mais elle était si émoustillée, comme possédée. Sa délivrance lui ravissait la panse. Il lui arrivait alors de savourer ces bouchées, venant à lécher et récolter de menues miettes et perles d’une liqueur de pourpre. Tandis qu’elle s’y attelait, ses sabots s’élevaient, allant brandir son met. La carapace dorée aurait tôt fait d’être broyée par ses mâchoires, véritables rapace de lambeaux d’espoir. Elle jubilait, frémissait, s’extasiait. Du reste, sa dure labeur l’avait mise en âge, sa robe d’un pâle ciel ruisselait sans majesté. Ces perles de rosée scintillaient telle la voie lactée. Et sa fragrance n’était fétide, tout juste imprégnée d’un arôme chatoyant et alléchant; celui d’un parfum d’océan. Soudain elle acquiesçait, sans raison, sans crier gare. Puis elle se figeait, comme mortifiée. Prunelles grandies et écarquillées, d’une lueur d’intelligence non plus emplie. Elle cogitait ces dires, sans dénoter qui se glissait dans sa mire.


« C’est quoi une amie ? Et Aria c’est une sirène aussi, t’avais le même air blasé la dernière fois. Mais elle est pas drôle alors je la taquine pour la décoincer. »

Déclamait alors qu’elle s’animait d’aventure, prestement et avec une aisance édifiante. Voilà qu’une douceur se gravait à ses lèvres, un sourire gargantuesque. Nulle pourriture n’encrassait sa dentition. Certes son haleine ne sentait la rose, mais elle avait l’arôme du festin taquin, à l’image d’une demoiselle exotique. Aussi n’allait-elle vomir volées de flèches baveuses, pas plus qu’elle n’enfumait ce doux minois; sans doute en proie au désarroi. La noiraude avait beau déchanter, elle devait bien penser qu’on ne pouvait s’y acclimater. Et la créature azure s’en riait en sourdine, d’abuser sans vergogne des esprits épris d’elle. Et d’une patte élancée, la sirène s’emparait d’un verre jamais souillé. Afin de l’attirer à ses lèvres arides. Elle avait grand soif. Sa malice sirotait à la paille, tandis qu’elle rivait ses prunelles à la donzelle. Elle avait le regard séduisant, comme envoûtant, planté en toute impunité. Ce silence soulevait un vent de mystère. Elle savourait l’instant.

« Si je peux, je te confectionnerai mes tacos maisons. Aria les trouve passables mais Dagi les apprécie ! » Soufflait la bleutée enjouée.



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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Ven 8 Jan - 23:31








Lgrand plongeon




L
entement la tablée passait de repas à orgie : autant Amethyst se voulait de savourer chaque bouchée de ce met exquis, les Dieux devaient en manger, autant sa compagne d’en face elle n’en avait cure, avalant taco sur taco. Les appréciait-elle ? Peut-être, enfin sinon elle ne les mangerait pas ainsi elle qui semblait les adorer. Enfin, ce n’était pas son affaire tant qu’elle lui en laissait suffisamment..
« - C’est quoi une amie ? Et Aria c’est une sirène aussi, t’avais le même air blasé la dernière fois. Mais elle est pas drôle alors je la taquine pour la décoincer. »

Elle s’arrêta de manger net. Aria avait répondu ça sans même s’arrêter de manger, sans même s’arrêter pour réfléchir à sa réponse. Elle n’avait jamais rencontré de personne si franche, et en même temps si absurde et illogique. Elle arrivait à détruire tout ce qu’elle avait réussi à construire sur la logique et les discussions sociales chaque fois qu’elle répondait, décidément cette ponette était fascinante.

Elle arrivait à soulever pleins de questions en une seule réponse, d’abord elle annonçait, comme si tout le monde devrait le savoir, qu’elle et Aria était des sirènes.  Bien qu’elle n’ait que peu de connaissances dans ces créatures anciennes elle n’arrivait pas à comprendre comment c’était naturel d’annoncer qu’on en faisait partie.. Et cette façon de raconter des choses personnelles comme si c’était évidant. La magicienne se sentait même idiote de ne pas savoir ça alors que personne d’autre non plus ne devait le savoir.

« - Si je peux, je te confectionnerai mes tacos maisons. Aria les trouve passables mais Dagi les apprécie !

