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 Excusez-moi, vous auriez l'heure ? [solo]

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Karl Tirecorde
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Eternal Chaos

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MessageSujet: Excusez-moi, vous auriez l'heure ? [solo]   Ven 8 Juil - 17:58



Cours Pupuce, Cours



« T’ARRÊTES PAS ! » Hurlait le guerrier à sa bête alors que celle-ci le devançait d’une bonne centaine de mètre.


Les gravats brûlants crachaient du souffre et du gaz à tous va. L’atmosphère rougeoyante bordée de nuages incandescents s’étendait non pas jusqu’à l’horizon mais presque, on avait beau galoper dans sa direction en espérant la rattraper et passer au-delà de l’influence direct du volcan. Mais c’était peine perdue, les lands dévastées et hostiles du volcan semblait avoir recouverts tout Equestria, plus de Solar, adieu gros cul ; plus de Swarm, adieu gruyère ; plus de Dark Pledge, adieu soubrette, mais je m’égards.

Les débris excavés du fin fond des entrailles de la planète et expulsés comme un dégoutant molard à un concours de celui qui crache le plus loin se dressaient tels des piquets de slalom mais avec des arrêtes tranchantes comme des rasoirs. Trop vouloir les frôler revenait à se déchirer les chaires et se transpercer la peau, ou bien rayer son armure pour les plus sensibles ; tas de faible. L’aventure aussi capricieuse qu’un financier en manque de faire son malin menait du bout de son bâton les voyageur dans de bien fâcheuses situations, parfois mortelles selon son humeur du moment ou la cote de popularité de l’heureux individu. Braver les dangers, ou plutôt estimant que cela ne devrait pas trop être risqué, le terrestre s’en mordait à présent les doigts. Une créature pesant plus de 20 fois son poids, et usant d’appendices dorsales pour se mouvoir dans l’éther certes avec la grâce d’une autruche mais tout de même.

« Peste soit de ces êtres ailées qui par leur grotesques dons des divins se croient au-dessus des piétons. Il faudrait leur limer le bout, ça leur ferait les pieds. », maugréait-il dans sa barbe.

Sans la potion d’endurance qu’il avait ingéré, jamais le guerrier n’aurait pu tenir la cadence imposée par le monstre. Pupuce bien plus agile et rapide le devançait sans mal, ses capacités et sa vitesse lui conféraient un avantage indéniable dans une fuite pareille. Placée en tête, servait officiait au poste d’éclaireur-navigateur et traçait le chemin à suivre pour ne pas se retrouver acculé dans une impasse. Elle était clairement visible pour le terrestre mais semblait être un halo de chaleur ou un mirage pour le poursuivant. De toute manière il ne s’intéressait pas elle et préférait la viande en conserve. Le félin affublé d’un masque à gaz tant bien que mal repérait obstacles et fossés, il traçait sa route en bondissante d’un roc à l’autre se méfiant des roches chaudes et des torrents de lave. La sueur coulait par flot sur son pelage nuit et le quittait par nuées légères et brumeuses comme si la bête était en train de bouillir.

Le monstre grognait dans leur dos, mais les attaquait pas, du moins pas encore, jouait-il avec eux ou bien attendait-il qu’ils atteignent un endroit plus propice à les boulotter ? Le scélérat s contentait de les suivre en rugissant de toutes ses forces. Quand elle les dépassait, la bête reprenait de l’altitude et par un vrille suivit d’un demi-looping et se replaçait derrière eux. Quiconque se balade en terrain hostile se doit d’être prêt à toutes éventualités, et surtout de taille. Par moment, les griffes de la bête passaient en rase motte et frappait d’une puissance phénoménale des rocs le long du chemin du poney, les morceaux détachés, pulvérisés, étaient projetés contre le guerrier. Les gravats lacérait de petites entailles la peau non-protéger et obligeait le poney à s’exercer à divers manœuvres d’esquive.

