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 [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.

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Reine Chrysalis
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MessageSujet: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Ven 21 Oct - 15:46


Dans une grande pièce aux allures d'une belle chambre bien décorée était étendue dans un lit baldaquin en bois noircis et vernis, une reine, qui sommeillait encore d'une profonde léthargie. Le soleil se levant doucement a son aise, si bien qu'arrivant a la fenêtre de la mansarde, la pièce se chauffa doucement. Les rayons arrivant alors sur la peau de la reine étendue, c'est dans un profond soupire et avec de lourdes paupières que celle-ci se mit a sourire, et lentement ouvrir les yeux. Le regard encore troublé du à la cause des radiations lumineuses, elle n'eut que pour réflexe de bouger son sabot gauche afin de venir créer une ombre au dessus d'elle, tout en grommelant d'une voix étouffée par ses lèvres scellées.

Les doux draps de soie qui bordait le lit ainsi que l'oreiller plus que moelleux est un véritable piège pour n'importe quel être qui souhaite se réveiller véritablement d'un long sommeil sans rêve, n'importe qui désirant flâner quelque peu ne peux sortir de ce genre d'attirail relaxant, comme si l'on étais pris dans les bras chauds et réconfortant de sa propre mère.

Mais dans le cas ici, spécifique, où l'on se réveil dans un endroit qui n'est pas notre, qui plus est, accompagné d'un inconnu aux allures d'un fière pégase blanc, plusieurs questions peuvent susciter a l’esprit, et c'est exactement ce qui est en train d'arriver a notre douce qui se réveille après qu'elle eut tourné la tête pour se rendre compte que plusieurs choses n'allait pas.

Elle se lève alors du lit, de sursaut, même si son esprit est encore fort embrouillé par des bribes de mémoire dont elle n'as aucun souvenir avoir vécu. Comment est-elle arrivée ici ? Qui est cette personne ? En quel endroit sommes-nous ?

L'être qui sommeillais actuellement semble encore dormir profondément, comme notre reine il y a peu. Et c'est avec les pattes arrières encore engourdie qu'elle leva d'un sabot le drap de soie qui lui fait entrave sur le moment pour le poser délicatement sur le coté. Se levant donc lentement, encore groggy de la situation, la reine ne sait plus quoi penser sur le moment. L'endroit n'était rien de ce qu'elle a connu. Et pire encore. Par la fenêtre qui se trouve non loin de la, après y avoir jeté un œil, elle se rends compte rapidement qu'il n'y a que océan bleuté a perte de vue ainsi que rocher pour tapis de l'endroit où elle se trouve enfermé.

Dans sa tête, une réponse est arrivée a ce moment. Comme un message. Ou plutôt un souvenir qui a toujours existé, mais qui viens de remonter a la surface. " Où sommes-nous... "
Comme si un soupir viens de lui parler, la réponse était maintenant simple. Et dans un chuchotement d'inquiétude, les mots furent prononcés.

~ " . . .Okarthel . . Vignar. . . La demeure des cendres. "

Une perle de sueur froide apparaît alors sur le front de la Changeling, se demandant ce qu'elle pouvait faire ici. D'autres questions envahis son esprit maintenant complètement confus et submergé par les interrogations, mais celle qui reviens le plus a son esprit embrouillé est simplement; " Suis-je décédée réellement... ? "

Il est dit de cet endroit que l'on y place les âmes à qui l'on veux infliger les plus grandes tortures du monde, un château immense isolé de toute terre, isolé de tout cris, isolé de toute forme de vie hormis deux. Vous. La proie.. Et ceux que l'on nomme les " Sunathaer Vignar ". Autrement traduis du draconique ancien par " Les prêtres de cendre. " qui eux, sont les chasseurs.


La porte s'ouvrit alors dans un énorme claquement ce qui fit pour effet de faire sursauter la reine, qui se retourne a vive allure alors qu'elle vois un grand homme encapuchonné, vêtu d'une longue toge brune de laine qui traîne par terre, une ceinture de corde serrée a la taille, et une sorte de grande lampe ancienne a la main d'où une bougie semble brûler. La créature approche alors, d'un pas lent, mais lourd, le bruit de son pied faisant grincer le parquet. Le lampion cliquetant, un autre pas lourd se fît a nouveau entendre, la créature avance, lentement, vers la reine.

Chrysalis n'a que le premier réflexe que n'importe quel personne sensée aurait eu. Sautant par dessus le lit pour s'éloigner de la créature, elle cours alors vers la porte qui est la seule sortie possible actuellement. Et de vive allure, au plus vite que la peur pouvais lui permettre de courir, 'est dans un couloir long, bordés de tableaux de divers personnes, races, religions, clans, qu'elle vois défilé devant ses yeux. Ces tableaux sont sans aucun doute les victimes précédentes. Et elle sent le regard lourd qui pose sur elle, le regard de toute ces personnes qui précédaient ont vécu le calvaire qu'elle s'apprête a commencer.

Car une fois que la créature vous prends en chasse, rien ne l'arrête, et toujours elle marchera vers vous, peux importe l'endroit où vous vous trouvez. Elle vous traquera jusque la fin. Sans relâche. Et au jour  où elle-ci vous attrape. Il ne suffit que d'un touché, et votre intérieur se changera alors lentement en cendre. Une mort longue et extrêmement douloureuse, ou pendant a peu prêt une heure, vous agonisez a vous sentir vous décomposer de l'intérieur, où vous vous effacez purement et simplement du monde des vivants.

La reine ne regarda pas vers où elle courrait actuellement, tournant parfois a gauche, parfois a droite, c'est après de longues secondes de course qu'une porte se trouve devant elle, et préparant alors son épaule vers l'avant, dans un fracas immense, elle passa à travers, celle-ci s'ouvrant même sans avoir touché le bois.

Dans la pièce où elle se trouve maintenant est étendu un grand banquet, divers nourritures et boissons présentes ainsi qu'un grand feu de cheminé allumé non loin avec deux canapés installés et une petite table basse où est posé un verre de vin ainsi qu'une bouteille bouchonnée. Comme si toutes les commodités de survie sont présentes, comme si le destin veux vous faire passer le mort de survie et de réconfort. Alors qu'il en est rien.

Chrysalis, la reine changeling, ne pouvais pas y croire ce qu'elle vois de ses yeux. Et dans se plaçant alors a la fenêtre pour regarder vers la cour intérieur, pourtant, tout est bien réel. Et lentement, au loin de la, dans un couloir hasardeux, une créature avançe, se dirigeant certainement vers la pièce où elle se trouvait.

Elle ne regardait alors que la créature, réfléchissant a ce qu'elle peux faire, pensant aussi a celui qui était dans le lit avec elle. Pourquoi elle et pourquoi lui ? Il va falloir s'entre-aider pour pouvoir s'en sortir le plus longuement possible. Il faudra donc qu'ils se retrouvent. Avant de finir comme la poussière qui flotte actuellement dans l'air ambiant. . . Qui n'est certainement pas de la poussière après réflexion rapide.

Elle sombra alors dans le désarroi total, se mettant assise et regardant dehors vers la lueur du soleil qui brillait lui de son plein sur la peau de la reine qui levait maintenant les sabots avant vers l'astre lumineux.

~ " C'est pas vrai.... Pourquoi ... ? Je ne finirais pas comme ça.. Je ne peux pas. "

Une larme se mit alors a lentement couler sur son visage..

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MessageSujet: Re: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Lun 24 Oct - 20:22


Fuite †




Les ténèbres enveloppait le pégase dans une pénombre total Celui-ci avançait à l'aveuglette, dans le noir complet. Le sol était un vieux parquet qui craquait et grinçait à chaque pas du poney blanc. Qu'elle était cet endroit ? Qu'est ce qu'il faisait ici ? Avait-il rendez-vous avec la faucheuse ? Toutes ces questions ce bousculait dans son esprit confus. Un linceul blanc commença à envahir l'endroit, recouvrant presque entièrement celui-ci. Une voix grave et lointaine perça le silence.

Puisse les prêtres avoir pitié de vous...

Le pégase s'arrêta à cette annonce. Les prêtres ? Il tourna la tête de droite à gauche pour trouver la source, mais rien. Au moment où le poney ouvrit la bouche pour répondre, le brouillard ce dissipa. Puis, dans un craquement sourd, le sol en bois céda sous les sabots du peintre, le laissant tomber dans les abysses de son esprit....


Les rayons de soleils traversaient la vitre de la pièce et vernirent doucement se poser sur le visage pale du pégase. Dans un grommellement presque sourd, il ouvrit les yeux, encore embrumé par la fatigue. Il ne bougea pas d'un poile, par manque de volonté. Le matelas sur lequel il se trouvait était un nuage pour le poney encore somnolent. S'enroulant encore plus dans les draps en soie blanche, près à repartir pour une heure où deux de sommeille intensif, il avait totalement oublié son rêve.

Au moment où ses paupières commencèrent à se refermer pour le plonger dans les bras de Morphée, un claquement de porte retentit. Sleepy sursauta et dans un mouvement, se tourna pour faire face à la porte de la pièce.
Là se tenait une créature que le peintre n'avait jamais vue  et encore moins imaginer. Un monstre bipède, portant une toge brune traînant sur le parquet sale. Elle avait été vieillit par le temps et certaine parti, partais même en lambeaux. Il portait une capuche d'une matière identique à la tunique qui lui cachait le visage dans une ombre impénétrable par la moindre source lumineuse. Dans sa main gauche une lanterne rouillé par endroit où dansait une flammèche.
A ce moment il remarqua quelque chose : il ne connaissait pas cet endroit. Puis en tournant la tête, il remarqua une autre personne, mais impossible de voir de qui il pouvait s'agir, à cause des rayons du soleil qui aveuglait le pégase.
Dans un pas lent, mais lourd, la créature avança vers l'inconnu. Dans mouvementd, il sauta par-dessus le lit en baldaquin et couru en dehors de la pièce en esquivant par la même occasion la "chose".

