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 Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)

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Karl Tirecorde
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MessageSujet: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Jeu 12 Fév - 12:00

Suffering Land, vous avez beau vous retournez dans tous les sens vous ne voyez que des ruines sur lesquelles la nature a repris ses droits. Après être arrivé à Ponyville, j’ai marché vers ces anciens champs de bataille pendant environ deux jours. Heureusement que j’avais fait le plein de vivre car pour trouver un patelin dans les environs bonne chance ! La quête parlait d’une ancienne crypte infestée de zombie. J’essayais bien de ne pas trop y penser mais je dois avouer que j’ai horreur de ces bestioles. Des tas de chair putride animés par une énergie inconnue et guidé par une fringale éternelle, les corps de ces poneys mort-vivants partent en lambeaux, parfois leurs organes inutiles trainent derrière eux, un œil leur manque, d’autres fois la moitié de leur corps. Je frissonne à l’idée de me retrouver face à eux. Il reste malgré tout la promesse d’une hypothétique  récompense, la crypte n’ayant pu être pillée des richesses doivent encore se trouver à l’intérieur. Ou est-ce juste un motif pour que quelqu’un s’occupe de nettoyer la crypte gratuitement. Les royaumes aiment bien donner ce genre de boulot comme ça ils économisent leurs soldats et leur finances, laissant la basse besogne aux mercenaires et baroudeurs en tout genre. Je m’arrêtais un instant, pesant le pour et le contre de cette quête. Est-ce que je me faisais enfumer, y’avait-il vraiment quelque chose à l’intérieur ou c’est juste une coquille vide. Bah ! J’irai à la crypte et si quelqu’un vient j’aviserai sinon je repartirai. Je reprenais ma route en direction du lieu-dit « The Summer Road », un bien joli nom pour des ruines.


       En fin de matinée j’arrivais aux abords de par le passé devait être un village, je reconnu aisément une ancienne forge dont l’enclume rouillée n’avait pas bougé, ainsi qu’une église ou un temple dédié au culte dont la tour s’était écroulée. Le lierre avait recouvert les murs de ses feuilles. J’entrai dans une maison pour voir si il ne restait pas quelques objets à l’intérieur mais en poussant la porte la charpente s’effondra sur moi, je me retirai au plus vite constatant que du formidable barouf que je venais de faire, toussant à cause de la poussière soulevée, on ne pouvait pas faire mieux en terme d’arrivée silencieuse. Je secouais la poussière de mon chapeau avant de trouver un coin à l’ombre pour patienter. Mon choix tomba sur un ancien lavoir qui tenait mystérieusement encore debout, de plus il se trouvait pas très loin de la route, et je pouvais surveiller le puit ainsi que les allés et venus sur la place aujourd’hui déserte. Je posais mon paquetage et je sortais un sandwich au jambon, je sortais ensuite un morceau de fromage et je buvais un coup de pinard. J’observais le puit, une histoire raconte que les basilics se planque dans à l’intérieur pour attendre leur proie. Il y aussi l’histoire de ce sorcier avec son assistant qui s’étaient perdus, et en passant près d’un puit ils se firent attraper par de gigantesques tentacules. Ou alors cette équipe d’aventuriers qui explorait une vieille mine dans laquelle le plus con d’entre eux a fait tomber un casque puis un seau suivit de sa chaîne dans un puit profond et ils se firent attaquer par des milliers de changelins et le mage chute à la fin.


        Des bruits de sabots me firent sortir de mes réflexions, je dégainai mon épée et la gardai caché au cas où je ferais une mauvaise rencontre. L’individu approcha et fut rassuré de mon voir

« Salutation, vous venez pour l’aventure ? » Dit-il tout souriant

« Non je pratique la pêche à la palourde. » répondais-je

« Évidement. » Son sourire venait de se transformer en une moue de désarroi.

       
       C’était une licorne mâle de stature plutôt frêle au pelage gris claire, sa crinière tout comme sa queue était désordonné avec des mèches noires et blanches. Ses yeux de couleur violet trônaient sur son visage amical. Mais son haut de forme me fit peur, franchement, un chapeau haut de forme avec une plume. Je remarquais aussi son absence d’armure, je me demandais qu’est-ce qui l’avais poussé à être attifé de la sorte. La lueur violette de son catalyseur m’indiqua sa classe, je remarquais la présence d’une arbalète sur son dos.

« Et merde, je suis tombé sur un mage. Va falloir que je me tape tous les combats au corps à corps pendant qu’il balancera sa magie moisie derrière. Ca fait chier ! » Pensais-je tout bas.

Il se rapprochait pour se mettre à l’ombre et faire les présentations.

« Mon nom est Shadow Lie, mage de niveau 8. Ravi de vous rencontrer. » Dit-il.

        Sa voix était magnifique, son éloquence ensorcelante. Il était habillé comme un clown mais il parlait vraiment bien. Il n’empêche que son nom : Shadow Lie, ça cache quelque chose. Enfin, je m’appelle bien Karl Tirecorde, ce n’est très glorieux comme nom, ça fait un peu bourreau non ? Je me présentais à mon tour :

« Karl Tirecorde, guerrier de niveau 9. Vous venez pour la crypte ?»

Il acquiesça d’un mouvement de tête.

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Dim 15 Fév - 11:50

Suffering Land. On aurait put appeler ça Zombie Land aussi, parce que le décors s'y prête quand même vachement bien. Des maisons branlantes, des tourbillons de poussière incessants, un murmure bien désagréable au oreilles... c'est décidément pas glorieux, comme endroit.

Reste a savoir: Qu'est-ce que je fais ici ?

Il y a de cela quelques jours, j'étais venu dans le but de marchander avec un Nécromancien. Maintenant, je suis là pour renvoyer des zombies de l'autre côté du miroir. En fait, je m'ennuyais ferme et, assoiffé d'aventures, j'avait réussi a me dégoter l'emplacement de ce caveau, potentiellement remplis de zombies en putréfaction et de  richesse incommensurables. Entre autres.

Vers midi a peu près, j'arrive a l'endroit désiré. Un ancien village (qui devait être charmant a son époque), désormais abandonné et en ruine. Je suis équipé pour l'occasion: mon arbalète et ma réserve de carreaux a porté de corne, je suis près pour rappeler au morts-vivants qu'il sont censé être mort. Passant devant un bâtiment en ruine, tellement dévoré par les plantes grimpantes qu'il en est méconnaissable, j'observe les environs un maximum: tellement de cachette possible... là, dans les ruines de cette tour. Ici, dans les ombres de cette écurie a moitié effondrée. Ou encore dans cette forge rouillée. Je me tiens sur mes gardes, on ne sait jamais.

Soudain, un bruit. Pas le genre de bruit de pas discret, non. Le genre de bruit qui est produit par un bâtiment qui s'écroule (ou par Chrysalis qui s'assoit, comme on dit au Dark Pledge). Surpris, je lève un bouclier autour de moi. Une attaque ? Non, le bruit est trop éloigné. J'abaisse mon champ de force protecteur. Puis, un élan d'héroïsme me prends soudain en traître. Quelqu'un aurait-il besoin de mon aide ? Humpf. Rien a foutre. Je continu donc ma route, sur mes gardes cependant. Au bout d'un moment, j'arrive sur une petite placette. Un sympathique endroit, certainement une importante place de commerce quand la ville était encore en activité. Au centre de celle-ci trône un petit puit a la margelle de pierre. Beaucoup d'histoire circule autour des puits. Pour certain, c'est l'habitat rêvé des monstres. Pour d'autre, ils sont souvent dans des lieux a forte tension magique. Pour moi, un puit reste un puit, a savoir un trou avec de l'eau au fond.

Mouvement, sur ma droit. Je pivote aussi sec. La, dans la laverie. C'est... Un guerrier, arme au poing, qui pique-nique. Bah, c'est un lieu comme un autre pour déguster un sandwich et boire du vin. Ne rigolez pas, j'ai vu des gens pique-niquer au Bads Lands. M'enfin bref. Est-il venu pour les zombies ? Pratique d'avoir de la chair a sacrifier au corps a corps. Je lui lance avec un sourire:

-Salutations, vous venez pour l'aventure ?

Il me réponds avec un humour des plus décapant.

-Evidemment.

Au moins a-t-il un minimum de répartie. Un terrestre, tout ce qu'il y a de plus simple, trapu, le visage bourru de guerrier (ou d'ivrogne colérique, au choix), avec une robe grise et une crinière désordonnée. Un parfait bouclier-poney, quoi. Avec son armure en cuir et son épée, on le sent prêt a trucider des zombies. Amusant, et particulièrement utile pour moi. Bref. Après nous être présenté dans mes règles de l'art, je jette un coup d’œil aux environs.

-Bon. Et bien, allons y !

Nous nous dirigeons donc vers le lieu de nos convoitises respectives. Les rues, dont les pavés sont parfais éclatés, parfois déplacé par une multitudes de mauvaises herbes, me paraisse de plus en plus délabrées au fur et a mesure de noter progression. Pareille pour les bâtiments qui longent la voie, plus nous avançons, plus ils sont en mauvais état. Nous sommes même passé devant une porte dressée au milieu d'un carré de ruine, dernier souvenir d'un passé lointain. Au bout d'un moment, nous parvenons au caveau.

Il est situé à l'extérieur du village, environ une vingtaine de pas plus loin. Il faut imaginer un caveau, une sorte de petite maison en pierre destiné a accueillir les cadavres d'une seule et même famille, dont le toit et la moitié des murs auraient été soufflés par un coup de marteau Titanesque. A l'intérieur, au milieu du carré formé par les murs a demi-écroulés, il y a une dalle, fendu en deux dans le sens de la largeur. Cet ancien passage révèle une volée de marche qui s'enfonce profondément sous la surface du sol. Je ne peux en distinguer l'extrémité, qui est plongée dans l'obscurité. Arrivé devant l'entrée du caveau au morts-vivants, je me tourne vers Karl.

-Bien. Nous y voilà. Des recommandations particulières, un plan d'attaque, bref, quelque chose a dire avant qu'on s'enfonce dans les profondeurs de Suffering Land ?

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Lun 16 Fév - 12:05

Après avoir fait les présentations, nous  nous dirigions vers la crypte. Le chemin était complètement délabré, le pavage était devenu anarchique, je manquais de tomber lorsqu’un de mes sabots tapa contre une pierre qui était ressortie. L’entrée de la crypte se situait un peu à l’extérieur de la ville, je suivais Shadow qui semblait savoir où cela se situait. En effet derrière un mur de végétation siégeait un caveau dans un état déplorable, le mage au chapeau incongru se stoppa devant une grande dalle partagée en deux par une large fissure.  Après avoir dégagé la dalle, un escalier qui s’enfonçait dans les ténèbres s’offrait à nous. Shadow se tourna vers moi :

« Bien. Nous y voilà. Des recommandations particulières, un plan d’attaque, bref, quelque chose à dire avant qu’on s’enfonce dans les profondeurs de Suffering Land ? »

« Inutile de préciser que je passerai devant, équipé comme t’es, tu ne feras pas long feu. Par contre, n’hésite pas à me couvrir et est-ce que tu as de quoi éclairer ? » Demandai-je à mon tour.

« J’ai mon catalyseur pour ça. »

« Bien. »

Je sortis ma lanterne de mon sac et je l’allumai, j’accrochai la hanse à un bouton sur mon plastron et je sortis mon épée. Je m’apprêtai à descendre dans les abîmes mais une dernière recommandation me vint à l’esprit.

« Une dernière chose, si tu tires un carreau ou que tu lance un sort, préviens moi que je puisse me pousser. »  Il acquiesça d’un signe de tête.

