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 - Quête - La Gratitude du Fossoyeur

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MessageSujet: - Quête - La Gratitude du Fossoyeur   Ven 6 Mai - 15:22

La nuit tombait tandis que Dagger entrait enfin dans ce village en périphérie de Detrot. Etait-il digne d'une telle tache ? Des années à traîner sa lame dans la boue pour n'apprendre ne serait-ce qu'à la soulever. Des années à joindre ses mains en silence, à suer dans des caves poussiéreuse et à prendre de la masse, toujours plus !
Avait-il sa place au milieu de cette pathétique bicoque ? Ces bras… ne sont-ils pas fait pour aider les paysans, mais bel et bien pour broyer des cranes, pour briser des armures ?
Non, Dagger ne pensait pas mériter sa place ici, mais l'ordre d'enquête qui li avait été confier avait-été on ne peut plus clair. Un paladin de son ordre ne pouvait décemment ignorer que des corps ne puisse plus être honorée correctement. Sans légiste, sans conservation, des corps pourrissent avant d'être mis en terre. Des vers rampent sous leur peau, et les membres d'une famille peuvent voir le visage de l'être aimé dépérirent avant de l'enterrer. Si Dagger avait du faire route pour raccourcir la nuque du Légiste incompétent, il aurait été ravi, mais son devoir était justement de l'aider à recouvrir son matériel : Il n'était pas Traqueur, bon sang !

Au diable l'humilité. Dagger expédierait rapidement cette affaire et s'évanouirait de retour chez lui. Il aimait bien la plèbe, mais sa place était au cœur du volcan, pas dans les marécages alentour… Dagger n'avait pas l'intention d'y passer plus d'un jour de toute manière, entièrement équipé, il avançait. Il n'avait pas la moindre once de temps à perdre ici, ses prières n'était pas pour les miséreux, mais pour s'élever. Si il avait du temps à perdre, il y avait du temps pour prier. La prière était un acte plus que saint pour Dagger, c'était un entraînement. Il ne s'agissait pas que d’élever son âme, mais aussi son corps. Prier, Apprendre la Loi, et la distribuer aux manants.

Il allait leur en donner, de la justice ! Dagger était jusqu'à équipé de son heaume. Seul sa longue tresses montrait qu'il s'agissait là d'un être humain et pas d'une machine. Car la trace qu'il laissait derrière lui ne ressemblait en rien à celle d'un poney tant elle était profonde. La terre était meuble, presque liquide par instant : L'endroit était d'une répugnante pauvreté, pas étonnant qu'en moins d'un jour, un cadavre mal-conservé pouvait connaître une seconde mort plus épouvantable encore. Les sabots bardés de métal, Dagger toqua : La porte tremblait dans ses gonds, Dagger menaçait de la démonter d'un simple coup de sang. Mais rapidement, on vint lui ouvrir. L'odeur piquait déjà les naseaux de Dagger, et maintenant. Il en voyait aussi l'origine : L'endroit puait la mort sèche, heureusement, il n'y avait là aucun cadavre, juste des organes dans du formel ou réduit. Parlait-on d'un légiste ou d'un chaman ? En travers du heaume, la seule chose que l'on voyait de lui était cet éclat verdâtres, derrière les stries obscures de ce casque. Un visage de métal, dépourvues d'émotions. On disait que les anciens paladins combattait crinière et visage au vent.Afin d'inspirer leur alliés de leur faveur divine, ces grands… étalons, blond, aux yeux bleues brillant et au museau pointu.
Dagger n'avait jamais eu de tel spectacle à montrer. Il n'avait jamais inspirer autre chose de la peur : Si les anciennes icônes avaient eu avec leur anciens paladins un visage pour les représenter sur le champ de bataille, il n'avait qu'avec Dagger un bras armé. Il y avait différent type de paladin, différent type d'individu. Sa prière n'avait pas à être vue par d'autres. Sa faveur ne lui avait pas donné un visage d'un chérubin, mais le corps d'un séraphin imposant. Il en faisait bon usage :
Le Terrestre en armure fut surpris par la lueur violette du regard du légiste… de la légiste, une mule. Au visage fatigué, elle avait d'évidence appris à oublier l'odeur. Et la peur aussi,semblait-il,tant elle était calme. Elle était propre sur elle, bien habillée, sa maison tenait éloigné l'aspect rustique de l'extérieur. Dagger fut le premier à rompre le cours silence.