Sleepy ne comprenait rien des événements qui se passait devant lui et ne bougeait pas, se contenant d'observer. La créature suivie le fuyard un instant, puis porta son attention sur le pégase. Même si son visage n'était pas visible, le poney blanc sentait son regard glacial se posé sur lui. La tête de la créature tangua sur le côté et dans un horrible craquement et se figea dans un angle improbable. A ce moment, elle leva son bras en direction du peintre et ouvrit la main, puis avança vers celui-ci.
Son sang se gela dans ses veines. Maintenant c'était son tour. Dans un mouvement, il esquiva la main en se jetant dans le lit qui se trouvait sur sa gauche, puis sans réfléchir, imita l'inconnu en courant en direction de la sortie.
Une fois le seuil de la porte passée, il accéléra, sans regarder derrière lui si la chose le suivait encore. Un long corridor s'étendais devant lui. Le souffle court, le pégase ralentit puis s'arrêta devant une rangée de tableau. Ils étaient alignés sur des murs de pierre, murs qui constituaient cet endroit. Mais où était il ? Et qui était cette abomination ?
En réponse à ces questions, une voix résonna sans son esprit, la même que dans son rêve.

Des gouttes de sueurs perlaient à son front. Il ne pouvait pas croire cela, pourtant il savait que c'était la vérité, sans savoir vraiment comment il pouvait en être sûr. Le pégase ouvrit une porte sur sa droite. Elle donnait sur une chambre identique à celle qu'il venait de quitter. Deux lits en baldaquin se trouvait en son centre et une grande armoire en marbre se tenait à côté de la porte. Un tableau représentant un paysage désolé par les flammes se tenait sur le mur au milieu des deux couchettes. Il se précipita vers la fenêtre à côté du lit de gauche, puis soupira de désespoir.
Un océan bleuté s'étendait jusqu'à l'horizon. Sa "vision" qui ressemblait plus à un vieux souvenir, avait raison. Maintenant il savait ce qu'était réel.
Le pégase ce laissa tomber sur le parquet vieillit par les années et s'adossa au mur de pierre glacée. Il regarda le plafond de ses yeux bleus, puis regarda plus attentivement la pièce. Il remarqua des tas de poussières ici et là un peu dissimiler dans toute la pièce et il se rappela son souvenir. "Quand la créature vous touche, vous deviendrez cendre après une longue agonie lente et douloureuse..." Il réprima une envie de vomir.

Un bruit sourd vint le tiré de sa rêverie. Sleepy se leva en sursaut, puis se concentra pour essayer de trouvé d'où venait ce son. Un autre, plus grave cette fois. Il se rapprochait. Le pégase se secoua la tête et se mit en tête d'ouvrir la porte. Si il restait ici, il serait pris dans une impasse. Dans un grincement, la porte en bois s'ouvrit. Rien à droite, puis à gauche, à environ une dizaine de mètre de lui, se dressait une créature, presque identique à celle qu'il avait croisé plus tôt. Sa tunique était noire et elle avait troqué sa lanterne pour une pelle disproportionné.

Le peintre déglutit en le voyant. Il y avait bien deux prêtre à leurs trousses. Sans perdre un instant, il repartit de plus belle, courant dans les couloirs de pierre du château. Il devait absolument retrouver l'inconnu de tout à l'heure. A deux, peut être.... Non ! Sleepy était résolu à ne pas abandonner ! Il voulait vivre. Il y avait encore tant de choses qu'il devait faire dans ce monde... Mais il ne pouvait empêcher

Plus loin, il s'arrêta devant une double porte, complètement détruite, comme si quelqu'un ou quelque chose se serait jeté dessus pour l'ouvrir de force. En entrant dans la pièce, le pégase se trouva devant un énorme banquet. Nourriture, boisson, même un feu brûlait pour réchauffer la pièce. Le paradis à l'intérieur de l'enfer. Le plafond était plus haut que dans les autres pièces et celle-ci est bien plus grande que les autres. Des canapés en velours était placé devant la chemineé, autour d'une petite table ronde, avec en son centre une bouteille de vin accompagné de verre en cristal de choix.

Dans l'angle de la pièce, le regard ne quittant pas la fenêtre des yeux, une personne. D'abord sur le qui vive, Sleepy se calma peu à peu comprenant qu'il s'agissait de celui qui partageait son sort.
Le pégase se rapprocha doucement puis la regarda de haut en bas. Ce n'était pas un poney, mais un changeling. On le voyait à caus... grâce à son allure, insectoïde. Néanmoins, elle paraissait plutôt grande ! Plus que tous ceux que Sleepy avait vu jusqu'à présent. Il déglutit en supposant de qui il pouvait s'agir. Il n'en était pas sûr, mais il pourrait peut être s'agir de la reine des changelings: Chrysalis. Il secoua la tête pour se remettre les idées en place. De toute manière, il ne l'avait jamais vu, il aurait pu se tromper et même si ce n'était pas le cas, dans cette situation il ne pensait qu'à survivre.

D'un pas décidé il avança en direction de la changeling et se présenta d'une voix qui trahissait sa peur envers cet endroit, mais t'entait tout de même de sourire:

"Et bien. On dirait que nous sommes tout les deux dans le même pétrin. Je m'appel Sleepy Ash. J'ai pas l'intention de rester ici à attendre mon sort. On va devoir s'entraider..  "



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Reine Chrysalis
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MessageSujet: Re: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Ven 28 Oct - 12:49


Le visage toujours dans les sabots, le cœur lourd ainsi que la voix chevrotante de panique, la reine sur le moment ne pouvait se ressaisir de ce qu'il se passait actuellement. Un mélange de peur et d'angoisse, si profond, alors que le réveil venait a peine de sonner pour elle. Enfin, le réveil, dans ce cas présent ? Ou plutôt les grandes cloches du glas final ? Dans tout les cas, tout était perdu d'avançe et elle le savait. Peu importe ce qu'il se passera aujourd'hui, demain, ou même encore après demain, c'est en vain. Sauf qu'elle ne pouvais se résumer a laisser tomber pareillement ? Après tout, elle demeure la reine des changelings. La grande Reine Chrysalis. Et quelqu'un de ce statut ne peux baisser les bras pareillement aussi vite.

Un élan de motivation alors parcouru la reine, elle qui pensait présentement a son peuple, ses conseillers, ses amis, mais aussi surtout a sa mère a qui elle promit a l'époque d'être grande et noble. C'est sur ce moment qu'elle remonta la tête pour regarder le soleil et souffler un grand coup pour évacuer tout ce chagrin en elle, cette boule de stress qui lui prennait l'estomac comme des coups de couteaux. Elle essuya ses larmes, reposa sabot a terre et souffla un bon grand coup.

Les oreilles tendues, c'est a ce moment qu'elle entendit des bruits de pas qui résonnèrent dans le couloir, au loin, et regardant par la fenêtre, elle voyais cet être marchant lentement. Il n'était donc pas question que ce soit lui, approchant, mais l'autre être qui partage le sort de la reine. Et ce fût cette personne en effet qui arriva. Ne quittant la fenêtre des yeux, elle se rappela de lui et rien que sur l'oreille, elle savait plus ou moins comment il se comportait. Rapidement, l'être fut analysé.

Un pégase blanc, l'air malingre, les ailes longues repliées et un air fière quoi qu'un peu apeuré aussi par la situation, tentant de se cacher derrière une fausse confiance. Il lui adressa la parole, afin d'expliquer son nom sur une note d'humour mal placé et rajouta le fait que l'on allais devoir s'entraider. S'entre-aider sur quoi ? Est-ce qu'il sait simplement en quel endroit nous sommes ?

Le feu crépitant dans l'âtre, un léger silence planait, si ce n'est que les chuchotement des prêtres qui avançaient encore lentement dans le long couloir, le lampion cliquetant a chaque pas. La reine souffla un coup pour se tourner vers le pégase, le regardant droit dans les yeux, prenant une voix légèrement agacée.

~ " Cette situation te fais rire ? Attendre ton sort ? Sais-tu seulement où nous sommes ? Tu veux partir ? Essaye donc, je te regarderais misérablement tomber de plus en plus bas dans à chaque essai dérisoire que tu tenteras. Partir ne sert a rien. Nous ne pouvons pas partir. Et tu le sais parfaitement au fond de toi. "

La reine essayais sur le moment de se contenir, mais elle n'y arrivais pas, quelque chose en elle devait s'évacuer et malheureusement, ce fût le premier moyen qu'elle trouva, délester sa frustration sur le premier venu qui n'avait rien demandé, surtout qu'il était dans la même situation qu'elle. Seulement, pour le moment, les idées pas claires, elle ne pouvais vraiment le réaliser et se mettre a penser extérieurement. Elle montrait les dents, les lèvres tremblantes. Puis baissa la tête lentement en soufflant a nouveau par la bouche, laissant l'air chaud soulever un peu de poussière ou de cendre. Et sur une voix morose, elle re-parla.

~ " Ils t'ont parlés a toi aussi, ... hein ? Je veux bien courir.. Mais combien de temps allons-nous devoir le faire.. "

Il était rare de voir la reine dans cet état. Et il n'y eu que deux occasions. Celle-ci étant la troisième. Les deux autres n'ont aucune importance a quand ils se sont présentés, mais pour celle-ci elle se trouvait présentement face a un grand désarroi et sa plus grande peur, qui était justement de mourir en ne laissant aucune trace. Chose était pré-destiné a ce passer ici.

Elle releva la tête, lentement, voyant dans l'encadrement de la porte deux personnes familières qui se trouvaient non loin des deux condamnés. Le pas lourd, ils avancèrent encore. Et Chrysalis n'était pas encore prête de les affronter. Le pégase supposément non plus d'ailleurs. Elle l'attrapa alors par le sabot avant de le tirer et de se mettre a courir vers une porte proche d'eux, l'ouvrant avec hâte et prenant soin de refermer derrière elle dans un espoir de ralentir les bourreaux.

Et courant de nouveau, soulevant poussière et cendre, sans s'arrêter, le souffle haletant, au hasard des couloirs, elle trouva cette fois-ci des escaliers, qu'elle dévalait a vitesse rapide.
Se trouvant maintenant dans un hall d'entrée gigantesque digne des plus grands manoirs, lustre pendant au plafond, petits meubles en bois cirés avec chandeliers allumés, présentoir de belle armure immaculée d'un chevalier tenant une arme longue, la reine ne fixait que la porte qui se trouvait devant elle, grande et imposante. Porte qui pouvais représenter la liberté. Pour certain, elle est d'entrée. Mais dans ce cas présent, elle était surtout de sortie.

Souriante et pleine de faux éspoirs, elle savait que rien ne fonctionnerais, mais essaya quand même, attrapant la poignée et forçant légèrement dessus, un bruit de claquement se fit entendre, comme une porte verrouillée que l'on essaye d'ouvrir mais qui refuse a céder. Et ce fut après plusieurs essais infructueux, tous plus vigoureux les uns que les autres, qu'elle s'y attarda pendant quelques minutes, avant de hurler une dernière fois son désarroi a la situation.

