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 Les affres familiales [pv Shade]

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Roi Sombra
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MessageSujet: Les affres familiales [pv Shade]   Sam 5 Mar - 15:05


En ces heures sombres il était cet être pensif, bien songeur quand au devenir de son régime alors si frêle. Le monarque à la robe de cendres siégeait en sa demeure, place forte d’un royaume qu’il conduisait jadis à la ruine, par sa bêtise grandiose, par son orgueil édifiant, et d’une naïveté effarante. Mais il semblait s’en être aperçu. L’éveil houleux d’un sommeil profond lui avait évoqué la blessure première de ses beaux jours, alors qu’il était sire d’un domaine enchanté et coloré. C’est ainsi que les débâcles s’enchainant, le pauvre bougre avait sombré dans l’abîme où il jetait naguère ses assaillant, un gouffre sans lueur d’espérance ni radiance d’intelligence. La noirceur qui l’enveloppait l’avait conduit à être plus sot que ces créatures fabuleuses l’ayant terrassé, et qui s’étaient comme lui reposées sur leurs lauriers. Mais désirait changer, et éventrer l’imaginaire ridicule d’un populisme. Ceux-là devaient le craindre plus que tout. Et sa chère némésis lui devrait bien assez tôt obéissance, respect et adoration. Il était le maitre et eux ses sujets, voilà sa pensée.

Mais alors qu’il s’en revenait d’une énième excursion, tenue secrète, en terres draconiques où il se forgeait un corps et un mental d’acier, dans la sueur de l’effort le plus éprouvant; on lui intimait de se draper d’aventure d’un manteau d’investiture. Ce fieffé gredin l’ayant dérangé n’était autre qu’un de ses meilleurs valets. Il lui inspirait un semblant d’affection, se pouvait dire un ignare passant. En effet, le Roi Sombra tolérait ses manières de sangsue, comme sa laideur accablante. A vrai dire seul lui importait ce potentiel remarquable qui était le sien. Le terrestre Doom Eye avait d’étrange d’être si dénotable, même dans la foule, qu’il n’avait rien du parfait espion. Mais il était si discret lorsqu’il le désirait, furetant dans l’ombre, ne faisant qu’un avec elle. Voilà qui plaisait au tyran. Un être des plus dociles et serviles, d’une dévotion sans faille, parfaitement incorruptible, inspirant la terreur, grand manipulateur, parmi les pus perfides et sournois, aussi éclairé que dément, avide de sang, sans attaches, passant pour invisible. Un sous-fifre si talentueux ne pouvait que le ravir.

La licorne appréciait d’autant plus chez son laquais qu’il n’avait d’autre raison d’être que celle de le servir, ainsi épiait-il le royaume et lui rapportait les murmures les plus secrets. Si bien que le brave écouteur en avait fait massacrer des agitateurs, des comploteurs, et des suborneurs. Il était ses esgourdes en ses terres, mais Sombra ne faisait l’erreur d’en dépendre. Sinon ses gens ne le verraient parader en ses cités, en quête de cafards à écrabouiller, de vermine à éviscérer. Pour l’heure, l’infâme suzerain masquait sa menue fragilité, mais la fatigue lui pesait. Et il daignait autoriser son comparse à se déclamer, lui qu’on pensait muet. Le pâle voyeur lui contait alors une rumeur des plus alléchantes, quoiqu’impotente. Il y avait au sein des murailles, un foyer de médisances, un réseau clandestin animé d’un esprit de révolte. Chose que le sire ne saurait permettre. Et l’intolérable se voulait châtier à l’extrême, car il n’y avait pire crime que celui de bafouer son autorité, et de désirer le renverser. L’espace d’un fugace instant il songeait à une possible implication de sa chère ennemie.

Mais il doutait qu’elle soit si mesquine. Là il éludait cette éventualité et déportait ses sabots en ce dédale de corridors. Un labyrinthe ou la pénombre régnait à sa suite, l’enveloppant, la berçant. Et avec lui son fidèle compagnon d’infortune, nullement perceptible. Ses pas raisonnaient, évoquant un grondement venu des tréfonds de la terre, qui manquait d’ébranler la bâtisse. Ainsi annonçait-il sa venue. La lourdeur de son pas, alliée à sa carrure colossale, décuplait l’imaginaire assaillant qui avait le malheur d’entendre son arrivée. Le sieur de la citadelle, alors drapé de sa tenue royale, apparaissait à ses gens. Les frappant d’un effroi sans pareil. Les pétrifiant, les figeant en une haie d’honneur à la manière d’une allée de statues aussi froides que sa figure. La salle du trône en imposait d’avantage, tant par sa splendeur d’architecture que l’immensité qu’elle dessinait. Une pale lueur se diffusait dans l’espace, chutant et agonisant depuis une lucarne haut perché, faisant face au siège à la mesure de son roi. Lui seul arpentait ironiquement ce sentier éclairé.

Ce halo le magnifiait quelques instants. L’impassible seigneur s’avançait alors sur ce tapis de pourpre, l’enlevant à un maigre escalier l’amenant à dominer ces insectes. Et tandis qu’il prenait place, en vrai bipède, en son siège démesuré; son mutisme intimait à ces messieurs d’entamer l’objet du jour, un plaidoyer populaire. Depuis les grandes portes s’insurgeait la garde accompagnant l’inculpé, un malfaiteur ayant tôt fait de l’irrité. On énonçait alors ce qu’on lui reprochait. Le scélérat se voulait ouvrier, mais il avait gaffé, si bien que la production de minerait en avait fort pâtit. Ce dernier jeté à bas, au pied de l’escalier, brutalisé d’aventure par ces glaciales prunelles d’où s’évadait des vapeurs maléfiques; se confondait en excuses et tentait l’impossible, se voir gracié, défendre une possible innocence. Mais voilà qu’un murmure lui parvenait, seul ce dernier lui importait. Là dans l’ombre du trône se tenait dont son pâle adorateur, lui qui lui soufflait l’entière vérité.

