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 [Quête] Smile and be happy ! [Solo > Terminée]

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Eternal Chaos

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MessageSujet: [Quête] Smile and be happy ! [Solo > Terminée]   Sam 24 Déc - 14:09


Smile and be Happy
Qt. Smile and be Happy [Solo]

C'était un soir comme ceux où je n'arrivais pas à dormir. Trop de pensées s'engouffraient en moi, il m'était juste impossible de trouver le sommeil. Je me tournais à gauche, essayant de trouver le repos de ce côté, et puis après quelques minutes, je changeais de côté. Les minutes étaient longues, si longues qu'elles semblaient des heures dans ma tête. Plus je réfléchissais, moins j'arrivais à dormir. Après plusieurs tentatives inutiles de changements de position, je me résignais. Je levais ma couverture d'un grand geste brusque et me levais. Je devais avoir des yeux sous les cernes ... Euh, enfin, des cernes sous les yeux. J'allai vers mon bureau, et au moment où je voulus m'asseoir, j'entendis frapper depuis la grande porte d'entrée.

« Toc toc »

Je me demandai qui cela pouvait bien être, à cette heure-ci ! Je me levais difficilement, appuyé contre le dos de la chaise, et traînais les griffes jusqu'à la porte du château. Il n'y avait personne à cette heure-ci à part des gardes, s'ils ne s'étaient pas endormis ... Comme j'étais réveillé, autant aller voir. Cela pouvait très bien être un passant qui cherchait un abri, tout comme un de ces petits malfaiteurs qui s'amusaient à frapper à la porte du roi. Quels imbéciles ...

Je pris pas mal de temps avant d'arriver à la porte. Et comme je l'avais prédit, les gardes s'étaient endormis, debout. Arg, et bien tant pis. Ils devaient avoir le sommeil lourd, très très lourd pour ne pas avoir entendu qu'on frappait à la porte.

Je m'approchais de la porte, et ouvris.

« Oui ? C'est pourquoi ? » Demandais-je. J'espère que ce n'était pas un de ces gens qui voulait me vendre toutes sortes de babioles. Je regardai à ma hauteur, et ne vis personne. D'habitude, j'aime les blagues, mais celle-ci était de mauvais goût et sans intérêt.

« Par ici ! » Ma tête me jouait des tours ou bien ? C'était peut-être la fatigue après tout. Je voulus fermer la porte, lorsque j'abaissai mon regard. Une petite pouliche sautait sur place tout en agitant la patte tellement vite qu'on ne la voyait presque pas.

« Quoi ? » Fis-je assez méchamment. Après tout, une petite gamine m'avait dérangé alors que j'avais la tête dans le postérieur. Elle me fixa, et sa petite tête commença à sortir des mots que je ne comprenais pas. Entre la fatigue et sa toute petite voix aiguë, j'arrivais à peine à déchiffrer ce qu'elle disait.

« Château grand toi venir sauver copains » voilà ce que j'avais compris. Mais de quoi elle parlait ?

« Je ne peux pas t'aider, désolé. » À ce moment-là, j'espérais qu'elle s'en aille. Mais elle enchaîna :

« Mais ... le grand château du grand Monsieur ... » fit-elle la mine triste.

« Mais de quoi tu parles ? »

« Je pensais que comme vous aviez un grand château rigolo, vous pourriez faire rire mes copains ... »

« Écoute petite. Tes copains sont sur le point de mourir ? » Lui demandais-je. Si ce n'était pas une urgence, cela pouvait attendre. Il fallait que j'essaie de dormir après tout. Un roi fatigué ne peut pas bien penser et s'il ne pouvait pas bien penser, il aurait plus de chances de faire des bêtises.

« Bah, euh ... non, mais ...! » fit-elle la mine triste alors que je la coupai

« Alors rentre chez toi, et laisse moi tranquille ! Tu vois, le grand Monsieur a besoin de dormir. »


Je voulais claquer la porte, mais elle se coinça dedans. Je ne voulais en aucun cas l'écraser dans la porte alors je stoppai mon geste.

« Oust ! Reviens demain ... » fis-je en baillant.