Je pris une grande inspiration avant de descendre, je posais un sabot sur la première marche, l’escalier se révélait être une vraie planche à savon.  J’avançais prudemment la peur au ventre, je redoutais de ce qui pouvait m’attendre en bas, on y voyait aussi bien que dans un trou du c..

« Vous voyez quelque chose ? » demanda le mage resté à la surface.

« Rien du tout, EEEEEEeeeeeeeeettttttt ! »

Je dévalai tout l’escalier, chaque marche marquait mon corps d’une vive douleur. Je faisais de splendides tonneaux jusqu’en bas ou je me vautrais dans une flaque d’eau croupie.

« AH PUUTAAAAAIIIIIINN ! » braillai-je.

« Tous va bien ? » demanda naïvement Shadow Lie.

« Je voulais dire, fais gaffe l’escalier est glissant. »

Je me relevais péniblement en espérant que ma chute n’ait pas avertie les monstres d’une intrusion dans la crypte.  Je récupérais mon épée à tâtons mais je ne retrouvais pas ma lanterne,  au final j’étais dans l’obscurité, trempée et je sentais le moisi.

       
         Shadow Lie me rejoignit avec plus de grâce, il avait au passage récupérer ma lanterne qui par chance ne s’était pas cassée. C’est une bonne chose qu’elle se soit décrochée durant ma chute car si elle s’était brisée, j’aurais fini en torche vivante. Je la raccrochais et nous commençâmes à explorer l’endroit. Les murs étaient en pierres grossières et le sol recouvert de dalles de forme et de taille variable, de la végétation s’était au fil du temps incrusté, on pouvait observer de la mousse dans les angles. De plus, l’eau s’était infiltrée créant des flaques et des écoulements le long des murs. Par contre, on pouvait remarquer l’absence de madriers et de pièces de soutiens, mais le plafond ne présentait pas de déformations, il avait même une forme de voûte. La construction devait être de bonne qualité ; mais des grognements me firent sortir de mes pensées. Je m’arrêtais, Shadow Lie qui était juste derrière moi comprit de suite de quoi il s’agissait. La lumière émise par nos lanternes se reflétait sur la surface vitrée des yeux des créatures en face de nous, ils sont dans le couloir et devaient avancer vers notre position.

« Ils ont l’air d’être plusieurs et alignés. » lançai-je discrètement à Shadow.

« Une boule de feu devrait les mettre hors d’état de nuire. »

« Ta magie est assez puissante pour tous  les buter en un sort ? »

« Dans la pratique non. Mais dans le cas actuel, l’étroitesse du couloir et leur formation reviendrait à faire un coup de Grisou. »

« Et cela marcherait ? » demandai-je intrigué par son plan.

« Théoriquement… » Répondit-il sans plus de conviction.

Je me baissais, le mage pointant son catalyseur vers l’ennemi lança son sort et une boule de feu rougeoyante  en sortie,  elle fonça sur les zombies. Étonnamment son idée avait fonctionné, le premier se prit l’impact et tomba sur le coup, le second reçu la déflagration et succomba, le dernier fut atrocement brûler, il se débattait frénétiquement contre les flammes qui le rongeaient. Passant entre les dépouilles des deux premiers, j’achevais la créature enflammée en portant un coup d’épée fatale à sa tête.

       
        C’est dans une odeur de chair brulée que nous entrâmes dans une première salle, Shadow me rejoignit en tapant contre le pelage d’une de ses pattes qui avait dû prendre feu en passant entre les cadavres. La pièce devait faire environ 20 mètres carrés, une colonne centrale soutenait le plafond, on pouvait compter plusieurs  supports de torche aux murs. Mais salle était tout bonnement vide, les zombies décimés dans le couloir devait être les anciens occupant de la pièce. Shadow Lie me fit remarquer une porte sur la droite, mais elle était fermée par une serrure comportant un sabot stylisé au-dessus de l’interstice. Shadow eut soudainement un mouvement de recul, je le suivais du regard, les yeux grands ouverts.

« Et si il y avait un piège » Dit-il.

Je le rejoignis au plus vite, on venait d’essayer d’ouvrir la porte sans vérifier si elle était piégée. Mais après un court instant, notre inquiétude s’estompât.

« Nous avons eu de la chance, nous aurions pu mourir comme des débutants sur le premier piège venu. » déclara-t-il.

« Bon maintenant on fait attention, le moindre détail bizarre doit être signalé, dalle, murs, mécanisme. »

« C’est noté. »

Nous nous dirigions désormais vers le prochain couloir situé devant nous.

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Ven 20 Fév - 10:28

Nous continuons donc a nous enfoncer dans les boyaux obscurs du caveau. Nous avançons dans un couloir sombre, entouré des faisceaux de lumière de nos lampes respectives. Soudain, un sifflement aiguë se fait entendre et si je n'avais pas trébucher sur une dalle mal placée, je me serait pris une flèche entre les deux yeux. A la place, c'est mon chapeau qui se voit transpercer. Saleté.

Premier réflexe, je lève un mur d'énergie devant nous, pour empêcher une autre attaque.

-Baisse toi, Karl

Je tire une boule de feu. Sa lumière éclaire le couloir sur son passage, révélant le visage grimaçant d'un squelette avant que ce dernier ne brûle. Il s'écroule au sol, carbonisé. Ensuite, nous continuons notre chemin pour parvenir a une salle. Devant nous, au milieu de la pièce, se tiennent 4 zombies a la chair verdâtre, rassemblé autour de ce qui semble être le cadavre a moitié dévore d'un dragon (très jeune, encore heureux). A notre arrivé, ils se retournent vivement, leur orbites vides et leurs visages détruits expriment une faim sans fin, justement. L'un d'eux me fait ce qui ressemble le plus a une grimace de haine, moins la mâchoire tombante et le globe oculaire hors de son orbite.

-Deux chacun, ça te vas ?

Je suppose que Karl a acquiescé, parceque je n'attends aucun signe de sa part pour balancer un sort sur le premier zombie qui vient. Sous lui, les dalles de pierres fondent, devenant ciment liquide. Il s'embourbe dedans, et moment ou juste sa tête ressors, je rends a la pierre sa consistance première. Le deuxième maintenant. Il se jette sur moi, bien plus vif et rapide que ce a quoi je m'attendais. Il esquive deux traits arcaniques et tends vers moi crocs, avide de sang frais. Je ne peux m'empêcher de remarquer que de son vivant, ce devait être une magnifique batpony.

Cette pensée passé, une vie douleur me traverse le bras quand mon adversaire plante ses dents dans ma patte avant. Je serre les dents, me refusant a crier, puis lui abat mon catalyseur sur le crâne. Au moment de la collision, je l^^ache une grosse dose d'électricité. L'attaque, en plein sur son cerveau (nan, genre vraiment en plein dessus. C'est ça de se promener avec un trou dans la boîte craninne) a pour effet de lui griller les neurones et de bousiller son système de commandement moteur. Résultat, elle s'écroule. Je lui ai grillé la cervelle, et ça même un zombie ne peut pas s'en relever, vu que j'ai carboniser son système de contrôle et de déplacement. D'un côté, ma patte me fait sacrément mal, et avec un peu de chance je vais chopper une saleté de maladie grave.

Légèrement énervé, je frappe de ma canne la tête du zombie enfoncé dans le sol. Avec un bruit de bouchon qui saute, je le décapite proprement (plus ou moins). Ensuite, je me tourne vers Karl. J'espère qu'il s'en est mieux sortis que moi, parcequ'il ne me servira a rien, sinon.

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Dim 22 Fév - 13:51

Shadow voulait s’occuper lui-même du sort de deux des quatre zombies présents, eh bien soit ! Je contournai l’attroupement pour ne pas le gêner, je dégainai ma mon épée pour m’occuper des deux autres. Le premier avançait en direction du mage tout en râlant sa fringale et son envie de chair fraiche, le second zombie se trouvait de l’autre côté de la dépouille du dragon et devait donc la contourner. Charger le premier permettrai de soulager Shadow, ce serait con qu’il meurt à cause de trois zombie et puis il faut reconnaître qu’il est assez efficace ; je n’aurai plus qu’à l’achever le second mais gare si le deuxième zombie de Shadow décide de s’en prendre à moi.

                Je fonçai sur le premier zombie, il semblait sourire mais je pense que ça ne devait être que sa bouche qui était prête à déguster de la licorne. Mon arme ne pouvant embrocher l’ennemi à la manière d’un espadon ou d’une lance, je chargeai la créature avec pour but de la faire chuter, et une fois à terre, il ne me restait plus qu’à lui asséner le coup fatal.
Le choc entre nos deux corps fut assez violent, mon torse heurta son flanc droit ce qui eut pour effet de couper net à sa course, sous l’impact, j’entendis le craquement de ses côtes gâtées, peut-être même des vertèbres de sa colonne. Le zombie à terre et sonné, n’eut pas le droit de réplique que déjà je lui ouvrais l’arrière du crâne avec ma lame dans un bruit de chair mélangée à du sang. L’être mort d’esprit était maintenant mort tout court. Je jetais un rapide coup d’œil vers Shadow qui avait l’air de maîtriser la situation, mais le râle buccale du second me rappela à l’ordre.

                Ce deuxième zombie était en réalité une licorne dont l’excroissance de son crâne avait été cassée, puis enfoncé dans un de ses orifices oculaires ; si ça n’avait tenu qu’à moi, je l’aurai enfoncé autre part. D’ailleurs est-ce qu’une licorne-zombie peut-elle utiliser sa magie ? De la magie post-mortem somme, additionnant les caractéristiques des deux conditions. Enfin, ce n’est pas le moment pour cogiter de tout ça. 
La créature s’approchait, son allure lente ne disait rien de bon et pourtant, elle ne fit aucune feinte et se contentait d’avancer dans ma direction, la langue pendue. Elle essaya de me mordre une patte d’un rapide mouvement de tête, j’esquivai en me dressant sur mes pattes arrière et je plaquai sa tête au sol. Je plantai mon épée au niveau de ses tempes créant une nouvelle giclée d’hémoglobine.

                Je retirai mon épée et l’essuyai dans un bout de tissu encore porté par une de ces créature et la rangeai, j’observai alors Shadow. Il regardait la tête d’un zombie qu’il venait d’occir dont le contenu avait sauté sous la pression de la canne de son catalyseur et se répandait sur le sol. Je vis qu’une des pattes du mage saignait, une plaie en forme de mâchoire était l’origine de ce filet de sang. Je fis rapidement un tour de salle cherchant l’hypothétique présence d’un ennemi que nous aurions manqué, mais au final, nous étions seuls. J’ouvris une de mes sacoches afin de sortir de quoi soigner sa blessure : un bandage et une fiole de liquide antiseptique. Je me rapprochai de lui sous son regard, et je posai les deux ustensiles sur une dalle qui n’avait pas encore été souillé par les restes de matière cérébrale du zombie écervelé.

« Si tu veux te soigner, elles s’infectent vite les morsures de zombie. »

N’étant pas là pour le materner, je le laissai pour aller explorer entièrement la salle. Elle faisait environ quatre  mètres sur sept, elle contenait quatre issues, deux devant nous qui devaient être deux autres couloirs, le couloir par lequel nous étions arrivés, et une nouvelle porte. Je l’observais de plus près : la porte à simple battant était composée de deux longerons métalliques qui soutenaient les planches de bois dont les dimensions correspondaient à celles de l’encadrement, le tout reposait sur des gonds plantés dans la pierre. La serrure ressemblait à celle de l’autre porte croisée précédemment, le trou semblait un peu plus haut. En tout cas, rien dans la salle n’a l’air de contenir une clef, il n’y avait qu’un cadavre de dragon, un banc dont un des pieds était cassé, et une étagère contenant quelques livres qui partirent en miettes lorsque je voulus les saisir. Je retournai vers Shadow Lie pour lui expliquer la situation.



