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 A l'aventure compagnon, je suis partie vers l'horizon [SOLO | Quête-pirates]

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Hidden Trick
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Solar Empire

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MessageSujet: A l'aventure compagnon, je suis partie vers l'horizon [SOLO | Quête-pirates]   Ven 6 Mai - 1:29

Un voyage sans encombres... Ou presque !
Hidden Trick | Quête Solo

Dès que le vent soufflera, je repartira...



Mon réveil sonne. Je saute de mon lit avec précipitation et frappe ce dernier pour le stopper ! C'est l'heure ! Enfin ! Le jour J ! Le soleil ne pointe même pas encore ses rayons et la grande majorité des poneys est encore endormis ! Je refais mon lit, me coiffe rapidement comme à mon habitude, mais encore plus cette fois-ci ! Je prends garde à ne pas oublier mon écharpe et vérifie mon sac. Il a tout dedans : mes économies du mois, plusieurs plantes dont quelques unes médicinales, mon matériel à décoction et une photo. Une photo de famille. Je la fixe quelques instants. Elle présente tout le lignage élargie. On y voit, mes oncles et tantes, cousins et mes parents. Du moins, tous ceux qui étaient vivants ou nés il y a vingt, la photo n'est pas jeune. Il y a ma mère et mon père dessus. Je voie aussi mon oncle et ma tante avant qu'ils aient eu mon cousin. Bah ! Pas le temps pour les émotions ! Je lance mon sac sur mon dos et m'arrête quelques secondes. Je prends sur mon bureau, à côté de l'emplacement de mon sac, mon petit couteau. Un des seuls cadeaux de mon père. Il veut que je me défende... Tout le monde veut que je me défende. J'espère que ce voyage va m'en convaincre ! Je le glisse entre mes plumes pour l'avoir rapidement en cas de besoin.

Je sors de ma chambre et fait demi-tour. Oups, mon billet ! Il est posé sur le bord de mon lit. Je l'ai mis ici hier en évidence pour ne pas l'oublier. Je le fourre rapidement avec le reste de mes affaires et repart doucement mais avec précipitation dans le couloir.

Ma tante et mon oncle m'attendent en bas des escaliers, dans la cuisine. Un petit déjeuner et sur la table. Ho, qu'ils sont gentils. Ils se sont levés pour me dire au revoir. Et qui plus est, Earl Grey ma même préparé des pâtisseries pour manger ! Minti ma fait mon thé favori, je reconnaîtrais l'odeur entre milles.

Minti Sitting : Bonjour, Hidden. As-tu bien dormie ?

Hidden Trick : Pas vraiment Tata ! Je suis tellement pressée ! Enfin ! C'est aujourd'hui ! Merci pour le petit déjeuner !

Minti Sitting : Ha... tu as tellement grandie. Ton premier voyage. Il ne faut pas partir le ventre vide !

Hidden Trick : Oui ! Ho, depuis le temps que je voulais partir. Je vous remercie encore de me comprendre et de me laisser faire ce choix. Mais je reviens vite, hein ? Ce n'est qu'un voyage de deux semaines.

Minti Sitting : Mais ces temps... Ce n'est pas raisonnable tu le sais, nous...

Je m'assoie à table, commence à manger avec précipitation. Je coupe la parole de ma tante et lui porte un regard rassurant.

Hidden Trick : Tata ! Nous en avons déjà parlés ! Je détourne mon regard vers mon Oncle. C'est décidément toujours aussi bon Tonton Earl, merci !

Earl Grey : De rien... Minti, ne te répète pas.

Minti ne disait plus rien. Je sais qu'elle avait peur que je parte. Mais c'est ainsi. Tout le monde se doit de partir un jour.

Hidden Trick : Puis tu sais bien Tata, ça prouvera à mon père que je ne suis pas faible... Peut-être m'accordera-t-il plus d'attention à ce moment ?

Minti me regarda surprise, même Earl Grey changea de regard.

Minti Sitting : Je... Nous en avons parler. Ton père n'a pas le temps. Mais... C'est vrai qu'il a toujours été un peu loin. Si tu veux te rapprocher de la garde par ce voyage, ce n'est pas la meilleure idée que tu es eu Hidden Trick. Je ne veux pas que tu es quelconque rapports avec la guerre.

Je soupirs. Ma tante me couve décidément trop. Il est plus que temps que je m'en aille avant qu'elle me reprenne mon billet pour le bateau. Je me lève, fini ma tasse de thé et avale la dernière part de mon petit-déjeuner.

Nous nous dirigeons vers la porte. Je sers, dans mes bras, ma famille une dernière fois.

Hidden Trick : Dite bonjour à Shyshy malgré tout...

Minti : Oui... Bien sûr. Ho ! Comprend le, le pauvre, se lever à cinq heures du matin... il est si fatigué.

Je pense alors doucement que je suis couvée mais heureusement pas autant que mon cousin. Le pauvre. Obèse à en mourir, ne peut pas sortir. Ce n'est peut-être pas lui que je devrais blâmer au final. D'un autre côté, c'est aussi ma tante qui me nourrit. Bref, je mets un terme à ce genre de question dans ma tête et m'envole rapidement.

Dès lors, je récite mon périple dans ma tête. Dans un premier temps, quitter Canterlot et voler jusqu'à Terristris. En sois, c'était déjà un voyage. Je me rappelle y être allée une fois quand j'étais plus jeune avec mon Oncle et mon cousin. La guerre n'avait pas commencée. Mon vole fut rythmé par les souvenirs mélancoliques de ce doux temps maintenant fini. La guerre est bien là et pour on ne sait combien de temps. Plus je grandissais, plus je me posais des questions sur cette guerre. Mon père, Star Beat est garde. Ma mère était médecin. Tout deux défendaient les valeurs Solars. Je ne voulais pas être coincée dans mon pays et vivre jour et nuit pour lui. Mais participer au retour de la paix, ça, ça me plaisait bien plus.