Puis la petite entra dans le château. J'avais les yeux grands ouverts.
« Mais qu'est-ce que tu fais là ?! Rentre chez toi ! Il se fait tard tes parents vont s'inquiéter, aller oust ! » Insistais-je en vain. Elle resta plantée là. Puis sa petite bouille commença à devenir triste. Ses jolis yeux bleus se mirent à trembler ainsi que ses petites lèvres.

« N-n-non ! Non non non ne pleures pas ! »Elle ne devait pas réveiller les gardes, les pauvres, ils devaient être tout aussi fatigués que moi. Rester debout à rien faire paraît très simple, mais je suis sûr que c'est très fatiguant. Sur le coup, je ne comprenais pas pourquoi elle se mettait à pleurer. C'était pour me faire culpabiliser de ne pas l'aider, je suppose ... Puis je m'accroupis.

« Bon, je t'écoute. Qu'est-ce que tu veux ? »

Elle vint poser sa tête contre mon épaule pour pleurer. Si elle faisait sembler, elle n'aurait sûrement pas fait cela.

« Mes copains sont tristes ... Ils ne parlent plus, et je n'aime pas les voir comme ça ... Il faut faire quelque chose, grand Monsieur ! » je mis la patte sur sa petite tête et caressai sa crinière. Elle ne devait sûrement pas savoir ni comprendre que j'étais le roi ... Mais cela importait peu. Que je sois roi, ou non, je devais aider cette petite.

« Et ils sont où tes copains ? »
elle sécha ses larmes, et s'approcha de la porte. Je lui ouvris doucement, puis je la suivis. J'espérais ne pas en avoir pour toute la nuit, car les gardes s'inquiéteraient sûrement, et cela reviendrait à créer un mouvement de panique. Je filai dans mon bureau pour leur écrire une lettre. Pour être sûr qu'ils voient la lettre à leur réveil, je fixai le bout de papier sur leurs cornes. Bon, d'accord, c'était étrange, mais au moins on serait garanti qu'ils trouvent la lettre. Je refermai doucement la porte derrière moi, et suivis la petite.

« Mes copains ne sont pas ici, ils sont dans une ville voisine ! »



Je soupirai. Super, on va en avoir pour la nuit si je la laisse me guider. D'autant plus qu'à son âge, elle pourrait me perdre, surtout si elle venait d'une ville voisine, elle ne devait pas se souvenir du chemin du retour.

« Bon, dis-moi quelle ville, ça ira plus vite. »
elle me répondit le nom de Tempest Cove.  Je me concentrais, et le claquai des doigts pour nous amener dans cette fameuse « ville voisine ». Elle avait dû marcher beaucoup pour arriver jusqu'à la capitale ... J'avais bien fait de lui demander le nom de la ville.

Lorsque nous sommes arrivés, je fus assez confus. Elle me prit la patte et m'amena jusque devant un étrange bâtiment. Il avait l'air inhabité, et la sombre lumière de la ville n'aidaient pas. Je fis apparaître une lame pour allumer au moins l'allée, histoire de ne pas tomber sur un caillou ou je-ne-sais quoi d'autre. Je marchais devant pour la protéger. Après tout ce bâtiment ne m'inspirait pas confiance.
« Et tu ... Habites là ...? » demanda inquiet pour la jeune fille. Celle-ci acquiesça. Mon dieu, je sais qu'on était bien à l'Eternal Chaos, mais laisser une petite fille habiter là-dedans ... Ce n'était pas très beau. J'ouvris doucement la porte. Lorsque j'ouvris, je ne vis personne. Elle me doubla, et avança vers l'étage. Tout en la suivant, je lui demandai son nom.

« Blossom Heart ! » fit-elle tout en continuant d'avancer.

« Enchanté, Blossom Heart ! »

Elle grimpait de plus en plus vite les marches. Puis nous arrivèrent devant une porte assez banale, avec la poignée un peu abîmée. Elle ouvrit, et la pièce me donna vue sur quatre enfants. Trois petits poneys et une petite pouliche.

« B-bonjour ! » puis je m'assis sur un des six lits.