Les ruines d’un ancien village semblaient se dresser au loin et Pupuce d’ailleurs, sprintait dans cette direction. L’éruption avait condamné les villages et villes alentours à découvrir ce qu’est l’apocalypse à coup de bestioles faites de flammes et de rochers en fusion. L’intensité rougeoyante avait diminué au fur et à mesure de la course, le duo se rapprochait des Ash Fields moins dangereuses mais tout aussi inhospitalières. L’étalon redoubla d’effort et d’allure, portés par l’énergie qu’il n’avait pas encore puisé. Le village approchait à grand pas, il était composé de plusieurs bâtisses dont seuls les murs étaient encore dressés. Les maisons étaient disposés autour d’une place centrale avec ce qu’il semblait être en son centre une ancienne fontaine. La tailles des bâtiments variait en plus de leur degré de destruction, certain n’avaient plus que leur fondations tandis que d’autres possédaient encore  leurs étage. Peut-être qu’il restait encore quelques bricoles revendables à l’intérieur.

Priant qu’il n’y pas de saloperie résidant dans les décombres, il hurla à sa bête de se mettre à couvert. Le panneau du village en taillé dans la pierre informait par le passé que le village comptait environ deux cents âmes et qu’il se prénommait Rachdale. Fonçant tête baissée dans la rue principale, sautant une charpente démolie, esquivant un muret effondré, le guerrier trouva refuge dans l’ancien hôtel de ville, la pendule au sommet avait une poutre en guise de trotteuse. Pupuce attendait déjà à l’intérieur, les poils hérissés comme sur un paillasson et les griffes sorties, juste au cas où…. Décrétant l’hôtel de ville comme base d’opération, le guerrier tomba son sac ne gardant que ses épées bâtardes, son arc et son carquois. Il avait opté comme appareil respiratoire un masque en deux pièces. Une paire de lunettes d’aviateur qu’il avait donnant un meilleur champ de vision que les espèces de rondelle de verre des lunettes de soudeur. Et un masque respiratoire dont les fixations des tubes donnant sur les bouteilles avait été remplacé par des filtres à air.

Le félin regardait Karl se préparant à l’affrontement, il avait encore en tête les préparatifs de l'expédition :



Transition du genre vous pénétrez dans l’œil du personnage, vous traversez un vortex avec des chtiottes lumières qui brillent et des brides de paroles incompréhensibles, et enfin vous arrivez à une scène qui s’est déroulé précédemment dans un autre lieu. FSCHJJIOOUUUuuuuu….




Mes heures de sommeil quotidiennes à Arcadia sont parfois interrompues par le ramdam du Tas de viande. Dans la pièce principale où il rassemble son bazar d’aventurier, il avait ce jour-là fait tomber par mégarde un échafaudage de fortune composé de chaises, d’une malle et de la lourde table en chêne. Branquignol comme il est, il n’aura fallu que quelques dizaines de seconde pour qu’il se ramasse la gueule par terre. Faisant fi de mes moqueries à son égard, il se contenta de balancer la chaise cassée dans la caisse du bois de chauffage et repoussa la table à sa place originelle. Ensuite, il étala sur le panneau de bois un grand rouleau de papier qui se révélait être en réalité une grande carte d’Equestria avant l’éruption volcanique. N’ayant appris à lire et parce que je n’en ai rien à faire, je me contentai de l’écouter dans ses explications assez étrange pour le coup.

Depuis qu’il est devenu mon esclave et fournisseur en pelote de laine, nous ne sommes pas beaucoup sortis de la ville, il faut dire que son patron est pour le moment absent que le boulot là-bas est assez important. Il paraissait intéressé par une sorte de marque ressemblant à un flan au-dessus de forêt, à gauche de la carte. Il y’avait une forme de maison sur la droite avec des sortes de griffons la survolant. C’est alors qu’il prit un autre rouleau de papier qu’il déroula en dessous et copia à l’aide d’un fusain la région de la carte qui l’intéressait. Puis il traça grossièrement une grande ligne sinueuse qui suivait une autre ligne tracée auparavant sans pour autant être dessous tout le temps. Sa patte contourna le dessin de la maison puis il traça un grand cercle et plaça une croix proche de la montagne.

