Avatar : 200*400 max

Partagez | 
 

 [Quête] Crash en haute montagne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Karl Tirecorde
avatar
Eternal Chaos

Messages : 495
Age : 21

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 28
Expérience:
277/360  (277/360)

MessageSujet: [Quête] Crash en haute montagne   Mer 20 Jan - 18:43



Entrée en matière



Imaginez un vieux conduit moussu et humide où les canalisations regroupant les cascades et les fontaines de la ville convergent vers celui-ci pour redonner au fluide sa liberté que la cité lui a pris. L’enchevêtrement de pierres taillées est aussi âgé que la rénovation de la capitale il y a de cela des centaines d’années. L’administration aussi efficace qu’un coucou à vapeur des ateliers d’horlogers de Gallophrey avait conservé la totalité des cadastres et des plans de la cité depuis la création du service. Si bien que l’en comparant les divers croquis soigneusement datés il était possible de retracer l’entière évolution des murs et des rues avec détail, le trait et la précision des auteurs étaient dignes du travail d’un orfèvre. Chaque année une nouvelle carte était établie, les colonnes d’étagère des archives chaotiques croulaient sous le poids des rouleaux de papier jaunis par le temps et l’encre.

À la lumière d’une lanterne et à pas de chat, le terrestre gris à la crinière brunie et sombre, au regard méfiant et au flegme olympique avançait dans la pénombre humide et poisseuse du conduit. Depuis qu’il était entré dans le potager de conseillers discordiens, il n’avait cessé d’assister au combien ennuyeuse et longuettes réunions dont les thèmes  parfois douteux et hors sujet étaient traité par le panier de légumes dont la préoccupation première était de connaître l’épaisseur du coussin sur lequel ils étaient assis. Voilà l’une des absurdités de la nation chaotique, une administration évoluée avec à la tête un gouvernement de branquignols, du moins c’est l’idée que ce fait le chevalier gris dans sa caboche mitée de ruminations et de non-sens. D’ailleurs, connaissez-vous la raison de cette exploration incertaine ?


À la résidence du Poltron Greffier est logé les différentes hautes personnalités gouvernementales tel que les ministres et proches conseillers de l’illustre maître du chaos j’ai nommé Discord parce que Coin de table cela fait rudement moins bien. Le chevalier solitaire logeait dans les derniers étages à la suite de négociation appuyé par la présence intimidante de Pupuce l’allié félidé et menaçant du mâle. En effet celui-ci ne voulait être au calme et loin de ses bruyants voisins amateurs de burinage de plancher à coups de sabots sur une jig ou une polka. Sous les toits, seuls les oiseaux et quelques personnages hauts perchés habillés de blanc et à la furtivité comparable à celle d’un hippie dans un festival de métal sont une possible source de tapages. Autrement dit le déplaisant personnage s’était trouvé un refuge.

Ce jour-là il avait délaissé son compagnon pour une activité de routine. Mais alors qu’il passait entre les étals multicolores des marchands aboyant à la figure des passants, un bref toucher entre les côtes l’arracha de son objectif. D’une réaction brusque de paranoïaque, il tâta expressément l’emplacement de sa sacoche où il refermait quelques deniers dans une bourse bien ficelée, or elle n’était plus là. Comble du méfait, l’énergumène croisa le regard ahuri du maraud prit sur le fait. Nul besoin de mots, les yeux étaient plus bavards que la langue du personnage, il ne leur manquait que la parole pour entendre la surprise provoquée par cet échec suivi d’une conséquence non désirée. C’était une jument aux yeux d’émeraude et à la crinière de blé enveloppé dans une capuche noire ne coton. Elle était à demi accroupi, sa chemise blanche un peu sale remontait jusqu’à ses coude et le bas de sa cape portait de nombreuse trace de terre. La voleuse portait la bourse dérobée entre ses dents lui donnant un petit air naïf, d’autant que ses paupières étaient grandes ouvertes. La jeunette ne s’attendait vraiment pas ce que cela tourne mal.

Avant même que le terrestre ne puisse dire quelque chose l’encapuchonnée s’était enfuit entre les badauds provoquant agitation et soubresauts. Bien à l’idée que sa bourse n’avait rien à faire entre les pattes d’autrui, le mâle de cendre s’élança à sa poursuite traçant une ligne dans le marché et séparant la mer de monde en deux. Le moïse de chaos savait très bien qu’il aurait du mal à ne pas perdre la trace de la maraude, mais l’or fait partie des rares choses qui puissent le faire accomplir des actions désespérées. Heureusement la gamine semblait manquer d’expérience car plutôt que de se camoufler et d’user de furtivité, elle continua à braver les flots de créatures. Sa route petit à petit s’éloigna de la masse grouillante pour s’enfiler dans de plus sombres ruelles et alors que la coquine passait au coin d’une maison, le guerrier serrant au mieux la distance frôla une ombre et abattit contre le pavage saisi d’une vive douleur au ventre.

Masqué derrière un pan de mur,  un second malandrin plus grand, plus fort, lui aussi encapuchonné mais de bleue cette fois-ci. De la  toile dépassait le bec d’un griffon, le terrestre tordu en deux par l’uppercut reçu dans l’abdomen n’y voyait qu’une invitation à un duel. Le fumier emplumé redressa son bâton et assena un nouvel heurt au corps paralysé de sa mire. Le choc n’en fut pas moins violent et brisa une côte tout en arrachant une douloureuse vocalise du baryton prit pour cible. Le larron impassible devant la souffrance qu’il donnait en spectacle s’offrit le luxe d’un troisième refrain de souffrant. La baguette du chef Dolor rencontra alors l’archet sont le seul crin aiguisé mit fin à cette pénible mélopée. Par un accent la cadence débuta et le terrestre guerrier son solo entama. Les instruments de souffrances étaient bloqués l’un contre l’autre sans que l’un ou l’autre n’arrivent à prendre l’avantage. Karl exacerbant sa rage par le regard droit dans celui du griffon força sa garde à rencontrer le bois libérant son sabot de l’appui du second qui vint empoigner le bâton et le plaqua contre la pierre. La griffe coincée s’était au griffon de chanter, l’acier s’abattit dans sa figure avant d’être plaqué contre le mur.

La gueule saignante, l’horripilant oiseau dévisageait l’opprimé rebelle. Son arcade ouverte laissait échappé un trait carmin, les gouttes d’hémoglobine parlait sur son bec à mesure que le sang s’écoulait sur son duvet de crème. La lame de l’épée bâtarde sous la gorge et les griffes écrasés entre le bois et la pierre. Le souffle lourds, le terrestre cendré parla en premier, une fine vapeur s’échappait de ses naseaux et de sa gueule tant le temps était frisquet.

« Tu as une chance et une seule de ne pas finir avec la gorge tranchée. Qui es-tu et où allait la petite ? » Demanda sombrement le mâle.

« Qu’elle importance… » Nargua-t-il. «  Je ne dirai rien de toute manière. J’ai joué et j’ai perdu. »

Il a perdu

Le fil aiguisé de la lame d’acier glissa le long des plumes blanches. Les tiges d’os craquelèrent et le sang ne tarda pas à couler. Le geste brusque et précis trancha la jugulaire de l’ignoble piaf dont l’orgueil ne parvint pas à contenir les maux et les spasmes de son corps condamné. Le cliquetis des armures et le chaos des sabots ne tarda pas à rejoindre la scène, les riverains proches apeurés n’avaient pas hésité une seconde à appeler la milice en renfort. Mais ils arrivaient trop tard, du griffon ne restait qu’un corps souillé aux yeux vide et à la langue pendu trempant dans le sang. D’un réflexes professionnel, la garde pointa les armes vers le guerrier avant de se rendre compte de son identité. Le klipitaine s’avança en retirant son casque et en rengainant sa lame.