« Comment vous appelez-vous mes p'tits poulains ? »
personne ne répondit. Blossom Heart prit la parole et les présenta.

« Voici Little Fish, Gold Jewel, Ben Ben, et Shiya Beauty ! » Les quatre petits compagnons de Blossom Heart ne parlais pas, et cela me rendait triste. Je me levais, et tentai une blague.

« Alors dites, moi les poulains ! Qu'est-ce qui est vert et qui monte et qui descend ?! »
fis-je le sourire aux lèvres. Aucun ne répondit. Blossom Heart leva la patte et la bougea si vite qu'on ne la voyait encore plus.

« Personne ? Un petit-pois dans un ascenseur évidement ! » puis je me mis à rire. Visiblement, cela n'était drôle que pour moi et Blossom Heart qui pouffait de rire derrière son sabot. J'avais réussi à en faire rire une sur cinq, au moins ...

Puis j'enchaînais les blagues. Pendant 10 minutes, j'enchaînais les jeux de mots à deux balles qui ne font rire que les personnes bourrées, ou fatiguée, comme moi à cet instant.

« Comment s'appellent les parents de Little Movie ? Jeane et Eric ! Générique, ahah ... »
personne ne rigolait, encore. Même moi, je ne me sentais plus convainquant. J'abandonnais les blagues, et tentai autre chose.

« Quelqu'un est partant pour un jeux ? » Toujours pareil, je ne recevais aucune réponse. Je fis alors apparaître un trivial poursuite sur l'un des lits, et tout le monde se voyaient avec des cartes.

« C'est très simple le trivial poursuite ! Alors, vous avez tous des cartes, sur ces cartes se trouvent des questions, et chaque type de question possède une couleur. Il faut remporter tous les camemberts pour gagner ! C'est simple, non ? Quoi ? Ce n'est pas clair ? Mais enfin ...! » je soupirais. Visiblement, ils n'étaient pas partants pour un trivial poursuite... Au même moment, je regardais la petite Shiya. C'est alors qu'une idée plus exploitable me vint à l'esprit.

Je balayais les dés et les cartes pour faire place à un défilé en musique de pleins de petite poupées de tissu. Elles étaient toutes blanches, avec de grandes oreilles, comme les lapins, et des croix noires en guise d'œils. L'une d'entre elles avait quelques bouts de tissu rouge cousues assez maladroitement. Je pensais qu'un petit bout de chiffon rempli de mousse qui danse pouvait faire rire ou amuser les enfants. Tout en les faisant virevolter dans l'espace de la pièce, et tout autour des enfants, une jolie petite musique de spectacle se faisait entendre. Mais ce spectacle avait plutôt l'air d'effrayer la petite que de l'amuser. Ses trois amis, eux, n'étaient que passifs, comme lorsque j'avais essayé toutes les autres tentatives. Je soupirais à nouveau. À ce moment-là, je pensais que j'allais en avoir pour la nuit entière. Et il s'avère que mon hypothèse fut vraie. Je passai la nuit à essayer de faire rire, mais sourire un brin ces gamins poulains, mais rien ne marchait. Je me sentais comme inutile ... Le grand roi du Chaos, qui n'arrivait même pas à faire sourire trois gosses ? Alors pourrait-il faire sourire son peuple tout entier ? J'avais pourtant fait des exploits au paravent. Mais ce n'était pas le moment de se remettre en question, et encore moins de baisser les bras.

J'avais essayé en vain durant trois bonnes heures au moins de faire rire ces enfants, mais rien. Pas un bruit, pas un seul sourire, et pas un seul rire. « Je me demande comment leurs parents font pour supporter ça ... » pensais-je.

« D'ailleurs, où sont vos parents Blossom Heart ? Ils ne sont pas là ? » Et je ne m'attendais pas à la réponse qu'allais me donner la petite fleur ...