Et elle recommençait, décidément, cette terrestre restait une véritable énigme aux yeux  de la magicienne, pourtant avaleuse de connaissances à tour de patte. Elle tenta quand même de répondre après s’être presque étouffée sur un bout de pâte jaunâtre.

- Merci de ta proposition, je serais ravie de gouter tes tacos, j’espère qu’ils sont aussi bons voir meilleurs que ceux-là. Sinon une amie.. C’est, comment dire.. Quelqu’un à qui tu tiens beaucoup.. Mais euh, tu veux dire quoi par « une sirène » ? Je connais les sirènes comme on les raconte dans d’anciennes histoires mais disons que.. Elles ne semblent pas ressembler à un poney… Et puis, qui est Dagi ? »

Les lunettes posées sur sa corne la sorcière se contentait de manger. Son verre vide elle fit signe à un serveur d’apporter un autre cocktail : la conversation pouvait durer. Elle s’était donné comme objectif de comprendre cette écervelée à la voix angélique qui se prétendait sirène enchanteresse. Certes elle arrivait à capter son auditoire mais les bardes y arrivaient tout aussi bien, elle le savait, certains avaient été dans la même classe qu’elle à ses début en école de magie. Et pendant ce temps la concernée semblait la dévorer des yeux. C’était perturbant, d’habitude c’était plutôt elle qui faisait ça. Se sentant rougir malgré son pelage plus sombre que l’ébène elle tentait de se redonner une contenance en continuant de manger, seule chose de disponible sinon observer les autres personnes présentes sur ces lieux, action peu polie quand on est en plein milieu d’une conversation.

Un instant elle proposa à la bleutée d’aller se baigner, sans doutes ses yeux fixés sur elle accompagnés d’un peu d’alcool. Mais surtout pour vérifier une théorie : elle se prétendait sirène, mais même sans s’y connaitre elle les savait animaux se trouvant dans l’eau. La trouver ici collait bien mais Arcadia n’était pas à côté d’une quelconque étendue d’eau, étrange de la part d’une créature marine.

]« - Une baignade te tente ? »

Elle avait vraiment demandé ça ?! Par les esprits, elle-même qui était effrayée par cette grande étendue d’eau voilà qu’elle proposait de s’y jeter. L’ébriété ne devait pas y être pour grand-chose vu la teneur d’alcool que devaient contenir les cocktails. Elle était folle. Craquer sans raison sur une ponette qui lui faisait bêtement les yeux doux, sans même le savoir si ça se trouve, elle aurait pu se cogner le crâne si elle avait été seule. Quelle cruche, attrapant un nouveau met elle espérait que Sonata soit plus attirée par la nourriture que part une baignade.

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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Mer 3 Fév - 19:36




L'escapade sans parade ~


Dès lors qu'elle eu achevé sa tirade saugrenue mais au combien alléchante. Car outre sa franchise effarante, tenant plus de la sottise qu'une âme pieuse et vertueuse, l'azure créature savait intriguer par ses dires. Sans doute ses révélations qu'elle scandaient comme vérité abusaient-il son auditoire, plus ou moins amusé. Hélas il en ressortait si las d'ordinaire, comme éreinté de supporter cette plaie. Et la belle bleue s'avérait être une vraie pipelette, une fois lancée il semblait fort ardue de l'endiguer. Quoiqu'un délicieux met savait la dompter. Du reste, son public d'infortune avait coutume d'arborer les traits des âmes fascinées, comme la noiraude en ces heures passionnée. La voilà dont captivée, et diablement intriguée par l'énigme ici incarnée par la beauté d'un pâle ciel. La sirène avait d'étrange cette bêtise de naissance, véridique handicap lui jouant mile tour chaque jour. Mais elle demeurait un esprit si malingre, et bien capable de provoquer stupeurs et horreurs, qu'elle jetait le doute à ces gens.