C'est au bout de sept heures de long vole que j'arrive à Terristris. Le soleil et la brise marine me caressent chacun à leur tour ma joue et le long de mes ailes. Ces dernières me tirent et sont engourdies mais qu'importe, La magnifique ville côtière m'ouvre ses portes. Je descends doucement vers le sol. La ville est très animée, beaucoup de poneys la peuple ! Même dans mes souvenirs il n'y avait pas autant de monde ! Des odeurs de nourritures viennent à mes narines, c'est vrai, nous sommes probablement aux alentours de midi. Beaucoup de poneys, se baladaient au bord de la mer. La ville avait subi quelques dégâts suites aux secousses qui façonnèrent Goliath Break, mais depuis mon point de vue, rien de très marquant !
Je me pose sur la balade côtière et commence à trotter le long du port. Je ne devais pas non plus tarder ! Présente ou non, le bateau partirait dans tous les cas ! Je le cherche du regard. C'est un grand bateau marchand.

Aïe ! Mes ailes, je dois faire une pause.

Je m'arrête cinq minutes et repère un vendeur de nourritures ambulant. Bah ! Je ne résiste pas ! Les odeurs présentent ont déjà bien agitées mon appétit et c'est l'heure de manger ! Je paie un petit quelque chose à manger typique de la région ; des algues séchés et du riz... ils appellent ça des soushis ? Bah ! C'est super bon !

Je me pose sur un banc et regarde l'eau. Je vais voyager ! Ça va être génial ! Juste pour quelques petits services, je n'ai pas besoin de payer le voyage plein pot ! Ces petits services, je n'ai pas vraiment fait attention. J'ai trouvée cette proposition au tableau des quêtes de Canterlot après tout... ça reste une proposition de voyage, non ?

Je n'ai pas tout dit à Minti à ce sujet. Il fallait être volontaire pour intervenir en cas d'attaque pirate de ce que j'ai retenue. Bah, pourquoi ça nous arriverait ? Je pars de ce principe ! Et puis, si des pirates veulent nous attaquer et ben qu'ils essaient ! Je suis sûr que plein de gardes viendrons !

Je batifole dans mes pensées l'esprit légers sans me douter de quoi que ce soit... Je n'avais pas vraiment lu les réglementations...

Et réciproquement, j'ai mentionné à l'équipage que je sais me battre. Ce n'est pas tout à fait faux ! Je sais bien lancer des couteaux, les murs de ma chambre ont en fait les frais, j'ai suivi les cours de combat pégase à l'école de Clousdale en option. Je n'aimais pas ça et je n'aime pas vraiment me battre, mais ma tante a toujours insisté pour que j'apprenne à me défendre. Toujours la même raison...

La guerre.

Je me lève et reprend ma recherche. Je n'ai pas eu à beaucoup chercher avant de voir le bateau marchand. Je le reconnais grâce à son nom marqué sur la poupe, l’arrière du bateau, « The Fearless ». J'aime beaucoup le nom. Je trouve qu'il est rassurant, même pour un bateau de commerce. Je m'engage sur le ponton et contourne l'imposante coque. Le bateau est un trois mats gigantesque. Je reste ébahi, la gueule ouverte devant ce spectacle. Autour de moi, plein de poneys musclés et autres sortes de gens s'agitent ! Ils portent des caisses, crient, parlent ! Je suis sortie de mon admiration quand je suis poussée par un marin.

Hidden Trick : Vous pouvez demander pardon !

Le marin se retourne vers moi et me grogne dessus, je réalises que ce n'est pas un poney mais un diamond dog ! C'est la première fois que j'en croise un...gloups, je baisse les yeux et regarde ailleurs.

Hidden Trick : Bonne... bonne journée monsieur.

Je ne dois pas chercher les ennuis. Je m'envole vers le bateau et mon chemin et très vite barré par un pégase baraqué se mettant sur ma route.

Pégase : Scuser moi m'doiselle... Z'êtes perdu ou bien ? Et z'avez pas à monter sur l'bateau...

Hidden Trick : Ho pardon... il y a juste du monde en bas... Je … Je suis Hidden Trick. Vous avez reçu ma lettre de demande de voyage et accepté.

Le pégase me dévisage et regarde mon corps de bas en haut avant d'éclater de rire.

Pégase : Écoute, je suis pas au courant. J't'enméne voir le boss... Au moins t'as d'l'humour pour une ponenette ! D'ailleurs, tu s'ra gentille de pas trop salir le pont de t'es sabots polis... c'pas une habitude chez nous.


Je suis le pégase. Il n'avait vraiment pas l'air de rire, où du moins, nous n'avions pas le même humour. « Ponenette » ? On dirait une insulte de bas quartiers... et mes « Sabots polis » ? Ok, je ne travaille pas sur un bateau mais quand même ! Je ne me vernis pas les sabots non pour autant ! Je crois qu'il pense que je suis une petite âme perdue... euh. Il n'a peut-être pas si tord d'un point de vue extérieur mais je vais faire des efforts et surtout de mon mieux pour aider...

Ses couleurs tournaient toutes autour du bleu : Corps bleu foncé, crinière bleue clair, marque de beauté en ancre de bateau... Et surtout une magnifique balafre sur l’œil. Mais pas de cache œil. Ha ! C'était un cliché ! J'en étais sûr !