« Hors de ma vue misérable, jamais plus tu ne reverras la lumière. Et dans les heures les plus atroces des supplices qu’on va t’infliger, regrette même le fait d’être né. Comme celui d’avoir offensé ton maitre par tes mensonges. Enfin, tu imploreras la Faucheuse de te prendre tandis que les tiens périront de ma lame. »

Sombra clôturait l’audience d’un bref sabot agité, congédiant dès lors le duo en armure qui allait plonger l’accusé dans les profondeurs de sa demeure. Le discours du maître des lieux avait engendré une lignée de larmes chez sa victime, dont les perles de rosés allaient souiller le sentier et sillage. Un brave garde avait fait taire l’insolent aux vaines suppliques. La licorne cendrée mandait d’aventure qu’on s’avance, par son mutisme effroyable. Et un duo de poltron le gagnait, s’inclinant, se prosternant, s’écrasant devant lui. En sa qualité de magistrat, l'étalon de noir avait tout loisir d'infliger le supplice lui plaisant, ou lui trottant en l'instant, à qui il désirait. Ainsi était le cruel monarque, plus abject à ses gens qu'avec ses ennemis. Quoiqu'il en allait de son humeur, changeante comme la Nature capricieuse. Il y avait du reste une créature qu'il n'osait mander ou châtier. Le seigneur noir redoutait cette pourriture, cette ordure si délectable et vénérable. Mais craignait-il plus sa toute puissance ou bien son intellect délivré de son joug ? Ce sourd doute était sa hantise.

Le sire n'avait guère intérêt à la voir déguerpir, ou pire encore. Il n'avait d'envie d'admirer la donzelle à l'œuvre, s'en allant défigurer le royaume bâtit par ses soins. Sombra redoutait que la terrible Reverse Song ne le dépouille lentement de ses biens, de ce pouvoir qu'il détenait, qu'elle ne l'oblige à s'effacer. Car il lui semblait bien inconcevable qu'une ombre soit amenée à l'égaler, à le dépasser. N'était-il point l'incarnation du Mal, en sa vision archaïque et magnifique ? Il songeait dont à endiguer la machination. La noiraude ne devait apporter un vent de fraicheur à ses mœurs serviles, les peuplades ne verraient jamais ce second souffle leur parvenir. Il s'était juré de ne plus être écarté, de ne plus être exilé dans la noirceur des ténèbres l'ayant enfanté. Ce domaine de solitude qui l'avait jadis tant saigné, il lui jetait en pâture qui l'ennuyait. Voilà sa sinistre vengeance. Et bientôt il pensait savourer la perdition d'une âme égarée, là dans les méandres d'un royaume ayant tout loisir d'engloutir ce qu'elle chérissait, dont sa personnalité, il avait grand foi de se délecter de sa déchéance, une disgrâce fort mérité à son sens. Pour l'heure il lui fallait juger un autre misérable, un incapable. Il lu tardait du reste d’aller se reposer.


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MessageSujet: Re: Les affres familiales [pv Shade]   Lun 7 Mar - 11:16

Detrot, cette ville qui a été l’objet d’une bataille sans pareil quand Celestia est venu demander réparation par la violence et le sang, cette alicorne de lumière qui se dit sans tâche, depuis cet événement, je la déteste encore plus, surtout l’un de ses subordonnées qui m’a presque ôté la vie durant cette bataille. Mon corps s’en rappel, l’endroit de la blessure me fait mal à chaque que j’y repense, la sensation de cette flèche traversant ma chair pour s’y planter aussi, avant de sombré dans les ténèbres de l’inconscience.

Cette ville a encore les cicatrices de cette attaque, de ce raid, les habitants essayent doucement de reprendre le court de leurs vies, recollant les morceaux, pleurant encore parfois les morts ou les blesser à vie qui ne peuvent plus rien faire, bizarrement cela me fait mal de voir le peuple comme ça, souffrant d’une guerre qu’ils n’ont pas finalement, pas choisi. Tout cela à cause de cette princesse à deux sous qui a demandé des terres sans vergognes, des terres que les nôtres ont mis du temps à rendre fertile, à bâtir leurs maisons dessus, le Dark Plege n’est pas un endroit où il fait bon vivre, mais au moins, tout le monde donne le meilleur de soi-même afin de survivre, de se surpasser, de faire des lendemains meilleurs.

Beaucoup nous dénigrent sans vergognes, sans savoir réellement, mais les ténèbres contrairement à la lumière ne fait pas de différences, ne fait pas de comparaison, n’épargne personne, du mendiant à son suzerain, tout le monde doit montrer sous son meilleur jour, ses plus beau atout, ses forces les plus redoutables en cachant ses faiblesses en se surpassant. Les ténèbres cachent ce qui sépare les gens et les rapprochent, les unies sous une même couleur, la noirceur des ténèbres qui sont salvatrices et unique, contrairement à la lumière qui en fait que diviser.

Je parcours de long en large cette ville dévasté et va surtout récupérer quelque chose que j’ai laissé ici, ne sachant pas si mon père l’a récupérer, chose qu’il est peu probable, l’endroit semble tellement différent quand pleine bataille, plus calme, moins de tension dans l’air, c’est limite reposant, je suis dans la basse ville, l’endroit où le carnage a été le plus violent durant la bataille. Une maison bien particulière que je cherche, si elle n’a pas été touché suite à mon passage, elle doit toujours tenir debout, après à voir si quelqu’un l’habite maintenant.

Je retrouve justement cette dernière, descendant Detrot de la même façon que durant la bataille, même si c’est en marchant tranquillement, surtout du au fait qu’il y a plus de monde dans les rues que se jour là, je frappe à la porte qui s’ouvre sous mes coups, signe que l’endroit est désert ? Je regarde à l’intérieur, à part que tout semble propre, rien n’à bouger depuis se jour là, finalement quelqu’un habite ici, mais la personne n’est pas là, oubliant de fermé sa porte. Je n’en ai pas pour longtemps de toute façon, le temps de récupérer mon collier et je repars sur le champ, c’est donc directement vers la bibliothèque que je me dirige, regardant la tranche des livres pour trouvé celui qui me concerne, livre que je retrouve rapidement, surtout au vu de mon collier qui dépasse des pages.