« - Docteur MacNerville ? Je suis ici après plusieurs plaintes de refus de travailler, et la constatation d'un délit de vol de votre matériel. »
« -…. Je n'attendais pas grand-chose, mais c'est une débauche de moyen grotesque. Je n'ai pas besoin d'un soldat, mais d'un enquêteur, qu'allez-vous faire ? Cogner les manants jusqu'à retrouver mes outils? »

Son son armure, le cou de Dagger se tandis terriblement. La menace silencieuse semblait finalement capable de transpirer à l'extérieur malgré son armure. Car l'air lassé de la mule se décomposa en quelque chose d'inquiet alors qu'elle s'écartait de l’encadreur de la porte, le Terrestre pencha la nuque et rentra, sifflant en travers des plaques de son casque, menaçant :

« -Oui. »

Quelques instant plus tard, Dagger se tenait debout dans son office. L'odeur était vraiment étrange, pas répugnante, mais effrayante. C'était l'équivalent d'une morgue, après tout… mais tout de même ! Dagger avait sifflé une menace qu'il n'était pas vraiment en mesure d’exécuter : Il espérait tout de même que cette idiote avait autre chose à lui fournir que des insultes. Elle lui était aînée, certes, mais Dagger ne supportait pas ne attitude si ingrate à la première rencontre : même s'il s'était fait la même  réflexion ! Dans le fond,  la mule avait peu de chose à lui donner. Son questionnaire commençait, sa voix résonnant à travers la coque métallique :
« - Est-ce que ce genre de matériel à de la  valeur ? »
« - ...Non,pas réellement en tout cas, de bon couvert valent plus cher... »
« - Pourquoi ne pas achetez de nouveau, dans ce cas ? » Grognât-il avec agacement.
« - J'ai été volée ! Je veux réparation ! Et en plus, j'ai déjà fait ma commande… Cet outils nécessite un peu de manufacturation, même s'il n'est pas précieux. Si je reçois un corps ce soir, je peux vous dire que l'odeur ici sera bien moins supportable : Connaissance-vous ça, vous ? »

Surpris par un questionnement si agressif, Dagger se trouva plus curieux qu'indigné, le museau de son heaume bougeât, dévoilant son intérêt : Il soufflât avec un sourire :

« - Non !? Et vous, auriez-vous déjà décapiter un adversaire prêt à vous tuer ? »
« - Ha ! Chacun son métier, j'imagine ! Mais croyez-moi, dans l'affaire, c'est bien moi qui nettoie, pas vous, Mr l'Inquisiteur ! Je ne sais pas si verser le sang marque aussi longtemps les hommes comme vous, mais voir un corps pourrir, croyez-moi, je sais que vous ne le supporteriez pas ! »

Il ricana, vexé dans l’âme. Mais l'incroyable ego de cette fichue mule le faisait aussi sourire :

« -Assez rigoler, Vieille carne ! Donnez moi quelque chose et je pars faire mon métier, d'accord ? »
« - Tenez, brute ! Voila à quoi ressemble ce genre de matériel : Je vous conseille de chercher aux alentours de la maison de Smirks : Je sais que c'est en partant de chez eux que j'ai été délesté : En tout cas, mes outils étaient encore bien avec moi quand je leur ai rendu visite pour la dernière fois, leur tante, je crois. Ils ne souriaient pas beaucoup, cette soirée là…. Saviez-vous que/ »
La coupant d'un geste ennuyé de la main, Dagger s'éloigna : « - Je m'en moque, mégère, et par pitié : Changez la décoration de cette endroit, je ne pense pas que ce soit légal d'avoir tant d'organes d'équidés dans votre cuisine, si je découvre la moindre sale affaire autour de vous, je vous jure que je ne demanderai pas la prochaine fois... »

Il ne savait pas ou était la maison des Smirks. Mais en tout cas, il savait ou chercher. Le village était petit, de toute manière… Il passa par le cimetière, rencontrât la tombe de la tante… morte il y a trois jour. Tris jour sans outils, et heureusement pas de corps sur les bras… Cette carne devait mentir ! Pas capable de s'acheter un nouvel outil en trois jours ? Elle était avare comme la pire de pie, voila tout ! Enfin… Maintenant qu'il était là, Dagger n'avait qu'à procéder. Une heure plus tard il trouvait l'habitation et tambourinait à la porte. Sans aucune réponse : L'obscurité commençait à tomber plus lourdement sur le village. La nuit guettait… Et toujours pas de réponses. L'envie de défoncer la porte le démangeait terriblement, mais il fit l'effort de toquer à d'autres portes, pour finalement apprendre du voisin qu'il ne risquait pas de les trouver : Ils étaient partis pour leur deuil, visiblement, ça se fêtait comme un mariage pour eux, pensait-il avec mépris.