« Nous avons deux couloirs possible, j’ai entendu un peu de bruit dans celui de gauche et rien dans celui de droite, mais je ne peux pas te confirmer l’absence totale de danger. La porte nécessite aussi une clef pour l’ouvrir et différente de celle pour ouvrir l’autre porte.  Je te laisse le choix du prochain couloir, je passerai devant comme convenu. »

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Sam 28 Fév - 20:34

Grimaçant, je désinfecte la plaie, puis me fait un pansement ma foi bien primaire. Ensuite, je reporte mon attention sur Karl, et écoute son rapport avec attention.

Je m'approche de la fameuse porte, intéressé. Elle semblait solide, mais le mécanisme de serrure assez simple. Elle n'aurait pas du être trop dure a enfoncer, si elle ne crépitait pas de magie. Impossible de l'enfoncer, ou même de la crocheter. On se ferait roussir la robe en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

-Au cas où, j'ai regardé: ces portes sont protégés magiquement: n'essaye pas de les enfoncer ou de les crocheter. Je ne sais pas si tu l'envisageais, mais dans le doute je te préviens.

Maintenant, choisir le couloir. Droite ou gauche ? J'aurais put tenter un sort, mais franchement autant garder mon mana. J'aurais put lancer un globe de lumière baser sur une fréquence de tir aléatoire en décrivant un arc de cercle avec mon cataliseur, mais c'est débile. Autant en rester aux bons vieux classiques.

*Pique nique douille c'est toi l'andouille.*

Très classe et professionnel, je sais. Heureusement que je n'ais rien dit a voix haute, sinon j'aurais perdu toute crédibilité en trop peu de temps. M'enfin.

-A gauche.

Je m'engage dans le couloir d'un pas claudiquant, boitant a cause de ma patte blessée. Sombre, glauque, avec quelques gouttes tombant du plafond, mais sans rien de plus. Au bout d'un moment, nous arrivâmes dans une pièces. Un peu plus sombre que les autres, tout a fait vide de mobilier si ce n'est un trou dans le sol d'environ  un mètre de diamètre au centre de la pièce, et surtout absolument inoccupée. Vide. Personne. J'aimerais dire "pas âmes qui vivent", mais vous y reconnaîtrez un certain mauvais goût vu la présence notoire de morts-vivants dans les environs. Sur le mur de gauche, une porte. Encore. Même ensorcellement que sur la précédente. Bref. Sur la droite, un couloir sombre s'enfonçant dans les boyaux du tombeau. Charmant, ma foi. Je me torne vers Karl et soupire:

-Bon, et bien nous n'avons pas le choix. Après toi.

Je suis fatigué, blessé, et avec des réserves magiques assez basses. Suffisamment pour poutrer les zombies qui traînent dans la zone, mais trop peu pour ne pas pouvoir résister a une longue nuit de sommeil après l'extermination totale des morts vivants de cet endroit. Bref. Suivons Karl.
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Karl Tirecorde
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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Ven 6 Mar - 16:15

Shadow choisit le couloir de gauche, je ramassai le peu de matériel de soins que je possédais avant de rejoindre mon compagnon devant l’entrée du prochain couloir. Le mage semblait faible, il faut avouer que sa blessure à la patte n’était très belle mais au moins elle était pansée, j’espérais qu’il n’ait pas consommé toute sa réserve de mana, ce serait bête, la crypte avait l’air assez grande et s’il fallait que je me tape le reste des morts-vivants présent seul, ça allait être joyeux ! Clopin clopant nous entrâmes dans une pièce vide dont le centre était occupé par un trou où il valait mieux ne pas s’y aventurer ; mis à part cette oubliette, la salle contenait deux autres passages dont un fermé par une porte dans le même style que les deux autres croisées précédemment. Je repensais au conseil de Shadow: n’essaye pas de les enfoncer ou de les crocheter, elles sont protégées magiquement, quelle veine ! Le magot doit se trouver derrière c’est certain, on ne protège pas magiquement des portes comme ça pour déconner. Mais la possibilité de subir une brûlure au 28ème degré ne m’enchantait guère, les tas de cendre sont rarement vivant et les dégénérés qui inventent ces pièges à la con ne le savent que trop bien.

« Bon,  et bien nous n’avons pas tellement le choix. Après toi. » Déclara brièvement Shadow, la mine peu rassuré mais bien content de ne pas avoir à passer devant.

Cela ne me plaisait pas de devoir pénétrer dans un couloir où l’on ne voyait pas plus loin que le bout de son museau, de plus impossible de savoir si il était occupé, Shadow refusant d’utiliser sa magie pour envoyer une boule luminescente il ne restait plus que ma pauvre lanterne. Épée en mâchoire, j’avançais prudemment, pas à pas, je pouvais entendre une fuite dans le plafond dont les gouttes s’écrasant au sol rajoutaient à élément glauque à l’ambiance morbide qui siégeait en ces lieux. Mes sabots raclaient la pierre grasse et humide qui composait le sol, le palpitant tapait contre ma cage thoracique, je devenais de plus en plus nerveux, qui ne le serait pas dans une telle situation et en plus cette lanterne qui éclaire que dalle. Je jetais rapidement un coup d’œil vers la mage afin de m’assurer qu’…

« GREEEUUU! »

« AAAHH !!!! »

Je rebroussai chemin aussi vite que possible, poussant Shadow en arrière.

« GROUILLES TOI, IL VA M’BOUFFER !! »

         Je sentais le souffle de son haleine fétide sur ma croupe, je bourrai un peu plus le mage pour tenter d’augmenter l’écart entre moi et cette saloperie. Arrivés dans la pièce précédente nous évitâmes de justesse l’oubliette, laissant le corps bousculée de Shadow je lui lançai mon couteau encore dans son fourreau, j’ai bien peur que son catalyseur ne lui serve pas beaucoup au corps à corps. Je me positionnai à couvert dans l’angle de l’entrée du couloir afin de frapper l’ennemie dès qu’il en sortirait, ma lame maintenue entre mes sabots avant, dressé sur mes pattes arrière, j’attendais fermement la venue de celui qui m’avait reniflé l’arrière train. Il apparut rapidement, entrant dans la pièce d’un pas maladroit et beuglant ses borborites habituels, il eut à peine le temps de passer le seuil que j’abattis ma lame sur sa nuque enfonçant l’acier dans la chair et coupant les transmissions nerveuses entre son corps et sa cervelle. À peine eu-je le temps de retirer mon épée que le second entra, mais il se prit les pattes dans le cadavre de son camarade post-mortem, tombant comme une pierre sur le sol gras le zombie glissa en grognant avant de chuter dans l’oubliette dont l’écho nous rapporta la rupture de ses os lorsque le fond il toucha. Un troisième larron se présenta à la fête, je l’accueilli en lui fracturant les tibias, privé de sa motricité frontale l’être réfractaire à la faux s’échoua sur le flanc. La salle auparavant vide devenait une scène digne des Barbouzes, déjà trois dépouilles bien esquintées s’y était entassées ; une flèche traversa provenant du couloir traversa la pièce pour aller se planter dans la porte en bois située en face, je balançai le premier machin qui me vint sous la patte dans le couloir, histoire d’attirer quelque monstre en plus pour profiter de notre situation avantageuse. La réponse ne tarda pas et une nouvelle flèche se ficha sur la porte, le petit malin tentait de nous tirer à distance. N’ayant pas beaucoup de solution, j’essayais d’épuiser ses munitions en lançant à chaque fois un objet comme un morceau de bois, un pavé. Jusqu’au moment où mon projectile tapa contre quelque chose de mou, cette chose sortit de l’ombre pour s’en prendre à moi, le zombie me sauta dessus me couchant sur le dos et tenta de mordre dans n’importe quelle partie de mon corps pourvu qu’elle soit fraîche. Ma position était de plus en plus délicate, le poids du mort vivant et son appétit m’empêchaient de me relever, mes sabots tenaient tant bien que mal sa tête à distance de la mienne, Shadow devra se débrouiller seul pour l’instant. Je donnai des coups à l’animal avec mes pattes arrière mais rien n’y faisait, je devais le basculer sur le côté pour prendre l’avantage. Bougeant de gauche à droite, je finis par frapper la tête du zombie contre le mur puis à la planquer au sol et l’achever en lui martelant le crâne de mes sabots Une fois sa boîte crânienne explosée, je récupérai mon épée restée sur le pavage gras mais le squelette apprenti sniper entra et me regardant de ses arcades vides, il me décocha une flèche à bout portant dans la cuisse. Tombant sous la douleur, le visage crispé et la larme à l’œil, j’attrapai sa patte squelettique pour le foutre à terre et tenter de déboîter ses os, l’animal lançait des hurlements d’outre-tombe assourdissant alors que je me débattais avec ses vertèbres. Sa tête finit par se détacher et roula sur la pierre avant de chuter dans l’oubliette.

Le calme revint dans la pièce jonchée de cadavre, la flèche de ce salaud était passée entre deux morceaux de cuir de mon armure et s’était plantée en biais, il m’était impossible de me déplacer efficacement avec cette pointe fichée dans ma chair. Me relevant avec une intense douleur à la cuisse, je scrutai les dépouilles en espérant que Shadow est survécu à tout ce bordel, je le vis debout en train de remettre son ridicule chapeau sur la tête. M’approchant difficilement je lui fit part de mon état.

« Tu pourrais m’aider à retirer cette flèche, ça fait un mal de chien, je ne pourrai pas tenir plus longtemps avec cette chose plantée. »

Si nous voulions arriver jusqu’au bout de cette crypte, il valait mieux rester en bon état et visiblement ça n’allait pas très fort, l’idée de bivouaquer me vint à l’esprit. Je ne savais pas comment allait réellement Shadow et je lui soumettais ma proposition.

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Dim 8 Mar - 19:40

Reculant à toute vitesse pour éviter un Karl complètement paniqué, je trébuche vers le centre de la salle et m'écroule. Visiblement, mon compagnon a senti quelque chose car il m'envois un couteau, qui de toute façon ne me servira a rien par la suite.

Dans les minutes suivant ce replis catastrophique, Karl fit preuve d'un incroyable héroïsme. Même si au final il récolta une flèche en travers de la cuisse, le guerrier mis hors d'état de nuire 3 zombies affamés et un squelette tout seul, sans que j'eu rien a faire. Bon, le truc c'est qu'il attendais des soins de ma part. Je me relève, réajuste mon chapeau avec un soupir, puis m'approche de lui.

-Hum. Si je te la retire, tu vas souffrir horriblement. Ta blessure est plus grave que la mienne, il te faudra un peu de temps pour récupérer. Un bivouac ne nous feras pas de mal, c'est une bonne idée. Attention, ça risque de piquer très fort.

J'ignore parfaitement si c'était la bonne chose à faire. En tout cas, je me suis penché en avant, et d'un coup de télékinésie j'ai arraché la flèche. Ensuite, j'ai invoqué un peu de feu afin de cautériser la plaie, ajoutant par dessus un bandage et quelques glaçons magiquement obtenus. Puis, enjoignant à mon compagnon de ne pas bouger, je sort de la pièce, revenant sur mes pas. Arrivé dans la précédente pièce, j'entreprends de réduire le banc et la bibliothèque en miettes. Ramenant mon trophée dans la salle, j'en fais un tas de bois au centre. Puis, mobilisant ma magie, j'en appelle à mes faibles connaissances en géomancie et, brisant les dalles aux alentours de l'entrée qui mène vers la suite de notre aventure, je plaque les pierres contre la porte, empêchant tout passage. Après un instant d'hésitation, je fais de même avec le passage qui nous permet de revenir en arrière. Cependant, même si mon barrage empêche les passages ennemis, un trou bien hors de portée d'un archer laisse passer de l'air, de façon à renouveler celui de la pièce. Cela fait, je me retourne vers Karl.