Je l’ouvre afin de libérer totalement se dernier et les papiers que j’ai glisser dedans aussi, n’ayant servie à rien finalement, papiers que je jette dans la petite cheminée allumé de la maison, pour les faire disparaitre à jamais avant de partir comme je suis venu, à peu de chose près que j’ai mon collier avec moi maintenant. Bon, maintenant cela fait, je dois remonter vers les hauteurs de la ville, vers le château qui la surplombe, l’endroit où mon père se trouve, surement entrain de faire son devoir, je me demande bien pourquoi il est venu s’installer ici pour le moment, mais je m’en fiche un peu pour le moment.

Une fois sur place, je comprends rapidement où se trouve mon père, surtout au vu des sons que j’entends, le silence suivie de supplication et de la sentence irrévocable de mon père. Je ne vais pas aller le déranger, surtout que je ne peux pas débarqué comme cela, en pleine audience. Je me rends alors sur les balcons qui donne sur la salle, afin d’observé ce qui se passe exactement, je ne croise pas grand monde en y allant et beaucoup m’ignore ou me fuit, que sais-je. De là-haut, je peux tout voir, toute la salle, discrètement, je prends place, un regard figé et froid sur tout le monde, même sur mon propre père, surtout au vu de la personne qui se tient non loin de lui, qui sait lui ? Son nouveau favori ? Son petit chien ? Mon remplacent ? Je n’en sais rien, mais je n’ai pas confiance en lui, il est trop proche du Roi, trop proche de tout.

L’audience de passe sans accro, malgré les pleurnicheries du condamné, ce qui me fait avoir un léger sourire que j’efface bien vite, à quoi bon se réjouir du malheur des autres, surtout quand ce n’est pas vous qui en êtes la cause. Je reste donc là, à observé ce qui se passe dans la salle, je ne cherche pas le regard de mon père ou de qui que se soit, je souhaite rester une ombre pour l’instant, attendant le bon moment pour descendre, pour parlé ou intervenir, même si je n’ai pas de raison de le faire pour l’instant car mon père semble tout gérer d’un sabot de fer.

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MessageSujet: Re: Les affres familiales [pv Shade]   Mer 16 Mar - 18:38


A la faveur d’une nouvelle audience et sentence, le monarque espérait pouvoir abréger ces futilités. Il lui déplaisait fort pareilles bagatelles. Car il n’avait besoin de s’enraciner à son trône, si d’aventure il désirait opprimer ses sujets. A vrai dire il n’avait guère plus envie d’arpenter sa cité, de s’y pavaner et d’inspirer grand effroi, comme d’occire qui lui plaisait. L’étalon à la robe carbonisée songeait bien plus à filer à sa couche, bien qu’elle demeure en des hauteurs qui lui arracheraient quelques injures. Hélas son investiture le mandait en ces lieux, au chevet des damnés ne cessant de l’ennuyer. Le voilà bien las de tout ceci, à demi avachi en son siège le donnant toujours imposant. Même en ces écarts, le sire noir dominait ses gens. Là il manquait de savourer cette douce ironie, prônant l’égalité à ses sujets. Ainsi le scélérat était aussi méprisable qu’un loyal valet. Tous semblaient devant lui si minuscules, des insectes qu’il aurait tôt fait d’écrabouiller, de piétiner.

Soudain entrait un misérable de plus, lui qu’une brute jetait à bas, allant se broyer la carcasse déjà fracassée à cette rocaille glacée du château. Le sinistre gredin en froissait même l’allée de rouge, la voie royale, le tapis de pourpre menant au trône. Si bien qu’il infligeait à son roi une bien triste mine. Sombra s’enlaidissait, de ses lèvres épaisses s’évadaient ses crocs éclatants. Comme s’il pouvait bondir férocement, et déchiqueter de ses mâchoires l’impudent. Et l’air renfrogné de sa majesté avait tôt fait d’ébranler l’assemblée. La garde se confessait en un mutisme effroyable, avant de fuir ces prunelles ardentes et impitoyables. Là il abattait des carmines gamines à ce maraud attisant ses foudres, invoquant sa grande malveillance. Si bien qu’il flottait à ses abords un parfum de mort. Certes il émanait des vapeurs violacées de ses orbites emplis de fureur, mais ces vulgaires fumées de feu-follets, bien que grandies par l’humeur terrifiante d’une licorne, ne pétrifiaient autant qu’une aura démentielle.

La sienne semblait si noire, plus profonde que ce gouffre où il jetait des pauvres fous. Elle était si grandiose et si mortifère, qu’elle avait tôt fait d’envahir l’espace, et d’enserrer les gorges des malheureux le côtoyant. Peut-être y avait-il un rescapé à cette vague d’effroi ? Sans nul doute ce suivant des plus fidèle, si loyal qu’il ne lui divulguait jamais rien, et exécutait la moindre missive. Même lorsqu’il marmonnait en son sommeil, ou délirait sous l’emprise d’un puissant breuvage, l’ombre pâle l’exhaussait. Quel plaisant personnage, se disait-il naguère. Mais en l’instant il l’aurait même étripé, s’il n’avait ne serait-ce qu’entendu s’élever une vocalise. Et voilà que d’un bond, le tyran s’élançait à sa proie de choix. Cette dernière se voulait pétrifiée par l’horreur qu’elle lisait en ces prunelles incendiées. Il lui semblait qu’un démon allait se déchaîner, le massacrer pour le dévorer. Et il avait vu juste, le bougre. Le roi Sombra gagnait le prisonnier en hâte, d’une fougue à son image. Et si son vol avait inspiré grâce et volupté, l’atterrissage déchirait ces pensées.

