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 Le calvaire d'une Forgeuse [Solo]

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Zenith Dawnblade
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MessageSujet: Le calvaire d'une Forgeuse [Solo]   Mer 25 Nov - 14:24

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Le calvaire d'une Forgeuse


Aube d'un nouveau jour

Je me trouvais... agacée. Non désespérée, inquiète, rageuse ou je ne sais encore. Non, contre toute attente, je me trouvais juste... agacée. Mon regard balayait la semi-ruine qui me faisait face, encadrée par deux puissants zombies que je serais incapable de vaincre sans dommages. Et dans la mesure où j'avais la conscience aiguë de me trouver en plein territoire ennemi, une Solariste dans le Dark Pledge, au lendemain de la défaite que j'avais participé à leur infliger... Nous pourrions dire que la fuite serait complexe. Mais je ne m'inquiétais guère d'un éventuel retour au foyer, loin de là. Et ce fait comme mon agacement actuel avaient exactement la même origine.

Pour conter les choses clairement, il fallait remonter quelques jours dans le passé, durant le Raid de Detrot. À sa fin pour être parfaitement précise. Je fus échangée avec la paix dans la cité pauvre contre la Princesse Shade et la domination solariste de Bisks. Ce fut volontaire et aujourd'hui encore, j'avais conscience que ce marché allait parfaitement à l'avantage de son Altesse Solaire. Ce qui était naturel, dans la mesure où nous remportions plutôt haut la main cette bataille. Mais passons, il ne s'agit que d'un détail de contexte dans l'enchaînement d’événements qui me menèrent à cette satané ruine, à l'écart de la banlieue des Bad Lands.

Je fut enlevée par Reverse Song, donc. Retenue captive par un cocon d'ossements, et affaiblie par un sort que la Nécromancienne s'offrit le luxe d'ajouter à mon calvaire. Dans les faits, je perdis conscience et ce fut apparemment le lendemain que je m'éveillai de nouveau. "Apparemment", car j'avais pour seule garantie la parole de cette licorne. Qui croirait instinctivement une Pledgienne? Enfin, j'ai beau chercher, je ne vois guère d'intérêt pour elle de me mentir, d'autant plus que maintenir son sort plus longtemps aurait fort vraisemblablement demandé une importante quantité d'énergie de sa part.

Ce fameux réveil, ce fut hier. Ce fut hier aussi que je fis la connaissance d'Horazon, le nouvel esclave de cette mendiante. Malgré tout le dégoût que j'éprouvais pour son statut de non-mort, je ne pouvais qu'être touchée par son destin post-mortem de loyal solariste condamné à l'asservissement. Il semblait reconnaître le célèbre nom de notre Famille et son respect pour notre Impératrice paraissait sincère. Mais je ne me leurrais point. Pour avoir lu des ouvrages, pour avoir ne serait-ce qu'un peu fréquenté son invocatrice, je ne me leurrais point. Son libre-arbitre n'était que façade. Il restait marionnette dans l'âme, et cela me chagrinait parfois de le voir sourire comme un vivant. Enfin, que pouvait-on faire face à l'acte abject et païen qu'est la résurrection nécromancienne? Rien, pour l'instant du moins.

Car pour l'instant, je me trouvais toujours face à cette ruine, cette maison décharnée. Au delà de toute pensée sur la cohérence et l'utilisation de la Nécromancie, j'aurais pu croire quiconque prétendait que la jument d'ébène avait extrait le bâtiment du sol, entre deux zombies. Un déchet. Un déchet de la taille d'une maison. Pour qui me prenait cette péonne? Une architecte de génie? Une faiseuse de miracle? Pire encore, une maçonne!

"Fais-moi un miracle, répare-moi cette ruine, je vais la vendre pour me faire de l'argent sur ton dos avant de te renvoyer chez toi avec ce qui te reste d’ego. Et pour te surveiller, je te laisse cette immondice puante auguste et mon chien à armure de Paladin. Et pendant que tu bosses, moi, je vais aux pu-"

Calme-toi Zenith, tu commences à t'énerver, tes pensées deviennent vulgaires. Inspiration, expiration.  Un tic d'énervement parcourait ma patte arrière valide, tandis que mon regard survolait une énième fois la structure branlante. Horazon avait apporté une certaine quantité de matériel, des briques, des tuiles (probablement volées je ne savais où), et du matériel de construction. Il disposait aussi d'une scie pour débiter les arbres à proximité. Pour ma part, cette coureuse de rempart à l'écharpe poussiéreuse m'avais laissé ma boîte à outils de Forgeuse à contrecœur, ne désirant pas me fournir la moindre arme. Il fallait vraiment être un néophyte au comble de la stupidité pour penser qu'une poignée de tournevis, quelques clés, un marteau et quelques accessoires allaient changer la donne. Après tout, ce n'était pas comme si je disposais d'une scie à bois à proximité, hum?

Quand bien même avais-je réellement souhaité m'armer, j'aurais trouvé un moyen. Un Forgeur de talent est parfaitement apte à s’adapter au matériel fourni, aussi succinct soit-il.