Je ne comprenais pas encore le but de cette manœuvre, il faut bien avouer que ce monde n’est pas adapté à un être comme moi et même si je me débarrassais du Tas de viande, il ne me serait pas facile de sortir de la ville. Et même que je n’aurai plus de pelotes de laine. Il m’a bien attrapé ce jour-là le petit salaud. Sans m’en dire plus, il attrapa un sac et sa cape puis il prit la porte et la claqua. Bah, au moins j’aurai la paix pendant un moment, me suis-je dit avant de me rendre compte que cet imbécile avait encore oublié de me laisser la fenêtre ouverte parce que soit disant ça laissait rentrer le froid gnagnagna. Petit faible !

Il revint quelques heures plus tard, je l’entendis claquer la porte, jeter sa cape sur le portant, qu’il rata ; et poser son sac sur la table. Il devait avoir acheté pas mal de bricoles puisqu’il passa bien dix minutes à tout sortir et à ranger. C’est alors qu’il vint vers moi, la tignasse trempé par la neige.

« Nous partons dans deux jours, si tu as besoins de pelotes tu me le dis à l’avance comme ça tu n’auras pas à me reprocher de ne jamais penser à toi. » M’annonça-t-il avec une teinte de reproche.

Il avait prévu de faire les trois quart du trajet en calèche affrété par l’académie magique de la ville. Tas de viande m’expliqua qu’en échange d’ingrédients récupérés, les frais annexes de l’expédition seraient payés par la caisse des mages. Sur ce point, je m’en contrebalançais. Mais quand il fut question de retourner dans ce pays plein de cendres j’ai râlé, lui aussi d’ailleurs. Pourquoi les miens se devaient-ils de vivre en meute ?  J’ai l’impression d’en former une avec Tas de viande alors qu’au départ je voulais le boulotter. Forcément j’ai dû le suivre pour ne pas me retrouver seul avec les glandus en robe, et puis malin comme il est, il serait capable de se faire buter.

Nous avons traversé les landes de cendres avec des masques et économisé nos réserves de nourriture. Il y avait plein de bestiole dans cette régions, il fallut que l’on en zigouille quelques-unes sur le chemin, ça faisait de la viande pour le repas. Plus nous avancions, plus nous nous rapprochions de la montagne d’où s’échappait une lueur orangé, comme si elle était en feu. J’avais de mauvais pressentiments, il faisait de plus en plus chaud et parfois nous passions non loin de rivière de feu. Il y avait des bêtes plus grosses, de feu elles aussi, certaines d’entre elles volaient même. Quelques fois, il a bien fallu se cacher.

Au troisième jour, le Tas de viande s’arrêta de crapahuter et m’expliqua la situation. Lorsqu’il me crierait de courir, il fallait de je le fasse immédiatement et le plus vite possible. Je devais suivre la piste par laquelle nous étions arrivés et éviter les obstacles. Il me suivrait à la trace. Puis il me dit d’attendre à couvert s’engagea seul sur les pentes. Je ne savais toujours pas ce qu’il avait derrière la tête, mais je sentais l’adrénaline monter en moi. Mes pressentiments n’étaient plus des aprioris, mais des certitudes. Il allait faire une connerie, c’était son genre et ça a toujours dû l’être. La question était désormais laquelle ?

Soudain, j’entendis un rugissement, bien plus puissant que ceux que je poussais habituellement. Le sol trembla et l’air changea brutalement d’odeur, des petits cailloux roulaient le long de la pente la voix de Karl résonna. Je sortis timidement la tête vers l’origine de ces maux et NON… Oh le con… Oh le con il a osé… Oh le…

« Qu’est-ce t’attends botterel de merle ! COURS !!! » Hurla l’étalon en amont.
Je ne sais pas ce qu’il a fait, mais je ne le sens vraiment pas.




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