Ses sabots de noir s'abattaient d'un fracas tel, qu'il en aurait presque ébranlé sa demeure. Fort heureusement, la mélodie disgracieuse ne pouvait que siffler à ces oreilles de conseillers. Hélas le vacarme avait bien alarmé la garde. On avait paniqué en tout le palais, on avait galopé jusqu'à sa majesté. Celle-ci daignait congédier ces pouacres, chassés d'un simple regard. Mais si lui n'avait grogné, son pâle suivant s'était laissé enivrer par l'atmosphère mortifère. Il jubilait en sourdine, là dans l'ombre d'un trône, s'esquivant au blâme d'une balustrade. Il filait, sa présence effacée, sa démence étranglée. A l'instar de quoi, son roi n'était digne d'une telle furtivité. Sa colère retentissait d'aventure, l'insolent garnement l'offusquait de plus belle. Et lui n'avait que faire de ses suppliques. Ces jérémiades l'écœuraient, tant il en aurait vomit les sucs lui tiraillant les entrailles. Mais il préférait déverser toute sa cruauté, toute sa malveillance, et toute la violence qui lui intimait de pourfendre ce misérable.

Aussi l'allait-il occire sans vergogne. C'est bien prestement qu'un sabot piétinait cette figure déconfite, déchirée par l'horreur de cette scène, avant que le monarque ne lui embroche le cœur. Sa fureur sanguinaire semblait d'une virulence telle, qu'il en avait empalé le cadavre d'où giclait une gerbe d'écarlate. Voilà qu'il dégageait avec vivacité cette lame noire, fichée dans les os et la chair ravagés. Si bien qu'il produisait d'aventure une mélodie répugnante, n'enivrant que les sadiques de on espèce. Et tandis que l'acier gorgé de sang s'en retournait à un sommeil profond, le tyran soufflait mot, finissant d'horrifier ses sujets. Sa voix grave, rauque, comme caverneuse, raisonnait en l'immensité de la bâtisse. Elle courrait en ces sombres allées, ces noirs couloirs, et pétrifiait alors mile gens le redoutant. Il e manquait de laisser planer sa menace sur ces valets, toute aussi pesante que l'aura écrasant qu'il avait naguère déployée. L'infâme silence nouait la gorge de l'assemblée.

« Allez dont exposer cette vermine à la vue de tous. Que cet exemple serve de leçon. »

La dureté de ces dires congédiait par la même ces freluquets. Le colosse désirait s'apaiser loin de ces sots venus le narguer, le hanter. Son murmure sans chaleur traduisait cette pensée. Il fit grand dos à ces badauds, et déportait ses sabots avec nonchalance. Là une légère brise l'avait gagné et lui prodiguait une caresse fort aimable. Il se sentait vivifié, comme ranimé d'une nuit d'épouvante. L'insurgée le magnifiait, faisant ballotter sa crinière funèbre, comme l'immense cape de pourpre qui l'enveloppait. Cette douceur le pénétrait, l'apaisait. Si bien qu'il avait tout loisir d'admirer nouvelle compagnie. Mais si elle lui déplaisait trop souvent, en l'instant il consentait à lui épargner sa dureté, sa férocité. Aussi lui dédiait-il une frimousse sans vigueur ni ardeur, témoignant bien l'attrait qu'elle lui inspirait. Et l'étalon sombre lui contait qu'elle pouvait l'accompagnait si cela lui chantait.


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MessageSujet: Re: Les affres familiales [pv Shade]   Jeu 17 Mar - 16:01

Depuis les hauteurs de la salle, je peux tout observer sans problème, des réactions de mon père à ceux de la cours, des gardes présent ou des condamnés. Comme mon père lasse de tout cela, ayant envie de faire autre chose, je le comprends, être assied là, à parlé sans vraiment bouger devant des personnes qui ne sait que pleurer et le supplier en vain. C’est fatiguant moralement et physiquement, à force on a l’impression d’avoir une statue imposante et effrayante devant nous, que le vent semble faire vivre.

Cela me fait légèrement sourire et même glousser, c’est sur, même avec cette mine renfrogné, fatiguer et lasse, mon père est toujours des plus effrayant, personne ne peut le nier, sauf une certaine personne, mais je sais que ce n’est que passager son coup de mou, il va rapidement redevenir celui qui a été dans le temps, impitoyable, sanguinaire, sans pitié pour tout le monde, même envers moi. On va bien voir de toute façon, depuis mon retour, je n’ai pas confronté directement mon père, il faut dire que je n’ai pas mal arpenté le royaume afin de me faire une cure, pour ainsi dire.

D’ailleurs, voilà le suivant à passer sous ses yeux écarlates qui vous transperce, ce dernier semble avoir subit l’épreuve du feu et se vautre comme il faut par terre sur le tapis menant au trône, le souillant au passage, de son sang et de sa présence. Ce qui semble un poil être de trop pour père qui montre ses superbes crocs que beaucoup doit lui envier, ses crocs pouvant déchiqueter un coup sans autre forme de procès. Et je pense que cela ne va pas en s’arrangeant pour le pauvre au sol, mon père est de plus en plus en mode « mort » si on peut dire, maintenant que ses voluptés de magie noir émane de lui, surtout au niveau de ses yeux.

J’en frisonne de plaisir, papa, j’adore quand tu es comme ça, quand le sang va être au rendez-vous, quand le mort trône à tes côtés, je ne peux cacher mon sourire carnassier, de plaisir et de joie. Ne te retient pas père, fait moi avoir des cauchemars, s’il te plait. Et mon vœux est exaucé alors que mon sourire s’élargie en voyant mon père aller droit sur le malheureux, dans un bon magistral avant d’atterrit et de faire claquer ses sabots contre le sol du château, dans un bruit des plus doux à mes oreilles, cela a aussi pour effet de réveiller la garde quelque endormie qui se précipite sur mon père dans la panique général.

Mais c’est sans compté le regard de feu que le roi lance à ses derniers pour les faire déguerpir aussi secs, je vais devoir aller faire quelques remontrance moi au vu de cela, si bien sur mon père ne le fait pas avant et que son regard n’a pas suffit. En parlant de cela, l’autre qui se cache dans l’ombre de mon père semble s’enfuir sans demander son reste, je vais devoir en touché deux mots à mon père quand à ce suivant en qui je n’ai pas confiance, mais avant tout, savourons de spectacle.