-J'ai condamné les entrées, questions de sécurité, comme ça on pourra bivouaquer tranquillement. Repose toi un maximum, je vais étudier la porte voir si je peux passer ses défenses.

Traversant la pièce et profitant d'une dalle surélevée comme siège, je regarde d'un air terriblement sérieux ladite porte, dont les jumelles sont une énigme depuis le début de cette aventure. Cependant si mon cerveaux tourne a plein régime, ça n'a en aucun cas a voir avec une porte. J'avoue ne pas savoir quoi faire de Karl: en temps normal, une fois la mission finis, je l'aurais assassiné et aurais pris le butin. Seulement là, j'appréciais un minimum le personnage et lui reconnaissait un certain talent dans le combat. Il ferait bonne figure dans les rangs de Sombra. Aussi fallait-il que je le laisse en vie, et si possible joignable a tout moment. Un plan germa dans mon esprit, très vite suivit par un autre. Il serait ma foie bien étrange que Karl fasse déjà partie du Dark Pledge. Il n'avait pas le profil de rustre vils et maléfique de mes patriotes (pas plus que moi, d'ailleurs). Si j'arrivais à le faire nous rejoindre... ce pourrait être intéressant pour lui comme pour moi. Je rit discrètement sous cape. Bientôt mon ami, quelle que soit ta Nation actuelle, tu ne sera d'un petit soldat dévoué a notre cause... et je serais si possible ton ami.
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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Lun 9 Mar - 23:16

La distillerie Cherry’s Drink, voilà bien longtemps que je ne l’avais pas revue sa cheminée de brique rouge dont s’échappait une fine trainée de fumée noirâtre, la grande porte ovale de couleur verte était surplombée d’une verrière  faisant toute la largeur du bâtiment où à partir des premiers jours du printemps, la lumière du soleil pénétrait à travers les carreaux et illuminait les alambics fumant. Voilà bien longtemps que je n’avais pas humé le parfum dégagé par les cerisiers en fleurs mêlé aux senteurs douce de l’alcool de cerise en pleine distillation, cette Place des Cerisiers où je vécu pendant toute ma jeunesse à Stalliongrad, de la boutique de mes parents jusqu’à la cave de mes amis. Je marchais le long de la place, me baladant entre les passants : l’ouvrier avec sa casquette lisant son journal, le convoyeur avec sa charrette remplie de tonneaux, les gamines courant entre les cerisiers soulevant à leur passage les douces fleurs de cerisier qui sont tombées durant la nuit. Je souriais à tous ceux que je croisais, une légère brise faisait doucement frémir les branches et danser ma crinière, le soleil brillait dans les cieux, j’étais content de retrouver cet endroit qui m’avait vu grandir.

J’arrivais devant la devanture familiale, la vitrine à croisillons bordeaux suivait la voûte de pierre dont le centre était occupé par la porte d’entrée. Sur le rebord de la baie vitrée étaient posés les increvables bacs à fleurs de ma mère, ils ressemblaient à de petits bassin en bois : un tronc dont l’intérieur était évidé pour ne garder que l’enveloppe extérieur, les plante hivernale tiraient leur dernier jours d’existence sous la lumière printanière. Les volets étaient plaqués contre la façade de la bâtisse même si l’un des crochets était cassé et qu’un coup de vent suffisait à ramener le panneau de bois contre la vitrine, en quatre ans d’absence Papa n’avait toujours pas trouvé le temps de réparé ce machin, héhé, il ne changera jamais. Je jetais un coup d’œil  à l’enseigne du magasin, ils l’ont refaite, elle est maintenant blanche sur fond bordeaux mais le nom reste le même « Maroquinerie Tirecorde », leur commerce marchait toujours c’était déjà ça.

Je poussais la porte d’entrée, doucement pour ne pas faire résonner la clochette, puis je la refermai sans le moindre bruit, je voulais profiter de ce moment de solitude dans le magasin. Rien n’avait changé, le comptoir toujours à la même place avec la caisse enregistreuse mécanique de la manufacture Liebknecht posée dessus, les étagères remplies de sacs, de besaces et autres fourreaux et harnais étaient toujours là. Près du miroir il y avait encore Séraphin, c’était le nom que je donnais au mannequin quand j’étais gosse, il portait les nouvelles armures que mes parents avaient taillé. À côté de l’escalier en colimaçon qui descendait du logement au-dessus, il y avait toujours ce vieux phonographe avec  une caisse de disque rangée sous la table. Je m’approchai lentement de l’engin pour lire le dernier disque écouté, c’était « Le Temps des Cerises », ils me la chantaient souvent pour m’endormir le soir. Je remis le disque sur la platine et remontai le ressort à l’aide de la manivelle, je baissai ensuite l’aiguille et la musique commença à ce diffuser dans la pièce…

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !


J’écoutais en silence la voix nostalgique de cette femme invisible dont les mots firent remonter de lointains souvenir, mais troublant cet instant, j’entendis des pas à l’étage du dessus.

« Oui voilà j’arrive… »

Une femme descendit rapidement les marches.

« Excusez –moi, je ne vous avais pas entendu entrer, vous cherchez quelque chose en particulier ? »

« Bonjour Maman. » Répondis-je d’une voix calme avec un sourire ému.

Elle fut surprise au premier instant mais scrutant mon visage sous toutes les coutures, elle laissa couler les larmes de ses yeux elle se rapprocha, posa son sabot contre ma joue et elle m’enlaça en pleurant. Je la pris entre mes pattes, je pleurais aussi, des larmes de joie, elles coulaient le long de mon visage avant de s’écraser au sol. Quatre années s’étaient écoulées sans aucune nouvelles, pas une lettre, j’étais parti un matin aux aurores, emportant quelques affaires avec moi, sans même avoir pris le temps de leur dire au revoir. Ma mère finit par me lâcher, se remettant de ses émotions elle essaya de se recoiffer mais sans parvenir à un résultat correct.

« Comment tu vas depuis tout ce temps ? »

« Ben, je suis à droite à gauche, je suis allé voir du pays du côté des Solariens, un peu partout en fait… »

« Tu nous as fait faire pas mal de mourrons avec ton père quand tu es parti, pas une lettre, rien. »

Ses mots sonnaient comme des reproches, elle avait entièrement raison.

« Je pense oui... »

Je me sentais gêné, j’avais l’impression d’être retourné une dizaine d’années en arrière quand je me faisais engueuler pour avoir disparu durant quelques jours alors que j’étais planqué dans mon repaire avec mes amis en train de cultiver ma biture et d’étudier d’autres matières non enseignés à l’école. Ma mère était en même temps heureuse et furibard de me revoir, son regard avait changé et elle me poignardait de reproches mais elle me reprit immédiatement dans ses pattes la larme à l’œil.

« Tu sais que tu nous as causé du souci toi. T’es allé voir ton père ? »

« Non pas encore. »

« Il est à l’atelier, suis moi. »

Ma mère se dirigea vers  une porte située sous l’escalier, je la suivais mais au fond j’aurais pu lui emboiter le pas. Si je restais derrière elle, c’était parce que je redoutais la réaction de mon père, je gardais de lui le souvenir d’un être juste et bienveillant, mais aussi celui de quelqu’un qui lorsqu’une faute était commise, elle était punie, pas méchamment bien sûr mais assez pour que je redoute la rouste. Maman poussa la porte et nous descendîmes le petit escalier pour arriver devant les ateliers où divers commandes était prête ou bien en cours de fabrication. Mon père était là, les yeux rivés sur la pièce de cuir qu’il était en train travailler, il avait toujours son épaisse moustache à laquelle il portait une certaine affection. Je remarquais au-dessus de l’établi, accroché au mur, un portrait du philosophe Karl Mane, mes parents étaient toujours fidèles aux idées communistes, je me rappelais lorsque j’étais encore gamin, ils m’emmenaient aux fêtes du parti et m’avaient appris à chanter L’Internationale, cela me fit sourire.

« Adémar, regardes qui est là. »

« Attends, faut que je finisse de tailler ces morceaux, je suis déjà à la bourre… »

« Adémar ! »

« Pffff romgnegne… »

Me père se retourna, il fut tout aussi surpris que ma mère lorsqu’il me revit, il s’approcha, sa carrure large était toujours aussi impressionnante, il me regarda un moment dans les yeux et il prit dans ses bras, me serrant contre lui, il était heureux de me revoir. Je regardai ma mère qui nous souriait à côté, une larme glissa sur sa joue et tomba…suivit de son œil puis de sa crinière qui tomba comme les feuilles mortes d’un arbre. Je regardais avec horreur ma mère pourrir devant mes yeux, sa peau s’effritait comme de la chapelure, différentes partie de son corps se détachait pour tomber comme des morceaux de mannequin sur le plancher. Je m’écartais subitement de mon paternel pour constater avec stupeur qu’a la place de ses yeux ne restaient les trous béants de ses orbites, sa langue pendait de sa gueule cassé, sa robe autrefois indigo avait viré au vert de gris, et sa peau pendouillait comme de la chapelure de cordon-bleu trop cuit. Poussant d’immonde grognement, il semblait être animé par une force obscure, je restais tétanisé devant mes deux parents qui à l’instant plus tôt regorgeaient vie, mon père attrapa mon sabot et se propulsa pour me mordre à la gorge.



Je me réveillai en sursaut, combien de temps avais-je dormi ? J’émergeai lentement, encore sous le choc, ma cuisse blessée me faisait souffrir. Je scrutai la pièce où nous avions établis notre bivouac, les issues étaient toujours bloquées par les barricades de pierre fraichement montées magiquement, ma lanterne éclairait sobrement le sol et les murs encore tachés de sang. Shadow était à côté, il semblait méditer, assis sur une pierre plus haute que les autres, à quoi pouvait-il bien penser. Mon opinion sur lui changeait constamment, au départ je pensais que ce serait un poids mais au final, il s’est révélé plus efficace face aux monstres que je ne l’aurais pensé. Qui était-il donc réellement, son chapeau haut de forme, sa cape, son catalyseur, était-ce un prestidigitateur de grands chemins ? Un noble en quête d’aventure ? Et à quelle nation pouvait-il bien appartenir, pour le peu de matériel qu’il avait, il devait posséder un logement, ce n’était pas un apatride comme moi né chez les Lunaristes, trainant chez les Solaristes et les Crystalins. Par contre, il savait parler, son talent d’élocution cachait-il quelque chose ? Un manipulateur audacieux, un amoureux de la littérature, un leader anarchiste ? Fallait-il que je m’en méfie plus qu’autre chose ? Vu les circonstances, il valait mieux que nous restions en bons termes. Croisant mes pattes avant, je posai dessus avant de me rendormir.

Ma lanterne s’était éteinte, je cherchai à tâtons mon briquet, l’oubliette à côté rendait la tâche un peu plus ardue, un faux pas et c’était la chute assurée. Secouant le réservoir, je constatai qu’il restait encore un peu d’huile et la mèche n’était pas entièrement consumée. Je craquai le silex contre le fer, projetant  une multitude d’étincelles dans l’habitacle, une flammèche naquit timidement. Je réglais la hauteur de la mèche en tournant la clé, puis je refermai la porte ; retrouvant mes sacoches, j’inspectai l’état de mon bandage avant de sortir quelques denrées alimentaires, ma blessure me faisait encore mal mais la douleur s’était tout de même estompée. Par sécurité, je vérifiai si rien ne manquai dans mon paquetage et si ma bourse était toujours à la même place, fort heureusement, rien n’avait bougé durant mon sommeil. J’entamai un biscuit lorsque Shadow se rapprocha, il ne m’avait pas abandonné entre ces quatre murs, sa présence m’insupportait de moins en moins, elle devenait même agréable, malgré son accoutrement ridicule, ce n’était pas un mauvais bougre ni un pilier de nation ; je lui offris une ration.[/b]

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Mer 18 Mar - 19:17

Avec un grognement, Karl s'éveille dans mon dos. Je soupire et me tourne vers lui. Son sommeil a visiblement étais agité, ce qui n'est pas mon cas. Cela fait des années que je ne rêve plus, comme si l'enseignement de la magie m'avait coupé le lien avec le monde onirique. Depuis, mes nuits sont fades, sombres et terriblement froides, comme devrait l'être la nuit. Pendant cette nuit, j'en avais profité pour étudier la porte et tenter de percer ses secrets. Je frissonne a ce souvenir.