Mais je n'étais point suicidaire, un coup d’œil à la carrure des deux zombies qui me surveillaient ne me garantissait guère le meilleur des ratio gain-risque. Et il fallait mieux m'atteler rapidement à cette dégradante tâche pour en finir dans les plus bref délais. Je n'étais pas architecte et si j'avais une certaine connaissance dans tout ce qui concernait répartition des forces et résistance des matériaux, je ne pouvais que discerner la complexité de la tache. Enfin, si elle voulait vendre ce taudis rénové, ce n'était guère comme si elle tenait à ce qu'il tienne sur le long terme. De l'improvisation de ma part suffirait amplement à bricoler quelque chose de potable. D'autant plus que Mère m'enjoignait toujours à profiter de chaque nouvelle expérience.

Horazon ne semblait pas en mesure de juger le comportement de qui que ce soit, l'autre zombie paraissait relever le défi de surpasser la stupidité du premier et cette licorne n'était pas même présente pour cracher son venin. Ma fierté ne serais pas trop douloureusement touchée. J'avais d'abord songé à donner des indications aux deux aberrations du cycle de la vie, mais il me faudra bien participer pour les travaux plus délicats. Je pensais aussi profiter de l'occasion pour remettre ma patte dans une situation physique convenable. Faire un exercice musculaire pratique, et plus efficace qu'un entraînement en manoir ou qu'une importante commande à la forge, cela ne pouvait me faire que du bien.

D'après mes prévisions, pour construire une petite maison telle que celle-ci, avec un unique rez-de-chaussée et une surface habitable de moins d'une centaine de mètres carrés, une bonne semaine devrait suffire. Il ne me restait qu'à m'atteler à la tâche. Les conditions de vie dans la cabane bricolée à la va-vite entre des arbres proches n'étaient pas les meilleures, mais une fille de militaire n'allait point se plaindre pour de telles futilités, n'était-il point?

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MessageSujet: Re: Le calvaire d'une Forgeuse [Solo]   Sam 28 Nov - 15:10


Le calvaire d'une Forgeuse


Fondations

Le premier jour ne fut point le plus ardu, loin de là. J'avais purement et simplement confié à Horazon la directive d'abattre quelques chênes au tronc bien droit et suffisamment large pour y tailler poutres et autres nécessités structurelles. Et très honnêtement, considérant l'état moyen de la végétation environnante, il risquait d'avoir du mal à trouver la cible idéale, mais bon. Ce n'était point comme s'il risquait de ressentir de la fatigue. L'autre zombie, lui, restait à mes côtés afin de me gratifier de son fumet tristement mémorable. J'avais bien tenté de lui faire creuser les fondations de son côté, mais il rechignait à me quitter du regard. Et tant que je demeurais dans la cabane, il ne risquait pas de s'éloigner bien loin.

Je passai donc la mâtinée en son ennuyeuse compagnie, survolant les différents plans et listant le matériel dont j'aurais besoin et vers midi, je me décidai à visiter la ruine de plus près afin de déterminer ce qui pourrait ou non resservir dans la structure. Le toit avait depuis longtemps disparu et la plupart des murs étaient totalement effondrés, tandis que le bois ayant servi à la construction était profondément altéré par le temps et les intempéries. J'indiquai à mon envahissant garde-du corps d'extraire les anciennes poutres hors du sol pour dégager les tranchés de fondation et à part quelques une méritant bien un coup de pelle supplémentaire, elles paraissaient correctes.

Cela m'ennuyait d'exploiter ainsi ce mort-vivant. Non par bonté pour sa personne, bien loin de là, mais plutôt car j'avais la désagréable sensation qu'en agissant ainsi, je cautionnais cette pratique de la Nécromancie. Pratique que j'abhorre tant que je m'étais moins même jurée de ne jamais en user. Seulement, dans les conditions actuelles... Il fallait bien se rendre compte qu'ils étaient déjà là, et que les exploiter de la sorte revenait au plus simple pragmatisme de ma part. Et puis, il était en quelques sortes dans mes gènes de donner des directives, et les voir appliquées à la lettre était tout de même plutôt satisfaisant...

Dans tous les cas, après un rapide déjeuner composé de pain de la veille et de deux pommes, je passai l'intégralité de mon après-midi à prendre des mesures de surface et à faire des calculs tout en ordonnant à l'invocation de déblayer ici et là. Tandis que nous devions approcher de cinq heures, Horazon commença à revenir, faisant plusieurs aller-retours et tirant des troncs entiers. La force que pouvait fournir un zombie était tout de même remarquable...