Le dernier espoir présent de la reine ? Attraper l'arme et commencer a entailler la porte, frappant de plus en plus fort avec celle-ci alors que le bois cédait doucement aux coups. Et quand elle tomba finalement, la surprise n'était pas de taille, mais bien ce a quoi elle s'attendait.

Par le trou engendré par les coups, on pouvait y voir a l'horizon de l'eau. Et que de l'eau. La mer y était a perte de vue.. Une porte d'entrée mise au préalable en cet endroit pour montrer comme quoi vous êtes bien dans un manoir tout ce qu'il y a de plus logique. Mais posé sur un amat de rocher qui tiens le tout en place.

Le souffle de la reine s'accèlerais, épuisée de son effort, mais aussi surtout par la vue qui se présentait a elle, la pupille se dilatant et sentant ses muscles se contracter de plus en plus.
Elle lâcha un hurlement de mécontentement, mélange de mélancolie et de colère. Jetant l'arme au loin dans la pièce.

Et elle se mis a frapper contre la porte, coup après coup, les bruits résonnant dans la pièce tel un tambour au rythme lent mais puissant, toujours en hurlant.

~ " Pourquoi... Pourquoi..! Pourquoi ! POURQUOI ! "

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MessageSujet: Re: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Jeu 3 Nov - 2:07


Choix †




La changeling ne bougeait pas malgré l'intervention du pégase. Néanmoins, il était sûr qu'elle l'avait entendu. Ses oreilles étaient tendus et se dirigeaient en direction de Sleepy, comme pour l'analyser par le son que celui-ci émettait.
Un silence morbide s'installa dans la pièce. Silence rompu seulement par un bruit de pas, lent, lourd, mais continu, venant du couloir que le peintre avait emprunté quelque instant auparavant. Un cliquetis accompagnait aussi ce cortège auditif. Le genre de son que font les objets mal entretenus et rouillés quand ils sont tenu, comme le ferait la lanterne de la première "chose" qu'il avait rencontré. Peu après, un crissement aigu rejoignis le requiem de nos protagonistes. Celui d'un objet lourd en acier que l'on traînerait sur le sol en pierre du château.

Plus ils se rapprochaient, plus le cœur du pégase tambourinait fort. Il avait maintenant les yeux rivé sur le parquet couvert de poussière ou quoi que ce soit d'autre. Le couloir était long, mais pas infini. Ils seraient là d'un moment à un autre. La question était de savoir quand et cette attente lui donnait des sueurs froides. Chaque pas de plus. Chaque cliquetis. Chaque crissement. Sonnait comme un compte à rebours à ses oreilles. Il était tellement hypnotisé par l'approche des prêtres, qu'il en avait presque oublié la personne qui se trouvait en face de lui. Un soupir brisa l'atmosphère étouffante que faisait régner le requiem, puis une voix agacé le suivi.

" Cette situation te fais rire ? Attendre ton sort ? Sais-tu seulement où nous sommes ? Tu veux partir ? Essaye donc, je te regarderais misérablement tomber de plus en plus bas dans à chaque essai dérisoire que tu tenteras. Partir ne sert a rien. Nous ne pouvons pas partir. Et tu le sais parfaitement au fond de toi. "

Cela avait tiré le pégase de sa torpeur. Il eu un petit moment d'absence, puis il revint à lui, sont attention complètement focalisé sur la changeling au yeux de jade. Les dents mises en évidences, les lèvres tremblante et une langue bien acéré, son discours était en accord avec son comportement. Sleepy ne s'attendait pas à cette réaction. Il aurait espéré qu'elle soit... plus coopérative. Il serra les dents, puis se détendit, soufflant un bon coup. Au final, cette réaction était totalement compréhensible. Qui ne serait pas en colère après qu'on lui est appris qu'il était condamné, sans aucune échappatoire, sans solution, totalement impuissant à la situation... Et puis elle n'avait pas totalement tort. On ne peut pas partir de cet endroit et rien ni personne ne viendra nous sauver.
Quelque instant après, la changeling baissa la tête, puis laissa un souffle s'échapper. S'une voix beaucoup moins pertinente qu'il y a quelque instant, elle repris la parole:

" Ils t'ont parlés a toi aussi, ... hein ? Je veux bien courir.. Mais combien de temps allons-nous devoir le faire.. "

Le pégase baissa la tête à son tour. Ils connaissaient tout deux les règles de ce jeu morbide aussi bien que l'autre. Les engrenages de la tragédie c'était déjà actionné depuis leur réveille dans ce lit en baldaquin, enveloppé par la soie blanche et douce des draps et maintenant ce n'était qu'une question de temps avant que la fatalité ne leur face rejoindre cet endroit pour l'éternité.

Sleepy se mordit la lèvre inférieure si fort, qu'un petit filet de sang traça son chemin jusqu'au bois noircit par le temps du sol, puis il pris une grande inspiration avant de répondre, mais rien ne sorti de sa bouche. Le requiem, il était là. Plus proche que jamais. La changeling avait les yeux rivé sur quelque chose qui se tenait derrière le pégase.
Celui-ci se retourna doucement, puis aperçut les silhouettes voûté des prêtres. Un frémissement glacé monta le long de son échine quand il sentit leur regard glacé se  posé sur lui.
Il n'eu pas le temps de réfléchir que l'étrangère le tira par le sabot en direction de l'autre côté de la pièce. Sans hésiter, elle s'engouffra dans la première porte à leur porté, la referma, sans doute par une tentative de ralentir les poursuivants, puis se mit à courir, le pégase à ses talons.

Le peintre ne portait pas grande attention au décor qu'ils croisèrent. Il avait complètement arrêté de réfléchir, le regard perdu dans le vague. Seul son instinct de survit et la peur dictaient à ses pattes de courir sans arrêt, suivant les zigzaguent hasardeux de celle qui se trouvait devant lui.
Puis, ils s'arrêtèrent doucement. Le pégase releva la tête et admira ce qui se trouva en face de lui. Il se trouvait dans un hall d'entrer immense digne des plus grandes construction Equestrienne. Une grande allée linéaire embellit par un tapis rouge et doré menait jusqu'à une grande porte en chêne, mesurant deux fois la taille du peintre. Des armures rouillé par l'âge se tenaient de chaque côté Et un lustre de cristal trônait au-dessus du hall. Sleepy se plaça sur le côté de l'aller et s'assit là, impuissant.

La changeling, elle, n'avait pas quitté la porte des yeux. Un faux sourire se dessina sur son visage, puis d'une tentative inutile, tenta d'ouvrir la grande porte. Rien ne se produisit, seul le bruit aigu de la serrure fermée se fit entendre. Pourtant, elle continua, encore et encore, sans plus de succès.

Le pégase la regardait faire, ne sachant quoi faire, étant complètement abattu par la situation. Un cri de rage résonna dans le hall et dans un dernier espoir, elle attrapa la hallebarde tenue par l'armure sans vie, puis frappa sur la porte. Chaque coup était plus puissant que le précédant et entaillaient profondément celle-ci. Une fois réduit à une vulgaire planche déchiqueté par les coups à répétions, un spectacle aussi magnifique qu'horrifique apparut: un horizon cyan. L'océan s'étendait à perte de vu et seulement lui était présent. Ce manoir ne se trouvait non pas seulement sur une île au milieu de l'eau, mais seul le manoir se trouvait ici, maintenu par quelque rocher qui forment l'île, au milieu de nul par.

Ils le savaient. On le leur avait dit. Néanmoins, un infime espoir c'était immiscé et celui-ci, une fois détruit, retourna le couteau dans la plaie comme rien ne l'aurait pu. Le pégase posa sa tête dans ses pattes, adossé au mur de pierre. Ses yeux étaient fermés, se retenant de lâcher une larme de tristesse. Les cris de colères et de désespoir de la changeling n'était que des échos lointains pour lui. Les hurlements qu'il entendait clairement, était ceux qui résonnaient au fond de son être.

Quelque minute passèrent et le pégase n'avait pas bougé d'un poil. Il était concentré dans ses pensées. Il ne voulait pas mourir, pas ici, pas de cette manière, ne laissant derrière lui qu'une couche de cendre de plus sur le sol du manoir lui servant de tombeau. Non ! Il devait survivre. Par n'importe quel moyen, à n'importe quelle prix...  A ses pensées, un sourire mauvais naquit sur le visage du pégase qui n'avait pas cessé de fixer le sol.

A ce moment, une mélodie familière ce joua devant lui. Pas. Cliquetis. Crissement. Ils étaient revenus. Le peintre leva rapidement la tête et les vus. Enveloppé de leurs tuniques vieillissantes, le visage plongé dans les ténèbres et le dos voûté, c'étaient eux: les prêtres des cendres. Celui à la toge brune n'était qu'à quelques pas de celle qui partageait le sort du pégase. Elle ne l'avait pas vu, encore rongé par la colère, jetant son dévolu sur les restes de la porte qui se trouvait devant elle quelques instants auparavant.  L'autre à la tunique noire se tenait devant Sleepy. Celui-ci ce leva d'un mouvement rapide et ce mit en position pour repartir aussi rapidement qu'il était venu. S'il se dépêchait il pouvait fuir facilement et puis, les prêtres seraient occupés avec la changeling, ce qui lui laissait largement le temps de partir aussi loin qu'il le pourrait.

Oui ! S'il la laissait là il aurait peut-être une chance ! Le sourire mauvais de tout à l'heure revint sur la bouche du pégase. Son sacrifice pourrait lui permettre de trouver une solution. C'est mieux si un sur deux meurt plutôt que les deux. Et puis le prêtre à la pelle démesurée lui bloquait le chemin vert elle... Rien ne peut... la sauvé... elle est condamnée... Je ne peux rien faire...

*Non !!!*

Cette voix. C'était elle. C'est vrai... Il lui avait fait la promesse. Celle de toujours venir en aide aux autres, à n'importe quel prix, comme elle l'avait fait par le passé pour lui. Je ne suis pas un lâche... Je me refuse de vivre en ayant encore des morts sur la conscience... Je le fais pour toi... On se rejoindra peut être pour l'éternité pour de bon cette fois...  
Sleepy se mit en position de départ et fixait le monstre habillé de noir d'un regard où toute trace de peur avait disparu, laissant place à une flamme bleuté. S'il voulait avoir le temps de lui porter son aide il allait devoir esquivé la chose qui lui faisait face, mais pas le temps pour ce genre de réflexion.