Et voila, il était perdu. Et merde ! Il n'était pas un traqueur ! Déçu et légèrement bouillant d'agacement, il retourna devant la tombe de la vieille tante des Smirks. Il aurait voulu lui demandez le numéro de ses fichus fistons ! Comment pouvait-on espérer qu'il puisse repérer des outils d'embaumement ? Qui volait ce genre d'objets idiots ? Longuement, il s’essaya face à la tombe, prêt de trente minute, la lanterne à l'entrée du cimetière faisait refléter sur les éclat métalliques de son armure des reflets oranges, de la flamme de la bougie qui dansait. Détachant sa silhouette au milieu des tombes. A l'entrée, les gens se pressaient en l'apercevant. Dans l'ombre, il ressemblait à une gargouille titanesque, parfaitement immobile sous l'armure. Les pattes jointes sur le bout de son museau. Priait-il, ou réfléchissait-il ? En tout cas, le petit jeu dura…

Celui qui vole aura les fers arrachés, le sabot écorné. La juments vulgaire sera lapidé et les vertueux festoieront au banquet des Justes. La loi récompense l'honnête et punit le gredin. Elle est la lumière dans la nuit, le berger de son troupeau. L'on suit la loi, ou le Loup vient de dévorer. L'on suit la loi, ou quand la nuit tombera, aucune étoile ne te guidera plus. L'on suit la loi, car…


Dagger explosa subitement de rage. Dans la nuit noire et l'isolement complet, ses pattes jointes se rompirent et il se redressa un émettant un son sourd. Une heure qu'il priait ! Une heure qu'aucune lumière ne venait le guider ! Et puis, cette vieille carne ! Était-elle seulement sure d'avoir été volée ? Elle marché à peine droit, sûrement agit-elle perdu son équipement au bord d'un banc, ou l’avait oubliée chez ses derniers clients ! Tiens ? Et pourquoi pas ?

Peu convaincu par cette idée mais de toute manière terriblement agacé par son immobilité. Dagger trotta jusqu'à la maison des Smirks de nouveaux. « -Par loi qui m'y autorise, je procède à une perquisition approuvée par mes supérieurs./. » Murmurait-il à lui-même alors qu'il grognait et dégageait la porte de ses gonds. Il passa les dix prochaines minutes à retourner les meubles, se défoulant plus que cherchant la moindre trace de matériel. Mais il ne trouva que du...du silence…
Assis sur un lit qui appartenait à il ne savait qui, Dagger songeait à la tête au carré qu'il fera au crétin qui lui avait refilé ce travail. Qui décidait de ce genre de chose, d'ailleurs ?
Puis il entendit. Il sentit.
Lointain mais tenu, un sanglot. Qu'il ignora d'abords, sûrement un marmot que son tintamarre avait réveillé… Rien d'important,mais le son persistait, c'était un bruit trop grave pour provenir d'un enfant, c'était des larmes de femme. Soudain persuadé qu'il entendait en fait une dame en détresse, Dagger bondit hors de sa position assisse et galopa à l'extérieur, tendant l'oreille avec une attention revigorée : Le son provenait de la maison de derrière celle de Smirks.

Il galopa jusqu'à la bicoque pathétique qui s'y trouvait. Mais alors qu'il s'approchait, les sanglots se turent, et alors que sa main s'apprêtait à ouvrir le poignée en deux, il se tétanisa.
...Qu'était-ce que cela ?
Il fit marche arrière, quelques pas, observant les flancs de cette battisse cette fois-ci réellement insalubre : Dagger s'était moquée du village comme d'un lieu crassé, mais l'on vivait confortablement.Dans des maisons de bois certes rustiques mais spacieuse et propre. Ça, il s'agissait plus d'une case à matériel, pas 'une maison,pourtant, il avait bien entendu des sanglots à l'intérieur, non ?