Karl dort. Le feu de camps improvisé se rapproche lentement de l'état de braises rougeoyante, mais cela m'importe peu. Je suis concentré sur la massive porte de chêne qui me fait face. Inspiration. Autour de moi, le monde devient nébuleux et gris, si ce n'est la porte qui scintille légèrement. Je sens la magie parcourir le bois, s'étendant jusque dans ses veines désormais vides de sèves. Je sens le nexus de magie se rassembler au niveau de la poignée. Je sens la porte me faire obstacle. Je pousse sur mes sens, forçant le passage. Une vision. Un froid intense m'envahit, un tourbillon de pensées plus noir que le cœur de mon roi souffle mes souvenirs, mes idées, mon être. Un rire glacial et terrifiant résonne au fond de mon esprit. Pendant cet instant, je ne suis qu'un petit vermisseau, sujet à une magie qui le dépasse. Pendant cet instant, je tremble de peur devant une puissance bien supérieur à la mienne. Pendant cet instant, tout ce que j'ai étais, tout ce que je suis et tout ce que je serais disparaît, laissant la place à une terrible peur qui me tords les entrailles, accélère les battements de mon cœur, affaibli mon esprit. Puis soudain tout s'arrête. Expiration. Je m'écroule sur le côté, essoufflé. J'ai besoin d'air, terriblement besoin d'air. La pièce tangue autour de moi, les contours des choses sont flou, sauf la porte. Cette porte qui a mis fin a mon intrusion, me protégeant du monstre tapis derrière. Cette porte, qui scintille de magie. Cette porte, qui ne peut visiblement pas s'ouvrir de l'intérieur, sans quoi nous aurions été réduit en cendres depuis longtemps. Cette porte, qui me semble soudain bien sympathique. Quelque chose de puissance se cache de l'autre côté de ce battant de bois. Je me redresse soudain, des flammes au fond des yeux. Je me suis fait avoir. Je lance un avertissement muet a la créature "Cela ne fonctionnera pas deux fois, je te préviens. Je viendrais te détruire, j''exterminerais jusqu'à ton souvenir dans ce monde,  et je peux t'assurer que tu regretteras de m'avoir un jour rencontré". Je crus entendre un ricanement moqueur dans un coin de mon cerveau, mais j'étais certainement encore sous le choc de sa récente attaque. Grimaçant, je me retourne vers le feu. D'une demie-rotation du catalyseur, je ranime les flammes. Cette puissante est terrifiante. Mais je ne m'avouerais certainement pas vaincu aussi facilement.

Après cet épisode, j'avais étudié la porte sans jamais retenté de la traverser. J'avais put détecter d'autres objets présentant un rayonnement similaire a celui de la porte, mais je n'avais qu'une vague idée de leurs emplacements et de ce qu'ils étaient vraiment. Le plus proche ne se trouvait pas loin, et j'étais décider a commencer par celui-ci.

Je m'approche de Karl, un sourire charmant aux lèvres.

-Bonsoir. Ta blessure va mieux ? fis-je en acceptant avec gratitude la part de biscuit. Tu te sens prêt à reprendre la route ? Quelque chose qui pourrait nous intéresser se trouve environ deux salles plus loin.

Si il était capable de marcher et de combattre, nous prendrions la direction du premier artefact. Dans le cas contraire, nous devrions patienter mais je préférais m'éloigner de cette porte, par mesure de sécurité. J'eu un sourire pour Karl: quand on veut que ses outils fonctionnent bien, on en prends soin.
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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Mar 24 Mar - 13:06

Me sentais-je prêt à reprendre l’exploration ? Cela était difficile à déterminer. Ma tête souhaitait en finir avec cette crypte mais mon corps n’était pas de cet avis ; pourtant, plus je passais du temps entre ces murs humides, plus mon état semblait se dégrader. La flèche de ce salaud squelettique m’avait transpercé la chair et abimé le muscle, le bivouaque avait permit à la plaie de se refermer sous une croute de sang coagulé, mais la douleur était toujours là, certes moins vivace que quelques heure auparavant. La cicatrisation apportait son lot de maux malgré l’aseptisation de la blessure et le bandage qui la protégeait des agressions extérieurs.

Mon visage se déforma lorsque je dressai sur mes quatre pattes mais une fois debout, mon tourment s’estompa et devint supportable. Je réajustai la hauteur de mes sacoches pour qu’elles n’entrent pas en contact avec ma plaie et je déployai complètement ma cape verte afin que qu’elle recouvre complètement  mon corps parsemé d’ecchymoses et d’éraflures. Je fixais ma lanterne à mon plastron et je dégainai mon épée, il fallait changer de tactique d’attaque car celle utilisée jusqu’à lors nous avait bien amoché.  Fini les assauts, désormais je les combattrai en duel un contre un pour les zombies, tenant ma lame avec la fixation prévu à cet effet sur mon sabot et non avec ma mâchoire comme j’en avais l’habitude, j’attaquerai l’adversaire en effectuant de larges mouvements  d’épée utilisant l’inertie et le poids pour pénétrer sa chair et briser ses os. Pour les archers le combat risquait de se corser, ne possédant aucune protection adéquate il nous faudra compter sur nos sens et notre bonne étoile.

Je tournai mon regard vers Shadow, le mage souriait, il semblait être soulager que nous sortions de cette pièce, quelque chose le préoccupais peu avant, je le vis à sa mine soucieuse. Confirmant notre départ, il déplaça les pierres qui obstruaient le couloir et nous pénétrâmes à l’intérieur. J’étais toujours méfiant, nous nous étions fait surprendre lors de notre dernière tentative, mais cette fois-là nous arrivâmes à la salle suivante sans encombre. Les quelques créatures présentent furent vite mis hors d’état nuire, le premier zombie étant de dos lors de notre arrivée fut éventré sans qu’il  puisse réagir, le second tenta une attaque mais fut stoppé par un carreau en pleine tête et s’effondra, le dernier eut les pattes brisées et subit notre colère en recevant coups de lame et de bâton meurtrissant sa chair, transformant ses muscles en pulpe rouge et suintante, et défonçant son crane qui après notre passage ne ressemblait plus à rien. La salle contenait un coffre qui après une vérification de la serrure fut ouvert mais qui à notre déception ne contenait aucun objet utile ou ayant une quelconque valeur à la revente.

Nous nous dirigeâmes vers la pièce suivante qui, selon Shadow, contenait un artefact utile à notre quête. Le couloir pour y parvenir semblait relativement court, seulement un ou deux mètres, nos deux sources lumineuses se reflétaient contre une grande flaque d’eau présente au sol. Mais la surface aqueuse fut prise d’oscillations, un bruit de pas humides résonna et il nous parvint avec le son sec d’une corde lâchée suivit d’un sifflement. Nous nous mîmes à couvert, évitant de peu la flèche tirée dans notre direction ; je préparai à combattre, il faudra être rapide pour passer le court boyau qui nous séparait de nos adversaires et avec ma patte blessée, le risque n’était pas nul. Une seconde siffla et se brisa contre le mur en face, je saisis l’occasion pour traverser le couloir. Je déboulai dans une salle assez grande mais occuper par quatre créatures, posant ma lanterne au sol pour ne pas être gêné.  Un squelette armé d’un gourdin me prit pour cible et s’interposa face à moi, le duel pouvait commencer.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Ven 27 Mar - 15:22

Je dois admettre que quand Karl fait quelque chose, il gère littéralement à mort. Massacrant trois zombies comme si de rien n'était (j'en ais tuer un a grand renfort d'arbalète, mais tout de même !), il s'éloigna clopin-clopant en direction de la salle suivante. Je pris un instant pour récupérer mon carreau et l'essuyer sur les lambeaux de chair d'un cadavre. Rangeant le projectile à nouveau propre dans ma sacoche, je m'appliquais à rattraper Karl. J'ignore ce qu'il avait eu cette nuit, mais il est visiblement en rogne. Avant que je ne puisse me lancer dans une analyse détaillée de son comportement sur le moment, une flèche siffle brusquement à mes oreilles et va se fracasser sur le mur derrière moi. Fronçant les sourcils, je me précipite vers Karl. Tandis qu'il s'élance vers un squelette massif, je me tourne vers les trois autres et range mon catalyseur dans un étui prévu à cet effet, qui pend sur ma hanche droite.

Je dégaine mon arbalète, chargée. Je tire, transperçant le premier zombie a travers la gorge et l'épinglant par la même occasion à l'épaule de son camarade suivant. Si le premier arrête de bouger aussi sec, le deuxième grogne, simplement ralenti. Je jure, recharge mon arbalète et lui tire dessus. Sans sourciller (ce qui est plus facile quand on a des sourcils), il arrache le corps de son camarade (et un peu de sa propre épaule) et s'en sert comme bouclier. Puisant une étincelle de magie, je pousse magiquement le carreau à traverser le bouclier ainsi improvisé, transperçant le cœur de mon deuxième adversaire. Pour faire bonne figure, j'arrache le carreau et le plante verticalement au travers de son crâne. Un corps normal aurait lâché un flot carmin impressionnant, mais celui-ci n'émet qu'un pitoyable bruit d'organes écrasés.
Pendant mon combat, j'ai perdu le dernier du regard. Une violente douleur dans les côtes m'apprends que je viens de me prendre un formidable coup de masse asséné par une licorne à la robe gris terne et dont la corne forme un angle bizarre. Je recule précipitamment, manquant d'air et toussant violemment. L'autre ne me lâche cependant pas, assénant des coups de massue bienheureusement lents et non préparés. Alors que la massue de bois passe au-dessus de ma tête, je brandit brusquement mon catalyseur: une lumière pourpre jaillit du cristal et englobe la masse. Cette dernière est projetée dans les airs, avant de retomber sur la tête de mon adversaire qui s'écroule, momentanément assommé.
Je pivote vers Karl et son combat. Au fond de la salle, j'aperçoit un archer qui arme son arc en direction de mon partenaire. J'ai juste le temps d'ériger une barrière de magie, lui évitant la flèche. Avec un sourire grimaçant, je lui lance le couteau de chasse de Karl et, à l'aide de magie, plante ce dernier dans la main de l'archer. Ma vision se teinte de rouge tandis que je me téléporte a l'autre bout de  la salle. Autour de moi, l'air ondule, la terre gronde, le sang gargouille dans les veines de mon adversaire. A mes pieds, une épée. Elle s'élève au dessus de mon ennemi et le frappe. Encore. Encore. Encore. Encore. Encore. Le sang gicle et m'éclabousse, mais je n'en ais que faire. Que cette vermine meurt, elle n'est qu'un pitoyable obstacle. Dans un coin de mon crâne, étouffé par des bruits de lutte et les infâmes gargouillis du zombie devant moi, s'élève un rire sardonique. Que tu te taises, démon ! Je n'ai que faire de ton rire, qui que tu sois, bientôt, c'est toi qui succombera sous mes coups. Rigole, tant que tu as une gorge pour le faire ! Rigole, tant que ta tête est portée par tes épaules ! Rigole avant tes larmes de sang. Je viendrais te chercher, ennemi, et je te tuerais. Rien de glorieux, de vicieux, de rapide ou de lent. Juste la mort, l'obscurité sans fin qui t'attends. Voit cette chose qui se tord à mes pieds mais ne peux mourir ! Voit ce qui t'arriveras quand je te ferais face ! Avec un bruit de succion épouvantable, l'épée pénètre le torse du zombie et remonte verticalement. Le corps s'écroule comme un bienheureux, comme si il était fier de quitter cette vie. Je pousse un soupir. Le rouge à quitter mon regard, et mes yeux améthyste sont remplis de lassitude. Attrapant un mouchoir au fond de mon sac, j'entreprends de nettoyer ma robe avant que Karl ne me voit. Il ne serait pas correct de me présenter à lui ainsi, ni même très utile. L'avantage majeur d'être une licorne, c'est qu'il ne nous est pas utile de bouger trop. Pour manier une épée, notre magie suffit. Cependant, si je suis en pleine forme physique, la fatigue à envahit la moindre parcelle de mon corps, et une énorme lassitude me pèse sur le cœur. Je n'abandonnerais cependant pas. Sans un regard pour le zombie à mes pattes, je reporte mon attention sur Karl. Au fond de la salle, le tout premier zombie sur qui j'ai tiré tremble et se relève, groggy. Saleté de morts-vivants. Je dégaine mon catalyseur, prêt à découdre: une pensée soucieuse s'empare cependant de mon esprit. Je viens de massacrer deux zombies, sans sourciller, sans parler de l'horreur du dernier. Par Sombra, que suis-je en train de devenir ?