Celui de mon père piétinant de ses sabots puissant ce condamnée qui ne sait que supplier, avant de finir par lui embrocher le cœur, se qui m’arrache un frisson de plaisir et de bonheur, papa, j’adore quand tu es comme ça, surtout que le rouge te va si bien aux pattes sur ta fourrure de ténèbres. Et le son que cela produit, il me fait me hérisser le poil, je n’ai pas entendu une telle mélodie depuis si longtemps, cela me manque tellement, une séance dans ma salle de jeux va devoir être au programme, si possible avec un solariste qui traine dans les cellules.

Une fois fini, la superbe lame rougit, retourne dans son antre dans un bruit guttural à mes oreilles, avant que la douce voix de mon père parvienne à mes oreilles, résonnant dans la pièce et les environs, demandant à exposer le cadavre ensanglanté à la vue de tout le monde, afin de servir d’exemple, papa, je t’aime encore plus, voilà celui que j’ai connu, celui qui m’a fait aimer l’horreur, le sang et la souffrance.

Tout le monde ce met alors à faire en sorte de ne pas faire attendre sa majesté, qui a congédier par la même occasion tout ce petit monde, l’air de faire comprendre que les audiences sont fini. C’est mon moment, alors que je demande à une servante de passage, de faire apporté expressément de quoi nourrir mon père et moi, le meilleur et ce que mon père aime le plus, sans tarder. C’est donc sans se faire prier que cette dernière partie au petit trot vers la cuisine, alors que pour ma part, je descends rejoindre mon père, qui semble s’éloigner doucement vers une porte dérobé.

Je descends doucement et calmement, enfin, si on peut dire, je suis encore enivré parce qu’il vient de se passer, mon esprit quémandant plus, mais ce n’est pas le moment, du moins, pour l’instant. Arrivé à sa hauteur, je dis d’une voix, pleine de respect, d’amour et aussi de bonheur après une légère révérence :

- Bonjour Père, vous avez été fantastique aujourd’hui, un carnage digne de vous, tout le monde dans cette salle va sen souvenirs longtemps, jusque dans leurs cauchemars. J’ai fait préparer quelques choses à manger pour vous, afin de vous reposez et festoyer un peu après cette longue séance fastidieuse.


Je lui indique du sabot la porte menant à la salle à manger, qui doit commencer à doucement de remplir de victuaille les plus délicieux du royaume, un sourire sur mes lèvres, mon esprit encore enivré malgré tout du carnage qu’il y a eu, de plus, cela peut nous permettre de bavarder, de festoyer un bon coup aussi, histoire de se détendre un bon coup, tout le monde en a surement bien besoin. J’attends donc sa réponse et le laisse prendre les devants, après tout c’est lui le roi, mais je souhaite surtout avoir le loisir de regardé encore cette petite marre de sang, imaginant mille chose dans mon esprit.

[hors rp : va pour festoyer]

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MessageSujet: Re: Les affres familiales [pv Shade]   Dim 26 Juin - 22:33


A la faveur d’une cordiale entrevue, la demoiselle accablée de disgrâce saluait le monarque alors écœuré de l’affaire. Cette scène des plus risible lui ravivait l’amertume ancrée à sa gorge, la nouant tandis qu’il lorgnait sa factice progéniture. Et il ne parvenait à s’extraire cette épine lui labourant la chair, le saignant chaque fois qu’il glissait le regard sur cette misérable créature. Un symbole de honte et de décadence, l’incarnation de ses faiblesses passées, le souvenir physique de ses cuisantes débâcles. L’étalon de noir exécrait qu’on lui ravive ses blessures. Mais il n’allait occire la malheureuse, toute aussi désolée et meurtrie que lui. Bien qu’elle ait tout loisir de déceler ce désir ardent et perfide reluisant à ses prunelles, infernale en l’instant. Si fugace qu’il n’allait voir s’évanouir la belle blanche. Quoi qu’il pouvait l’éprouver, l’ébranler, la terrifier. Lui n’avait que faire d’une sotte doublée d’une incapable. Il lui souhaitait dont d’éventrer sa misère et de bâtir nouvelle gloire.

Voilà qui traduisait ses égards dénués de palabres. Il avait bon espoir qu’elle saisisse ce discours inavoué, transmit par le biais de mimiques. Puis il buvait ses dires bien lassants. Certes le discours le magnifiait, mais il n’avait que faire de pareilles bagatelles en ces heures. Et l’optique d’un festin l’enjouait assez, il s’élançait dont avec nonchalance vers l’antre nourricière. Parvenu au lieudit, le seigneur affamé découvrait un buffet dressé en son honneur. Touchante attention qu’il ne daignait saluer, du reste. Et tandis qu’il n’arborait guère plus qu’une lassitude de nanti, le morne cendré allait trouver siège à sa mesure. Avant d’y prendre ses aises. Puis il congédiait ses valets et tendait à festoyer. Hélas il rechignait à goûter la moindre victuaille. Sans doute craignait-il d’ingérer venin ou toxine pouvant le conduire au trépas. Le roi Sombra était de ces esprits rongés par le doute. Un mal dont il avait grand peine à se défaire. Et pouvait-il seulement l’écarter en vérité ?

A l’instar de son homologue le pâle écorché, sa factice progéniture ne lui inspirait que dégoût de déception. Une abime qu’elle se devait de franchir et combler. Car même un simple sujet avait plus de crédit aux yeux du sire noir. Elle devait le sentir, en être bien maladive. Voilà qui lui faisait la leçon, un tourment qu’il lui infligeait sans même l’effleurer. Tel était le seigneur des ténèbres, tout aussi effroyable à essuyer par la violence, qu’à endurer par ses égards si subtils. Là encore il n’avait nul besoin d’agir ou discourir, il la laissait aux soins de sa perfide hantise lacérant l’esprit. Car il lui le craindre et aduler, lui être toute dévouée et faire sa fierté. Ces traits-là qu’il retrouvait chez ce maraudeur invisible. Sombra ouvrait enfin la scène du festin, lançant ses crocs à l’assaut d’un rôti succulent. Et tandis qu’il dévorait sa proie, dépecée avec une voracité distinguée, l’être étriquée ne pouvait balayer sa pensée moribonde. Mais qu’advienne de cela, songeait-il.