Sonata était dont une entité fabuleuse. Une voix mélodieuse aux vocalises touchantes et saisissantes, malfaisantes ou apaisantes, envoûtantes et séduisantes. Son arme première, avec ses traits délicat au joli minois, savant endormir méfiance et défiance. L'angélique perdurait du fait de cette pitié inspirée. Et elle ne s’en plaignait guère, car jamais elle n’en saisissait la subtilité, douce ironie se jouant des deux parties. Alors elle se déclamait et laissait découler une verve insidieuse. Sa compagne ne lui semblait d’aventure fiévreuse, signe évidant d’un envoutement dont elle avait le secret. Mais elle savait patienter, afin d’abuser encore et toujours ses proies préférées. En l’état, la délurée se repaissait d’un sacré banquet. Elle avait beau s’empiffrer et savourer ses grandioses mets colorés, une dernière douceur s’insurgeait à ses oreilles. Les dires d’Amethyst l’amusaient tant. La bleutée lassait frémir son âme d’enfant, si vivace à l’instar d’une jubilation des plus fugace.

Là elle avait étiré ses traits clownesques, devenus burlesques. Sa trogne défigurée par l’allégresse témoignait ses airs comblés. On avait enjoué la démence de la voir mitonner quelques mets. Certes elle ne rivalisait encore avec ces bretteurs à spatules, ni ne pouvait se rire du brasier faisant dorer la pâte et rôtir l’assaisonnement; mais elle était fière d’y parvenir seule, sans aide. Un formidable exploit que de n’être chaperonnée. Il lui arrivait de gaffer ceci dit, comme de voir s’embraser des crins à l’arrière, ou encore carboniser soupers et déjeuners; au grand dam de ses ainées. Elle souriait dont, une douceur aux lèvres gravée, que trop exagérée. Puis elle déchantait. Les palabres de sa comparse ne faisaient sens en son esprit. Sans doute ces concepts étaient-ils trop abstraits à son sens. Il en résultait que sa figure s’enlaidissait d’aventure. Prunelles écarquillées, bouche-bée, corps figé. L’espace d’un fugace instant, la bleutée se statufiée. On lui connaissait cette nature d’hébétée.

A vrai dire elle cogitait diablement, à en faire bouillir sa cervelle. Ses pensées tentaient vainement d’élucider le mystère de l’amitié. Loin de s’étouffer en cette posture dramatique, la belle pétrifiée revenait finalement à elle. D’une célérité fabuleuse, édifiante même. Ces traits de sa personnalité ébranlaient souvent nombre gens, alors guère habitués à sa personne dérangée. Mais l’on s’y faisait. Au final elle n’avait rien saisi à l’éclairement de sa lanterne, l’amitié n’avait dont sa place en son esprit. Du reste elle s’était éveillée de la transe éprouvante, afin d’enseigner sa science simpliste à sa camarade. Certes elle s’y prenait avec une latence certaine, venant lui conter que jadis elle était née sirène, alors douée de traits majestueux. Elle ajoutait également qu’elle avait tout loisir d’arpenter terres et mers, car elle possédait l’incroyable faculté de vivre sous la surface. Mais un beau jour on l’avait défait, et par un sortilège odieux démise de ses pouvoirs. Elle pestait à l’égard du sorcier.

Si elle ne l’avait nommé, ce misérable, c’est bien qu’elle ignorait son illustre patronyme. Ce héros historique avait été son bourreau fatidique. Aujourd’hui encore, elle avait grand peur et haïssait les diableries de ces briseurs d’existences. Malgré les siècles écoulés, son cœur saignait encore. L’azure créature avait finit simple poney, comme en pouvait témoigner la noiraude possiblement troublée. Mais sa forme actuelle ne la révulsait, elle lui semblait fort charmante et attrayante. Bien qu’elle caressait le doux rêve de revenir à ses origines, de voir la calamité qu’elle incarnait ressurgir. Sa tirade infinisable tendait à s’achever, hélas elle rebondissait sur une interrogation qu’elle ne saurait oublier. Là elle déclamer la stricte vérité sur son ainée, Adagio Dazzle affabulée du mignonnet sobriquet Dagi, était la maitresse de la fratrie et trinité, la plus avisée et puissante sirène ponifiée. Elle se bâfrait d’ailleurs depuis toujours, donnant à voir un spectacle grotesque et sans manières.