Je descends sur le bateau en suivant l’impressionnant étalon. Je me sens épiée de tous les côtés, il semble que je fasse tache... non, une impression. Tout le monde se remet au boulot après avoir juste constaté ma présence. On dirait plus comme un réflexe, une méfiance plus qu'un réel intérêt. Enfin, j'espère et c'est ce que je pense ! Hmm... J'imagine qu'ils craignaient que ce soit un pirate ? Je rigole intérieurement, je suis bien moins effrayante qu'un pirate. Je suis qu'une demoiselle. Tient, d'ailleurs je ne vois pas d'autre femme... Bah ! Je ne dois juste pas avoir de chance ! Peut-être d'autres ponettes viendrons après.

L'équipage semble sérieux. Comme je l'ai vu précédemment, exclusivement des hommes. Ils portent tous des t-shirts typés marins. Mais ils n'avaient pas tous l'air menaçant comme l'énorme pégase qui m'avait interpellé. Sûrement un membre plus important. Je le suis donc jusque dans une entrée présente à l'arrière du bateau, menant dans une cabine. Le bateau est vraiment géant ! Au centre du pont, une énorme grille est ouverte et une poulie géante y descend, avec l'aide des poneys, de multiples caisses. Je rentre dans la cabine.

Dès le pas de la porte, de somptueuses décorations. Il semble que ce soit la cabine du capitaine, c'est une évidence. De grands drapés sont sur les murs et de beaux tapis au sol. En face un énorme bureau devant une grande fenêtre. La fenêtre de la poupe. Une carte est dépliée sur l’impressionnante œuvre de bois. Sur les côtés des fauteuils avec une petite table et une bouteille posées dessus. Un peu plus en retrait, un grand lit en bazar. Bah, je ne devais pas m'attendre à ce que les pirates fassent leur lit hein...  

Pégase : Mon capitaine, « une » étrangère veut vous voir... « Une » monsieur... hum, hum... « une » femme.

Le dossier de la chaise se tourne derrière le bureau et un poney est visible désormais derrière le bureau. Quelle entrée, pensais-je,il sait comment impressionner. Il s'accoude calmement. L'homme joint ses sabots et m'examine attentivement.


C'est une licorne noire avec une magnifique barbe  et crinière blanche. Un grand chapeau en cuir marron avec plusieurs plumes trône sur sa tête. Il porte un grand vestons bleu de haute qualité et semble étrangement amical mais inquiet.  

Capitaine Furred Foam : Au repos Saeweed... Tu vas effrayer notre nouveau compagnon... ne.

Seaweed, c'était le nom du pégase ? En tout cas, il s'écarta sur le côté. Je m'approche du bureau et le capitaine eu tout le loisir de me dévisager d'encore plus près.

Capitaine Furred Foam : Bonjour, tu es Hidden Trick ? T'as le parchemin pour prouver que tu n'es pas un... une invitée surprise ?

Hidden Trick : Oui...

Je m'avance et lui temps ce que j'ai toujours appelé un billet... faut croire que ce n'était pas exactement ça. Je le regarde lire. Il constate que c'est bien sa signature et sa plume. J'ose poser une question

Hidden Trick : Euh je suis venue pour la mission d'aide. Vous connaissez mon nom par la lettre ?

Capitaine Furred Foam : Oui... et je sais que c'est toi car tu es le,... la dernière arrivée. Bref, faut que tu saches une chose jeune... fille. Tu paye pas de mine, c'est sûr, mais ça, c'était prévu. Tu vois, je t'ai prise car j'avais pas reçu d'autre lettre. Te fais surtout pas d'autre idée ! Ici, c'est moi le Capitaine Furred Foam ! Tu dois m’obéir quoi qu'il arrive tant que t'es sur ce vaisseau ! Et si c'est pas à moi, c'est à mon second ; Seaweed. T'as compris ?! Et même si t'es... une femme.

Le second laisse échapper un gloussement oscillant entre le rire et une expression de constat regrettable.  Je me sens mon cœur se serrait dans ma poitrine mais la situation me plaît. Je ne devrais pas être amusée mais c'était plus fort que moi. J'aimais ça.

Hidden Trick : Oui, monsieur !

Capitaine Furred Foam : Ouais... Et autre chose espèce de grenouille d'eau douce, les pirates sont vrais et si tu sais pas te battre... que Célestia garde ton âme. Aller ! Va !

Il retourne à sa méditation. Il semble tendu. Je ne peux plus faire marche arrière mais je suis sûr que tout ce passera bien !

Seaweed m'escorte dehors. Je vois plusieurs autres gens qui semblent attendre. Ils ne sont pas comme les marins, je pense que ce sont eux les autres recrus.

Seaweed : V'là la dernière les gars. Ouais, dernière, et sans commentaire ! En attendant, vous allez pas glander ! Vous allez finir de charger la cale ! Et plus vite que ça !

À ce moment tous les poneys partent, je l'ai suis instinctivement sans trop comprendre. Dernière ? Il est obligé d'insister ?  J'observe les autres compagnons. Encore que des hommes. Sur le chemin jusqu'à la cale, nous échangeons rapidement nos noms. Certains sont plus loquasses que d'autres.

Laissez-moi vous les décrire.


En premier temps, j’aperçois un poney terrestre imposant. Il dit s'appeler Rock Balbo. Il porte, une légère armure et une épée courte à son côté. Sa robe est verte foncée et sa crinière violette, coiffée grossièrement en arrière. Je n'ai pas vue sa marque de beauté, son armure la cache... mais je pense que ce doit être une marque de combat. Il semble être un bon combattant. Il ne ne dit rien de plus à son sujet.


Le second est un batpony bleu à la crinière rouge. Il nous dit de le nommer Blu. Je ne sais pas si c'était son vrai nom mais... il veut qu'on l'appelle comme ça. Il porte une armure de cuire. Sa marque de beauté représente une petite étoile et une dague. Je pense que c'est un guerrier agile. Il dit venir des terres lunaristes. Ça ne m'étonne pas vraiment, beaucoup de batpony viennent de là-bas.