Le pégase se propulsa vert l'avant les ailes déployées et dépassa le prêtre à la pelle à toute allure sans même le regardé, étant focalisé sur la changeling. Celui à la lanterne était à quelque centimètre de la toucher. Aller plus vite ! Il devait y arriver ! Les sabots en avant, il fonça sur son acolyte au yeux de jades, n'ayant pas tenu compte de sa vitesse ils foncèrent droit sur la deuxième armure. Le choc coupa le souffle au pégase, qui s'écrasa durement sur le sol.
Un peu sonné, Sleepy ce releva tout de même pour refaire face aux prêtres, bien décider à fuir cette fois. Néanmoins, quand il se releva il vit son cauchemar recommencer de plus belle.

*Si il vous touche, une mort lente et douloureuse vous attend...*

Cette fois ce n'était pas la voix rassurante de sa sœur, mais le souvenir de ce qui ce passerait de l'avertissement dont il c'était "souvenu" si un prêtre le touchait.
Dans les mains de la chose à la toge noire, se tenait quatre plumes qui se transformèrent en cendre progressivement. D'un regard apeuré, Sleepy regarda son aile gauche. Des plumes avaient bien été arraché et à cet endroit, naquit une douleur intense. Elle lui brûlait l'aile de l'intérieur comme si on lui brûlait la chaire. La douleur le cloua sur le sol. Des gouttes de sueur perlaient sur son visage et il lâcha un cri de souffrance étouffé. La douleur se rependait comme un venin foudroyant.
La face plaquée contre le sol, il la vu. Ce qui allait lui permettre de survivre. Des larmes perlaient le long de ses joues. Les pupilles minuscules dansant par la douleur et la peur. Les dents serrées à se les faire fendre.  Il se leva sur ses pattes, qui tremblaient sous son poids, puis attrapa la hache qui était tombée de l'armure, plaqua son aile sur le sol et abattit la lame.

Un horrible bruit de chaire découpé résonna dans le hall. Un filet de sang s'échappa dans l'entaille et tacha l'aile, maintenant immobile sur le sol. L'instrument permettant de conquérir le ciel termina tragiquement sa route clouer au sol qu'il essayait désespérément de fuir.  
Une éclaboussure écarlate avait atterrit sur le visage pale du pégase. La bouche ouverte, aucun son n'en venu. Pourtant, rien, jamais rien n'a été aussi douloureux que ça pour le peintre. Le regard fixé sur l'aile tomber au sol, inerte. Puis sa vision se fit trouble, il perdait son équilibre et ses paupières se fermèrent d'elles mêmes. Il tomba lourdement sur le sol en bois, évanoui.



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Reine Chrysalis
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MessageSujet: Re: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Mar 8 Nov - 19:10


Jamais nous ne pourrons sortir étais le discours interne que la reine ne cessait de s'interloquer a elle-même, de s'imposer, elle souhaitais le contraire sur le moment, mais rien ne pourrais y faire. Elle pourrais offrir ce qu'elle veux a ces choses... Ces... Créatures... Mais rien n'y ferrais, c'était bel et bien sa vie qu'ils voulaient. On son âme ? Car l'on dis après tout que si vous vous trouvez dans cette demeure, vous êtes déjà morts. Mais parlaient-ils d'une supposition sur l'âme transposée dans un autre monde, tel les limbes, ou vous errez sans cesse ? Ou simplement parce que vous êtes un mort en surcis, attendant simplement sa condamnation après avoir fait les cent pas du couloir vers la corde qui n'attends que votre gorge.

Elle étais perdue. abattue, désorientée, et ne sachant que faire, regardant le sol, elle était inattentive sur le moment car une créature non loin avait apparemment réussi a la coincer. Elle qui de base aurais toujours fais attention au moindre détail, elle qui étais étais si forte d’esprit, aujourd'hui, elle sombrais au plus profond. Mais rien n'y fit, toujours a frapper le sol a se questionner du pourquoi, restant accrochée a cette question qui pourtant n'avais plus aucun sens présentement..

Elle avais sentit le choc qui l'avais bousculée pour la mettre a terre, couchée sur le sol froid et poussiéreux alors que l'autre était toujours sur lui, mais elle s'en fichais, continuant a fixer droit devant elle, le regard vide d'ambition ou autre. Ne pensant plus qu'a ce qu'elle aurais pu faire avant de partir, si le monde se souviendrais d'elle et comment, ayant déja accepté presque le fait qu'elle était condamné. Même si ce n'était pas vraiment le cas.

Et ses pensées furent coupées réellement par le bruit d'un os qui se fissura d'un craquèlement sec, précis et net, le genre de bruit que l'on entends quand un chat croque directement dans la cage thoracique d'un oiseau. Elle savait que ce bruit n'était que signification d'une chose. Un os cassé voir tranché. Mais de par le bruit d'une lame qui s'abatis au sol, elle pouvais deviner.

A ce moment, comme si elle venait de se réveiller de sa torpeur par sursaut, elle se retourna alors pour voir au sol, le regard troublé, une aile au sol se changeant lentement en un nuage de cendre emporté par le vent, alors que a coté d'elle, gisait une lame ainsi que le pégase a qui il manquait une partie de son anatomie.

Ce fût le moment alors pour la reine de prendre un énorme coup d'adrénaline, son sang se mettant a bouillonner au quart de tour, elle sentait ses muscles se tendre et hurler qu'il fallait bouger au plus vite, c'est a ce moment qu'elle pris de se lever, attraper le corps inerte du pégase qui était a terre et reprenant alors de plus belle sa course effrénée vers la survie, passant la porte d'un grand coup d'épaule, ce qui lu iavais fait mal sur le coup mais ignorant la douleur dû au rush qu'elle était en train de faire.
A nouveau, dédale de couloir, d'escaliers, et regards pesant de tableaux, mais cette fois-ci, tout était ignoré pour le bien des deux. Elle sentait le sang chaud, couler dans son dos, celui du pégase qu'elle portait actuellement, a qui elle venait a son tour de sauver la vie. Elle n'aurait jamais fait la pareille, mais après tout, une vie pour une vie. Elle n'aurais pas la conscience de devoir quelque chose a quelqu'un pendant son dernier jour.


Et ce fut après quelques minutes que la Reine arriva dans la copie conforme du premier salon qu'elle avait croisé plus tôt dans la journée avec le pégase. Elle s'arrêta quelques minutes, marchant les yeux écarquillés en premier pour regarder si la pièce était bien la même, mais après un coup d'oeil assez rapide dehors, elle y voyais bien que ce n'étais pas le cas. Il y aurais donc deux fois la même pièce dans le même bâtiment ? Spécial, mais c'était simplement aussi peut-être pour rendre confus les personnes qui sont enfermées ici, simplement.

Elle avais plus ou moins calculé le temps qu'il faudrait aux créatures avant d'arriver, et le temps d'une petite heure était de mise, s'empressant alors de jeter le corps de Sleepy a terre, non loin du feu, le premier réflexe qu'elle eu fût alors de casser le pied d'une des chaises pour y mettre le bout au feu. Attendant quelques minutes que le tison s'embrase, elle le pressa alors de plus belle, incandescent, contre la plaie du pégase afin de cautériser le tout, lui évitant une mort par hémorragie. Cela par contre n’empêchera pas qu'il a perdu pas mal de sang sur le trajet, mais il a peut-être l'air plus costaud que prévu. Et au pire des cas, de toute manière, s'il meurt de cette manière, celui lui évite la douleur des prêtres.

Et maintenant que l'adrénaline de la reine avait terminé son tour de force, elle se sentait comme épuisée, non pas physiquement, mais fatiguée psychologiquement de tout ce bordel sans renom qui était apparu depuis son réveil. Elle se sentait léthargique, le mental flanchant de plus belle, le sort s'acharnant contre elle et l'autre personne qui lui semblait garder son sang froid sur la situation. Chose que Chrysalis n'arrivait pas a faire, sachant qu'elle était important pour son peuple, elle ne pouvais se résigner a disparaître pareillement.

Trainant alors les sabots la reine se plaça a une table, attrapant un fruit qui traînait dans une corbeille, une pomme, croquant dedans tout en soufflant lourdement, soulevant de la poussière, elle faisait dos au pégase qui semblais être toujours prêt du feu, et mangeais tranquillement histoire d'espérer reprendre quelques forces, même si cela était vain au final. Pour dire, même la pomme était insipide, sans gout. Elle ne l'avais même pas fini, qu'elle jeta le morceau restant a terre, soufflant de nouveau lourdement et posant sa tête sur la table lourdement.

Elle pouvais un peu prendre le temps, histoire de réfléchir un peu, fermant les yeux quelques minutes en écoutant le crépitement des flammes dans l'âtre et le calme plat qui pouvais traîner en cet endroit, présentement. C'était, sur le moment, relaxant, presque envoûtant même. Du calme. Ce qu'elle avait besoin depuis le départ.

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MessageSujet: Re: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Jeu 10 Nov - 18:16


Folie †




Les ténèbres. Un voil noir absorbant toute trace de lumière. Une obscurité totale, mais bienveillante. Pas les abysses vous engouffrant au plus profond de votre esprit, mais un refuge. Bien que peu attrayant, il le savait. Cet endroit n'était pas son purgatoire, bien au contraire. Une tanière bien familière du pégase. Là où rêve et réalité ne font qu'un. Là où bien et mal ne sont que des idées abstraites. Un espace où Sleepy pouvait se réfugier quand ses paupières devenaient lourdes. Le calme et la tranquillité en étaient les maîtres. Jamais un mot n'y fut prononcer et jamais il n'y en aura besoin. Un espace inviolable par qui-conque souhaiterais s'introduire ici.

Les ténèbres se métamorphosèrent petit à petit, reflétant les pensées du pégase. Une image joyeuse remplaça complètement la nuit obscure. Sur un papier vieillit par le temps, avait été retranscrit un souvenir du passé.
Le ciel y était d'un bleu immaculé qu'aucun nuage n'était venu gâcher. Le soleil radieux était à son zénith dans la voûte céleste et en dessous, posant sur une plaine verdoyante, plusieurs poneys plus ou moins grand étaient présents. Les deux du milieu étaient les plus âgés. L'un était un grand pégase trapu à la robe grisâtre, tandis que l'autre était une licorne magenta magnifique et gracieuse malgré son âge. A la droite de l'étalon, une jeune licorne, d'une couleur plus claire que sa mère, se tenait à côté de lui, un aire contrarié sur le visage. Puis sur la tête de la jument, un petit pégase à la crinière noire de jais abordant un sourire des plus ravis.
Cette photo, Sleepy la possède toujours, rangé dans un de ses tiroir de sa commode. C'était le souvenir d'un passé où rien n'avait d'importance, où seul le moment présent était vécu, laissant le passé vaqué à ses occupations et le futur pour les jours à venir.