Qu’elle ose seulement l’empoisonner, et il sévirait. Nul doute qu’elle redoutait sa barbarie et son courroux. Aussi n’allait-il la châtier, cette pleutre. A vrai dire, il ne faisait qu’arborer les femelles. Tant d’elles l’avaient rejeté, brisé, saigné. Il éprouvait dont une fantasque aversion à leur vue, comme simple pensée. Et bien qu’il en démentît au sujet de sa compagnie, il ne pouvait réfuter le doute planant en son esprit. Car il ne pouvait s’assurer que règne une parfaite loyauté en ces entrailles que trop labourées. Là il songeait à s’en assurer prestement. Et sa machination y veillerait du reste. Voilà qu’il soufflait mot, une fois sa bouchée engloutie. Ancrant dès lors ses prunelles infâmes en ce joli minois, ni foudroyé ni ménagé. « J’ai là une tâche simpliste à te confier, Shade. » Déclamait-il de sa voix morne à l’air détaché. Sa froideur intimait au rejet. Et sa factice progéniture, bien que sinistre engeance, saisirait d’aventure quel méprit il lui vomissait sans même exalter sa rage.

Le voilà lassé, elle n’en valait pas la peine bien qu’il désire ardemment la rosser pour se défouler. Mais il savait bien qu’un pion fracassé ne lui saurait plus d’aucune utilité. Alors il daignait se maitriser et laisser sombrer sa pulsion dévorante. Puis il lui narrait l’affaire. L’indigne parent envoyait la pauvre enfant au loin. Et s’il lui offrait l’opportunité de se racheter, il se gardait bien de lui avouer qu’elle serait même épiée. Là tandis qu’elle devait escorter des bâtisseurs devant élevé des tours de guets aux frontières du royaume, en vue de prévenir nouvelle invasion, il pensait éventrer le doute rongeant son esprit. L’étalon de noir ordonnait dont à son estimée compagne d’édifier des mesures prises au lendemain d’une débâcle dernière. Certes il avait déjà relancé la production d’huile, de bois et de paille en vue d’ériger des structures à embraser à chaque point stratégiques. Mais il lui confiait la tâche d’en surveiller les finitions dans l’Est, tandis qu’il veillerait personnellement à l’avancée des travaux à l’Ouest. Il lui épargnait de plus la nouvelle d’avoir mandé plus de patrouilles en ses terres.



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MessageSujet: Re: Les affres familiales [pv Shade]   Mar 28 Juin - 15:49

Un frisson abominable me parcourt alors que mon père jette sur moi en regard remplie de chose à me faire dresser le poil sur la nuque, je savais que depuis quelques temps, surtout depuis le raid, il n’est plus du tout le même face à moi, dans son regard, son attitude et son aura envers moi ont changé, je ne suis plus qu’un poids, une plaie purulente qui ne fait que le souffrir le blesser dès qu’il me voit.

Je serre les dents et encaisse, moi-même je me sens mal, blesser dans beaucoup de chose, mais j’espère au moins un peu de soutien de sa part, lui qui ne m’a même pas demandé comment j’allais depuis mon retour, en faites, tout le monde à ignorer mon retour, comme si je suis transparente, inexistante. Mais je dois passer outre, je dois avoir l’habitude à force normalement, sauf que ce n’est pas le cas, j’en ai marre d’être ignoré par autant de monde et sous les projecteurs quand cela les arrange.

Je détourne le regard, restant en retrait de lui, le suivant vers la salle à manger où le festin a été servie, mon cœur est serré en sentant sur moi tout le poids qui pèse sur mes épaules, du fossé qui me sépare d’un semblant de respect de sa part et de la part de beaucoup monde, même un simple poney a le droit à plus de respect et d’égard que moi à ses yeux, comme ce truc qui le suis tel son ombre. La rage me gagne doucement, la mâchoire serrée, alors que je regarde mon père s’installer à table, congédiant tout le monde présent, sans pour autant touché à quoi que ce soit.

Je soupire discrètement, et va m’installer à mon tour, prenant seulement un verre d’eau à boire, les réactions de mon père vis-à-vis de moi m’ayant totalement refroidi et coupé l’appétit, ainsi que toute bonne humeur après le spectacle, si on peut dire ainsi. Mais finalement, Sombra fini par mordre à pleines dents dans un rôti qu’il engloutie prestement, pendant que je bois doucement mon verre d’eau, jouant avec un morceau de pain qui traine là, avant de sentir son regard sur moi, plongent alors mon regard dans le sien, engloutissant sa bouché avant de me dire qu’il a une tâche à me confier, même si le simpliste est de trop à mon goût, comme si je ne suis vraiment capable de rien.

Surtout au vu du ton qu’il utilise, qui me fait être de plus en plus hors de moi, c’est bon, j’ai compris, vous ne m’aimez pas, vous me rejetez de tout votre être, je ne suis rien d’autre qu’un poids, une épine de malheur, que je vous rends malade, mais pas besoin de me le montré à chaque regard, chaque mot et mouvement envers moi. Intérieurement, je grogne, mais je suis effondré. Il ne croit pas que je souffre déjà assez comme ça ? Dès que j’essaie quelques choses, monsieur n’est pas content, il n’est jamais content, surtout quand cela vient de moi, je le savais, m’adopter, il le regrette amèrement maintenant, autant mourir sur le champ.