Elle n’avait hélas de quoi griffonner le portrait de ces entités, épargnant ainsi un misérable gribouillage à la licorne. Mais alors qu’elle allait mandait qu’on lui apporte de quoi s’adonner à ses fantaisies, le tout en beuglant comme une demeurée, on l’interpelait. Sa licorne d’ombrage lui proposait de gagner l’onde, de s’y plonger. Ses doux dires la ravissaient, si bien que ses prunelles étoilées le signifiaient alors qu’elle acquiesçait, gestuelle frénétique agrémentée d’un rire niais. Soudain, sans crier gare, elle jetait sa gueule à l’assaut des derniers tacos, qu’elle gobait et dévorait sans vergogne. Avant de s’élancer à vive allure. Ses puissantes pattes enlevaient ce galopin avec une célérité prodigieuse, elle fusait telle une foudre en dégradés bleutés, soulevant un vent de folie et le sable d’une lande médusée. La vilaine filait sans accorder plus de crédit à sa compagnie, l’oubliant même quelques instants. Là elle fondait à l’onde limpide et paisible, où ses sabots commettaient houle, où sa puissante machine causait panique. Pour s’évanouir sous l’onde après le fracas intimant au silence, avant de resurgir avec majesté, les courbes dégoulinentes et sensuelles. Elle était belle.




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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Mer 2 Mar - 0:49








Alerte à Silverline



Ses questions resteraient sans doute sans réponse. La bleuette semblait léthargique, même le fumet du plat entre elles ne semblait la déranger. Les yeux perdus dans un quelconque vide pendant un moment, elle semblait réfléchir, examiner quelques pensées. Avait-elle été perturbée par les dires de la licorne ? Elle ne l’espérait pas, mordant dans un taco pour se donner une certaine contenance.

De l’activité ! Prise d’un sursaut elle s’était mise à sourire, enfin plus qu’habituellement. Quoiqu’il en soit elle devait avoir compris la dernière question, envoyant les autres à la trappe puisqu’elle quittait déjà la table sans même l’inviter à la suivre pour foncer non sans une certaine grâce vers la mer, faisant part de même fit du sol instable et sablonneux. Elle devait vraiment aimer ça pour pouvoir y aller si vite, il pouvait y avoir une part de vrai dans ses dire si on retirait l’idée ô combien saugrenue qu’elle pouvait être autre chose qu’un poney terrestre, une sirène par exemple..

D’un geste de tête Amethyst sauvegardait d’un air entendu leur table au barman avant de tenter si ce n’est gracieusement au moins sans tituber. Bien que l’air soit autant chaud à l’ombre qu’au soleil la chaleur que celui-ci venait procurer à son pelage sombre, peu adapté à cet environnement torride, elle pressa donc le pas vers la marée pour tenter de rattraper l’autre femelle. Cette dernière avait d’ailleurs déjà atteint l’eau à une vitesse éclair, un sourire dément fendant son museau si ce n’était de la joie. La mer l’avala aussi rapidement tandis que la licorne peinait à arriver au point de chutes des premières vagues, laissant une nouvelle série d’empreinte dans le sol meuble, se remplissant d’eau salée à chaque pas avant qu’elle ne se stoppe brutalement : la bleutée venait de resurgir à quelques mètre devant elle. Les courants ayant dû libérer son crin de son éternel chouchou ses cheveux volèrent un instant mais alourdis retombèrent sur le crâne de la barde. Un instant tétanisée la noiraude la regardait, se sentant rougir elle reprit sa marche en direction de Sonata, batifolant innocemment dans l’eau sans se rendre compte du nouveau charme qui venait de se dégager d’elle. Pourquoi par les esprits gardait-elle ce crin attaché ?!

Evitant de se faire remarquer la licorne fendit à son tour l’eau, beaucoup moins effrayante maintenant du coup, pour s’enfoncer profondément et remonter l’air de rien près de son amie. Elle n’avait pas sabot mais étrangement cela ne lui faisait plus peur malgré qu’elle soit une bien piètre nageuse, le vent doux chauffé par l’astre lumineux transformait ce lieu en oasis paisible avec c’est vaste et belle étendue dans laquelle elles nageaient. Le corps trempé de Sonata aidait sans doutes à apporter cette ambiance, retardant par la même le moment où la forestière remarquerait le fond sombre au-dessus duquel elle pataugeait maladroitement.