Tout était parfait. Néanmoins, l'image changeait, se métamorphosait, passant du rêve paradisiaque à un cauchemar morbide. Les nuages avaient pris d'assaut le ciel, déversant une pluie écarlate. Leurs sourires se transformèrent en grimaces de souffrances ou alors des gueules ouvertes, immobiles où des cris étouffés en sorti . Leurs yeux se volatilisèrent, ne laissant qu'un vide de sang et de larme. Leur corps se décomposa par endroit, laissant apparaître les os et la chaire à vif.
Le pégase, était perdu. Son esprit partait en vrille.

"Non, arrêter ça ! Stop ! Je ne peux pas.... Stop stop stop STOP STOP !!!"

Il ne contrôlait plus rien. Il continua à crier ce simple mot encore quelque instant, tandis que les cris de souffrances et d'agonie lui vrillaient les tympans. Le papier de l'image commença à brûler à son extrémité, consumant bientôt la photo dans son intégralité la réduisant en cendre, tout en faisant taire les hurlements incessants.
L'obscurité et le silence étaient revenu. Qu'est ce qui venait de se passé ? Le pégase n'en avait aucune idée. Il était de nouveau seul, dans son refuge, loin de tout danger...

"Non je ne crois pas..."

Une voix avait brisé le silence. Le pégase se leva pour regarder autour. Rien. Seulement les ténèbres habituel. Il hallucinait, personne à par lui ne pouvait atteindre cette endroit pas vrai ?

"En effet ! Personne à par toi. C'est bien la raison de ma présence ici hahaHAHA"

Le pégase se retourna d'un mouvement vif et aperçut son interlocuteur. Des perles de sueurs dégoulinèrent de son front et il fit un pas en arrière.

"Bouh ! HAHA Tu devrait voir ta tête une véritable oeuvre d'art ! "

Celui qui se tenait devant lui, n'était autre que lui-même, en un peu plus... cauchemardesque. Son visage était marqué de nombreuses cicatrices, dont une qui avait coupé sa joue du coin de la gueule, jusqu'à son oreille, révélant sa mâchoire avec un sourire qui faisait froid dans le dos. Son œil droit n'était à présent qu'un trou vide et sanglant. Son poile avait été arraché par endroit laissant apparaître sa peau rosé ou alors des gros trous sanglant dans son corps. Une de ses ailes avaient été arrachés. Son flanc gauche était arraché laissant ses organes pendre dans un son sordide sur ses cotes. Une parti de la chaire de son dos avait elle aussi été extraite, laissant la colonne vertébrale à nu.
Sleepy tenta à nouveau de s'éloigner doucement de son reflet décharné, mais celui-ci continuait à le suivre. Il s’emmêla dans ses pattes et atterrit sur l'arrière train. D'une voix tremblante il lui répondit:

"Pourquoi... Que me veut tu ?!"

Le cauchemar ambulant pencha la tête sur le coté en signe d'incompréhension, puis sans crier gare, sauta sur le pégase grisâtre, l'attrapant par les épaules, plongeant ses yeux dans les sien si proche, que leurs museaux se touchaient presque, abordant un sourire appartenant à un fou.

"Mais je veut seulement t'aider mon ami ! T'aider à survivre et t'éviter ce que j'ai du endurer, même si cela à déjà commencé HAHA. Tu est tout cassé mon pauvre !

Le décharné rit de plus belle en pointant le côté droit de Sleepy. Celui-ci tourna la tête en direction de ce que désignais son alter-ego et vu son aile se transformer en cendre, ne laissant qu'un moignon sanglant. A ce moment, les souvenirs de son amputation lui revernirent par vagues. Le pégase se coucha instantanément sur le sol invisible, repliant ses pattes arrières replié sur elle-même, la gueule grande ouverte. Un cri aigu perça les ténèbres. La douleur de la chaire se transformant en cendre. La résistance de l'os sous la lame. Puis plus rien. Elle était là, mais quand il avait essayé de la déployer, elle ne broncha pas. Cette sensation quand on ordonne à son membre de bouger, mais qu'on ne sentait plus rien. Il revécut le moment en boucle, encore et encore.  
L'autre se releva, laissant Sleepy dans sa tourmente, puis se détourna et repris dans un élan théâtral:

"Haha ! Magnifique ! Magnifique ! Ça fais mal un ? Tu ne veut pas que ça recommence ? N'est ce pas ? "

Le peintre avait arrêté de hurlé, mais n'avait pas bougé, tremblant. Ses lèvres bougèrent, cependant, aucun son n'en sorti. Son reflet démoniaque refit face au pégase traumatisé s'approcha.

"Tu veux sortir vivant d'ici. Tu ne veux pas être détruit comme un vulgaire objet. Tu ne veux plus souffrir. J'ai la solution !  " Il se rapprocha de l'oreille du pégase et lui murmura ces dernier mots. "Suit ton instinct !"

A ce moment, le pégase eu une vision de ce qui c'était passé dans le hall. Ce moment, avant de péter secours à sa "partenaire". Cette seconde d'hésitation. Ce simple instant, où une idée avait germé dans son esprit. Il la revoyait, frappant de toutes ses forces sur la porte d'entrer en morceau, criant tout son saoul contre des fantômes, ne prêtant pas attention au monstre se trouvant à quelques pas d'elle. Quand Sleepy c'était levé, ce n'était pas avec l'intention de la sauver coûte que coûte, mais celle de fuir ! L'abandonner à son sort. Se servir d'elle comme d'un bonus de temps pour trouver une solution. C'était donc cela son instinct ? Celui d'un lâche ?
La douleurs avait disparut et le pégase se décrispa. Il chassa la vision d'un coup de sabot et se releva, défiant l'autre du regard.

"Non ! Je vaut mieux que cela ! Tu ne me fera pas sombrer ! "

Le reflet leva un sourcil d'un signe interrogateur puis éclata de rire. Tombant sur le dos, tout en en s'esclaffant se tenant les côte. Quelque instant plus tard, il se remit sur patte et répondu avec une larme à l'œil à cause de son fou rire:

"Tu est vraiment quelqu'un de marrant tu sais ? M'enfin, continué ne servira à rien avec une tête de mule comme toi. Sur ce je te laisse y réfléchir avec un ami à toi qui t'adore et avec tu va devoir t'entendre si tu souhaite continuer sur cette voie. Bisous !"

A ces mots, l'être démoniaque disparut de son esprit, laissant le pégase seul. Il se laissa tomber sur l'arrière train et pris une grande inspiration. Pourquoi cette chose était-elle dans sa tête ? De toute manière, peut importe les raisons, rien ne lui fera changer d'avis, il en était convaincu ! Néanmoins, quelque chose le préoccupait. Quelle était cet ami dont il avait parlé ?

A ce moment, Sleepy s'effondra une fois de plus sur le sol invisible, pressant sa patte sur l'endroit où se trouvait son aile tranchée. Encore une douleur aigu le foudroya sur place, le tétanisant sans espoir de faire quoi que ce soit. Cette fois la souffrance était plus qu'un souvenir, elle était réele ! Une brûlure intense provenant de son moignon se propageait dans tout son corps. Puis il se ressentait partir, une nouvelle fois.

__________________________

Quand il rouvrit les yeux, tout était flou. Ses paupières étaient encore lourdes, l'espace ne se réduisant qu'à une petite fente. Une odeur de chaire brûle flottait dans l'air renfermé de la pièce.  Il essaya de bouger ses pattes, une par une. Elle était lourde et rouillé, mais allait bien. Quand le pégase voulu lever la tête, la douleur refit son apparition, moins brutale et intense, mais présente. Voilà donc l'ami donc il parlait...
Après avoir attendu quelque minute, le temps que son corps se remette un peu en état, il réadapta sa vu. Il était devantle foyer d'une cheminée. A coté de lui, ce trouvait un bout de boit fumant. De la chaire fondue était collé à son extrémité, comme si on l'avait apposé sur une blessure à vif. Il comprit maintenant ce qu'il s'était passé. La changeling avait cautériser la plaie en la brûlant, voilà donc la cause de la venu de son "ami".

Le pégase était encore faible. Le sang qu'il avait perdu l'avait grandement affaiblie. Il n'avait pourtant pas bougé de sa position initial, toujours allongé sur le flanc près du feu crépitant dans le foyer. La flamme se reflétait dans les yeux fatigué de Sleepy qui la regardait dansée au rythme de ses envies, brûlant d'une intensité sans égale, mais bientôt, cette flamme s'éteindra. Rapetissant au rythme des minutes. Ne devenant finalement qu'une petite flammèche, s'accrochant pour la moindre ressource à consumé, mais quand il n'y aura plus rien, elle s'étouffera et mourra.
En y réfléchissant, c'est un bon résumé de la vie du pégase. Une flamme n'ayant pas d'autre but que de vivre, s'accrochant à tout pour y parvenir, mais finissant tout de même par tomber.

Rassemblant ses forces, le peintre tenta de se lever. Le mouvement raviva la douleur dans sa blessure. Il serra les dents et l'ignora. Ses pattes tremblaient sous l'effort, mais il tenu bon. Une fois ses quatre sabots sur le sol, le pégase avança en direction de la table où se trouvait la changeling, mais l'ignora, s'asseyant quelque chaise plus loin d'elle, le regard plongé dans le vide.
Un silence morose régnait dans la pièce.
Le pégase regarda en direction du panier de fruit qui se trouvait à sa gauche. Il l'étudia sans but précis, dans l'espoir de passé le temps. Un assortiment de fruit à l'apparence frais y était exposé. Il n'avait pas faim, ni aucune envie de manger quoi que ce soit. La seule chose  dont il avait vraiment besoin, c'était une bonne nuit de sommeil. Néanmoins, il tandit la patte en direction du panier. Sa blessure le brûlait et la douleur se rependait dans tout son corps comme par onde. Ignorant les contestations de son corps, il attrapa une poire qu'il ramena vers lui. Elle n'avais pas pas l'air en si bonne état que cela une fois regardé de plus près. Le peintre l'inspecta sur tous les angles, contemplant ce fruit sans importance avec une motivation inexistante.