Il recula pour aller toquer à la porte du même voisin de tout à l'heure, qui lui gueula avant-tout dessus qu'il «était une heure du matin ». Mais quand il observa la patte bardée de métal repousser sa porte pour venir lentement s'écraser sur son épaule, il coopéra avec plus de calme : Apparemment, vivait derrière la maison des Smirks leur servante, une bisonne. Venant de terres bien plus lointaine qu'ici. Dagger entendit au ton de la voix de son interlocuteur qu'il y avait un fort mépris envers elle ; rien d'étonnant. Ce genre de village rustique cultivait le spécisme aussi efficacement que les carottes : Ce n'était qu'une moins de rien payé moins que rien : Voilà un profil propice au délit d'un  vol de matériel, tant que sa brillait…

Rassuré, Dagger se dirigeât de nouveau vers la bicoque non sans avoir gratifier le voisin d'un au revoir méprisant. Mais de nouveau, même si d'ailleurs plus aucun sanglot ne résonnait, le patte de Dagger se paralysa devant la poignée de l'endroit.
...Ça hurlait, pas depuis l'intérieur, mais dans son sang. Quelque chose de paladin lui murmurait que ci qui dormait là lui ferait passer un sale quart d'heure… Pourtant, il ne devait pas s'agir d'un monstre, non ? Sa patte était froide comme la glace, ce qui dormait là derrière, il ne voulait pas le voir :
« ...La Justice est aveugle, car elle n'as pas besoin de voir pour juger… »Murmurât-il mécaniquement, se donnant du courage et ouvrant la porte. « - ...Oh mon dieu ! »
Aucun autre mot ne quitta ses lèvres. Mais il capta tout de suite le regard bleu et perdu de la pauvre hère. Elle...oh non. Ses cernes sous ses yeux...il avait déjà vu ça après une bataille… Ce n'était pas delà fatigue, ni de la pauvreté, c'était le regard d'un être depuis longtemps perdu...Elle n'était pas seule… l'odeur frappa Dagger, la vraie, cette fois. Le corps avait commencé à gonfler… Il avait entendu parler de ces histoires, un manant meurt sur le trottoir, et l'on comprenait la mort que des jours plus tard… Cette pauvre femme dormait au coté du corps de…. Mais qu'est ce que cette chose ?

L'expression de marbre qu'offrait l'armure de Dagger, effraya clairement d'abord la vieille dame Mais l'armure ne le protégerait pas de ce genre d'attaque. Quand il réalisa que ce qu'il observait avait été l'enfant de cet être affamé, son regard derrière le casque se noyât sous les larmes. Elle parlât, hésitante :
« -Je ;..je n'avais pas l'argent... »
« -QUOI ? »

Sa posture restait stable, mais un sanglot éclatât derrière l'ombre de son heaume. Oh mon dieu, mais qu'est que cette horreur, pas l’argent ? La nausée envahissait le Terrestre  hypersensible avec une rapidité surprenante. Il savait pourtant que contrairement au Solar Empire, le Dark Pledge n'était qu'une place ou le plus fort survivait. Ou le plus fort dominait.Mais il n'avait jamais qu'aperçut l'aspect violent de cette société, et pas  ses conséquences !