Dans un coin de mon esprit encore embrumé, quelqu'un ou quelque chose éclate d'un rire sombre et froid, d'un rire terriblement malfaisant.
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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Mer 1 Avr - 22:37

La maigre lueur de ma lanterne se reflétait contre le corps osseux de mon adversaire, ce squelette d’apparence basique avait ses os agrémentés de végétation souterraine comme des mousses. L’humidité ambiante de la salle avait dû rendre la croissance de ses hôtes plus rapide, le parant ainsi d’un habit de verdure couleur oxyde de cuivre. Il était armé de son gourdin, en fait, il s’agissait d’un pied de table. L’objet semblait lourd, mais capable de porter de puissants coups si l’attaque était réussie. Mon épée toujours à mon sabot, je me préparai combattre.

Amène toi donc mon gros, voyons voir ce qu’il te reste entre les côtes !

Dans un râle silencieux et un claquement d’os, le squelette tenta de me frapper l’épaule, je contrai avec ma lame et lui cognai le museau par la même occasion. Le choc le fit reculé et perdre deux dents mais il rechargea en visant cette fois ma tête, étant sur une position défensive, mon épée se planta entre ses os ce qui n’eut aucun effet sur lui, il réussit à me sonner.

Reprenant mes esprits, je vis mon ennemi au-dessus de ma tête, prêt à me refaire le portrait sous une ultime frappe de pied de table. J’esquivai en faisant un quart de tour au sol et j’attrapai le pommeau de mon épée encore planté dans son corps. Je tirai d’un coup sec sur le manche afin de le déséquilibrer et tenter de me relever mais, sur la pierre humide et glissante, le squelette patina et chuta à côté de moi. Nous étions tous deux au sol, il était désarmé mais ma lame était toujours coincée entre ses côtes, je tentai de faire levier pour en déboiter quelques-unes mais il riposta sauvagement à coups de sabot, frappant avec ardeur mon dos et ma nuque. Je parvins enfin à dégager mon épée et rampant tel un ver, je pus m’écarter de sa fureur et me relever. Utilisant poids de l’acier et l’inertie, je lui fendis le crâne en deux au milieu des orbites, l’obscure force qui maintenait ses os assemblés disparut et il se défit de part en part dans un fracas de débris osseux.

Mon adversaire étant réduit à l’état de puzzle, je jetai un rapide coup d’œil vers mon compagnon, Shadow était toujours debout, Brave magot…

Un archer au fond de la salle gâcha cet instant de répit en grognant, il avait mon couteau planté dans une de ses pattes l’empêchant d’utiliser son arc. Je boitai rapidement dans sa direction et plantai fermement mon épée dans son abdomen, ses organes tombaient au sol accompagnés de sang. Je retirai ma lame et d’un large mouvement, je la lui fichai dans sa boîte crânienne traversant sa mâchoire et ses orbites pour lui faire une coupe à ras. L’archer ainsi scalpé s’effondra dans ses propres abats dans un râle liquide d’hémoglobine.

Je récupérai mon couteau ainsi que ma lanterne et entrepris une exploration plus en détail accompagné par mon acolyte du moment. Nous marchions dans une vaste salle dont le sommet de la voute devait être à environ six mètre du sol, au centre, immense flaque d’eau croupie s’était avec le temps formée, le combat avait rendu l’eau trouble et il était difficile de la sonder sans risque. Le mobilier était dans un état pitoyable, il y avait une pile de bancs dans un coin et non loin, une bibliothèque dont les ouvrages avaient souffert de l’humidité. Une table à qui il manquait un pied, siégeait contre le mur, au centre de celui-ci. Elle était encore recouverte d’une nappe aux bords brodés qui autrefois devait être blanche et ils y avaient renversés au sol quelque coupelle ainsi qu’un objet religieux. Pas de doute, nous nous trouvions dans une chapelle souterraine.

Tapit dans l’ombre, nous trouvâmes un petit meuble contenant un placard de rangement. Après une inspection de l’objet, je récupérai son contenu sans même avoir eu besoin d’ouvrir la porte, les parois étaient moisies et le bois cassait simplement en exerçant une petite pression dessus. Je posai le butin au sol, j’avais au final trouvé : une clef avec un motif bizarre dessus, un crâne de licorne, wow… un autre de lama, oookay… un parchemin indéchiffrable mis à part le mot Simflouz, pourquoi pas… et une petite bourse ne contenant que de la poussière.

Je laissai la clef à Shadow, avec sa classe de mage, il devrait être plus apte à comprendre ce qui est gravé dessus. Du moins, je pense.

Je suivais le magot, nous étions en train de rebrousser chemin et de nous rendre vers les portes qui nous avaient bloquées précédemment durant notre exploration. Depuis le bivouaque, je trouvais que le comportement de Shadow avait changé, j’admets que la fatigue plus les combats ont dû le rendre nerveux, c’était normal. Mais son esprit semblait être ailleurs, et même parfois absent ; d’ailleurs, il lui arrivait de prendre des mimiques de colère, comme si quelqu’un lui parlait. Il doit peut-être l’ignorer mais, durant notre dernier combat, je l’ai aperçu massacrant un zombie tout en recevant son sang sans la moindre expression de dégoût. Il s’est d’ailleurs essuyé après pour ne pas m’apeurer mais, il restait encore quelques tâches sous sa poitrine. La licorne souriante et bien élevée que j’avais rencontré, n’était pas la même une fois sous terre, ses capacités au combat étaient bien plus fortes que je me l’étais imaginé, et il serait dangereux qu’elles viennent à se retourner contre moi. Il vaudrait mieux que nous restions en bonnes relations, je ne suis pas en état d’affronter une licorne dont j’ignore la puissance, elle pourrait se révéler mortelle comme ennemie ; mais précieuse comme alliée…
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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Ven 3 Avr - 20:07

Karl me tendis une clef, que je pris un peu de temps pour examiner. Forgée dans un métal aux reflets rouge, gravée de symboles étranges sur toute sa longueur, c'était une clef des plus banales. Enfin, s'aurait dû être une clef des plus banales si il n'y avait eu ce curieux fourmillement, cette étrange lueur, cette sensation. Aucun doute, la clef était imprégnée de magie. J'aurais même avancée qu'elle était la manifestation physique d'un sort, mais ce sort de chose n'est que légende parmi la communauté des lanceurs de sorts. Bref. Dédaignant le reste des trouvailles de Karl (tout de même, Simflouz évoquait en moi d'obscurs souvenirs a propos de formules interdites et bannies de toute mémoire), je me mis à marcher en direction de la porte. Je dis bien la porte, car s'était derrière cette chose qu'il m'attendait. J'ignorais si Karl le sentais, cette horrible sensation, l'impression qu'on est toujours observé, que deux yeux brûlants nous fixent sans ciller. Dans ma tête, le rire s'étouffa en ricanement. Ricane, ricane saleté, je...

Minute. Aucun sort ne permet de s'ingérer dans l'esprit des autres. Soit l'ennemi était terriblement puissant, soit... le rire s'éleva de nouveau, interrompant ma réflexion. Mes traits se parèrent imperceptiblement de colère. Une fois mort, il ne pourra plus rire impunément au fin fond de ma cervelle. Bref.

Rebroussant chemin, nous parvînmes devant la porte en bois. Faites dans un sombre acajou, la serrure semblait scintiller. Mes sens magiques sentait les deux clefs proches, reliées par quelque chose... Le rire se fit plus insistant. Mais qu'il se taise ! Quand j'aurais franchis cette porte, tu mourras, monstre ! J'approchais la clef de la serrure. Insertion. Clic. Une décharge d'énergie négative me frappa de plein fouet. Poussant un cri surpris, je fut projeté au sol et la clef fut expulser de la serrure. Elle tomba en dérapant sur les pavés de la pièce. Je fronçais les sourcils. L'attaque avait plus eu lieu d'avertissement que de sort de protection véritable. Attrapant la clef (fumante, bizarrement) je me mit a étudier la serrure de plus près.

-Je ne comprends pas... C'est pourtant le même sort... Ce devrait être lié...

Mon don me jouerait-il des tours ? Comment pouvait-on déjouer ma vision ? C'est pourtant le même sort !

-J'ai !

La. Juste au dessus de la serrure. Au milieu des symboles censés former l'incantation qui verrouille la porte, un symbole. Un triangle barré. Qui n'apparaît en aucun cas sur la clef. Je fermais alors les yeux, poussant mes pouvoirs de perception plus loin. Le lien entre la serrure et la porte... C'est bien le même sort... Alors, pourquoi ? Là ! Un léger différent. C'était bien le même type de sort, cependant la clef n'était pas adaptée a la porte. Jurant entre mes dents je me redressais vers Karl.

-Bon. La clef n'est pas faites pour la porte. Elle ne peut pas l'ouvrir. Nous avons vu deux autres portes avant, cette clef doit en ouvrir une.

Je sortit donc de la pièce. Traversant tout le chemin dans l'autre sens, j'arrivais a la deuxième porte. Cette fois, je comparais d'abord les formules autour de la serrure et celles de la clef. Encore une fois, ce n'était pas correspondant. Grinçant des dents, j'arrivais devant la toute première porte. Rageant, je balançais a distance la clef dans la serrure. Clic. Cette fois, avec un grincement de fin du monde, la porte pivota sur ses gonds et révéla un sombre couloir. Sans rien attendre, brandissant ma canne luminescente, je passais la porte. Le rire s'éleva, aiguë et dément. Bientôt, tu mourras. De mes main. Et dans d'atroces souffrances. Mes yeux brillèrent d'une folle lueur. Attends un peu, monstre. Bientôt, je serais là. Et bientôt, tu mourras.
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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Dim 5 Avr - 22:55

Les ténèbres nous entouraient, Shadow avec son catalyseur et moi avec ma lanterne marchions dans ce sombre couloir dont nous ignorions l’issue. Je ne sais pas comment se sentais Shadow, il venait d’essuyer un échec face à une porte protégée magiquement dont la riposte avait été particulièrement violente pour mon compagnon.