« Je ... Je ne sais pas, Monsieur ... On nous a dit qu'ils étaient tous partis sauver le royaume pour nous offrir un futur heureux, on les attend toujours ... »

Je me trouvais donc dans un orphelinat. Voilà pourquoi la petite avait pleuré lorsque je lui avais dit que ses parents seraient inquiets. Je culpabilisais. J'envoyais depuis des années des hommes en guerre, réduisant leurs enfants à des orphelins ... Mais ce qu'on leur avait dit n'était pas faux. En effet, si j'envoyais des soldats, c'était pour protéger les villageois, et donc protéger leurs enfants. Il m'avait fallu faire un choix, et je l'avais fait. Ces enfants me détesteraient plus tard, lorsqu'ils comprendront que je suis la cause de la mort de leurs parents. Que l'homme qui avait essayé de les faire sourire avait assassiné leurs parents, que c'était sa faute. Mais pour le moment, ils ne savaient pas. Je devais réussir à leur remonter le moral.

« D'ailleurs, cela fait jour pour jour deux an que Shiya a été abandonné ici. C'est son anniversaire, et... » je coupai la petite Blossom Heart pour proposer quelque chose, encore une fois.

« Qui veut du gâteau ? » En effet, c'était peut-être une solution si simple et si facile, mais qui marcherait à tous les coups. J'avais essayé tellement de choses, que je n'étais pas à une tentative près. Les magasins devaient être fermés à cette heure-ci. Je rangeais tout le bazar que j'avais mis dans la pièce, et fit apparaître une boîte. Je regardais la petite Shiya, et l'invitai à ouvrir la boîte. Ce qu'elle fit. Ses yeux se mirent à briller comme jamais ils n'auraient brillé. C'était si mignon et si beau que cela semblait être une pluie d'étoiles dans un champ de pâquerettes roses. Cela me fit sourire. Elle plongea sa petite patte dans le carton, et en sorti une guirlande rouge.

« Tu veux que je t'aide à l'accrocher ? »
fis-je en souriant. J'avais enfin réussi à la faire sourire, et ce sourire n'allait pas tarder à devenir collectif dans toute la pièce. Elle sourit. Mon vieux cœur de roi se mit à se réchauffer. Depuis le temps que je voyais des horreurs, et que je causais des dégâts, voir un enfant si heureux, me rendait heureux également. Je la pris sur mes épaules et elle attacha les guirlandes dans toute la pièce. Ses amis aidaient à décorer, avec des guirlandes par-ci, des confettis par là. Après une bonne heure de mise en œuvre, on avait fini de décorer la pièce. C'était comme à Noël. Des bougies, des guirlandes colorées, partout, partout autour des lits, de la table ... Table qu'on avait pris soin de décorer également. Une jolie nappe ornait la table de bois.

J'invitais tout le monde à s'asseoir, puis je fis apparaître un gâteau, un très gros gâteau. Les yeux de tous les enfants brillaient.

« Pour ... moi ? » fit la petite fille. Elle avait l'air de ne pas comprendre que c'était son anniversaire qu'on fêtait. Elle ne l'avait pas fait depuis un an, et cela avait dû la marquer.

Je voulais arriver pour me mettre à table également, mais je trébuchais sur une boule qui traînait par terre. J'arrivais en effet à la table ... la tête dans le gâteau. Et cela fit rire toute la compagnie. J'étais dépité. Ce n'était pas si compliqué de les faire rire ces gamins, tout compte fait. Je me débarrassai de la crème sur mon visage et sur mon bouc ainsi que mes cornes, puis je fis apparaître un autre gâteau, que je pris soin de ne pas amocher cette fois-ci.

Puis nous avons fait la fête, les enfants s'amusaient les uns avec les autres. Puis je bâillai. Je mis les enfants au lit, il fallait bien les coucher.

« Bonne nuit, les enfants ... » puis je les bordais dans leur lit. Je devais bien aller dormir également. Ils s'encordèrent tous facilement, après cette soirée mouvementée, sauf la petite Blossom Heart. Avant que je ne parte, elle me prit la patte.

« Vous reviendrez, grand Monsieur du château ? » me demanda-t-elle. Je souris. Je savais très bien que je ne reviendrais pas. Après tout, on avait besoin de moi ailleurs que dans un orphelinat pour faire rire, des gosses, ce n'était pas mon boulot.

« Bien sûr. »

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