Je ne montre rien, cachant mes sentiments dans une froideur égale à la sienne, à quoi bon essayer de lui montrer de l’amour ou autre alors que cela ne fait que le rendre encore pire envers moi, agrandissant le fossé qu’il y a déjà. Je l’écoute me donner ma mission, celui de gérer la construction et contrôler la construction de tours de guets à la frontière l’Est. Je le regarde et demande plus de précision, comme le délai de construction, les plans détaillés des tours, leur nombre sur toutes la frontière Est et plusieurs détails dans ce genre là avant de finir sur :

- Et vous pendant ce temps ? Vous allez siesté votre repas dans votre lit ? Après avoir autant festoyer ? Avant de poser vos fesses sur le trône qui n’est plus vraiment le vôtre, étant donné que la régence a été donné à cette licorne d’obsidienne par notre ennemi, sans que vous ne leviez le petit doigt.


Voilà, c’est dit, cela me trotte depuis un moment, il me rend responsable de tout, mais lui, il se laisse marché sur les pattes, se complaisant dans ce train-train qui est le siens, moi j’essaie de me retrouver, de me racheter, de devenir plus forte et de me rendre digne de moi-même déjà ensuite du royaume. Mais lui, lui reste ici, m’envoyant à l’autre bout du royaume pour contrôler des constructions, certes importante, je le conçois. Je me lève doucement, le regard froid sur mon père, je sais que j’ai été isolante, mais si cela peut le faire réagir, je suis prête à recommencer, je continue même :

- Vous êtes tombé bien bas, la couronne ne vous vas plus comme avant, elle a perdu tout son éclat, celui qu’elle avait baigner dans le sang et les ténèbres.


Je m’en fiche qu’il ne soit pas content, mais c’est la vérité, du moins celle que je vois, depuis mon retour récent, en dehors de le voir assis et de tuer des gens sans défense, la défaite ne lui va pas et surtout une de ce genre, je tape un peu du sabot sur la table en parlant, montrant à quel point je suis moi aussi déçu, cela nous fait un point commun non ? J’attends maintenant, sa réaction, mais aussi mes réponses vis-à-vis de la mission qu’il m’a allouée. Alors ?

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MessageSujet: Re: Les affres familiales [pv Shade]   Ven 13 Jan - 20:55


Dès lors qu’il avait exposé les faits et clarifié la missive qu’il confiait à l’incapable, celle-ci lui apparaissait des plus impudentes. De funestes pensées l’assaillaient tandis qu’il n’avait que faire de cette sotte qui déblatérait sur sa bêtise. S’il n’avait apporté plus de précision, c’est bien qu’il désirait lui épargner les détails. Le sire taciturne était las de tout ceci. La lueur méprisable de ses prunelles avait laissé place au néant. Ce regard sans saveur évoquait dont cet esprit affligé. Lui qui avait traversé les âges, forgé l’histoire sanglante du temps jadis, devait maintenant subir l’horreur de sujets plus décadents. Il n’avait tout loisir de se réjouir d’une poignée d’élites, puisqu’il y comptait sa terrible némésis. Même la présence du pâle écorché n’aurait su endiguer la gronde qui ébranlait ses entrailles. Il lui semblait que la verve insidieuse, l’ayant diffamé et accablé d’une vision de la pire mégère de ces heures sombres, annonçait grand vent de révolte. Quelle sottise l’avait piquée ?

Le phénomène se voulait tout aussi intolérable que la simple évocation d’un certain patronyme. Là il relâchait la bête innommable, le fléau du temps jadis, l’immondice démentielle. Il n’y avait-là nulle injure pour témoigner son malaise, sa transe macabre. Et tandis qu’il proférait un hurlement terrible, venant à glacer le sang du moindre résident, le sinistre sire exaltait sa fureur grandiose. Là il abattait ses énormes sabots au bois innocent, broyé comme un rien. Le faisant dès lors voler en éclat, ployer sous sa puissance inouïe. Mais alors qu’il pouvait bien affliger de stupeur sa factice progéniture, dont il ne voyait plus qu’une scélérate à châtier, l’étalon à la robe cendrée foudroyait prestement la misérable. Il avait cette lueur prédatrice effroyable qui étincelait dans ses prunelles écarlates. Leur éclat diabolique se mariait à merveille aux vapeurs spectrales violacées semblant enragées, grandies par l’implosion de cette envie viscérale d’étriper la jument blanche. Une pulsion palpable.

Les récits prêtaient au seigneur noir la faculté d’ancrer au plus profond de l’être de sa victime une terreur abyssale, d’un seul regard. Qu’elle y succombe ou résiste ne lui importait guère. A vrai dire il n’y songeait pas. Sa raison s’égarait bien avant qu’il ne se déchaine, si bien qu’il apparaissait bien plus en bête enragé que maître des lieux qu’on aurait juste offensé. Il n’y avait hélas de grognement pour voir perdurer sa clameur vociférante. Mais la scène abominable avait su raviver l’image qu’il inspirait jadis, celle d’une calamité à la majesté funeste, magnifié en ses méfaits. Un silence pesant régnait alors, d’entre les fêlures craquant encore sous la virulence du cataclysme qui avait frappé la table robuste et massive, dont les fissures gagnaient l’autre versant, telle une pieuvre qui étendrait ses tentacules. Les victuailles gisaient à terre et sur les murs, le lustre haut perché frémissait d’aventure, se balançant faiblement avec ce léger grincement qui agace.

Le grand mâle n’entendait ici que son organe martelait sa poitrine incendiée par la colère. Mais alors qu’il allait bondir de son trône et fondre à sa proie qu’il pensait occire, un fieffé gredin venait l’arracher à ce climat d’intime infamie. L’inconscient valet attroupé par le vacarme qui avait ébranlé la demeure, n’était suivit de d’une poignée de brave, dont la multitude se terrait dans l’ombre du couloir. Le malheureux avait gâché la scène tissé par son maître, il s’attirait dont ses foudres. Pétrifié d’un regard comme sa suivante, le pauvre bougre ne vit venir la lame volante qu’avait projetée le roi fou. Sa victime première finissait embrochée, broyée, fichée dans le mur du couloir où sa dépouille avait volé sans peine. Le phénomène avait fait cracher une coulure vermeille dans son sillage, souillant dès lors nombre pleutre figé là. Et voilà que ce colosse à la crinière sombre fondait à la servante tétanisée dans l’entrée, seule échappatoire au courroux de sa majesté.