Plusieurs minutes de méditation plus tard, le pégase laissa tomber la poire sur la table. Elle s'écrasa avec un bruit étouffé sur le chêne brun, puis roula sur le côté, laissant une trace humide sur le bois. Il tourna ensuite la tête en direction de sa compère. Sa tête était posée lourdement sur la table. Le pégase l'imita, le regard perdu devant lui.

Courir. Souffler. Re-courir. Tomber. Fuir. Fuir. Fuir. Toujours fuir. Il ne voulait plus. De toute manière, pourquoi retardé la fatalité ? Ils savaient que aucun moyen ne pourraient les sortir de cette situation. Aucun...

"Mais si, il y a bien un moyen ! Fais moi confiance..."

Les yeux grands ouverts, des perles de sueurs ruisselant le long de son front. Encore. De nouveau il était là. Assis devant lui, la tête retenue par son sabot, comme si il était obligé de faire cela au risque qu'elle tombe. Il abordait toujours son sourire morbide, regardant Sleepy de son unique œil interrogateur.
Le pégase ne comprenait pas. Il ne pouvait pas être réel, c'est impossible ! Pourtant, il était bien là. Une illusion, un fantôme, lui-même ? Tout à la fois ! Il ne pouvait pas se trouver une raison, mais ce dont il était sur, c'est que son reflet décharné, n'allait pas le lâcher si facilement et il ne pouvait pas entendre un mot de plus provenant de ce cauchemar. Le peintre plaça mécaniquement ses sabots sur ses oreilles tentant tant bien que mal de les boucher, plongeant son regard azur dans les rainures du bois, tremblant de tout son corps.

"Oh, aller ! Boude pas. Tu tremble comme une feuille morte. Morte. HAHA !  Comme toi ! Une feuille cloué au sol, pourrissant à petit feu ! hahaHAHA ! Tu veux que je t'amène un cendrier ? héhé ! "

Rien ne marchait. Même en appuyant de toute ses forces, la voix était toujours présente, comme pénétrant dans sa tête. Le pégase se mordit une lèvre et d'une voix étouffé et presque inaudible répondit:

"... Tait toi..."

"Non merci ! Te parler me fait sentir plus vivant que jamais !"

"... Stop..."

"Tic Tac Tic Tac. L'heure tourne ! Le temps n'est pas une ressource infini tu sais ? Tu le sais au fond de toi, tu l'a toujours su ! HAHA."

"... Je.. Je ne suis... Je ne peux pas..."

Epargne moi tes principes idiots tu veux tu ? Tu te rappel de celle qui te les a données ? Bien sûr ! Et tu sais comment elle a fini ? Morte ! Cuite ! Maintenant elle vit des jours heureux six pieds sous terre ! Ne fais pas la même erreur ! Accepte ton instinct, accepte ta nature... HAHAhaha. Bref je te laisse méditer la dessus, mon ami...

Cette fois c'était bon. Le silence était revenu, néanmoins, le pégase n'était pas pour autant plus apaisé. Il ne pouvait pas avoir raison. Ses valeurs lui on sauvés la vie, mais au prix d'une autre...   Elles lui ont permit de devenir celui qu'il est aujourd'hui: quelqu'un de bon et de gentil, aidant son prochain n'importe quel manière que ce soit. Mais s'il les suivait aujourd'hui, cela aura été inutile. Tout s'achève une fois la flamme de la vie éteinte. Tout. Action passée, comme futur. Au fond il n'avait pas tort, car comme il l'avait dit, il le savait, depuis longtemps maintenant. Cependant il fuyait la vérité, de peur des conséquences, de ce que pourrait penser les autres, mais ici, il n'y a pas d'autre..  C'était la seule solution, la plus efficace, la plus sur... Maintenant il en était sûr. Tout comme pendant le passé, une vie va être sauvé au prix d'une autre, seulement ici, le sacrifice ne sera peut être pas constantan.

Sleepy détendit ses pattes et les reposa doucement sur le chêne craquelé de la table. Une ride malsaine c'était dessiné sur son visage pale. Son regard roula jusqu'à la changeling qui se trouvait à quelque mètre de lui. Il la dévisagea longuement, ne détournement pas ses yeux illuminé par une nouvelle flamme, plus pourpre.

La porte qu'ils avaient emprunté pour revenir s'ouvrit alors doucement, dans un grincement aigu. Les prêtres les avaient rattrapés. Le premier à passer l'encadrement de la porte fut celui à la toge brune, suivit de près par celui à la robe noire.
L'heur était venu. Sleepy se leva de sa chaise durement, encore diminué par la douleur et la perte de sang. Il examina la pièce un peu plus en précision. Elle était à peu près identique que celle où il avait rencontré l'étrangère. Seulement le nombre de porte était limité à deux. La première se trouvait derrière les prêtres et la seconde, derrière la table.

Sans perdre une seconde, le pégase sauta par-dessus cette dernière comme il le pu. Son manque d'énergie lui fit perdre l'équilibre et il s'écrasa de l'autre côté, mais il avait atteint son but. Il se releva tant bien que mal, acculé par la douleur et se déplaça en boitant vers la porte en bois se trouvant devant lui. Une fois devant, il s'arrêta et regarda celle qu'il avait protégé, qui lui avait rendu l'appareil et qui partageait son cauchemar. Puis, avec une voix marquée par une infime pointe de pardon, il lui dit ses mots:

"C'est avec plaisir, que j'accepte ton sacrifice."

Une fois prononcée, il pris une vieille chaise dans sa gueule par le dossier qui se trouvait à côter de l'ouverture et la passa, refermant derrière lui. Il plaça le dossier sous la poigniez de sorte à ce que la porte reste coincé et s'adossa au mur d'a coté, tombant par terre, le souffle court, un sourire immense au centre du visage.

Dans la demeure des Cendre.... Il gloussa un moment et leva le regard ... Où aucune âme ne peut s'échapper...

Ne perdant pas de temps il se releva tant bien que mal, et partit, s'aidant du mur pour le tenir debout.


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MessageSujet: Re: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Dim 13 Nov - 8:45


Le calme, c'était vraiment la seule chose qui était actuellement perceptible dans la pièce alors que le feu continuais sa dance et son crépitement apaisant. Pas un bruit n'était de mise, hormis celui des flammes et de la respiration un peu lourde de la reine, ainsi que les léger soupirs de l'autre qui semblait encore somnoler.

La reine, elle, avais posé sa tête entre ses sabots, ayant les yeux fermés, elle ne faisait qu'écouter et réfléchir, essayant en vain d'accepter le sort funeste qui s'acharnais contre elle, se disant qu'au point où elle en était, il n'y avais plus rien a perdre. Hormis du temps. Encore. Voulant éviter la douleur, le suicide était peut-être option envisageable aujourd'hui ? Mais ne serais-ce pas lâche de penser pareillement ? Mais en même temps, pour une reine, choisir sa mort reste noble, et toujours mieux que de souffrir pendant des heures.

Elle frémissais sur les pensées, ne sachant vraiment plus du tout où donner de la tête, entre pensées morbides, faux espoirs et autres. Pour préciser, Chrysalis était tellement absorbée par ses pensées que la venue du pégase a sa table ne fût même pas remarquée, elle était juste posée les yeux fermés a réfléchir, rien de plus. C'est ce qu'elle faisait depuis le départ après tout, il n'y avais plus que ça a faire, vous l'avez bien compris depuis.

Et quand on prends le temps, le temps passe vite et nous file entre les sabots. Il n'y avais déja plus de temps, le dernier grain de sable s'était écoulé dans sa prison de verre, et les portes s'ouvraient déja alors que les deux exécuteurs se trouvaient sous le chambranle de porte.

Comme paralysée, entre l'acceptation du sort et la résignation, la reine n'avait pas bougé alors que le pégase semblait lui avoir réagis au quart de tour. Il avais murmuré des paroles que la changeling n'avait pas du tout écouté, pensant qu'il était clairement en train de délirer, car après tout même les esprits les plus forts finissant en cet endroit finiraient brisés. Comme on le deviens tous, devant une mort certaine.

Elle le regardait, et comme par désapprobation de son acte, elle murmura qu'il était inutile de courir. Mais lui en avait décidé autrement, partant directement vers la porte en face d'eux, pour encore courir et retarder le destin.

Seulement, cette fois-ci, les mots prononcés par le pégase firent en sorte que la reine relève la tête et fronce les sourcils. Ces mots bien distinct, signifiant clairement qu'elle allait servir d’appât et que le pégase en profiterais, lui, pour continuer sa route seul. Une trahison, en gros. Lui qui parlais d'entre-aide, voila qu'il fait chemin a part.

Ce serait mentir de dire qu'elle n'y avais pas pensé depuis le départ a livrer le pégase pour qu'elle s'en sorte. Mais Chrysalis savait pertinemment que la chose était inutile. S'ils sont deux prêtres et deux personnes, ce n'est pas une simple co-incidence. Mais de savoir par contre, qu'on lui a retourné a la figure. Ce n'était pas envisageable.

L'enfoiré emplumé avait emporté avec lui une chaise. Et dans un élan de surprise, la reine se leva, essayant d'ouvrir la porte désespérément, ignorant maintenant totalement les prêtres. Mais rien n'y fît. Elle ne céda pas. Il avait bel et bien bloqué celle-ci, comme le dernier des lâches, pensant que cela les arrêterais. La voix de Chrysalis résonna alors de derrière les planches de bois dans le couloir.

~ " Je te jure que si tu n'ouvres pas la porte de suite, ton problème ne sera plus eux mais MOI ! "

Rien n'y fît, la porte ne voulais toujours pas obéir et le pégase ne semblait même pas avoir répondu a la demande de la reine qui avait pourtant habitude de se faire obéir assez rapidement sur ce genre d'ordre, car beaucoup de monde connaissait la férocité que pouvais avoir la reine une fois bien mise en rogne. Et elle essayait encore de l'ouvrir, jouant avec la poignée de plus en plus fort, la secouant même.

~ " OUVRE CETTE MAUDITE PORTE DE SUITE ! "

Mais toujours rien n'y fît. Et tournant la tête, elle vit alors les prêtres qui bien trop proches pour qu'elle re-essaye sans se faire attraper, elle devait alors improviser un plan en dernière minute.