« Tout va bien, Monsieur Tirecorde ? Que s’est-il passé ? » Demanda expressément l’officier.

« Une gamine m’a fait les poches et celui-ci était là au cas où cela tournerait au vinaigre. Vous arrivez trop tard. » Répondit le mâle gris en essuyant sa lame dans la cape du feu griffon.

« Nous allons nous occupez du reste, vous feriez bien de signaler l’accident. »

« C’est votre boulot, pas le mien. » Répondit le conseiller avant de saisir la sacoche du griffon et tranchant la lanière de cuir. « Je l’ai occis après tout. » Dit-il simplement à l’officier.

Sans qu’il ne puisse dire quelque chose, le garde laissa le terrestre délester sa victime des biens qu’il possédait et retourner vaquer à ses occupations. Même si au fond de lui, cette pratique n’allait qu’aux voleurs et aux aventuriers.


.



_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Karl Tirecorde
avatar
Eternal Chaos

Messages : 495
Age : 21

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 28
Expérience:
277/360  (277/360)

MessageSujet: Re: [Quête] Crash en haute montagne   Mer 27 Jan - 19:02



L'étrange oiseau


Le conduit de pierre s’enfonçait de plus en plus sous la ville haute. On aurait dit comme des égouts, deux trottoirs étroits sur les bords qui délimitent l’écoulement d’un ruisseau central. Mais celui-ci ne charriait qu’une eau propre, en effet ces couloirs servaient exclusivement d’après les plans à écouler les eaux de pluie ainsi que les divers fontaines et bassins qui font de la ville son caractère d’immense jardin. D’un œil extérieur, le terrestre gris semblait avancer à tatillon sans vraiment connaître son chemin, tournant dans une direction au hasard aux intersections. En réalité il suivait une piste balisé par un signe distinctif mais bien camouflé, une gravure dans la roche qui lui indiquait dans quelle direction il fallait tourner. La lumière de sa lanterne faiblissait de temps à autre, la flamme vacillait même si elle était protégée du mieux possible de l’humidité et  des gouttes d’eau qui ruissellent contre les parois moussues. Le voyageurs des profondeurs, vêtu de sa cape brune et armée de ses deux lames se demandait de plus en plus qu’est-ce qu’il était venu s’encanailler ici. Mais le bout de son périple s’annonça avec à la clef une porte en bois au vernis écaillé et au motif reconnaissable. Un anneau surmontait une serrure assez spéciale que l’on ne pose en général que sur les portes renfermant des trésors ou bien les caisses de l’état. Le doute prit le poney perplexe devant le panneau de bois, « C’est trop facile. » se disait-il,  « Il y a forcément une connerie de piège quelque part, mais où ? »

----------------------------------------------


Plus tôt dans la semaine et après s’être fait soigné, le conseiller cendré s’interrogea de plus en plus sur les raisons de l’attaque. Il avait bien deviné que le griffon était là pour épauler la gamine et qu’elle l’a détroussé comme elle aurait pu choisir n’importe quelle autre personne dans le marché. Ce qui l’intriguait était le lien qui unissait les deux protagonistes, on aurait dit un entrainement. Ne nous voilons pas la face, pourquoi un type de son niveau protégerait une gamine de cette manière ? Ce genre d’individu travaille en général avec des professionnels ou du moins des personnes qui ont assez d’expérience dans le domaine pour que la pêche rapporte assez au deux. En clair, la gamine débutait sous l’œil protecteur de son mentor. Sur la table, l’étalon de cendre avait étalé les affaires récupérées sur le griffon, autant de bric à brac commun comme un briquet avec du tabac, un couteau, un brioche et même une bourse qui contenait un peu plus que la somme volée. Une lettre attira l’attention du poney par son contenu, elle était ni cachetée ni même prête à être envoyée, il s’agissait en fait d’un message privé adressé à une personne en particulier, comme entre collègue.

La réponse vint de la dague, elle portait un dessin frappé dans le métal. À la loupe, le guerrier découvrit un étrange symbole représentant une sorte de corps avec à chaque point un éventail aux branches de plus en plus écartées. En réalité ce signe était un oiseau vie de dessus.


----------------------------------------------


La marque de la dague et de la porte coïncidaient, le mâle avait beau chercher une différence  entre les deux mais les détails restaient invisibles à ses yeux. Cette entrée n’avait pas l’air d’être piégée et ne possédait pas non plus de serrure, le danger devait donc venir de l’autre côté. Le terrestre poussa timidement à l’aide de son épée, il était plaqué contre un mur au cas où un projectile serait tiré. Le panneau de bois plaqué offrait l’accès à un escalier dont le bout plongé dans l’ombre restait un mystère entier. La lanterne  ne permettait pas de repousser suffisamment les ténèbres. Le terrestre s’avança à l’aveuglette, le halo n’éclairait qu’une dizaine de marche en contrebas. Une marche après l’autre, le guerrier s’enfonçait doucement jusqu’à ce que son fer ripe sur l’une d’elle, elle était savonnée, bande de fourbes ! Entrainé dans son élan, pas l’animal mais la force, le terrestre cendrée débaroula sur la marche balançant des « Ouille » et des « Aïe » à tout bout de champ puis s’écrasa  au pied lâchant un juron qu’il m’est interdit de citer. La lanterne brisée et la flamme éteinte suivit de prêt l’animal dans une cacophonie métallique. Dans le noir le plus complet, le poney grimaçant de ses bleus tenta de s’extraire de là à tâtons, ses sabot rencontrèrent subitement un panneau de bois figé dans le sol dont un bord était pourvu d’un anneau.

Le terrestre lâcha « C’est une trappe ! » Avant qu’un cliquetis métallique n’enclenche l’ouverture

D’une mandale dans la poire, le guerrier groggy se releva des pommes dans lesquelles il était tombé. Mais comble du hasard il était attaché par de solide liens et bien sûr privé de ses armes, à arpenter les profondeurs au hasard, cela devait arriver. Une autre pogne l’arracha de son inattention impolie envers la semeuse de  claque. Une bouille sombre et des crins verdâtres, comme si une perruque d’algues la recouvrait. Sa peau sombra trahissait sa nature changelinne.

« Qu’est-ce que tu viens faire ici ?. » Demanda-t-elle sèchement.

Les yeux luisant de l’insecte étaient posée sur le regard cerné du prisonnier, ses petites dents pointues soulignaient un léger mécontentement. Le silence de son interlocuteur l’exaspérait de plus en plus, elle voulait des questions mais n’avait qu’une carpe en échange. D’énervement elle souffla et haussa le ton.

« Où as-tu trouvé cette dague ? Réponds ! Assumes-tes gestes ! »

Les oreilles du poney vrillèrent tandis qu’il remarquait l’étendu de la situation. Il était dans une petit salle sous terre et humide, construite avec la même pierre que celle des conduits qui l’avaient amené ici. Ses pattes étaient liées derrière un poteau de bois par de solides liens qui lui empêchait tout mouvement pour se défaire.  En face de sa barbe se trouvait la changelinne interrogatrice avec à ses côté une autre jument couleur praline et encapuchonnée ainsi qu’un autre terrestre jeune  au regard méfiant. Ils avaient ôté au mâle attaché ses possessions et ses armes, ne le laissant que sa cape. L’un deux tenait dans son sabot la dague en question, avec son étrange oiseau frappé dans le métal. Le guerrier remua le crâne pour mieux voir, ses mèches étaient restées collées à sa peau.