Afin de massacrer l’impudente aux suppliques étranglées dans sa gorge qu’il déchirait de ses crocs immenses, avant de jeter le cadavre aux fuyards, au loin, tandis qu’il congédiait sèchement qui se prosternait devant lui. Malgré ses exactions sanglantes, la couronne savait se montrer magnanime. Ou bien ne voyait-il guère l’intérêt de décimer ses couards ayant saisi l’exemple, pour mieux s’en retourner vers la véritable cible de son désir de mort ? Le roi de fer s’emparait avec aisance de son épée gorgée de sang, presque légère en sa gueule. Et il pénétrait d’aventure la mince arche donnant sur les ruines du festin, où il daignait glisser ses prunelles en rien apaisées. Puis il rentrait sa lame toute dégoulinante au fourreau. Avant de souffler mot. « Tiens ta langue ! » Sa voix rauque et puissante raisonnait entre ces murs. La menace qu’il inspirait planait d’aventure. Et il entamait une marche funèbre au pas lourd, piétinant là les ruines dégoûtantes du festin gâché. Des flammes dansaient sur ces victuailles et le bois crépitant, il avait tout du prédateur.


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MessageSujet: Re: Les affres familiales [pv Shade]   Sam 14 Jan - 15:14

La réaction suite à mes paroles ne se fait pas prier, un grondement se fait d’abord entendre, suive de prêt par un hurlement bestiale emplie de rage à glacé le sang, j’ai le poil hérisser tellement la soif de sang est palpable dedans. Mais pourtant, je ne bouge pas, mon regard reste braquer sur celui de mon père alors qu’un sourire se dessine sur mon visage, malgré un petit réflexe quand ses sabots puissants éclatent la table massive, dont les fissures se mettent à la parcourir de long en large jusqu’à moi, telle une pieuvre impitoyable.

Pendant ce temps, son regard sur moi me fait clairement comprendre qu’il n’a pas du tout apprécier mes paroles et qu’il compte bien me le faire comprendre. J’ai des frissons partout, de peur, d’angoisse, mais cela fait tellement de bien, c’est si bon que mon sourire reste. Un silence s’installe entre nous, alors que je peux sentir les envies du roi contre moi, elles sont si palpables, les volutes violacés sortant de ses yeux se marient si bien à son regard courroucé.

Beaucoup, en voyant cette scène ou encore à ma place, penserais que je suis une suicidaire d’avoir ainsi provoquer Sombra. Je ne nie pas, j’ai peur, je sais qu’au moindre mouvement, de sa part ou du mien, mon pelage blanc va être rougit par mon propre sang. Peu de son brise le silence de l’endroit, comme le grincement du lustre ou nos cœurs battant à tout rompre dans nos poitrines, lui de rage, le mien d’excitation.

Je ne sais pas si c’est la providence ou simplement le hasard, mais au moment où mon père aller abattre sa sentence sur ma personne pour avoir été aussi insolente envers lui. Un servant arrive avec plusieurs autres suites aux vacarmes causer par le festin renversé, malheureusement pour lui, il reçoit le courroux qui allait s’abattre sur moi. La lame du roi volant à travers la pièce pour embrocher l’étalon qui va se ficher dans le mur du couloir, arrosant de sang vermeil ceux resté sur place.

Rapidement suivie de cette attaque, mon père fondait, tel un fou, un enragé, une bête sauvage, sur la collègue de la première victime qui n’a le temps de dire quoi que ce soit que sa gorge est déchiquetée par les crocs du roi sanguinaire avant d’être jeté au loin sur ceux fuyant déjà les environs. De mon côté, j’observe se massacre macabre de façon presque perverse, me léchant les lèvres en voyant mon père être un tel monstre, mais surtout être celui qui aurait dû toujours être, si seulement c’était cette sale licorne entre ses crocs et non une simple servante.

Maintenant que cet digression est terminé, le roi revient dans la salle, son épée dégoulinante avec lui, son regard non rassasier de sang. Il ne prononce que quelques mots, une fois son épée rangée, comme quoi je dois tenir ma langue, d’une voix rauque et puissante, tout en s’approchant de moi tel un prédateur chassant sa proie. Je reste droit sur mes pattes, le regardant s’approché, un petit sourire sur mon visage, les yeux exprimant mille choses, à la fois la peur, mais aussi le respect, la satisfaction et la joie.

L’odeur de brûler emplie mes narines, la chaleur envahissant l’endroit, mettant en place une nouvelle scène, le bruit des sabots de mon père résonne comme une marche funèbre. Je ne bouge pas, le regardant intensément dans les yeux, lui rendant son regard, disant seulement :

- Il n’y a que la vérité qui blesse Père.


Et de me préparer au retour de flamme. Je ne suis pas suicidaire, je ne le provoque pas par plaisir ou pour voir ce genre de scène de massacre, mais parce que je souhaite qu’il soit le roi sombre qu’il aurait dû toujours être. Chose qu’il n’a plus été depuis trop longtemps pour s’être fait ainsi marché sur les pattes, je rajoute seulement :

- Vous devriez nettoyer votre lame avant de la ranger dans son fourreau, le sang va la faire pourrir et elle ne sera plus un aussi bon tranchant, elle ne vaudra pas mieux qu’un vulgaire cure dent. Ce serai dommage pour mener à bien vos possibles projets.


Restant sur mes gardes, je ne compte pas laisser mon père me transpercé comme le servant ou encore m’attaquer sans riposter un minimum. Certes, c’est le roi, il a le droit à un certain respect que je ne lui prends pas, mais si personne ne souhaite lui dire la vérité, moi je le ferai, même s’il la connait déjà. Car ce que je souhaite savoir, c’est ce qu’il compte faire maintenant, rester taciturne ici, à ruminer et à tuer ce qui passe non loin de lui, ou prendre les choses en pattes et montré à tout le monde le vrai roi d’Equestria.

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