Enfin le troisième et le plus étrange est une licorne qui sourit tout le temps. Elle porte un bandana, qui cache une crinière blonde sur un corps tacheté à différent degré d'orange. Elle parle vite et se présente comme Henri. Drôle de nom. Un dernier détail que je trouve étrange sont ses avant bras blanc tachés de rouge. Je préfère ne pas savoir pourquoi. Sa marque de beauté est un scalpel sur fond rouge.

Bref, nous aidons à la charge jusqu'à ce que toutes les caisses soient rangées. Puis enfin, le capitaine sort de sa cabine ! Les marins relevaient l'ancre pendant que le second aboie ses ordres ! Je me dépêche et fonce au bord du bateau pour regarder le départ ! Les oiseaux volaient le long des voiles ! C'est tellement beau, les rayons du soleil se reflètent sur l'eau et font briller mes yeux. Quelques instants plus tard, ma fascination est stoppée par les appels du second.

Seaweep : LES GARS ! ICI ! Les mecs, vous, faites le tour d'bateau. Euh... Hidden ? Toi... T'vas plutôt nettoyer le pont. Après tout, ça te correspond mieux.

Hidden Trick : Mais... mais !!

Seaweep : T'as quelque chose à redire ?!

Je ne dis rien. Je prends un sceau et passe l'après-midi à nettoyer le pont. Pourquoi moi ? C'est parce que je suis arrivée en dernière ? Je me pose de sérieuse questions à la fin ! Et puis, comment ça pouvait être aussi sale ?! Je passe la journée à genoux, à frotter le sol. Les autres discutent et ne font rien à part se balader ! Et dès que je regarde ailleurs, le second est là. Qu'est-ce qu'il me voulait à la fin ?! Je refuse de lutter plus longtemps avec mes questions et me résigne à mon sort jusqu'au soir.

La nuit tombe, enfin, le repas est distribué et tous les marins sont ensemble. Ha ! On va peut-être pouvoir faire connaissance.

Je meurs de faim ! on va enfin manger, je vais tellement apprécier mon repas ! Ça va être génial !

Je m'approche et fait la queue, qu'elle est ma déception arrivé au bout ! Une soupe avec quelques morceaux de pommes de terres dedans !... Je soupirs. C'est mieux que rien !

Je me dirige vers les trois autres et essaie d’entamer le dialogue. Ils ne sont pas très bavard avec moi. Ils parlent surtout de leur « haut-faits » et se vante. Effectivement, on retrouve un guerrier brutal, un agile et un soigneur. Le plus inquiétant est le soigneur. Il me fixe par moment et regarde mes ailes et ma marque de beauté. Plus tard dans la discussion, il me dit soudainement que son plat préféré sont les cup-cakes. Je suis abasourdis mais préfère ne rien dire. Je ne suis pas rassurée et me met un peu à l'écart sur le bord du bateau... je regarde à droite et vois du mouvement dans l'eau, un dauphin saute, c'est le premier que je vois de ma vie ! Je souris, satisfaite de voir quelque chose qui me change un peu les idées.

Je tente de nouveau à plusieurs reprises de discuter avec le reste de l'équipage. Ils sont étrange et ont l'air... méfiant ? Je n'ai pourtant rien fait ! Certains vont même jusqu'à m'éviter. Je soupirs et reste seule pour le reste du repas.

Seaweed nous présente nos lits. Nous dormons avec les marins dans la cale, dans de grands hamacs. Je laisse les marins aller se coucher avant de les rejoindre... la distance qu'ils imposent me refroidit et ne me donne pas envie de les suivre avant que tous ne dorme. Je reste quelques temps sur le pont pour regarder les étoiles. Pas de lumières à l'horizon, juste la voie lactée et la lune. Si belle et si douce. Je reste quelques minutes à la regarder et pense à mon ami d'enfance lunariste. Que deviens-tu Swift Sly ? Bah ! Qu'importe ! Je m'en fiche !

Je tourne les talons et pars me coucher. Je suis épuisée ! Passer la journée à laver le pont... La nuit va être douce. Tous dorment, je ne fais pas de bruits et me glisse dans le hamac qui met attitré. Les doux mouvements du bateau me berce. Le bruit des vagues s’étalant contre la coque m'endors...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Le lendemain, je suis réveillée en fanfare par les cris du second, encore. Je tombe de mon hamac. Grr... je rêvais bien moi ! Je n'ai pas le temps de trop réfléchir. Nous allons chercher notre petit-déjeuner et on mange rapidement. Là encore, peu de conversations, au mieux, de brefs bonjour. Je fonce rejoindre mes partenaires pour espérer ne pas être séparer d'eux aujourd'hui. Je veux de l'action !

Rapidement dans la mâtiné, le second vient me voir.

Seaweed : Hey, Hidden ! Tu regardes bien beaucoup par dessus-bord.

C'est vrai, le paysage, que faire d'autre pendant les ronde de garde vu que personne ne me parle ? Et quoi ? Il n'allait quand même pas me jeter par dessus-bord ?!

Hidden Trick : heu... oui. Désolé ! C'est pas mal ?

Seaweed : Non, non, ça tombe bien... On a besoin d'une vigie en plus ! Casse-toi la haut et regarde partout ! Si t'rate quelque chose ce sera t'as faute !

Hidden Trick : Bien... monsieur.

Il part en rigolant, je soupirs et m'envole à la vigie. Rien de telle pour ne pas bouger et rester coincer dans un endroit ridiculement petit. Une petite licorne est déjà là. Il devait avoir le même âge que moi à tout casser. Je suis surprise et commence à faire connaissance avec lui. Il s'appelle Snivy. Il ne semblait pas être à sa place à première vu car lui aussi est jeune, mais je me suis vite rendu compte qu'il savait très bien ce qu'il devait faire ici. Il n'avait même pas encore sa marque de beauté d'ailleurs !