Me serais-je énervé au point de vouloir hacher menu l’insolente si j’avais été à sa place ? Difficile à dire, je ne suis pas mage, je n’ai jamais étudié les formules, les sorts et toutes autres formes d’arcanes ; ma classe de guerrier s’est développé sans que je n’ai eu besoin de choisir, le hasard fit son œuvre et j’en subis les conséquences. Si je n’étais pas parti de chez moi sur un coup de tête, peut être aurais-je choisi une voie complètement différente. Qui sait, j’aurais pu être un bon forgeur ou bien un traqueur ou même, un nécromancien, mon dégoût des morts-vivants n’aurait peut-être jamais existé si j’avais décidé de suivre cette voie.

Le couloir faisait un coude, je repassai devant Shadow, ne sachant pas sur quoi nous allions tomber, il valait reprendre une disposition en fonction de nos atouts et de notre niveau de protection. Passé le tournant, notre champ de vision ne s’était pas amélioré et le faible halo de nos lanternes ne nous donnait pas plus d’informations que d’habitude. Le son de nos sabots ricochait contre les parois de pierres humides et érodées par le flot constant des petits ruisseaux muraux qui devaient être, les seuls habitants pacifiques de cette crypte. La fatigue devenait de plus en plus envahissante, mes muscles répondaient par automatisme, contrôlé par mon inconscient qui leur dictait la marche à suivre, l’ordre d’avancé. Comme si cela ne suffisait pas, ma plaie continuait à me faire souffrir à chaque pas.

Deux colonnes en bout de couloir nous indiquèrent l’entrée de la prochaine salle, je m’armai pour faire face à toute éventualité. Nous pénétrâmes dans la pièce dont les modestes proportions permettaient à nos lanternes de porter leur lumière sur toute la surface au sol et de sortir de l’obscurité les deux occupants qui d’après leur posture, gardaient le passage se trouvant face à nous. Ces deux créatures étaient très différentes de ce que nous avions pu croiser jusque-là, ne serait-ce par leur par leur niveau de décomposition qui était inexistant. Ils se tenaient tous deux droit, leurs hallebardes elles aussi, tenues fermement entre leurs pattes. Leur armure consistait en tabard ocre couvrant leurs corps, peut-être possédaient-ils d’autres pièces d’armure cachées dessous. Leur visage affichait une expression neutre, tel des automates ou de simples marionnettes, leurs yeux étaient de couleur bordeaux et ne possédaient pas d’iris autrement dit, ces gardes n’étaient pas naturels.

Alors que Shadow et moi étions entrés dans la salle, les deux gardes ne réagirent pas, leur rôle n’était peut-être que d’interdire  toute intrusion dans le couloir suivant et non d’attaquer le premier venu. Il n’empêche que notre objectif se trouvait dans leur dos, mais rien ne nous indiquait leur force ni même comment allaient-ils réagir.
J’avançai d’un pas, de sourds murmures parvinrent à mes oreilles comme une respiration surnaturelle, je fis un second pas. Dans une parfaite synchronisation, ils abaissèrent leurs hallebardes en nous présentant la pointe, leur babines se retroussèrent faisant apparaitre à chacun une dentition aiguisée. Leurs murmures se transformèrent en un cri strident à vous faire crever les tympans, nous n’étions pas les bienvenue. Soit, nous ne pouvions échapper au combat, encore, je mis en garde l’adversaire.

Le combat s’annonçait être plus rude que ceux qui avaient précédés, il fallait au plus vite les désarmer sous peine d’être affliger de bon nombre de maux. Face à ces hallebardes, mon armure de cuir n’était d’aucune protection, que ce soit par l’estoc ou par la taille, je me ferais transpercer ; je ne pouvais pas non plus laisser Shadow seul car sans armure, son sang chaud serait vite répandu sur la dalle froide. L’enjeu était donc de taille.

Je pris position devant le mage, mon épée en diagonale pour contrer les attaques mais aussi pour protéger Shadow, sa magie ne sera pas de trop dans ce combat. Les deux gardes s’approchaient, menaçants, effrayants, loyal. Mon cœur s’accéléra, la sueur perla sur mon front, et… Et puis Merde ! Ramener vous pantins démoniaques ! Venez goûter à notre acier ! À mon tour de retrousser les babines


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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Lun 13 Avr - 11:14

Bah voyons. Des pantins démoniaques, mais oui, bien sûr ! Saletés. Avant de me lancer dans le combat, je sonde rapidement mes adversaires. Ils possèdent de la magie mais ne peuvent l'utiliser. Des marionnettes. Un bonheur d'affronter ces choses.

Je prépare mon catalyseur, révisant mentalement mes sorts. Lequel en premier ? Gauche ou droite ? A quel type de sort seront-ils sensibles ? Feu, Terre, Givre, Air ? Après une courte réflexion, j'opte pour l'Arcane. Élément neutre par excellence, je doute qu'ils aient une quelconque immunité face à cette magie. Quand a savoir qui attaquer...

-Karl, à terre !

Heureusement, mon compagnon s’exécute. Abaissant mon catalyseur, je cris 4 mots: une déflagration d'énergie pourpre frappe les deux pantins de plein fouet. Alors qu'ils auraient dû (au mieux) être coupé en deux ou (au pire) projeté en arrière, ils sont juste stoppé et repoussés d'un pas en arrière. C'est quoi ça ?! Sans attendre, et toujours parfaitement synchronisés, nos deux adversaires nous chargent. Je pointe mon catalyseur vers le sol sous leurs sabots, invoquant un sort mineur d'un mot. Le sol se met alors à onduler dans une zone localisé juste sous leurs pas, les stoppant net dans leur élan. Tout deux tombe au sol, parfaitement en même temps.

Ils se relèvent, arborant la même expression de rage. Leurs regards incendiaires se tournent simultanément vers Karl. Hors de question, mes amis. Alors qu'ils se précipitent vers Karl pour l'embrocher de leurs Hallebardes, je dessine un cercle du bout de mon catalyseur en murmurant quelques mots. Karl part la première attaque de nos ennemis, foudroyés par ma magie un instant plus tard. Pas franchement plus abîmés que ça, nos deux adversaires hennissent, se cabrent et reporte leur attention sur moi. Tandis qu'ils me chargent à nouveau, une pensée me frappe. On dirait que l'un est le parfait reflet de l'autre. Ils ont des blessures au même endroit, leurs tabard à un accroc identique, et surtout, surtout, leurs mouvements sont parfaitement synchronisés. Terrifiant. Frappant le sol de mon catalyseur, je me téléporte derrière eux. Des poupées démoniaques jumelles. Comme si on avait besoin de ça. Et si j'essayais de...

Nos deux adversaires font une sorte de dérapage et fonce de nouveau dans ma direction. Pointant leurs pattes de mon catalyseur, je prononce trois mots de pouvoirs: l'instant d'après, les pattes d'un chevalier maléfique sont figées dans un bloc de glace pur et dur. Pas très artistique, mais j'ai dû faire vite. Tandis que Pantin Maléfique 1 continu sa charge, Pantin Maléfique 2 est violemment immobilisé, créant un décalage entre nos deux adversaires. Pantin Maléfique 2 ouvre une gueule où pointe des crocs énormes, fixant sont sanglant regard sur moi. Pantin Maléfique 1 n'est plus qu'à quelques sabots de ma gorge, quand soudain une plainte d'outre-tombe se fait entendre. Un son étrange résonne sous la voûte, comme si quelqu'un déchirait une étoffe, et nos deux adversaires disparaissent, réduit en un nuage de fumée noire comme la nuit. Un cri aiguë m'irrite les tympans, et soudain il ne reste plus qu'un bloc de glace au milieu de la route. Fatigué, je me tourne vers Karl.

-On les as eues. Une... bonne nouvelle, hein ?

Mon champs de vision se brouille légèrement. Le visage de Karl est trouble, déformé... Les sous-terrains tanguent autour de moi. J'ai usé d'un peu trop de magie sans vraiment prendre le temps de me reposer, depuis le début de cette aventure. 'M’apprendra à être trop gourmand, tiens... Deux point noirs papillonnent devant mes yeux et tandis que je m'écroule, achevé par la fatigue, un rire résonne dans mon crâne, me promettant un sommeil des plus cauchemardesques.
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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Mer 15 Avr - 22:53

Hors Rp:
 

« SHADOW !! »

Ma voix résonna dans toute la pièce et fut projeté dans le couloir, la laissant libre de se propager où bon lui semble. Je n’eus même pas le temps de réagir que le mage chut sur le flanc, mort. Je me précipitai vers lui. Son visage exprimai le souci, la peur ; j’approchai mon oreille de sa bouche restée entrouverte, cela me rassura de l’entendre inspirer et expirer, même faiblement, cela prouvait qu’il était encore parmi nous. La dureté de notre dernier combat avait le faire puiser dans ses réserves de manas. Tentant tant bien que mal de la protéger, Shadow utilisa sa magie avec assurance et dextérité, mettant hors d’état de nuire ces deux monstres et m’a couvert par la même occasion. Je tirai mon compagnon contre le mur et l’allongeai, je récupérai son catalyseur et son chapeau ridicule et les posai à côté, je le couvris avec une vieille toile trouvé ; il devait reprendre des forces.

J’entrai désormais dans le couloir, ses dimensions assez étroites ne me permettaient de mouvoir à mon aise, mes flancs frôlaient les murs et ma cape aurait pu servir de chiffon. J’avançai prudemment car je redoutai de me faire surprendre dans un boyau aussi étroit de plus, j’ignorais qu’est-ce que j’allai trouver au bout. Passant sous l’arc et tapant contre un vieux pot qui se brisa contre le mur, je pénétrai dans une salle sans-issue dont l’intérieur contenait une grande armoire. Le meuble assemblé dans un aspect noble comportait une ouverture à deux battants, elle était isolée du sol par quatre pieds sinueux et le fond était isolé de la pierre par une épaisseur supplémentaire. Les portes étaient maintenues fermées par un simple loquet, j’ai poussai le crochet et ouvrit l’armoire.

Au final, je ne trouvai rien de très intéressant à l’intérieur, les propriétaires avaient retirés tout objets de valeur et l’humidité s’était occupée de détruire le reste. Un large trou dans le plafond du placard avait laissé l’eau s’infiltrer et former une flaque dans le fond, détrempant un tabard semblable à ceux que portais les pantins. J’essorais le tissu et le posai au sol qui sait, peut-être que je pourrais en retirer quelque chose à la vente. Un autre objet attira mon attention, raclant une étagère avec mon sabot, je trouvai une autre clef ayant le même aspect que la précédente ; Shadow en examinant la première clef a pu déterminer quelle porte elle ouvrait. Avec un peu de chance, je devrais pouvoir réussir à décrypter le dessin sur l’embase. Ramassant le tabard, je fis le chemin dans l’autre sens et revint vers Shadow, il était toujours inconscient, je posai le vêtement à ses côté puis je pris la direction d’une autre porte que nous avions vu précédemment. Les salles étaient encore jonchées des cadavres de zombies que nous avions décimé, leur fluide vital s’était écoulé de leur corps nauséabond et procurait une désagréable sensation une foi le sabot dedans, un frisson de dégoût me remonta des fers jusqu'à la crinière, hérissant mon pelage et mon cuir chevelu.

J’arrivai en face de la dites porte, plaquant la clef à côté de la serrure, je comparai les deux symboles comme l’avait fait Shadow ; par chance ils correspondaient. J’insérai la clef mais hésitai à la tourner, je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait y avoir derrière cette porte, affronter les occupants seul et blessé serait comparable à un suicide, ou simplement très con. Je m’assied sur la pierre, fixant la serrure, ballotté entre le tentation d’ouvrir et celle d’attendre Shadow.

N’y vas pas !


Mon sabot s’approcha de la clef

Attends encore un peu, Shadow se réveillera bien !


Je la tournai dans la serrure.

C’est idiot de risquer ta vie pour un hypothétique gain, barres toi pendant qu’il en est encore le temps !

Je poussai la porte et pénétrai dans le couloir

Eh gaffe, ils sont trois !