Il fallait que ça arrive. Un coup d’œil mal placé et toute la confiance en soi de la magicienne s’effrita tandis qu’elle tentait de retourner maladroitement vers le bord, éclaboussant les nageurs proches de grandes gifles aqueuses. Même sans chanter elle arrivait à l’ensorceler, maudissant ses sentiments et tandis qu’elle se calmait, ralentissant en même temps son cœur déjà fort demandé dans son sauvetage ridicule la licorne réussit tant bien que mal à rejoindre la rive. Cette fois son absence fut remarquée, sans doutes à cause du regard qu’elle n’avait pu s’empêcher de lancer à la jeunette, en tout cas elle lui faisait de grand signe de ses deux pattes avant, parfaitement droite dans l’eau, quelle nageuse.. Quoiqu’il en soit elle ne pouvait plus décemment revenir à sa rencontre vu la profondeur de l’eau, peut-être pouvait-elle lui donner cours : ses lacunes serait comblées et la présence de la jolie terrestre serait agréable, et en plus cette dernière devrait, sous ses airs niais, être heureuse de pouvoir partager de sa passion puisque c’est bien de ça qu’elle devait parler quand elle se comparait à une sirène.

Malgré la distance elle tenta de lancer, tout en nageant lentement dans sa direction, signe de bonne volonté :

« - Je crains ne savoir que mal nager Sonata. En plus l’eau semble fort profonde à ton niveau.. Comment fais-tu pour te déplacer si bien là-dedans ? »

La question était bien sûr dirigée, et d’une rhétorique à la subtilité à couper au couteau. Ça lui coutait de la fierté de jouer ainsi la naïve novice mais que ne ferait-elle pas pour savoir nager, en bonne compagnie qui plus est..

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MessageSujet: Re: Welcome to the show ~ [pv Ame']   Dim 3 Avr - 0:57




Invitation à l’éducation ~


A la faveur d'un instant de solitude infinie, l'azure créature savourait une quiétude dont elle n'avait guère l'habitude. A vrai dire, il lui arrivait d'ordinaire de s'évader en ces rêveries. Mais elle n'avait tout loisir de s'adonner bien longtemps au phénomène. Ce dernier l'enivrait, lui donnant plus de majesté. Certes elle n'admirait sa camarade, mais elle lui dévoilait une trogne si séduisante, si charmante. Son mutisme la donnait comme figée dans l'éternité, une véridique gravure de toute beauté. Et si la toile subjuguait sa compagne, la bleutée arborait d'autant plus un air étrange. Nul ne pouvait réfuter l'idée du parfum de mystère qui flottait à ses abords, emplissant les nasaux plus que l'air vivifiant de l'air marin. Ce joyau de l'océan daignait alors glisser ses prunelles de mauve à la noiraude. Le tout d'un air si jovial, plus que d'ordinaire. Elle avait d'étrange ces trais témoignant d'une grande maturité, une bouille comme maternelle. La belle fixait alors sa suivante la gagnant.

Sa maladresse lui évoquait celle dont elle-même faisait preuve dès lors qu'elle en oubliait les rudiments de cet art. Mais elle flottait bien, battant en douceur des sabots à l'onde chaleureuse. La sirène perdurait de concert avec le mouvement des vagues. Si bien qu'il s'en dégageait l'idée d'une union des plus harmonieuses. Il ne pouvait en être autrement au sein de son royaume qu'elle avait toujours côtoyé et arpenté. Elle avait du reste la robe épousant le tin marin, si bien qu'elle passait pour invisible en son sein. La sombre licorne l'aura bien dénoté, sa partie immergée se fondait dans le limpide océan. Il y avait de quoi déchanter. L'azure créature était si furtive et sa compagne si voyante. Cette douce ironie pouvait renforcer le malaise de cette donzelle. Celle-là même qui s'évadait, éhontée. Certes elle souillait la toile, mais à son sens elle n'était de trop. Bien des pouacres profanaient son domaine. La belle andouille n'en pensait rien, au contraire.