Ce poney à toujours la crinière en bataille. Elle est verte algue... je me demande si c'est bien sa couleur de crinière après réflexion, bref. Son corps lui est marron clair avec des nuances sur les pattes et museau. Le plus joli chez ce poney, sont ses yeux. Je n'en avais jamais d'aussi beau. Ils sont bleus océan, exactement de la même couleur que l'eau !

Nous discutons pendant plusieurs heures. Il est assez sympa et m'explique qu'il est le fils d'un des marins. Mais que faute d'argent, il accompagne son père pour payer le loyer de la maison familiale, pour sa mère et sa sœur. Je prends rapidement confiance, c'est le premier poney à bien vouloir me parler plus longuement que quelques minutes. J'en profite pour lui demander pourquoi d'ailleurs et la réponse m'étonna plus que tout. Je suis une femme. Quoi, c'est tout ? Et ben oui. A en croire Snivy, oui. Cela suffisait. Je porterais malheur selon lui. Enfin, selon lui qui m'explique les croyances des marins. Bon... je vais devoirs accepter ça. Heureusement Snivy me rassure, lui n'ai pas comme ça !

Notre journée est rythmée par les pauses repas. La nuit, je suis de garde à la vigie. Demain, ce sera Snivy et ainsi de suite.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Les jours se passent inlassablement. Je découvre la vie en mer, j'ai du mal au début... mais on s'habitue très vite. J'avoue que plusieurs choses m'ont étonnées, je me sens obligée de noter quelque chose d'assez étonnant pour autant. Ma crinière est pire que d'habitude ! Le sel et l'air marin la rende incontrôlable. A cause de ça, on me nomme rapidement « Touffe rose » ou encore « La chose » … Drôle de surnom, mais je me suis habituée à tout ça.

Il y a un poney assez gentil sur le bateau qui ne m'appelle pas comme ça. Je ne sais pas comment lui s'appelle mais lui connaît mon prénom. Je pense que c'est le père de Snivy. Il n'a pas peur de moi aussi, mais je n'ai pas trop de temps à la vigie !

Le second jour, je passe la journée entière en haut du mat. Le soleil, le vent et l'air marin irrite ma peau. Le second passe de temps vérifier que nous sommes bien à notre poste Snivy et moi. Il trouve toujours quelque chose à me reprocher. C'est impressionnant. Je pense souvent à ce qu'il a dit au capitaine le premier jour, une femme à bord, et j'apprends que ça porte malheur. Et puis quoi encore ? Les marins d'aujourd'hui croient encore ça faut croire... Ce n'est pas une raison pour me faire subir ça, surtout un second ! Qui plus est, je ne réagis pas comme une lady ! Je travaille autant que tout les autres.

Je vais prouver... Oui, je vais leur montrer que je ne suis pas une jument fragile !



Cinq jours plus tard, nous avons nos repères. Snivy et moi sommes amis désormais. Ce cinquième jour, il pleut. Pourquoi est-ce que j'avais imaginé qu'il ne pleuvait pas dans la mer ? Je m'abrite sous une toile avec mon ami. La tempête va crescendo. Le vent nous pousse et les vagues se déchirent contre notre navigation. Pour rien au monde un pégase sensé n’essaierait de voler avec ce vent ! Je me sens clouée au bout d'un mat à tourner et valdinguer sans avoir aucun contrôle sur moi... J'ai peur, mais nous continuons notre tâche malgré tout. Nous ne voyons pas loin et les gouttes fouettent nos visages.

Snivy : C'est peine perdu ! Nous ne voyons rien !... Hey, Deden ! Tu devrais te cacher à l’abri nan ?

Hidden Trick : Hey ! Je suis pas sucre ! L'eau ne me fait rien ! Et je préfère ne pas prendre le risque de descendre ! Je vais me faire encore engueuler par le second !... et arrête de m'appeler Deden, Vyvy !

Snivy rigole, nous ne nous entendons presque pas à cause des bruits d'orage. Pour parler nous devons crier. Nous sommes devenus complice. Les heures passées, nous avons froid et la météo ne semble pas vouloir s'améliorer. Je voulais de l'aventure... je suis servie.

Soudain mon ami se fige et son regard pointe clairement une direction. Il reste silencieux et sort une longue vu qu'il dirige droit où ses yeux fixés la mer. Je regarde vers le même endroit. que lui, mais je ne vois que brume et vent.

Snivy : Ils arrivent.

Sur ces mots, un éclair se décroche du ciel. La lumière qu'il produit à l'horizon éclair une silhouette : un bateau ! Plus je me force, plus je discerne ses traits. Il semble imposant et se dirige droit sur nous !

Snivy se précipite vers une cloche posait au sol pour alarmer l'équipage. Il là sonne comme jamais en criant.

Snivy : PIRATES ! PIRATES A BABORD !

Mon cœur se sert, de vrais... pirates ? Il sort rapidement de la vigie et descend, je m’apprête à le suivre en volant mais me fait très rapidement rappeler à l'ordre par le vent. Non, je ne peux pas voler, je ne peux pas m'échapper. Je le suis donc prudemment dans la descente. La moindre chute dans l'eau, et c'est la mort. Pure et cruelle. Mes réflexes sont durs à combattre, instinctivement j'ouvre mes ailes à chaque perte d'équilibre ce qui, paradoxalement, me pousse d'autant plus avec l'appelle d'air dans ces dernières. Si je veux les utiliser, ce ne sera que pour de brefs mouvements et peut-être juste pour faire des accélérations.