Dans un élan de rage immonde, de colère profonde alors qu'elle commençait a accepter son destin, ayant maintenant pour but de retrouvé l'autre emplumé, elle n'avait aucun autre choix que de passer par le premier endroit qu'elle pouvait. Et celui-ci lui serais peut-être fatale, mais n'étant qu'au premier étage, cela devrais bien se passer.

Elle se tourna vers la gauche, et dans un élan bien concentré, elle se mit a courir du plus vite qu'elle le pouvait avant de bondir vers la fenêtre, passant son épaule en premier en fermant les yeux, elle passa littéralement a travers dans un bruit de fracas de verre énorme tout en criant, s'attendant clairement a ne pas en sortir indemne.

Le choc fût alors rude, entre son corps qui se fracassa a terre et les débris de verre tombant encore sur elle, la reine se retrouvait maintenant dans la cour intérieur du château, celui-ci étant construit en une sorte de gros carré avec une cour-jardin en son milieu.

Elle avait clairement mal, mais la hargne qui s'était installé en elle lui fit assez rapidement oublier la douleur, grognant et montrant les dents, elle chercha assez rapidement a se lever, mais le choc avait bel et bien été rude. La patte brisée, pour elle, bouger allait devenir bien plus compliqué que prévu. Elle voulait alors retrouver ce maudit pégase, mais titubant ce serait bien plus compliqué que prévu.

Elle regarda sur elle si les blessures autres comme les coupures n'était pas trop profondes, ou pourraient a long terme lui porter préjudice et sur ce point, rien ne semblait indiquer qu'elle y passerait pour cette cause. Du moins, de son coup d’œil, après tout, elle n'est pas médecin.

Et ce fût après un rapide check-up que la reine se releva pour reprendre sa route, toujours remontée contre l'autre pégase. Marchant dans ce jardin, elle ne faisait vraiment pas attention a ce qui l'entourais, hormis quelques fleurs et a un endroit deux trous notables qu'elle esquiva rapidement sans faire trop attention a ceux-ci, elle prît chemin vers la seule porte qui permettait de rentrer dans la demeure, pour retrouver le pégase a qui elle devait infliger correction.


Mais c'était sans compter une chose qu'elle avait oubliée. Et dans ce long et seul couloir, au fond, se trouvait une lueur qui brillait de malice, avançant doucement vers elle. Cliquetant et avançant lourdement, cette créature aux lueurs ténébreuses. Sur le coup, la reine toujours dans sa rage avança, mais c'était en espérant pouvoir l’esquiver sur le coté. Et bien vite, elle se rendit compte que la chose serait alors impossible. La créature quand a elle commença a tendre sa main décharnée vers la reine, avançant lentement pour la toucher. Elle se stoppa net et hésitant deux secondes les yeux grand ouverts alors qu'elle était dans un bel élan, se mit a reculer lentement, doucement, a la même vitesse que le prêtre. Un pas où il avançait, un pas qu'elle reculait. Jusqu'au moment de se retrouver complètement acculée.

La reine tâta le mur comme pour essayer de voir vers l'endroit qu'elle pourrait se diriger mais il n'y avait plus que dehors. Chose qu'elle fît, elle se retourna et se mît a courir, encore, sans faire attention à cause du stress. Titubant et trébuchant sur une des pierres, elle s'en retrouva a terre, retombée directement sur sa patte cassée dans l'un des trous, paralysée par la douleur. Elle n'arrivait plus a bouger tellement cette fois-ci, la douleur était vive. Et c'est peux pour dire, étant passé d'une cassure a une fracture maintenant ouverte, la reine souffrait bien comme il le fallait. La chaire exposée a vif, mellée a de la terre fraîche, il n'y avait rien de bon en présage pour la suite.

Au dessus d'elle, se trouvait alors le prêtre, qui la fixait. Et même ce malgré le fait qu'il n'ai pas de visage, elle sentait un regard intense plongé en elle, et la panique prît le dessus, alors qu'elle se mit a sangloter et hurler son désarroi. Elle ne voulait pas mourir. Et ce depuis le départ, mais la créature en avait décidé autrement aujourd'hui, alors qu'elle se penchait lentement en tendant sa main décharnée.

C'était a ce moment où toute la vie d'un être défile devant ses yeux, comme une sorte de télévision qu'on allumerais et toutes ses années de vie défilèrent dans un battement, sa naissance, son premier cri poussé, ses fidèles, sa mère qui l'aimait, son éducation, ses premiers amours, ses premiers ébats, sa prise au pouvoir, ses fidèles, .. Tout était passé dans un simple battement d'oeil. Et le temps que ceci arrive, la main était simplement posée sur la joue de la reine, comme une caresse... Froide... mais douce quand même sur le moment.

Le prêtre se releva alors lentement et dans un dernier sanglot, un dernier reniflement, la reine était maintenant calmée. Chrysalis ne pleurait plus, mais était simplement paralysée. Fixant le ciel bleuté. Elle n'avait plus mal a son bras. Et tout était calme d'un coup. Plus un bruit ne se fît entendre. Même pas la respiration de la changeling qui pourtant il y a quelques secondes était encore lourd.

Jusqu'au moment où ce fameux pic d’intensité arrive et la, un hurlement effroyable résonna dans toute l'île, tel son premier cri. Une douleur si vive, si aiguë, qu'elle se releva a frapper son sabot directement dans le sol, même si celui-ci était actuellement cassé. Et lentement, au vent, elle se voyait partir. Lentement, elle s'effaçait. Lentement, elle disparaissait, comme pour ne plus laisser aucune trace en ce monde.

Une douleur tellement intense et profonde, qu'elle finit par en perdre simplement connaissance après deux minutes de cri strident signifiant la mort qui arrivait prendre une âme. Un cri qui vous glacerais le sang. Tandis que le prêtre la regardait au dessus, la lanterne toujours tendue au dessus du vide, la flamme crépitante et dansante a ce spectacle macabre.

A nouveau, plus un bruit se fît entendre, et seul le vent soufflait, effaçant les dernières parties d'un corps, emportant avec lui, la poussière de cet être. Une reine aujourd'hui s'était éteinte dans la détresse et la peur. Et comme seul souvenir qu'elle laissa, était un tableau a son effigie, un portrait souriant de cette noble reine qui était accroché dans un couloir hasardeux d'un palais dont on ne veux jamais y mettre les pieds ni même connaître le nom.

~ " Okarthel Vignar "


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MessageSujet: Re: [Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.   Dim 13 Nov - 22:23


Brisé †




Chaque pas que faisait le pégase était un rude effort pour lui. Il n'avait pas encore récupéré son énergie et il sentait bien que le sang perdu en était la cause. Il avançait dans ce long couloir, s'aidant du mur à sa gauche pour le porter. Le souffle lourd et le visage pale, il ne s'arrêta pas, même quand il entendit les cris de la changeling, traversant la porte de bois, lui ordonner de lui ouvrir. Il ne lui prêta aucune attention. De toute manière, ils étaient ennemis à présent et cela n'étonnerait pas le peintre que cette folle veuille se venger si jamais elle réussissait par n'importe quelle miracle à s'en tirer vivante.
Je prierais pour toi quand je sortirais d'ici ne t'inquiète pas. héhé.

Une fois l'adrénaline redescendu, la douleur venant de sa blessure refit surface, comme une vieille connaissance qui ne voulait pas se faire oublier. Le pégase tourna la tête pour re-examiner le moignon et lâcha un grognement de rage. La chaire carbonisé c'était rouverte. Son acrobatie au-dessus de la table suivi de son atterrissage digne d'un poney terrestre essayant de voler devait en être la cause. Des gouttes écarlates parsemait le chemin parcouru par Sleepy. A ce rythme, les prêtres n'auront plus que son cadavre vidé de son sang comme jouet. Il devait vite trouver un moyen de palier à ce problème si il voulait continuer.
Au même moment, un bruit de vitre brisé résonna dans le couloir. Il semblait venir de la pièce qu'il avait scellé. Ça devait être un coup de l'autre. Ne s'attardant pas dessus, il continua d'avancer, doucement, mais surement.

Quelque instant plus tard, c'était le bruit d'une poignée que l'on actionne qui attira l'attention du peintre. Le son se répéta plusieurs fois, puis plus rien. Sleepy se retourna doucement pour voir la porte qui se trouvait à une cinquantaine de pas de lui et soupira de soulagement lorsqu'il vit qu'elle était toujours sur ses gonds. Le prêtre a surement du laisser tomber et faire le tour par un autre endroit.
Au moment de reprendre sa route, quelque chose intrigua le pégase. La porte commença à partir en cendre par le centre. Quelque instant plus tard, le bois qui retenait ses ennemis n'étaient plus qu'un tas de poussière qui partit au vent. La chaise retenant la poignée retomba de l'autre coté dans un petit bruit aigu et juste derrière, se tenait, main levée la chose portant la pelle immense.
Les yeux écarquillé et en abordant large sourire, le pégase continua à regarder le monstre s’avancer.

Téméraire comme cendrier !

Il se retourna au quart de tour, puis accéléra le rythme tout en jurant dans ses mâchoires. Il avait espéré que l'appât durerais plus longtemps, mais il n'avait pas pris en compte leurs nombres. Deux, un pour chaque condamné. Le crissement de l'acier contre le sol le suivait et le hantait. Peut importe ce qu'il faisait, rien ne marchait. Pourquoi le destin s'abattait sur lui de cette manière. Il aurait voulu abandonner depuis bien longtemps déjà. Laisser la mort lui ouvrir les bras en signe de bienvenu et partir en paix. Plus de souffrance, plus de choix, une seule issue. Mais quelque chose, l'empêchait d'abandonner. La peur ! Cette même peur qui lui fait faire des choses qu'il n'aurait pu faire dans d'autre circonstance. Une peur de la mort, de la souffrance, de son jugement.
Il se secoua la tête pour essayé de resté concentrer en continua, courant presque dans les couloirs hasardeux du manoirs.

Une fois que les crissements de la pelle se firent lointain, voir presque inaudible, Sleepy ralentit. Le souffle court et rauque, sa traîné sanglante toujours derrière lui, il regarda autour de lui. Encore des tableaux était posé ici et là, sans réel ordre. Des jeunes, des vieux, des étalons, des juments. Tous abordaient un sourire entendu, comme s'ils étaient, apaisés.