Ma conscience avait raison, trois individus se tenaient effectivement dans la salle, trois ombres que ma lanterne ne pouvait extraire de l’obscurité. Aux cliquetis que mes oreilles parvenaient à ouïr, ils ne devaient pas être nus, de même que la faible clarté de ma flamme se reflétaient contre une surface métallique et mouvante. Je dégainai par réflexe, le temps passé dans cette crypte avait dû au final me mettre dans une constante condition de stress et de mise en garde envers le changement d’atmosphère et de salle. Ma lanterne posée sur la pierre, mes pattes à demi-pliées et la croupe légèrement relevée, ma lame en travers prête à contrer le premier coup ; j’étais sur la défensive et je n’ayant plus de détails sur mes ennemis, je m’attendais à tout.
Enfin, le faible halo sortit mes yeux de l’aveuglement et fit entrer dans la lumière trois zombies armés pour deux d’une épée moyenne et pour le dernier d’une hache simple. Leurs armures étaient plus ou moins complètes et si l’un possédait certaines pièces elles manquaient à un autre ; mais malgré le caractère incomplet de leur équipement, ceux-ci permettait quand même l’ajout d’une meilleure résistance au corps à corps.

L’adversaire avançait en ligne à trois de front, la hache au centre entourée de ses deux épées ; en les prenant dans le couloir j’aurai peut-être de meilleures chances de les abattre. C’est alors que le zombie de gauche prit entama la danse et se projetant d’un bond, il se plaça entre ma position et la sortie, me coupant toute chance de retraite tant qu’il serait devant ; les deux autres s’élancèrent dans une charge en oblique dont le point de rencontre était ma personne. J’esquivai l’attaque en me portant sur mon flanc droit et, abandonnant la lueur rassurante de ma lanterne, je m’enfonçais dans les ténèbres qui occupaient encore une majeure partie de la salle. Quitte à rencontrer d’autres ennemies.

Je butai contre un obstacle et chutai sur le sol glissant, perdant mon épée mais tapi dans l’ombre. Je me réarmai à tâtons et jurai en me remettant debout, mes adversaire était désormais à contre-jour ; mon action était stupide et m’avait placé en désavantage par rapport aux zombies, c’est alors que mon côté pyromane prit le dessus. M’abritant contre un mur, je sortis rapidement ma bouteille d’huile à lanterne que j’avais en réserve et déchirai un pan de tissu que j’imbibai avant de l’attacher autour le goulot. Avec mon briquet, j’allumai la mèche et lança mon cocktail Molotov improvisé et l’envoya droit sur l’adversaire le plus proche. La bouteille se brisa au contact de la pierre et l’huile éclaboussa la chaire avant de s’enflammer au contact du chiffon ; le zombie transformé en torche mort-vivante et hennissait et se débattait contre les flammes qui le dévoraient. La salle était illuminé par cette macabre torche et me permit de gagner du temps, je me précipitai vers le fond de la pièce qui désormais éclairé laissait paraître le coffre placer contre le mur. Je détruisis celui-ci en l’éventrant de ma lame faisant volter papiers et charpies ; sous l’amas d’échardes et de cercles de métal, je trouvai une autre clef qui je l’espérai, était celle de la dernière porte.

Je revins à mes zombies, l’allumé avait perdu sa moitié postérieur et se trainait lamentablement mais un de ses compères s’approchait dangereusement de ma position. Je lui balançai quelques débris ce qui finit par le mettre en rogne et il chargea comme une brute, la langue sortit, un œil pendu, sa hache prête à s’abattre sur mon crâne. Prenant appuies sur mes quatre fers, je contrai son attaque et pivotant nos armes vers le sol, je lui assénai un ramponneau dans la figure et finis par lui planter mon dans les tempes par l’estoc.

Le feu commençait à se propager dans le reste de la pièce, le zombie ayant succombé à côté d’un tas de détritus, il mit le feu au reste des immondices présentent à l’intérieur. Le dernier cadavre ambulant avait laissé tomber la garde du couloir pour venir m’affronter et sauver l’honneur de ses camarades décédés pour de bon ; je contournai le brasier et récupérer ma lanterne avant d’esquivé le jet en demi-cercle de l’arme de ce dernier clampin des dissidents de la Faucheuse. Il hurla des sortes borborygmes gutturaux mais il était trop tard car déjà je m’enfonçai dans le couloir et refermai la porte à double tours le laissant faire connaissance avec les flammes.
Essoufflé, je m’effondrai au sol quelques minutes, le temps de récupérer mon souffle. Ce combat me fit presqu’oublier que j’étais blessé à la patte et que cette plaie me parlait encore avec ses maux. La dernière porte n’était qu’à une pièce d’ici et j’ignorai si le feu allait se limiter à sa salle ou bien allait-il se propager au reste de la crypte ; il valait mieux ne pas traîner. Je me relevai péniblement et prit la direction de ladite porte, je vérifiai tout de même que les symboles correspondaient avant d’insérer la clef dans la serrure. Je pénétrai enfin dans cette mystérieuse salle, arme au clair ; la pièce aux dimensions très modestes n’offrait à ma vue qu’un piédestal surplombé d’un coffre. Scrutant le sol pour vérifier que celui-ci n’était point piéger, je montai les quelques marches avant d’ouvrir l’objet de notre quête. Le coffre contenait divers paperasseries mais surtout, un petit coffret dont les tintements métalliques m'indiquaient que ce n’était pas de la camelote à l’intérieur.

J’emportai le coffret et fichai le camp d’ici, passant devant l’autre porte, je vis que de la fumée sortait par les interstices et sentis un rayonnement de chaleur qui provenait de ce couloir. Je me précipitai vers là où j’avais laissé Shadow mais à ma surprise, il n’était plus là, peut-être était-il sorti ? Il d’ailleurs temps pour moi de retourner à la surface. Je boitai vers l’entrée et arrivai enfin devant l’escalier que je remontai marche par marche retrouvant enfin la douceur de l'air et le calme de la surface.

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MessageSujet: Re: Quête "Lugubre, non ?" rp Shadow Lie/Karl Tirecorde (terminé)   Jeu 23 Avr - 17:57


J'ouvre les yeux, hoquetant légèrement. Je reste là, allongé, les yeux ouverts, sans faire le moindre mouvement. Analyser la situation, et en rappeler à mes souvenirs. Je suis allongé, contre un mur. Je suis couvert d'une vieille toile marron partiellement trouée et n'ais plus mon chapeau ni mon catalyseur. L'étincelle de panique qui germe dans mon cœur s'éteint quand je les vois tout deux, soigneusement posés à mes côtés. A part un léger mal de crâne, je semble bien portant. Quand à mes souvenirs... Ma dernière vision avant un noir d'encre se résume à Karl, un cri que je n'entends point déformant ses traits, qui se précipite vers moi pour me soutenir je suppose.

Test. Je tente de me lever, et y arrive sans problème. Un bon point. Je tente quelques exercices pour définir mes limites. Visiblement, je ne me suis rien fait en tombant. Ma blessure à la patte me fait toujours légèrement souffrir, mais j'ai finis par m'y habituer. Tentons un peu de magie maintenant. Je sonde mes propres réserves de magie. Environ à moitié de mes capacités. Mieux vaut éviter l'affrontement. Je reprends ma canne et mon chapeau et entreprends de sortir de la pièce. Karl a dût continuer vers la deuxième porte, où la troisième pour ce que j'en sais. Je vais tenter de le rejoindre, voir si je peux l'aider. Tout en avançant, je jette un coup d’œil à mon arbalète, qui ne m'a pas beaucoup servie au fil de cette aventure. Il faudrait peut-être que je change d'arme, même si j'en ais très rarement l'utilité. Nous verrons bien une fois sortis. Alors que je passe près de la seconde porte, je la remarque fermée, certes, mais des cris se font entendre au-delà. Si c'est Karl, c'est une mort horrible pour lui, si ce sont des zombies, tant pis pour eux. Je soupire. Envisageons que ce soit Karl. Au vu des cris, je ne peux plus rien pour lui. Si la dernière porte est gardée, je ne ferais pas long feu. Donc, retrait stratégique.

Je rebrousse donc chemin et quitte le caveau. La lumière du crépuscule me permet un doux retour dans le monde des vivants. Autour de moi, Suffering Land se pare d'une beauté irréelle. La lumière mordorée du coucher du soleil semble cascader sur les ruines du village, la poussière et les sables entreprennent un scintillant ballet dans les airs, et le murmure du vent ressemble presque à une berceuse. Dans cette lumière couleur or, le village, bien qu'en ruine, semble dormir paisiblement. Ce serait merveilleux si un bruyant personnage ne tentais pas d’émerger du caveau dans mon dos. Je pivote aussi sec, pointant mon catalyseur sur... Karl. Pas mort visiblement, et absolument pas cramé. La bonne nouvelle, c'est qu'il porte même un coffret au tintement si caractéristique de la richesse. La mauvaise, c'est que c'est lui qui le porte. Je m'approche donc de lui, un éclatant sourire au visage.

-Karl ! Tu es vivant ! Pendant un moment, j'ai cru que tu avais été vaincu. Je vois que non. Navré d'avoir été trop faible pour continuer jusqu'au bout. Vraiment.

Le coffre.

- Où as-tu trouvé ça ? Je peux voir ?

Je m'approche dudit coffre, fronçant les sourcils à son approche.

- Je sens de la magie à l'intérieur. C'est étrange, la serrure est à peine protégée.

Approchant mon catalyseur de la serrure, je conjure un peu de magie. La pierre et le mécanisme émettent de concert une lueur rougeoyante, qui après peu d'effort vire au vert émeraude. Dans un petit clic, le coffret s'ouvre et me livre ses secrets: pas mal de pièces, ma foi. Cependant, avant que Karl ne puisse mettre la main sur le trésor, je siffle.

-Attends, la magie est toujours présente. C'est....(inspiration les yeux fermés, pour renforcer le côté théâtre)Un malédiction, camouflé par un sort illusoire. L'illusion mineure pour l'appât du gain, et une malédiction de maladie pour frapper celui qui profanera ce tombeau. Heureusement, rien que je ne puisse défaire.

Il est évident que rien de tout cela n'est vrai, mais je ne vois pas pourquoi Karl remettrais ma parole en doute. Approchant ma corne du coffre en murmurant des mots inaudibles aux connotations sifflantes, je lance un sort de téléportation mineur. Le camouflant avec un bruit de verre que l'on brise, je vide le coffre de moitié, envoyant tout dans un coffre fort à l'abris de ma maison de Brisk. Je tends le coffre vidé à 50% de ses richesses.

- Voilà. Et ceci... (je fais léviter du fond du coffre une petite pierre sans grande valeur, que je fais sans effort briller en détournant subtilement la lumière du couchant) et le catalyseur de la malédiction.

L'enrobant de flammes (que je colore de noir pour l'effet spectaculaire que ça produit) pour dissimuler ce qui suit à Karl, je l'envois aussi dans mon coffre. Éteignant les flammes qui ne camoufle plus rien, j'annonce.

-On sépare moitié-moitié ?

Une fois ceci fait, je tends à Karl un cinquième de ma "part" du butin. Après tout, il à mieux travailler que moi, et c'est lui qui à ramener le coffre. Je peux très bien lui laisser ces quelques piécettes, j'en ais bien assez pour moi. Peu après, nous faisons nos adieux et partons chacun de notre côté. Déambulant au milieu des maisons en ruines et auréolé de la lumière crépusculaire, je me plonge dans mes pensées. J'aurais put le tuer ou l'assommer et ensuite prendre le coffre dans son intégralité. Cependant... J'apprécie Karl. Dans la mesure où c'est un bon soldat, et que je ne désespère pas de l'attirer dans mes griffes. Du reste... il me ferait un bon espion
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