« Je l’ai trouvé sur le griffon qui j’ai tué en pleine rue. Vous devez bien le savoir, la gosse qui l’accompagnait s’est enfuie et lui était là pour la couvrir. Elle a bien dû vous raconter comment son compagnon a terminé. » Répondit le terrestre.

L’humeur de la changelinne se dégrada, son visage en était la preuve.

« Si je suis ici, c’est tout simplement pour récupérer ma bourse. La gamine n’a pas été capable pour m’en défausser discrètement, je ne l’aurais pu tuer rassurez-vous, mais une tarte dans la figure comme vous m’en donner lui aurait suffi. »

Une nouvelle mandale arraisonna la joue du chevalier qui était bien rouge force. La changelinne se retourna vers ses compagnons et s’éloigna afin d’échanger sans oreilles indiscrètes. Le mâle cendré devinait aisément que cette messe basse concernait son sort, il en savait trop. La discrétion est de mise chez les malandrins et ce serait idiot d’en relâcher un au courant du contenu des canalisations souterraines. Restait à savoir comment il allait finir, une mort rapide et indolore ou l’inverse ? Le jugement s’interrompit au bout de quelques minutes, la jeune jument encapuchonnée avait sorti de son fourreau une longue dague noire. Le poney finirait égorgé. Le métal entra rapidement en contact avec sa peau, sa respiration et son rythme cardiaque avait pris un tempo plus prononcé, l’assassin était prête. Les yeux grands ouverts en direction de l’insecte il demanda expressément l’attention de celle-ci. La mort n’était pas vraiment une peur en soit, mais il trouvait dommage que cela en arrive là.

« Je pourrai vous être utile, remplacer votre membre manquant. » Proposa-t-il.

L’intéressée tira soupira dans une moue blasée, elle ne devait pas apprécier qu’une exécution soit interrompu. Elle somma à l’assassin de retirer sa dague pour laisser le terrestre parler distinctement.

« Et en quoi tu nous serais utile » Demanda la changelinne.

« Je suis mercenaire et je l’ai toujours été, mon rapprochement à Eternal Chaos n’est que très récent. Il ne m’apporte qu’un repli. Je me suis rendu dans bien des lieux sur ce continent. Et j’ai occis votre ami non sans aisance. À vous de voir, si vous estimez que la incorporation d’une nouvelle pièce sur l’échiquier peut être bénéfique, ou que la pierre soit laver par mon sang. Vous m’avez prouvé votre intelligence par votre statut hiérarchique parmi les individus de cette salle. »[/color][/b]

C’était quitte ou double, la mort ou l’asservissement d’une personne tierce durant un certain temps. Au fond rien de nouveau mis à part que l’employeur resterait le même. L’étalon de cendre avait confiance en ses capacités et sa force, il avait omis son statut de conseiller de Discord par prévention d’un possible rapprochement trop hâtif avec la milice, cependant il savait aussi que son secret serait tôt ou tard découvert, tant pis. La confiance deviendrait alors son alliée.

La changelinne fixa froidement le mâle de ses yeux de chat, elle semblait hésiter, pensant le pour et le contre, ou cherchant à savoir là où le poney mentait. L’insecte sortit de sa réflexion et saisissant la dague du feu griffon, elle trancha les liens qui retenaient le mâle au pilori. Retrouvant alors sa liberté de mouvance, il se dressa face à sa libératrice. Debout, il la dépassait d’une dizaine de centimètres.

« Vous avez fait le bon choix. » S’exclama-t-il.

« Avant de te pavaner d’avoir échappé à la mort, il te faudra d’abord nous prouvez ton efficacité. Si tu comptes te payer notre pomme nous aurons vite de te mettre en bière.  Rhabilles-toi et suis-moi. » Ordonna la changelinne.

Après quelques escaliers, le groupe entra dans une grande salle pourvu de bassins de réserve et de nombreuses canalisations, celles-ci avaient sur elles la destination du fluide qu’elles transportent. Les quatre individus entrèrent dans une pièce plus petite, une table assez grande trônait au centre et des étagères de rangement sur les murs. Rien de valeur, l’endroit semblait vide à part la présence des quelques livres et rouleaux de papier. L’insecte sortit une carte d’Equestria et l’étala sur la table

« On vient d’apprendre qu’un dirigeable s’est abîmé dans les Crystal Mountain et assez haut apparemment. Il appartenait à un commerçant assez opulent et la cargaison contenait pas mal de monnaie. »

« Vous voulez que j’aille là-haut ? » S’étonna le terrestre.

« Précisément, je n’ai jamais dit que cela serait facile. Après avoir occis un des nôtres, tu ne pensais pas que ton purgatoire serait de tout repos ? » S’exclama-t-elle.

« Mais je n’ai jamais fait de haute montagne, ni d’escalade, et concernant le vol c’est raté. »

« Tu te débrouilles, maintenant files ! » ordonna la changelinne.



[/color][/b]

_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Karl Tirecorde
avatar
Eternal Chaos

Messages : 495
Age : 21

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 28
Expérience:
277/360  (277/360)

MessageSujet: Re: [Quête] Crash en haute montagne   Sam 5 Mar - 23:56



L'ascension



Le soleil perçait enfin la masse grise et menaçante accrochée aux hauts sommets de ces monts inhospitaliers. Le vent n’était pas très fort, il sifflait un doux son dans l’éther et soulevait par trainée la neige légère qui venait de tomber la veille. Le froid était mordant et agressant, c’était son fief, son royaume ; monter en altitude revient à s’introduire chez lui. Une longue trace creusée dans la neige serpentait sur la face la moins pentue du High Eagle, elle partait des nuages accrochés aux contreforts, une masse grise et voluptueuse qui vu du haut était menaçante. Cette frontière hermétique avait été difficile à traverser tant le froid et le vent étaient forts, la neige finissait le travail. À mesure que le chevalier et le félin se rapprochaient du sommet, le temps s’éclaircissait. La neige blanche et pure brillait de milles éclats sur l’immensité des monts de cristal. L’étalon repensait à l’entretient qu’il avait eu avec son second commanditaire.

Les locaux de la compagnie étaient situés dans les entrepôts, un bureau situé au premier étage au-dessus de la fourmilière de dockers. L’homme impotent était stressé et suait de la perte du zeppelin, il pressa le guerrier de filer par monts et par vaux afin retrouver la cassette d’argent. Une fois équiper pour braver la neige et pourfendre le vent, l’énergumène prit la direction des Crystal Mountains bien plus chargé qu’il ne l’avait prévu. En plus il devrait se trimbaler la cassette d’argent, même si l’armateur lui avait décrit la contenance exact, cela faisait un sacré poids. Et puis Pupuce ne voudrait jamais transporter quelque chose, déjà qu’il fallu faire des fers et des sabots pour qu’il vienne crapahuter dans la montagne. Après deux jours de marches le long des contreforts, les deux compagnons commencèrent l’ascension vers le lieu-dit du crash, suivant les indications que donnèrent deux amateurs de boissons à qui il fallut payer une tournée.