Arrivé au pont sans encombres, je constate que tout le monde est en mouvement et le second aboi de nouveau, plus fort et plus dur que jamais.

Seaweed : CANON EN PLACE ! PREPAREZ-VOUS BANDE DE BON A RIEN ! VOS FEMMES ESPERENT VOUS REVOIR RENTRER, NE LES DECEVEz PAS !

Je perds Snivy de vu... Je ne m’inquiète pas trop, il sait ce qu'il a à faire. Je vais voir mes compagnons d'armes :

Hidden Trick : On a prévenu les gardes ? Je suppose qu'ils sont déjà en route !

Rock : Quoi ? Tu rigoles gamine ? C'est nous la défense !

Hidden Trick : QUOI ?

Quoi ?! Juste nous quatre et un équipage marchand ?! Ils sont armés, je vois ça mais... Je me fige, je ne veux pas y aller ! Je veux m'enfuir ! Je suis piégé.

- and at this moment, Hidden Trick know, she fucked up -

Je sens une patte se poser sur mon épaule, le capitaine est à coté de moi. Je sursaute et baisse les yeux.

Capitaine : Tu sais petite. Les premiers combat sont les plus durs. Mais pour les connaître il faut se lancer. Bien sûr, tu peux aller te cacher dans la cale. Mais si tout le monde fait ça, tu crois qu'il y a une chance ? Et si c'est un échec, crois-tu que tu sauras pour autant épargnée ? Veux-tu te battre et tenir ton engagement ? Ou fuir et attendre quelque chose de pire que la mort, une vie de honte et de potentielle torture ?

Je reste ébahi devant ces paroles. J'ai l'impression que ce discours aurait pu sortir de la bouche de mon père. Il me tend une épée que je saisis et la sert. Je ferai ça pour moi. Pour toutes les victimes précédentes.


Nous voyons distinctement le bateau, ça y est. Étrangement un silence pesant s'installe. Nous n'entendons même plus les vagues. Les pirates nous fixent eux aussi du regard, les bateaux se tournent et sont désormais côte à côte.

...

Soudain un cri déchirant du second, plein de haine jaillit de derrière nous.

Seaweed : FEU !!!

Le martellement successif des canons déchirent la tempête, le bateau gronde et tremble comme s'il devenait un véritable monstre ! Du feu en jaillit tel un dragon !

Un nouveau cri et le bateau adverse lui aussi se met à rugir et vomir des flammes ! Le choc des boulets sur la coque me fait perdre l'équilibre et tomber. Des grappins venant du bateau adverse griffent et écorchent notre navire.

Seaweed : CAPITAINE ! ILS ABORDENT ! PLAN A !

Le capitaine reste calme face à ce cauchemar. Comment fait-il ? Aux mots du second, plusieurs poneys armés d'arquebuses se positionnent devant nous, face au bord du vaisseau. Ils se mettent en position de tire.

Capitaine Furred Foam : Attendez mon signal...

Brusquement, des poneys et autres bêtes tombent du ciel et de nouveaux rugissement se font entendre : A L'ABORDAGE ! Ils sautent juste devant les poneys tireurs...

Capitaine Furred Foam : MAINTENANT !

Les membres, d'un mouvement minutieux et rapide tirent tous ensemble sur les pirates qui venaient de tomber ! Beaucoup tombent et les premiers cris de douleurs résonnent.

Ce déchirement, pour la première fois de ma vie, la mort est en face de moi. Je tremble mais me rappel alors les paroles du capitaine. Je ne reculerais pas.

Ils continuent de tomber par dizaines ! Certain n'arrivent même pas à toucher notre coque et tombent dans l'eau ! Nous sommes rapidement submergés. Le second hurle de nouveau :

Seaweed : PONEYS ! À L'ATTAQUE !

Je vois alors charger les coéquipiers et foncer dans le combat. Des bruits de fer ! Des coups de feu ! Des cris d'agonis ! Je n'arrive pas à bouger. Je remarque que le capitaine lui non plus n'a toujours pas bougé, et se tient toujours à côté de moi. Il pose sur moi un regard lourd. Je dois lui obéir... Mais je dois aussi prouver que je ne suis pas faible !

Je prends une respiration et commence à courir alors vers le combat en grognant, épée dans la gueule. J'évite de nombreux cous et essaie d'en mettre. En vain, eux aussi évitent, et surtout, beaucoup sont déjà occupés à combattre de nombreux marins. Je cherche une place, une trouée !

J’aperçois Rock, son immense épée pourfend plusieurs pirates à la fois. Il semble étrangement à l'aise. Blu passe rapidement à côté de moi et rigole.

Blu : Perdue fillette ? Amuse-toi, allons ! On est là pour ça.

S'amuser ?! Mais quel sanguinaire ! Je l'observe brièvement partir et trancher d'un geste vif la gorge d'un poney pirate. Ce sang... partout. Je me ressaisis et aperçois soudain un poney qui me fixe et rigole.

Pirate : Des enfants ?! Des catins? C'est décidément trop simple. Vient voir papa, gamine... Tu es bien trop jeune pour tenir une si grosse épée... quoi que. P't'être pourrais-tu t'amuser avec d'autres lames ?


Son rire est gras et horrible ! Ce poney est fortement marqué par de multiples cicatrices. Son corps est rouge... sang ? C'est sûrement la couleur de sa robe... Sa crinière est noire elle, il semble être borgne. Ses paroles... Je me sens insultée ! Comment, « voir papa » ? Tu vas le voir mon père !!! Je pose mon épée sur le coté pour lui crier dessus

Hidden Trick : Tu parles bien pour un illettré ! Mais tu ne te bats pas ? Aurais-tu peur de quelque chose ?!