C'est comme ça que je finirais donc ? Si j'ai fait ces choix c'est pour m'en sortir ! Je leurs survivrais et ne rejoindrais jamais tout ses enfoirés sous tranquillisants.

Le pégase repartit de plus belle, toujours aidé par le mur. Il s'arrêta devant une porte et l'ouvrit avec difficulté. C'était une énième chambre, identique aux deux autres qu'il avait visiter à son arrivée ici. Un lit en baldaquin, un peu de mobilier, quelque tableau, ainsi qu'une fenêtre donnant sur la court intérieure.

En entrant, Sleepy entreprit de déchirer le tissu servant de drap des lits avec ses dents. Une fois fait, il enroula le morceaux prélevé sur sa blessure pour s'en servir comme bandage de fortune. Après avoir serré comme un forcené sur la soie blanche. Il s'allongea sur le matelas, lâcha un long soupir, puis ferma les yeux, dans une veine tentative de trouver un peu de repos.

"Mais c'est que tu est encore en vie ! Maintenant tu vois que c'était le bon choix depuis le départ. Cela t'aurais éviter de finir en pégase atrophié de le suivre la première fois. "

Le revoilà. Seulement sa voix pénétrant à l'intérieur de la tête du peintre était présente cette fois. Il le hantait tel une tache indélébile. A ce moment, il se revécut la scène. Abandonnant sa seule allié à une mort presque certaine. Tout ça pourquoi ? Une poignée de temps supplémentaire pour s'apitoyer sur son sort et discuté avec une voix sortie de nulle part. Ce qu'il avait combattu depuis si longtemps, il en était devenu un: un monstre. Au final était-ce seulement une méthode d'exécution que ce manoir au milieu de l'océan azuré ? N'était-ce pas aussi un test ? Une épreuve testant notre esprit, faisant ressortir le démon en chacun de nous ? Et il l'avait échoué lamentablement. Lui qui était si attaché à ses principes. Il s'était laissé happer par ses peurs. Il plaça un sabot sur ses yeux et une larme coula le long de sa joue. Les mâchoires serrées par la frustration, il ne répondit pas.

A ce moment, un cri strident résonna dans tout le manoir. Il venait d'en bas. Sleepy se leva du lit pour aller se placer près de la fenêtre. De là où il était, il l'a vu. La changeling effondrer dans un trou, le sabot rouge vif, tordu dans un angle improbable. Le prêtre accroupi au-dessus d'elle la regardant agonir. Et le corps d'ébène se changer en infime particule grisâtre volant au vent, ou se déposant dans la tombe de fortune. Il n'a pas pu assister à toute la scène, mais, ce l'imaginais très bien depuis qu'il l'avait laissé pour morte.

Une autre larme vint rejoindre le sol poussiéreux de la pièce. Plus de retour possible. Plus de rédemption. Il comprit maintenant les conséquences de son acte, mais ce n'était de la tristesse qui se lisait sur son visage. Un large sourire revint faire son apparition sur le visage du pégase. Puis il se suivi d'un petit rire puis, deux, jusqu'à ce que cela devienne incontrôlable. Ce n'était pas de sa faute si elle était morte. C'est le jeu ! Ici, soit on vit, soit on meurt. Elle n'a pas tenu bon. Seul les forts peuvent rester à la fin. Oui ! Oui, c'est ça ! Et puis, celui qui l'avait injustement conduit à cette solution ce n'était pas lui. Non ! C'était l'autre son reflet. Rien ne serait arrivé s'il l'avait laissé tranquille. Tout aurait été si simple.

Concentrer dans son auto-satisfaction, il n'avait pas entendu arriver le prêtre arriver. Maintenant ses pas était perceptible. Il devait être à quelques pas de la porte. Les yeux réduient à deux fente, Sleepy se propulsa avec ses pattes arrières sur la porte pour l'ouvrir. Quand il fut sorti de la pièce, le monstre se trouvait là. Son imposant corps prenais tout le couloir. Il tendit une main vers le peintre, mais celui-ci réussi à l'esquiver, puisant dans ses dernièresressource pour s'éloigner du démon, ne tenant pas compte de sa fatigue. Après quelque foulé, il se retrouva à environ une dizaine de mètre de son bourreau. Le souffle court, il se s'attarda pas et continua son chemin dans le couloir.

Quelque instant plus tard, il vit un escalier descendant à sa gauche. Il décida de l'emprunter. Il devenait de plus en plus dure de marcher pour le pégase. Chaque pas devenait un enfer, ravivant sa blessure et puisant dans sa faible énergie. Une fois en bas, c'était encore un long couloir qui se dressait devant lui, sauf que cette fois, il n'y avait aucune porte, juste une longue allé centrale menant à l’extérieur. La lumière se trouvait à l'autre bout du chemin. Le peintre continua d'avancer difficilement, trébuchant de plus en plus. Ses sabots devenaient lourds et sa respiration sifflante.

Une fois arrivée à l'autre bout de l'aller, il vit qu'il venait de pénétrer dans la cours intérieure. C'elle où était morte son ancienne acolyte. Il regarda de partout, mais le prêtre brun n'était plus là. C'est vrai ça ! Il aurait dû le croiser si le chemin qu'il venait d'emprunter était le plus court pour arriver jusqu'à lui. Pourtant, il n'y avait plus aucune trace du monstre à la lanterne. Coup de chance pour une fois !
Le pégase continua sa lente marche pour aller rejoindre l'autre aile du manoir, mais il trébucha et fini le museau dans l'herbe. Le sang battant dans ses tempes, il tenta de se relever mais rien n'y fit: plus aucune force. Il était à bout physiquement. Son bandage était écarlate et n'avait servi à rien. En tournant la tête il vit le trou où était morte la changeling. Il rampa jusqu'à lui et regarda à l'intérieur. Une petite dune de cendre grisâtre avait remplacé le corps ébène de son ancienne partenaire. Il commença à lui parler, comme si elle pouvait encore l'entendre.

Je suis désolé. Mais ce n'est pas ma faute ! C'est lui qui ma corrompu...

"Mais de qui tu parle ? Tu est devenu fou ma parole HAHA"

"Je parle de toi ! Sort de ma tête une bonne fois pour toute ! J'ai fais ce que tu ma demander. Maintenant part !"

"HAHAhaha... Hilarant ! Tu sais ce qui est le plus drôle, c'est que tout ça était inutile ! Tout ce que tu a fais ne ton offert que quelque moment de répit avant de finir comme celle qui se trouve devant toi. Tout ce que tu a fais, tu l'a fais par instinct. Tu avais juste refusé de le voir jusqu'à maintenant. Heureusement pour nous, cet endroit à fait resurgir ta vrai nature ! "

"Car je suis toi et tu es moi !"

Sleepy n'entendit plus rien après ça. Il resta là silencieux. Les derniers mots, c'était lui qui les avaient prononcés à voix haute. Tout ce qu'il avait entendu dans sa tête. Toutes ces horreurs qui s'y sont déroulés. Maintenant il le savait. Ce n'était pas un fantôme venu le hanter. C'était bien lui. Tout est de sa faute en fin de compte. Tout ça n'était qu'une mascarade organisée par son esprit. Le pégase se mit à rire tout seul devant la tombe de la reine, des larmes coulant de ses yeux fixant le ciel. C'était la goutte qui avait fait déborder le vase. Il a complètement perdu la tête à partir de ce moment précis. Ne cherchant ni à s'enfuir, ni à se protéger. Il resta là, à rire dans la fatigue et le sang. Puis il se calma d'un coup et commença à parler tout seul.

"C'est tellement drôle ! Tellement hilarant ! Ahahaha ! Sais-tu pourquoi c'est drôle ? LE SAIS-TU ?! Et bien, je crois que sais par ce que je suis brisé ! Pourquoi m'a-tu brisé ? Pourquoi suis-je brisé ? J'allais bien. Il ne faut pas briser ce qui n'ai pas réparable. Hehehe. Hah ! Tout a besoin d'être réparé. Pourquoi je suis brisé ? Non. C'est bien trop cassé. Parle correctement. Ha ! Haha ! PARLE ! Brisé. Réparé. Brisé. Réparé.... "

Il répéta ses deux simples mots sans cesse, ne brisant l'élan seulement par quelque éclat de rire différent avant de recommencer. L'esprit de Sleepy c'était envolé. Le pégase n'était plus qu'une coquille vide, sans âme, brisé mentalement et physiquement. Quelque instant plus tard, il était là. Le prêtre sombre. Son visage était toujours envelopper par les ténèbres, le peintre pu quand même discerner la présence de son regard sur lui. Le monstre s'accroupit et avec une main bleuté, grisâtre faisant la taille de la tête de Sleepy, pris par le coup ce dernier. La sensation était horrible. Les doigts gelés de la mort se referma sur son coup. Ensuite, la chose se leva, soulevant le pégase fou et le jeta dans le trou qui se trouvait à côté de celui de là où était morte la changeling. Il s'écrasa dans un bruit sourd.

A ce moment. Son esprit fut dégagé. Plus rien. Aucune douleur. Aucune vision d'horreur. La paix. Était-ce donc cela les derniers instant ? Ceux où on voit notre vit défiler tel un film avec une bande vidéo usée, où chaque souvenir devint aussi limpide que lorsque qu'on l'avait vécu. Cet instant où plus rien n'a d'importance. C'était beau. Au fond, il le savait déjà. C'était le seul moyen de sortir d'ici en paix.
Venant contraster ce moment, la brûlure vint remettre le condamné dans le droit chemin. Il en avait déjà fais les frais, mais cette fois c'était pire. Son cri résonna dans l'enceinte du manoir. Un cri strident que personne n'entendit. Un cri qui bientôt se tut doucement, étouffé par la gorge du pégase qui se calcinait à petit feu. Maintenant tout son corps n'était que charbon ardent. Dans un dernier effort, il leva un sabot au ciel, lui adressant ses dernières prières, puis le vu partir au vent.

Ce fut les derniers instant du peintre. Maintenant, il n'était plus qu'une couche de cendre supplémentaire dans les entrailles de ce manoir. Et comme seul souvenir de lui, un portrait de lui, accroché dans un de ces couloirs de pierres. Il était souriant, toute peur effacée de son visage immaculé. Un tableau que ne verront que les prochains à venir pousser leur dernier soupir en ces lieux maudits. Puisse leur sort leur être favorable ~


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[Concours N°4] Refus. Colère. Négociation. Dépression. Acceptation.
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