Harassé par la marche, le terrestre s’arrêta ; le plateau n’était pas loin juste à une heure ou deux. Mais pourquoi donc faisait-il cela, était-il si faible ? D’obéir à des voleurs sans broncher alors que de retour à la surface une descente armée et le problème était réglé. Mais quitte à être monté jusqu’ici autant aller voir la belle vue qu’il devait avoir là-haut, et quand bien même le guerrier et son compagnon trouveraient peut-être refuge dans l’épave.

Enfin le dirigeable était en vue, du moins un morceau. La proue gisait sur la neige le mât de beaupré pointant vers le ciel. Elle était couchée sur bâbord, les cordages pendaient le long du bastingage. La neige et le vent avaient formé une dépression, comme un abri où les flocons avaient peine à s’engouffrer. Heureusement il faisait beau, il y avait du vent mais c’est toujours comme ça en montagne lui avait averti un guide. Il ne faut pas y aller c’est tout. Mais le terrestre était un borné, jusqu’à ce qu’il se rende compte de son erreur, mais c’était trop tard. À travers ses lunettes de soleil, l’apprenti alpiniste pouvait contempler l’amas de débris étendu tout autour sur la neige, un amoncellement de morceaux de bois déchiquetés dont seuls les plus gros dépassé du manteau blanc.

L’étalon de cendre passa la tête à travers l’entrepont déchiqueté pendant que sa bestiole faisait le guet dehors. Le mât de misaine avait transpercé la coque de part en part, la collision avec le sol avait défoncé le la paroi de bois. La cargaison n’avait que peu survécu à la catastrophe, les ballots et les caisses étaient brisés et recouvert par un mince manteau de neige légère et volupté. Le guerrier sortit assez rapidement de l’épave, le plan du navire n’indiquait que la soute à cet endroit, les quartiers de l’équipage ainsi que la timonerie e trouvait dans la poupe du navire. Il ne fallait pas trainer, le vent pouvait se relever à tout instant.

À travers ses verres fumés, le terrestre gris ne parvint pas à discerner le reste de l’épave, si l’accident avait eu lieu en vol, la seconde partie pouvait être n’importe où et selon où elle était tombée être éventrée et explosée en des centaines de débris. Le col enneigé possédait un coude un peu plus loin, peut-être que la poupe s’y trouvait. Le mâle rajusta sa capuche avant de faire signe d’aller en avant. Le félin suivit en rechignant et secouant ses pattes enneigées toutes les cinq minutes. Le problème en montagne, c’est que tout à l’air d’être à portée de pattes alors que dans la réalité il faut parfois plus d’une heure pour faire cinq cents mètres. L’étalon de cendre s’élança quand même à travers l’étendu blanche et gagna le lieu en moins de temps qu’il ne le passait. Le reflet du soleil avait perturbé son sens de l’orientation et des estimations, de plus la neige était plus dure et plus stable, on pouvait progresser plus aisément.

À l’arête les doutes du poney se confirmèrent, l’enveloppe du ballon gisait tel un linceul de mort contre les parois abruptes et tranchantes de la montagne, dans l’ombre on pourrait s’y méprendre avec la sinistre faucheuse. La toile présentait un grands nombre de déchirures et même des parties qui avaient brûlé, peut-être au moment du crash. Les haubans, du moins ceux qui n’avaient pas lâché, étaient encore reliés à la coque gisant plus loin plantée telle une lourde flèche. L’hélice avait ses pâles brisées, la cheminée était enfoncée dans la neige, le grand mât démâté, la timonerie défoncée. Le poney déposa son paquetage à l’abri du vent et prit le stricte nécessaire, un grappin, un pied de biche, une de ses lames et une corde supplémentaire. Par un trou béant il s’introduisit dans la carcasse, il arriva dans ce qu’il avait dû être la cuisine, les gamelles éparpillées et le chef brisé contre son fourneau, l’angle dans lequel était plié son corps ne devait être guère confortable. Défonçant chaque porte à l’aide du pied de biche, le terrestre explora une bonne partie de l’épave, ne trouvant que décombres et corps déchiquetés de l’équipage, d’autant plus qu’ils ne possédaient presque rien de valeur sur eux.

À ce stade de la quête, l’étalon était bloqué dans le carré des officiers, derrière la cloison se trouvait la cabine du capitaine avec l’objet convoité, cependant la coursive d’accès était encombrée. Seule solution, défoncée le bois en faisant sauter une à une les planches à l’aide du pied de biche. Le navire ne revolerait plus de toute manière. La cloison ne fut difficile à briser, l’épaisseur n’était que d’un ou deux centimètres. À l’intérieur, le corps du capitaine était toujours là, près de son secrétaire. Des bris de verre brun étaient éparpillés tout autour et un verre était encore entier dans sa veste, un dernier verre avant de mourir ou était-ce celui de trop ? Allez savoir. La cassette se trouvait dans à l’emplacement indiqué par l’armateur, une caisse métallique de faible dimension mais cependant assez lourde. Un bel encombrement en perspective, ça allait être coton de la ramener, au moins elle avait l’air d’être pleine. Le guerrier trouva par la même occasion le journal du dirigeable avec les routes empruntées et les notes journalières, peut-être qu’il l’enverrait à l’armateur si l’envie lui vient. Autrement il le garderait chez lui dans ses affaires, il aimait bien récupérer toute sorte d’objets inutiles, ça devait être son côté kleptomane.

Bilan mental :

Quelle galère pour grimper là-haut, j’espère au moins que ça vaille le coup. Pupuce n’a pas arrêté de tirer la gueule par ce qu’il avait froid et ci et là, il ne m’a pas décoché un mot depuis que nous avons atteints les premières neiges. À croire que sa fierté de félidé m’en veuille de lui avoir mouillé ses coussinets, pauvre Pupuce si j’avais pu je lui aurais tricoté de jolis petits chaussons en laine. Je crois qu’il m’aurait raccourci de trente centimètres ne serait-ce si j’avais osé lui émettre l’idée, enflure de greffier. De toute manière on va devoir passer la nuit ici, le soleil et trop bas pour que l’on puisse redescendre, c’est ce que le guide m’avait dit avant qu’il nous laisse. On doit bien pouvoir faire un feu dans cette carcasse, avec toute la merde qui traîne. Au moins je n’aurai pas perdu ma journée, j’ai pu récupérer une petite caisse d’argent, un sextant assez beau et quelques bijoux. La seule bouteille d’alcool trouvée à bord était brisée dans les pattes du capitaine. Ma veine, j’aurai pu me faire un grog ou autre chose. Quoi qu’attends, je n’ai pas ouvert la porte de la cambuse, avec un peu de chance il doit bien y avoir de quoi becter mieux que ce que j’ai emmené…






_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Karl Tirecorde
avatar
Eternal Chaos

Messages : 495
Age : 21

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 28
Expérience:
277/360  (277/360)

MessageSujet: Re: [Quête] Crash en haute montagne   Dim 1 Mai - 11:42



Bienvenue dans la famille



La nuit fut très froide, un vent gelé battait la neige et l’épave du dirigeable. Malgré le feu qui brulait dans la cale, la chaleur se diffusait difficilement, le terrestre dû récupérer des fripes à même le dirigeable pour s’emmitoufler. Collés l’un contre l’autre, les deux énergumènes ne purent trouver le sommeil dans ce désert blanc. Par mesure de sécurité, l’argent de la cassette fut entièrement transférer dans un autre contenant. La lourde caisse métallique pourrait être ainsi abandonnée à d’éventuels maraudeurs attirés par les richesses de l’épave. C’était même étonnant que Karl soit seul en ces lieux malgré la distance entre Arcadia et la chaîne de Crystal Mountains.