Il semble vexé. Il sort de son fourreau, sur le côté de son flanc, une épée et la saisi dans sa gueule. Il  fonce sur moi toute en pointant son immense coutelas. Je prends ma lame dans la gueule également pour avoir plus de prise sur cette dernière.
Il saute et donne un premier coup de lame verticale. Je pars son attaque avec mon arme. Il force, j'ai du mal à le stopper ! Je sens son haleine fétide et alcoolisé au bord de mon visage. Je ne peux pas tenir !

Je fais un pas de côtés et il trébuche. Je ne saisis pas ma chance pour attaquer et l'observe. Il semble juste foncer et ne pas réellement avoir de plan.

C'est ce qu'il fait ! Comme prévu, il fonce de nouveau. Je n'hésite pas et fait vite un pas de côté. Il fonce sur le bord du bateau.

Pirate : Garce ! Laisse toi donc faire !

Garce ?! Quoi ?!

Je cris et fonce sur lui, il porte son épée devant moi pour se défendre ! Je donne un cou violent et le désarme. Il est coincé au bord de la barrière et me regarde.

Pirate : Tu es pitoyable ! Aller ! Plante moi maintenant !

Je... je n'y arrive pas. Je tiens fermement mon épée. Il est désarmé. Pourquoi ? Le poney commence à rigoler. Je repense aux paroles du capitaine.

Les premiers combat sont les plus durs. Mais pour les connaître il faut se lancer.

Pirate : Ha, enfant de catin. Laisse-moi donc t'achever.

Il s'avance pour récupérer son arme. Non ! Je dois affronter mes peurs ! Je fonce sur lui et lui donne un coup de sabot pour le repousser. Il semble surpris ! Il ne si attendait pas ! Je cours vers lui, saute et avec un coup d'aile, me donne plus d'élan ! Je retombe sur lui en frappant de mes deux sabots arrières son visage.

La violence du coup est telle que l'homme passe par-dessus la barrière et hurle. Un bruit d'eau, le son de sa voie s’éteint. Je... je viens de tuer quelqu'un ! Je me retourne et regarde autour de moi, exactement comme si je venais de faire un crime. Je remarque que nous nous sommes battu à l'écart. Je marque une pause.

J'ai tuée.

Ces mots résonnent dans ma tête. Suis-je une criminelle ? Non, j'ai tuée un criminel. Je respire quelques secondes. Et observe autour de moi. Un triste spectacle s'offre à moi. Beaucoup de mort sont éparpillés au sol. Des pirates mais aussi des marins.

Je remarque que Henri ramasse des choses au sol, avec plus d'attention je vois que ce sont des morceaux de corps... Des quoi ?! Oui, clairement, il met ses derniers dans son sac ! Je gratte mes yeux, pourquoi fait il ça ?... Il est censé être un soigneur, c'est pour recoudre les gens ?

Pas le temps de me poser des questions qu'un pirate tombe à côté de moi. Je me retourne précipitamment. C'est... une chèvre ? Enfin, un bouc.


Il est plus grand que moi et imposant. Sa couleur est bleue nuit et ses yeux rouges sang. Ses cornes sont impressionnantes et pointues comme d'immense poignard. Il sourit et regarde à droite et à gauche. Il ne peut pas me rater. Et... effectivement. Son regard se pose sur moi et un sourire se dessine son visage.

Capitaine Pirate : Bonjour mon enfant... tu vas gentiment n’emmener à la cale et me donner tout l'or, d'accord ? Je suis le Capitaine Harri Margoat.

Ça voit était grave et branlante. J'ai l'impression que chacun de ses mots se frottent violemment contre sa gorge avant d'être vomi dans ma direction. Il m'effraie et je tremble de tout mon être. Je suis coincée contre un canon, près du bord de la barrière. Je ne peux pas reculer. J'ai réussi à battre un poney. Je peux résister ! Je me tiens droite et reprend mon souffle.

Hidden Trick : Non ! Je ne suis pas une enfant ! Je suis armée ! Et je ne vais pas t'obéir !

Le bouc devant moi dresse à peine un sourcil en guise de réaction. Il sourit et sans que je m'y attende, me donne un énorme coup de corne qui me pousse contre le mur de l'entrée de la cabine du capitaine. Erk ! La douleur du choc contre mon dos ce repend dans mon corps en un éclair. Je suis légèrement sonnée... Tout tourne autour de moi. Je crois apercevoir cette chèvre se battre contre plusieurs marins à la fois. Plusieurs d'entre eux sont aussi projetés contre le décors. Un cri me sort de mon état.

Snivy hurle devant la chèvre en s'interposant entre elle et un poney au sol. Son père ? Il m'avait dit qu'il est dans l'équipage. Margoat rigole et se dresse sur ses pattes arrières. En deux cous d'ailes de me précipite et pousse Snivy. Les sabots du bouc retombe au sol et écrase le bois violemment. Je me retrouve au sol face au grand capriné.

Capitaine Harri Margoat : Encore toi ? Très bien, il ne fallait pas s'interposer deux fois !

Le bouc prend son élan et m'attaque de nouveau à l'aide de ses sabots. Ils sont lourdement fissurés, menaçant et affiche une couleur pourpre sanguine. Je redonne un coup d'aile pour éviter la seconde attaque et tente de m'envoler. Je suis rapidement plaquée au sol. Le vent... Je me retourne et sent soudain un choc puissant parcourant tout mon corps et me plaquant contre le mur. Le capitaine ennemi me charge et me plaque contre le mat central du bateau. Une douleur intense me fait hurler, mon aile droite est empalée dans une de ses cornes. Je hurle et me débat pendant que ce dernier rigole, il me maintient contre le bois au niveau de sa tête.