Si ces quadrupèdes terrestres pouvaient partager sa vision délirante, alors elle serait comblée. Car elle s'aimait à lire la félicité emplissant ces ignares au détour d'une éclaboussure, d'un plongeon vers les abysses, d'une malicieuse traque de la faune. Il lui plaisait fort de venter les richesses inouïes de ces étendues sauvages. Même un banal coquillage, débusqué loin des plages, l'emplissait de joie. L'archipel lui ravivait la douceur du foyer d'antan, ses origines, ce rocher égaré loin du continent. Ainsi, lorsqu'elle voyait faire la fuyarde, elle ne pouvait s'empêcher d'être un brin dépitée. Quelle indicible torpeur rongeait-elle cette donzelle ? Sans doute un sourire de coquin l’avait vu déchanter. Une douce ironie ne venait la chatouiller, celle d’une robe funèbre fuyant les ténèbres des tréfonds. L’azure créature demeurait seule au large, flottant paisiblement, comme unie à l’océan. Voilà que des prunelles violacées admiraient l’avancée nouvelle. Cette touchante maladresse l’amusait.

Et quelle sinistre espérance l’enchainaient ses compères au rivage ? La belle ordure n’avait perpétré grand forfait. Elle n’y avait même songé. Quoiqu’il lui trottait encore une malice. A laquelle elle s’adonnait du reste. Là elle filait prestement sous l’onde, d’un plongeon gracile au sourire des plus vils. La sirène voguait avec aisance, fondant bien furtive à une bien belle engeance. La noiraude n’avait nulle échappatoire, pas un espoir de dérobade; et sans doute le cœur battant la chamade sous la surprise. L’ondine l’avait gagné avec vélocité. Si bien qu’elle surgissait à ses abords, venant à l’effleurer sans vergogne. Il n’y avait guère plus à déplorer qu’une éclaboussure. Des perles de rosée tiède lui dégoulinaient de toute part, sa robe scintillait, sa beauté se voulait décuplée. La sensuelle donzelle exaltait-là une trogne délectable, adorable; digne d’angélisme. Celle-là même qui naguère avait su envoûter sa victime, qu’elle avait sitôt dépouillée avant de détaler.

Nul doute que la licorne avait tôt fait de chasser ces funestes pensées, quoiqu’un malaise pouvait bien l’ébranler. Hélas l’azure créature n’irait la secourir, elle se rirait à la voir dépérir. Il lui incombait seule de perdurer et de ne sombrer. En l’instant elle demeurait ancrée en ce regard, qu’elle fixait bien figée. Et qu’admirait-elle au juste ? Soudain elle enjouait le forfait. De sa belle bouche s’évadait des vocalises insidieuses. S’en allant infester le cœur d’une malheureuse. Fort heureusement la sirène ne lui crachait le moindre sortilège, quoiqu’elle savait séduire d’un regard, d’un égard. Du reste, sa mélodieuse avancée n’envisageait guère plus d’amuser sa comparse. La bleutée désirait fort apaiser sa proie de sa voix balayant toute noirceur dans les cœurs. La mélopée s’emparait des esprits, faisant d’une masse imbécile son auditoire. Là elle redoublait l’attrait qu’elle espérait susciter. Faisant d’une sensuelle escapade, une parade invitant la donzelle.

On ne la savait guère douée de créativité. Mais elle déclamait en des mots simples, et d’un ton aussi entrainant que ludique, sa méthode des plus basique. La jument joviale à la robe d’un pâle ciel filait au rivage, là où ne s’échouait plus que l’écume soulevée par les vagues. Ainsi que celles de ces gueules de mâles envoûtés. Et qui les blâmerait de trop saliver à la vue d’une telle beauté ? Son royaume la magnifiait, la sublimait. Elle n’avait du reste manqué d’attiser le désir de la suivre, d’une suivante audacieuse prodiguant caresse à la noiraude. Les crins d’une vilaine queue s’osaient à lui lécher la joue, tandis qu’elle lui effleurait le flanc. Ainsi voguait-elle sans encombre, tandis qu’elle faisait de l’ombre à d’autres belles enfants. Quelques malices attendaient la malheureuse, au détour d’un subtil plongeon elle avait tout loisir d’exalter la grâce et l’élégance de ces figures subjuguant l’assemblée. A vrai dire, elle était là plus douée que ses congénères.


« Alors, tu vois bien que je suis une Sirène ?! » Soufflait-elle enfin de son grand air ahuri. Le calme revint après qu’elle ait achevé son chant Quoiqu’une ovation l’émoustillait d’aventure, elle jubilait et saluait la foule comme une demeurée.




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