Les premières lueurs de l’astre de feu illuminaient le plateau blanc de ses rayons apaisants. La somnolence réparatrice qui berçait le chevalier et son familier laissa place à un réveil des plus mauvais. Ruminants, engourdis, de mauvais poils, quelques insultes fulminèrent dans l’antre du bateau volant ; il fallait reprendre la route à l’aube et regagner la vallée. Heureusement il n’avait pas neigé durant la nuit, la trace de la veille était encore visible, il suffisait de la suivre. Bon an mal an, paquetage sur le dos la caravane se mit en route sans tergiversations, le froid gelait la salive et gerçait les lèvres.


« Qu’est-ce tu fabriques avec cette planche ? » S’interrogea le félin en découvrant le panneau de bois sur le dos du terrestre.

« Rien, je veux juste tester un truc là, dans la pente. » Répondit le poney sûr de lui.

« N’imagine pas me faire monter sur ce truc ! Passe encore vos trains et bateaux volants, mais ça non ! »

« Et pourquoi tu crois que je me trimballe une deux places sur le dos ? Pour y monter à deux ! Allez fais pas ta mauviette et grimpe là-dessus. »

« Non ! »

« Si ! »

« Tu sais que c’est une mauvaise idée. »

« Non ! »

« Si ! »

« On sera plus vite en bas. » Insista le terrestre en posant la planche dans le sens de la pente.

« Essaie et moi je regarde. »

« C’est ça, on se rejoint en plus bas. Allez hop ! » Conclue l’animal en s’élançant.

« Il va se casser la gueule, c’est certain…… il prend de la vitesse…… ah le rocher, tapera, tapera pas……ah…zut, il l’a évité, ça a l’air de fonctionner son machin… ah non, j’ai parlé trop vite. »

La fine poussière blanche soulevée par l’impact retombée en douceur autour du cratère nouvellement formée. De la neige émergea une tête de renfrogné, la mine et la crinière blanche, maudissant l’engin brisé en deux. D’en amont bondissait une masse noirâtre assez agile, la mine moqueuse.

« Pas vraiment une réussite ton truc… » Se moqua le félidé.

« Pardon ?! C’était génial ! Si nous n’étions pas pressés je serais remonté pour recommencer. » Rétorqua vivement le guerrier.

« La gueule enfarinée, tu n’as pas froid là ? »

« Mais pas du tout ! »

« Tu n’as pas de la neige à l’intérieur de tes vêtements ? »

« Si c’est pour me faire chier tu pouvais rester en haut ! »

« Heu s’il vous plait ? Monsieur et… greffier ? »

« Plait-il ? »

« Il m’a traité de greffier là ? »

« Chht !  Qu’est-ce que vous faites ici, et qu’est-ce que vous regardez ? » Demanda le guerrier un tantinet salé au mage qui venait de se pointer.


« Eh bien, moi et mes compagnons sommes de passage et... »

« Enchanté. »


« nous nous rendons au sommet… » Se présenta l’encapuchonné. De sa suite apparurent une pégase ainsi qu’un griffon.

Le groupe avait suivi la trace laissé par le chevalier chaotique. L’œil du terrestre suivit la longue trace jusqu’au plateau, puis revint enfin au groupe. Un mage habillé d’une grande cape molletonnée et col en fourrure, une sacoche en bandoulière et son bâton dont il disposait pour la marche. La pégase juste derrière portait un habit plus serré, quelques parties de son corps étaient seulement recouverts d’une armure en cuir et d’une cape. Ses armes n’étaient pas apparentes, mais Karl soupçonnait qu’elle les cache sous elle. Le griffon quant à lui exhibait la crinière au vent son hallebarde. Il portait un manteau épais l’empêchant d’utiliser ses ailes, deux sacoches tombaient de part et d’autres de ses flancs. Voilà qui était étrange de tels énergumènes à cet endroit, la remarque devait être réciproque. Un terrestre et une bête éclipsante ce n’était pas non plus très courant. Les regards s’entremêlaient chacun devinant le pourquoi de l’autre, le félin en revanche était marqué par un net regain d’agressivité

« Et vous, que faites-vous par ici ? » Demanda par politesse le mage.

« Et bien voyez-vous, il paraît que l’on a une très belle vue de là-haut. » Répondit ironiquement le mâle gris.

Le griffon arme au clair et pointée vers l’ennemi s’avança dans la neige, ses lunettes cachaient ses yeux mais sa gueule n’avait pas l’air des plus aimables.

« Je te laisse quelques secondes pour lâcher la caisse » Dit-il menaçant.

D’une simple rencontre nous passions à un ultimatum dont l’issue pouvait amener divers désagréments tels que la mort. Joie. Mais merde, ce n’était pas ces quelques bouseux de fond de taverne qui allaient repartir avec la caisse sans avoir eu à grimper jusqu’à l’épave. La diplomatie n’allant que dans un sens, le guerrier n’eut nul besoin de comprendre qu’à ce jeu-là, il était perdant. Le mage devait préparer un sort ou une bêtise du genre, la pégase cependant n’avait pas l’air de s’inquiéter et gardait ses jouets au fourreau. Faisant patienter son interlocuteur, pesant mentalement le pour et le contre de la remise des biens.

« Soit » Dit-il en posant son paquetage et sortant la boîte de métal. « Je vous la laisse, il n’empêche que la vue est magnifique et qu’il reste pas mal de choses dans l’épave. Vous devriez quand même vous y rendre. »

« Bien sûr, on a que ça à faire ! »

Le hallebardier saisit la caisse et s’entreprit comme toute personne saine d’esprit, sinon changez de mercenaires, de vérifier la présence du magot. Mais à l’ouverture une mauvaise surprise l’attendait, quelle chance il avait de pouvoir contempler le fond de la cassette sans qu’il n’y ait des pièces pour lui gêner la vue. À sa mine surprise s’ajouta celle du mépris pour le gredin de chaotique. Dommage, profitant que son attention soit happée par la cassette. Le vil guerrier jouant la carte de l’improvisation chargea le griffon tête à tête. Il comptait sur l’effet de surprise pour pouvoir gagner la pente et la dévaler à tombeau ouvert. La manœuvre folle mais néanmoins faisable avait quelques grains dans les engrenages. Le mage selon sa spécialité n’hésiterait sûrement pas à aligner le terrestre et son félin, quant à la pégase, elle ne semblait pas réagir, elle se contentait de sourire.

L’étalon de cendres pédalant dans la neige piétina l’impromptu et non officiel agent du fisc. Fisc fisc rage pouvait-on l’entendre ruminer des noms d’oiseaux toujours plus exotiques et colorés. Le mage brandit son bâton illuminé d’une lumière azurée et le pointa en direction du forceur de barrage. La pégase s’écarta quelque peu de la mêlé sans que personne ne lui prête attention. Pupuce bondit contre griffes sorties contre le mage, l’agrippant et lacérant dans la neige. Le chevalier à peine retourné dégaina son épée bâtarde. Le griffon n’avait pas lâché son hallebarde et l’abattit sur l’animal en face de lui. Il soufflait de la neige à travers ses narines et ses plumes étaient pleines de flocons. L’étalon esquiva de peu l’attaque qui se planta droit dans la neige, mais son  déplacement l’avait amené dans de la neige fraîche ce qui n’était pas commode pour se mouvoir. Une détonation puis un miaulement, le mage parvint à se libérer du félin à l’aide d’une de choc. La bestiole voltigea quelques tonneaux avant de se planter dans la poudreuse, pattes en avant et gueule couverte de neige.