J'ai mal ! J'ai mal ! Au secours !

À force de débattre, je sens quelque chose glisser de mon aile. Mon petit couteau que je porte tout le  temps ! Il glisse ! Qu'est-ce que...

Le bouc se met à son tour à hurler. Il me relâche et je tombe jusqu'au sol. Son œil est crevé ! Il arrache de ce dernier mon petit couteau. Quelle chance ! Le temps qu'il se remette de cette éraflure, je regarde mon aile. Je peux la bouger, mais elle est en sang et me fait horriblement mal. Le bouc me regarde en rage. Le corps d'un pirate inanimé est proche de moi, son arme aussi, je m'en saisi mécaniquement pour me défendre.

Capitaine Harri Margoat : TU VAS LE REGRETTER.

Il me prend son élan et me charge sans réfléchir. Je hurle, effrayée, ferme les yeux et tend alors l'épée que je tenais entre mes sabots devant moi. Un tremblement se sent le long de ma lame. Je la sers fort. J'ouvre les yeux et regarde devant moi. Le capitaine pirate est empalé sur ma lame tendu. Son œil fait de nombreux mouvements nerveux, son visage crispé. Il semble réaliser ce qui lui arrive et cri de douleur, se tord, convulse et tombe. De son torse coule un flot de sang qui se répand sur le sol. Je reprends mon souffle et ne me sent pas bien, je me sens partir. Je me relève, fait quelques pas. Les combats cessent à la vue de la mort du capitaine. Ma tête tourne. Les pirates lâchent toutes leur armes. En tombant, celle ci font un fracas monstre au sol. Les cris de victoire se font entendre. Le bruit me fait tourner la tête. Je vacille et tombe.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



Je me réveille, je suis dans un hamac. Hmm... Je suis bien allongée, j'ouvre les yeux et gémis. Mon dos, mon aile ! Aïe !

Je me relève difficilement et voit Snivy à côté de moi.

Snivy : Tu es réveillée ! Enfin ! Comment te sens tu ?

Hidden Trick : Mal... ça ne se voit pas ?

Snivy : Ne le prend pas comme ça ! Merci de m'avoir défendu ! Et bravo ! Tu as tuée le capitaine Harri Margoat !  

Quoi ? Tout le monde l'avait vu ? ça semble évident. Je ne voulais pas ça. C'était... Un accident ? Non... Je me suis défendue. Je suis confuse.  

Snivy : Et c'est pas tout ! Regarde !

Il me montre son flanc. Il a eu sa marque de beauté ! Une épée dans une vague. Je le félicite mais des pas lourds interrompent notre discussion. Le capitaine apparaît au bord de mon hamac. Il s'est déplacé ? C'est gentil...

Capitaine Furred Foam : J'espère que ça va mieux... tu vois, le premier pas. Maintenant tu as grandie. Tu rentras chez toi plus prête que jamais à affronter le futur. Ne t’inquiète pas pour la suite, tu auras de mes nouvelles en temps voulut. Profite de ce voyage et repose toi.

Il repart rapidement. Snivy reste avec moi, nous discutons pendant un bon moment.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le reste du voyage se passe bien mieux ! Les marins me respectent bien plus ! Avoir pris mon courage à deux mains et bénéfique pour moi  Le capitaine a bien précisé au second que je ne pouvais pas aider avec ma blessure. Je me retrouve donc à des tâches plus calme. Il est même à aller jusqu'à m'aider à monter à la vigie avec mon aile blesser. J'essaie de rester quand même la plupart du temps avec Snivy.

Je parle beaucoup avec lui de la mort du capitaine pirate. J'en suis très retournée. Je me rappelle de la sensation de la chaire se tranchant sur la lame. Le dernier soupir qu'il m'a souffler sur mon visage, ce dernier grognement... Ce son hante encore mes nuits. Également du marin que j'ai poussée. Snivy me rassure, je n'ai pas fait de mal. Il m'assure que si je ne l'avais pas fait, ils auraient tué des innocents ou encore ce seraient fait tuer par la garde... Je le remercie, c'est un vrai ami.

Son père est fier de lui. Je réussi à échanger quelques mots avec lui le soir. Il nous raconte ses folles aventures en mer. Je me laisse porter par ses récits. L'ensemble du navire est détendu. Tout le monde se laissent un peu tenter d'aller traîner sur le pont sans réel volonté de faire quelque chose d'utile. Au moins, une fois. Je m’entraîne au combat avec Snivy quand nous avons un peu de temps. Il est très doué au maniement de l'épée et m'apprend quelques astuces.

La fin du voyage se passe bien, les marchandises arrivent à bon port. Une fois de retour à Terristris après deux semaines, je fais mes adieux à Snivy. Il allait repartir avec son père vers de nouveaux horizons. Je dis au revoir à l'équipage. Quelques amitiés étaient nées, plus ou moins marquantes. Je garde plein de bon souvenirs de ce super voyage. Sur le port, je repars. Je me sens grandi par ce voyage. J'ai appris à me défendre et fait de belles rencontre.

Je m'apprête à m'envoler pour Canterlot quand un détail qui m'avait échappé me revient à l'esprit. J'ai une aile inutilisable. Cela allait retarder mon retour, ha ! Je vois déjà Minti venir ! « Oui, c'est dangereux, tu ne dois plus partir... ». Je souris et baisse les yeux. Un jour, elle comprendra que j'ai grandi... mais que je suis indépendante aussi.

Je fais marche arrière et m'arrange pour envoyer un message à Canterlot pour prévenir de mon retard. Et ben... on va rentrer en train. Ça va juste achever mes économies ! Mais, ça valait le cou.

 
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A l'aventure compagnon, je suis partie vers l'horizon [SOLO | Quête-pirates]
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