Mais que faisait-elle, à dormir à coté d'un corps ? Elle ne voulait pas l'abandonner car c'était son fils ? Les pattes de Dagger soulevèrent son heaume et révélèrent son visage alors qu'il se précipitait en arrière en ressentant un haut-le-cœur. Derrière lui, comme une litanie, la pauvresse répétait le même Mantra : « -Je….je n'avais plus d'argent. »
Sentant sa colère surgir avec la même violence que son dégoût, Dagger se retourna et l'empoigna, la tractant hors de sa case sans aucun ménagement. Elle état en état de choc et lui aussi. Il se précipita dans la case, horrifier parce qu'il voyait.
Les outils,  ils  étaient là.
Son esprit imbriqua les éléments avec un évidence grotesque,l'affaire était aussi ridicule que morbide.
Cet enfant… devait avoir rendu l’âme il y a trois jour, peut-être plus, quand la légiste était passé ici, elle avait du perdre ou oublier son matériel. Ou peut-être la  pauvre hère derrière lui lui avait dérobé à l'occasion : Car elle ne pouvait pas se payer un légiste ! Pas dans ce pays ! Même la mort y était un commerce comme un autre. Un commerce payant. Elle n'avait pas pu lui acheter une place au cimetière, dans sa condition misérable, devant le corps, elle à du perdre l'esprit, se dire qu'elle pouvait se débrouiller pas elle-même pour protéger son corps… Elle n'avait parlé de son problème
à personne, elle était méprisé. Peut-être l'avait-elle fait mais peut-être l'avait-on ignorée !
Ce genre d’injustice ne serait jamais arrivé sous son regard ! ce ne serait jamais arrivé si… si il avait…
Si il avait été là ?
Mais aurait-il voulu être ici?Dans ce village perdu entre les montagnes ? Avait-il sa place au milieu de cette pathétique bicoque ? Pourquoi avait-il seulement penser… qu'un autre endroit serait plus digne de lui ? Ces bras… ne sont-ils pas fait pour aider les gens? Le mot mérite  lui vient à l'esprit avec une incroyable sensation  de dégoût: Ca n'existait pas, pour un paladin ! Le mérite appartenait au guerrier, aux nobles ! Un paladin n'avait pas à en vouloir ! Que faisait-il, à rêver d'affrontement et de gloire ? Alors qu'il aurait du être auprès de ceux qui avait besoin de lui ?
Pourquoi n'avait-il pas été ici ? Un paladin de son ordre ne pouvait décemment ignorer que des corps ne puisse pas être honorés correctement ! Quand avait-il oublié l'humilité avec laquelle un paladin doit vivre ? Ce village avait plus besoin de lui qu'il ne l'aurait jamais cru !

Versant encore des lames, ses sabots se joignirent. Et il pria. Sanglotant, les yeux pourtant grand ouvert, il pria. Mais rien ne se passa. Fermant les yeux, pliant la nuque et serrant les dents, il poursuivit, en revenant inconsciemment malgré lui à la première icône qu'il avait suivit : Oh par Celestia, Loi, pardonne-moi d'avoir jugé promptement la mission que tu as mis sur on chemin. S'il-te-plait, pardonne moi et laisse accorder à cette pauvre hère la bénédiction qu'il mérite. Je me punirai autant de fois qu'il le faudra mais ne laisse pas son corps pourrir entre mes mains à cause de mon aveuglement..  je t'en prie ne le laisse pas... Laisse moi consacrer son corps, laisse moi guider son âme vers un monde meilleur...»
Son catalyseur scintillât légèrement tandis qu'il continuait à murmurer entre ses larmes, alors que le visage déformée de l'enfant était doucement illuminé, les abcès de pourriture se résorbait… La peau dégonflait… L'odeur humide et répugnante s'estompait… La littanie sanglotante de la bisonne cessa quand la lumière baigna son fils. Mais Dagger ne cessait de pleurer. Lentement, laissant la bisonne à son sort, il enlaça le corps pâlichon de ce qui aurait pus être plus tard un jeune bison aussi costaud que lui. Il sanglota durant tout le voyage jusqu'au cimetière, et creusa avec son bouclier un trou assez profond pour s'y enterrer lui-même. Un travail qu'il ne peut interrompre que pour prier de nouveau tant il était troublé. Seul ses mantras parvenant à calmer les incontrôlables sursaut qui l'envahissait quand il pensait ce qu'il avait pensé plus tôt, en arrivant ici dans ce village.

L'office terminé, il pria une dernière fois, prier consommer son énergie autant que courir. Son catalyseur scintillait chaque fois qu'il joignait les pattes.
Il ne pouvait pas faire plus. Il n'avait pas protégé cette être là de l'injustice, ces muscles, cette force, n'avaient servi à rien contre son indifférence.
Et alors que Dagger finissait son ouvrage et repartait le cœur meurtri, il ne devinait pas sur son dos le regard abasourdi de la bisonne. Il ne voyait pas ce regard qui voyait en lui une étincelle de bonté: Un Paladin.

Il lui restait à confirmer sa mission : Le matin même, la légiste retrouvait ses outils, et remercier chaleureusement le Terrestre, de nouveau profondément ancré dans son armure. Impassible. Ils n'échangèrent de poignée de sabot, et il repartit : Pourtant, il avait gagné dans cette affaire un peu plus que la gratitude du fossoyeur, il savait avoir au moins apaisé les mots d'une innocente. Et il reviendrait, en temps et en heure, donner l’aumône à ceux dans le besoin. Il reviendrait pour être sur  que ce genre d'affaire ne se reproduise plus.
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