La lourde hallebarde du griffon se révélait être plus ardue à relever. Ses pattes antérieures étaient toutes les deux à la tâche, l’oiseau serait le bec l’œil rivé en direction de l’étalon. Celui-ci profita de l’absence de garde pour trancher le blanc du poulet, pas de cocorico mais une désagréable sensation sur son visage, malgré ses épaisseurs et son armure de plates le coup avait porté. Tiré par le sang et ses nerfs, le griffon répondit d’un coup puissant dans la margoulette du poney sortant à peine de son mouvement. Le mage n’avait point quitté la bête de ses yeux d’amande, appuyé sur ses pattes postérieures, prononça dans une langue réservée aux érudits une formule aux teintes orientales. De son bâton fourmillaient de petites lucioles bleues tournant dans autour du joyau placé en son sommet, la lueur se renforça jusqu’à devenir aveuglante quand soudain le magot donna une forte impulsion qui se transforma en une onde azurée filant au ras de la neige et traçant un sillon derrière elle. La bête visée réussit néanmoins à sortir de son cratère blanc, ses sens en alerte et son instinct animal lui dictèrent d’agir et il bondit hors de la trajectoire de l’onde. Le mage déçu d’avoir raté sa cible jeta un coup d’œil vers son amie ailée occupée hors de la mêlée. Ses pattes posée contre le sol, elle semblait être prise d’une transe, ses mèches, ses vêtements, et ses nombreux colliers flottaient comme s’ils étaient immergés ; elle devait ce donner un genre. D’une voix sèche et maîtrisée, digne d’une dresseuse invétérée, elle dégaina sa hachette de bonne facture et ordonna patte en avant à sa bestiole d’attaqué les marauds avenants. « Ouaf ! » répondit l’espèce de gros chien à la fourrure brune blanchie par la neige, le toutou apparu subitement aux côté de sa maîtresse pour réclamer un câlin.

« Mais qu’est-ce que tu branles ? Merde ! Fait quelque chose ! » Hurla le mage ménageant l’échec de la pégase et l’attaque prochaine du félin.

« T’es marrant toi, ça ne se fait pas comme ça ! » Répondit la jument ailée.

Le poing du poulet n’avait qu’énervé le terrestre qui répliqua d’un coup vertical, la lame ne trancha que l’air et manqua le griffon. Celui-ci esquiva et recula, s’écartant de son ennemi direct. Il précipita son hallebarde dans les côtes, cette fois le coup toucha, le fil de l’acier transperça l’armure de l’étalon pour atteindre la chair. La licorne grommelant se devait de retenir plus longtemps la bête d’ombre dont le regard n’inspirait guère confiance. La face en sueur, le mage se passait en tête les différentes attaques qu’il avait appris et laquelle pouvait faire mouche. Il tira un cône de glace, puis un second, le félin esquivait puis bondissait. Le mago dressa des pics de glace au point d’atterrissage, rien à faire le monstre usait de ses appendices dorsaux pour changer de trajectoire et éviter le piège. Le mage avait bien en tête qu’il ne faisait que d’user son énergie à tenter de toucher une bête agile. Il fallait l’immobiliser  ou l’occuper pour que le coup puisse l’atteindre. Rien que d’y penser, la douleur laissait par les griffe de l’animal se faisait plus forte. La bête nourrissait de noirs desseins dans son esprit corrompu par l’ombre et les pelotes de laine. La proie ne faisait que retarder le moment de sa mort, l’instant où ses tripes seront arrachées de son abdomen.

Roulant des mécaniques, le chasseur approchait indubitablement du mage. Celui-ci pointait toujours son bâton, comme le symbole d’un exorciste  contre un corps possédé. La bête rugit et bondit sur sa proie, retombant face à elle le félin n’eut qu’à esquiver l’onde de choc lancée par le mago, le même tour ne marcherait pas deux fois. D’un revers de patte, le félin arracha le bâton des sabots du mage, ses yeux se vidaient de leur énergie. Les poils hérissés, fêlant et crachant, l’animal planta ses griffes dans le corps de la pauvre licorne qui hennit de terreur. La force et le poids précipitèrent la proie dans la neige, le sang gicla dans un immonde gargouillis, la neige c’est beau mais ça tâche. Devant le spectacle du massacre de son partenaire, la pégase prise d’un sentiment d’horreur saisit ses forces et planta ses yeux dans le blanc du canidé. Il cessa ses jappements et émit un grognement, enfin il comprenait l’ordre de sa maîtresse.

L’instant était confus. Le hallebardier contemplait en fond son amis se faire détricoter tel un vieux pull-over dans des gerbes de sang et cris d’opérette égorgée. Sourire mauvais ou hargne de ne pas y rester, il brandit une nouvelle fois son arme mais rata sa cible qui d’un pas de côté manqua de se faire trancher. L’étalon sentait que plus il restait face au griffon, moins il aurait de chance de l’emporter. Un mouvement de travers et cela pouvait être la fin de toute l’aventure qu’était sa vie. D’emblée le chien esquiveur passa au travers des sens du terrestre, voilà qui n’était pas prévu du tout se disait-il.

« Merde Pupuce, vient m’aider ! Lâche ton bout de gras ! » Beugla le guerrier.

« Il n’est pas tout à fait mort. » Répondit le  greffier des boyaux accrochés aux griffes.

« Je te jures qu’on ne survit pas longtemps le bide ouvert ! »

La bestiole fixa avec fureur le canidé se faufilant dans la poudreuse fraiche, au combien sa meute haïssait ce type de bestiole sans jamais vraiment dire pourquoi. Une vieille tradition animalière ou une autre absurdité de ce genre, les bêtes éclipsantes et les chiens esquiveurs ne pouvaient pas se piffer l’un et l’autre, chaque rencontre devait se terminer par la mort d’un des deux.

« Laisse-le moins Hacrik, ce serait dommage que tu te fasses mordre en aidant mon chien. » Renchérit la pégase à son coéquipier.

Le Hallebardier acquiesça et recula pour laisser la voie libre au clébard. Le félin poil hérissé contenait difficilement sa rage mais se rangea aux côtés de son « maître », peut-être qu’il ne souhaitait par périr ?

« Ne te fais pas des idées, c’est simplement que je veux être là quand expireras pour la dernière fois » Persiffla le félidé à l’étalon.

« Alors, ma créature contre ton sac à puce. Soit ! » Hurla avec confiance la pégase

Chacun derrière leur bestiole, les maîtres se fixaient droit dans les yeux. Le vent transportait la neige au ras du sol, le soleil levant grandissait les ombres sur la surface pure et blanche. Le temps est froid sans pour autant qu’il neige, le terrain est portant gelé. Aucun des familiers n’était dans leur élément, au moins l’avantage n’allait à personne.

C’est au tour de Pupuce. Pupuce utilise feulement, babines retroussées il crache à son adversaire toute la haine qu’il éprouvait envers la race du clébard. Le chien répondit par des grognements mêlés d’aboiement. Ils se cherchaient mutuellement, lequel aura le cran d’attaquer en premier ? Qui insultera le mieux la maman de l’autre ? Les deux bestioles se fixaient mutuellement dans les yeux, elles tournaient autour d’une point fictif sans s’approcher l’une de l’autre, telle une parade de défiance. Le félin esquissa un jet de tentacules dans le vide aussitôt répondu par les crocs claquant l’air bruyamment. Les maîtres avaient les yeux rivés sur leur bestiole, le guerrier cependant dégaina sa seconde lame ainsi qu’une bouteille muni d’un chiffon qu’il sortait de dessous son trench-coat. Mais il fallait une diversion.