Quand le soir tomba, la ruine était plus ou moins "nettoyée", si l'on puit dire, les troncs étaient gravés selon leur utilité et je veillai sous le regard attentif du purulent pour compléter les ultimes calculs. Ces derniers étaient assez sommaires afin de ne pas m'éterniser. Cette construction avait pour but de ressembler à une maison et de résister à quelques intempéries, non de tenir sur le long terme. Au bout de quelques mois, certaines poutres craqueront voir céderons... Je devais cependant noter que le Dark Pledge était une région plutôt chaude en raison de ces volcans, et cela avait le don de limiter les altérations dues aux changements de température de grande amplitude. Le faux Paladin, pour sa part, avait pour consigner de scier les troncs selon un certain format afin de préparer la structure. Il avait même droit à une lanterne afin d'observer ses gestes.

Pour ma part, n'ayant toujours pas de nature défiant les besoins de la vie, je me couchai finalement en me rendant compte que je faisais des erreurs dans des calculs triviaux, et m'endormis tandis que la lune diffusait sa clarté haut dans le ciel.

~~~~~~~~~~

Je m'éveillai le lendemain matin avec l'astre de Célestia. Je n'étais guère de nature pieuse et j'étais bien loin d'adresser des prières à ma dirigeante, mais je ne pus m'empêcher de fermer mes paupières, laissant mon visage être doucement réchauffé par le Soleil tandis que mes pensés vagabondaient du côté de ma patrie.

Comment allait Steam? Elle avait dû s'en sortir, elle était amplement aussi solide que moi. D'autant plus que son rôle avait été de déterminer la position de la Princesse Pledgienne et cette dernière ayant bel et bien été capturée, elle l'avait donc menée à bien... J'espérais qu'elle n'eut point dû faire face à de trop coriaces adversaires. Et Princesse Célestia, ô glorieuse alicorne... Puissiez-vous être toujours aussi grande, peu importe les épreuves qui se dressent face à vous! Que ne donnerais-je pour pouvoir être à vos côtés en ces instants... Et Apollon, je me demandais s'il s'inquiétait... sans doute, il me faudra assurément passer à Canterlot à mon retour.

Mais je secouai doucement la tête pour remettre mes idées en place. Je ne pouvais divaguer davantage, je ne devais perdre plus de temps. Ordonnant à l'ancien Solariste d'aller récolter des baies pour renflouer ma réserve de nourriture, je demandai à l'autre de planter les troncs sciés pendant la nuits aux différents emplacements nécessaires. Pendant ce temps, je m'affairais moi-même à la tâche de sculpter des chevilles et des semblants de vis afin de préparer les jointures des différents éléments. Cela ne prit guère de temps et commençant à me lasser fermement de la présence du zombie auguste, ce fut à lui que j'ordonnai de rapporter d'avantages de troncs d'arbres, ayant remarqué que la récolte de la veille n'allait point suffire. Entre-temps, le second était rentré et sous mes directives, il entama la construction des murs porteurs.

Usant de ma magie pour ne point salir mes sabots plus que nécessaire, je restais à proximité tandis que je travaillais à la fabrication du mortier. Ce dernier avait deux éléments essentiels: du sable et de la chaux. Le premier était présent en abondante quantité au pied d'une montagne proche, mais je devais aller troquer le second à proximité, pouvant difficilement en créer sans véritable four. Il m'arrivait d'en fabriquer à la forge, cette matière ayant des propriétés utiles dans le traitement de minéraux, mais ici... D'autant plus que sans argent sous le sabot, je devais payer par mes services, réparant telle ou telle machine dans les meilleurs des cas, ou coupant les haies du jardins quand la chance me tournait le dos. Fort heureusement, personne ne me connaissait et si ma fierté en prenait un coup, elle demeurait malgré tout entière.

Vers midi, la première rangée de briques de pierre était posée et en milieu d'après-midi, la construction du mur accéléra avec le retour de l'invocation putride et de son nouveau chargement de bois. Le seul instant mémorable fut l'arrivée d'un couple de voleurs qui tentèrent de me piller, les deux zombies étant affairés derrière un muret de pierre. "Tentèrent" car évidemment, l'affaire fut rapidement réglé par quelques flèches d'ombre, alors même que mes surveillants se rendaient compte de la distraction. Même si mes sorts ne brillaient guère par leur précision pour l'instant, ils n'en demeuraient pas moins efficaces et ces deux racailles m'offrirent un défouloir bienvenu, en plus de légères bourses dont je me saisis. Je n'étais guère de nature cleptomane, mais je ne voyais pas le moindre problème dans le fait de punir des pillards de la sorte. D'autant plus que ceux-ci ne dépendant point de la juridiction de ma nation, je ne me sentais aucunement obligée de remettre l'or aux éventuels propriétaires. Je profiterais plus tard de ce revenu soudain pour acheter un repas un peu plus acceptable...

Enfin, cette journée fut plus physique que la veille, mais non moins inintéressante. Nous travaillâmes jusqu'au soir, les murs porteurs étaient à moitié achevés voir plus et l'un des zombies scia les dernières poutres, tandis que je mettais en oeuvre mon équilibre précaire pour préparer les jointures des poutres, marchant sur ces dernières. Je n'avais à vrai dire qu'une seule hâte en cet instant: sombrer dans le sommeil.



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