« Vas-y Pupuce, arrache lui la tête ! » Hurla-t-il.

Les félins ont parfois besoin d’un déclic pour sortir d’une situation de défiance. La bête lança ses tentacules en même temps qu’il bondit, le canidé disparu un instant pour réapparaître dans son dos et attaquer ses flancs, sa gueule saisit une patte arrière et la mordit jusqu’au sang. Les regards étaient rivés sur le combat, le terrestre saisit son briquet et alluma le torchon imbibé puis lança en direction du griffon. Reflexe de piaf, il cria gare en brisant la bouteille de son arme. La bombe incendiaire artisanale répandit comme une flaque visqueuse et s’enflamma au premier contact avec les flammes. Le griffon se tordait et hurlait de douleur, la face se consumant et son manteau prenant feu. Le guerrier laissant sa bête s’élança vers le griffon et planta l’acier dans son crâne de piaf. La pégase, hachette au sabot répliqua touchant l’étalon. Il trancha l’air sur fond de combat animalier, la traqueuse esquiva d’un petit saut en arrière. L’épée enfonce réticente à s’extraire brisa l’élan et joua à la chute du poney tête la première dans la neige, perdant en même temps une de ses lames. La pégase, elle, jaugea mal l’allonge du manche mêlée à celle de sa patte en plus de la poudreuse, le coup rata.

Crachant la neige qu’il avait dans la gueule, l’étalon saisit la hachette et la retourna dans un sens non naturel pour les poignets. Elle lâcha le manche et recula d’un bond face au cendré qui avait décidé de son sort, mais il restait sa bestiole, son clébard de merde.

« Rappelle ta chose ! » Lui ordonna-t-il.

Mais aucune réaction ne se fit, comme sa bête le combat devait aller jusqu’à la mort d’un des protagonistes. Tant pis, se dit l’étalon. Avant de s’avancer pointe en avant. Elle esquiva un jet, puis un second, tel un cabri. La pégase passa derrière et se rapprocha du corps fumant de son feu compagnon. D’une poigne sûre elle saisit l’épée bâtarde à la garde et tira de toutes ses forces telles qu’Arthur sur Excalibur. La lame glissa du crâne dans lequel elle était plantée, la traqueuse prit l’arme à deux pattes et fonça dans un cri de rage sur l’étalon gris. Les yeux dans les yeux, le poney brandit sa lame pointe dressée vers l’assaillante. Il baissa la tête s’élança à la force de ses pattes postérieures, il saisit son épée à deux pattes. La pégase dressée, l’étalon esquiva d’un pas de côté et plongea sa lame dans la poitrine de la femelle jusqu’à la garde, traversant de part en part le corps soudainement estomaqué. Dans une dernière inspiration, le sang gicla des naseaux et de la gueule de la traqueuse, l’épée lui échappa des pattes, et la vie la quitta.  

L’étalon de cendre soupira de soulagement, il retira la lame ensanglantée du corps pâle de la pégase provocant quelques gargouillements et bulles. L’animal respirait bruyamment, il ne pouvait pas baisser sa garde tant que l’espèce de clébard de la traqueuse n’aurait pas rendu son dernier souffle. Cependant il n’y avait aucun bruit de luth, cela n’est pas étonnant puisque l’auberge la plus proche était à une bonne demi-journée de marche. Seul au milieu de cette étendue blanche, le terrestre n’avait que le vent pour parler et sa respiration pour le ponctuer. Encore essoufflé, l’étalon appréhendait ce silence de plus en plus pesant, il s’imaginait devoir combattre le clébard. Ses sens en émois, un souffle chatouilla l’arrière de son crâne. Le cœur battant la chamade, il se retourna d’une traite faisant tournoyer sa lame au bout de son fer, en pensant toucher quelque chose. Ses mèches retombées, il tomba nez à nez avec sa bestiole noire sur fond blanc, une aubaine pour les daltoniens. Elle lui souriait, les coins des lèvres jusqu’aux oreilles, une étincelle dans chaque œil, les dents à nues et bien alignées.


« Je lui ai démonté la face, on dirait un puzzle » Annonça fièrement la bestiole.

Le guerrier laissa tomber sa tête ainsi que son épée, il ne trouva rien à répondre au félin tant il avait l’habitude de ce genre de blague pas forcément de bon goût.

Les blessures ne furent pas très importantes, naturellement il fallut les désinfecter et bander pour les plus profondes. La fouilles des cadavres n’eut rien d’enchantant. Le hallebardier avait continué de se consumer de l’intérieur par l’action des graisses qui servaient de carburant. Le mage n’avait pas grand-chose sur lui, néanmoins son catalyseur sous forme d’amulette aurait un peu de valeur à la vente. La pégase transportait ne transportait pas non plus de matériel. Il y’avait bien sa hachette mais vu le poids déjà transporté, cela n’aurait pas été rentable. Ils devaient donc y avoir un campement de base en contrebas, à moins qu’un dirigeable les ait déposés, mais le risque de s’écraser avec le vent n’était pas moindre. Sur ces hypothèses, le terrestre rengaina ses lames avant de reprendre la descente vers le village de montagne qu’il avait quitté le jour d’avant. Il ne croisa pas de campement, les bandits devaient donc être basés dans un des villages ou alpages bien qu’inhabités en hiver.

Le retour s’avérait être d’une monotonie sans nom, rien de passionnant en soit, mais au moins ils n’avaient plus besoin d’être empêtrés sous des couches et des couches de vêtements contre le froid. Les affaires des bandits ne furent jamais trouvées, de même que la peau du chien était trop abimée et gelé pour pouvoir être retirée. Le cliquetis des rails rythmait le souffle lourd et d’asthmatique de la locomotive à vapeur. Ces vauriens de la compagnie ferroviaire solarienne avait refusé de laisser Pupuce monter dans les voitures habituelles, le trajet se déroula dans un wagon couvert.

Les doutes s’emparaient de son attention, que devait-il faire ? Honorer sa part du marché avec les rats d’égouts ? Ou bien garder l’argent pour lui ? Il n’envisagea même pas d’aller rendre la cassette à l’armateur qui devait à cette heure-ci remuer ciel et terre dans son bureau. Et puis, comment se rendre à leur tanière ? La dernière fois on l’avait ramené à l’extérieur vers un bassin de stockage vers les quais. Bah, ils le recontacteraient bien, de toute manière ils avaient une dent contre le terrestre. Des maquignons de cette sorte, ce n’est pas si difficile à comprendre. Il verrait bien surplace.

Sur le pas de la porte de son logement, la concierge d’un habituellement grinche car Pupuce fait ses griffes dans la cage d’escalier apparu alors que l’étalon récupérait son courrier. D’une patte elle tenait son châle usé par le temps qui menaçait de tomber, de l’autre elle tendait un tube en cuir brun et sombre fermé par deux anneaux de bois. Le terrestre tomba son sac et prit l’objet dans ses pattes.


« Un type à l’allure glauque m’a remis ça pour vous. » Railla la concierge avec sa voix sonnant comme une vieille trompette de mauvaise qualité.
« Et puis ne laissez pas vos affaires crades ici, je viens de nettoyer vous allez tout me saloper. » S’insurgea à la vue du paquetage encore humide.

Le guerrier la dévisagea, une fois de plus, avant de reprendre son sac sur l’épaule devancé par le félin dans la montée de l’escalier.

« Puis allez-y doucement dans l’escal… »

À peine avait-elle terminé sa phrase que les deux malotrus grimpaient les marches trois à trois dans un barouf à faire trembler les fondations. Le vieil escalier bringuebalant, craquait, grinçait à chaque pas. La poussière blottie sous les marches tombait en fin nuage gris et sale que la concierge devrait se retaper à balayer. D’en haut on pouvait entendre la vieille carne râlé et maudire ses locataires du dernier. La porte claqua au palier et aux râles de la vieille, il faisait froid dans le deux-pièces, encore heureux que les canalisations n’aient pas explosé. Sans prêter attention à la missive, le terrestre craqua une allumette dans le poêle froid, le vent soufflait des cendre à travers le conduit de cheminée.  Le félin n’esquissa pas même un mot ou une quelconque fringale, il partit se coucher.

La bouilloire remplit d’eau, l’étalon prit enfin le tube de cuir entre les pattes. Alors qu’il s’apprêtait à l’ouvrir, l’un des anneaux de bois qui le maintenaient fermé glissa. Le message sortit sous l’action simple de la gravité. La raison la plus plausible était que la concierge ait fouiné dans son courrier, même la poste serrait mieux ses rouleaux et ses cachets de cire arrachait parfois le papier collé. Il devrait régler ça plus tard, voyons plutôt ce message. Une petite marque à l’encre dans le coin inférieur gauche marquait l’origine de l’émetteur, l’oiseau était bien là. Pour le reste, le message en quelques mots seulement donnait un lieu de rendez-vous défini par un petit jeu de piste. « Demandez un Rat cendré au gros Loco de l’auberge des Trois-dés. » Meh, comme s’il n’avait que ça à faire, courir les rues pour filer la cassette à une inconnu. Ils pouvaient aussi venir la chercher directement, ils ont bien fait passer un message à l’indiscrète concierge. Enfin bon, il n’avait réellement que ça à faire.

Le lendemain, le terrestre armé et équipé s’approchait de l’auberge au nom tiré du hasard. Le magot dans ses sacoches, le guerrier poussa la porte de l’établissement moins miteux qu’il l’avait imaginé. Si le poney attirait peu les regards, la bestiole néanmoins réussit à taire les bavards de par son apparence et parce qu’elle s’amusait en même temps. Le gros tenancier avait bien remarqué la présence de l’animal, son apparence fantasmagorique n’avait de cesse de l’interroger. Le terrestre s’accoudant au bar attira le gros sur un certain Rat cendré dont il serait l’heureux propriétaire, ceci bien sûr à l’abri des oreilles indiscrètes, d’autant plus qu’un âne siégeait à une tablée.

« Attendez-moi je reviens » Dit-il d’un ton bas.

La licorne alors en salle revint sur ordre du tenancier derrière le bar tandis que celui-ci disparaissait derrière une porte marquée de « Privée ». Elle portait tablier blanc très simple, sa crinière brune tombait sur sa joue en une longue natte jusqu’à la poitrine. Elle rangeait les pièce des consommation dans un tiroir à l’intérieur du bar fermé par un clef qu’elle portait à son cou caché derrière le tablier. Le tenancier ne tarda pas à revenir et il fit signe au terrestre de passer de l’autre côté du comptoir mais sans son félin. Le terrestre s’insurgea,  en quoi l’animal ne pouvait-il pas venir dans la pièce d’à côté qui plus est à première vue semblait être assez grande pour tout le monde. L’aubergiste insista, si le terrestre ne voulait pas se séparer de sa bête, alors personne n’entrerait.

Face à l’ultimatum, le guerrier plia et pria sa bestiole de sortir, qu’importe ce qu’elle déciderait de faire par la suite. La pièce derrière le bar était en réalité une réserve avec d’un côté des tonneaux de boisson empilés contre le mur et de l’autre des étagères remplie de mets et de denrées. Cependant derrière les tonneaux dans la pénombre se cachait une trappe qui une fois ouverte laissait entrevoir un escalier en bois et sans rambarde. La porte claqua derrière les occupants de la réserve, le tavernier se tenait devant pour empêcher quiconque voudrait en sortir. Un second individu sortit du coin de la porte, lui, pressait le poney à descendre les marches vers le niveau inférieur.

La pièce était plongée dans une obscurité malfaisante, la seule source de lumière était les deux lampes à huile posées de part et d’autre de la table. Une silhouette encapuchonnée se tenait derrière, son museau dépassait et avec lui des petites canines de changeling. La personne derrière lui n’était qu’autre que l’assassin qui deux semaines plutôt lui aurait tranché la gorge si sa chef n’était pas intervenue. Mise à part les deux lampes, la table était rase, certainement pour accueillir le magot récupérer dans l’épave du dirigeable. À vrai dire cela faisait terriblement sens.

« Je suppose que tu ne viens pas les pattes vides » Demanda la changelinne.

Le terrestre eut quelques mauvaises pensées envers la pégase qui le pressait d’avancer. Pourquoi donc étaient-ils forcés de mettre une personne dans votre dos, menaçante et désobligeante, vous n’allez pas vous barrer d’une traite, sinon où réside l’intérêt de se rendre au lieu du rendez-vous ? L’étalon fronça les sourcils et avança contre la table. Il déballa ses sacoches et les posa face à la changelinne. Elle sortit les deux sacs de pièces et les vida sous les yeux des occupants de la pièce. La monnaie clinquante s’amoncelait sur le panneau de bois,  les sabots troués de l’insecte partageaient le tas en plusieurs petits selon leur valeur.

« Est-ce bien tout ? » Interrogea-t-elle.

« Oui. » Répondit le terrestre de plus en plus agacé par la dague de l’assassin dans son dos.

« Eh bien soit, à nous d’honorer notre part du marché. Garida ? »

La pégase rejoignit sa supérieure, mettant fin à la menace d’une dague entre les omoplates.

« Je te laisse le choix, soit tu peux t’en aller et nous te laisserons en paix. Prend garde cependant à ne pas intervenir dans nos affaires. Soit nous proposons de rejoindre la confrérie. » Proposa l’insecte. « Une occasion comme celle-ci ne se représente pas deux fois. » Renchérit-elle.

Le terrestre gardait le silence, il se remémorait l’échange qu’ils avaient eu. Il avait proposé ses services pour ne pas se faire occire, dans un premier temps. Durant le voyage, il avait eu tout le temps de réfléchir à la suite, peser le pour et le contre d’intégrer la confrérie. Si cela pouvait lui permettre d’assouvir ses projets, alors la décision était prise. Il dégaina lentement ses lames qu’il posa sur la table avec l’or. Et d’un ton affirmé il accepta la proposition.





_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: [Quête] Crash en haute montagne   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Quête] Crash en haute montagne
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Misty Moutain Island] Sauvetage en haute montagne. [Quête]
» colorie !!
» Les Rois sous la Montagne
» VOTE DE CENSURE POUR JEA !HAUTE COUR DE JUSTICE POUR RENE PREVAL !
» Foire de la montagne : mettre en valeur les potentialités

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le Monde :: Terres Neutres :: Crystal Mountains-
Sauter vers: