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 Taco Quest [pv Mad]

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Sonata Dusk
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MessageSujet: Taco Quest [pv Mad]   Dim 5 Avr - 19:57




Pauvre hère innocente ~


Il était bien rare de la trouver seule. Son rôle de suivante lui collant à la peau, Sonata s’évadait peu, et ne s’aventurait bien loin. En ce jour clément, à peine torride, il lui plut fort d’arpenter ce nouveau monde. A vrai dire, elle avait depuis toujours, ce désir d’expédition. Mais sa curiosité et sottise lui jouaient trop souvent des tours; malsains. Tous pouvaient abuser de sa crédule personne, et lui faire vivre de bien sordides et folles aventures. Mais elle s’amusait en ce monde barré. Et chaque jour elle souriait, d’être entourée et aimée. Hélas, si ses sœurs représentaient tout à ses yeux, elle ressentait parfois le besoin de s’en déporter quelques temps. La voilà donc évadée, loin de l’archipel des terres chaotiques. Son périple fut jonché d’anicroches, telles qu’une poignée de noyades où elle en rechapa de peu. La pauvre aimait tant l’océan, son géniteur, son  univers. Si bien qu’elle oubliait ce don perdu, qui lui permit jadis de vivre sous la surface.

Naguère encore, elle larmoyait à cette nostalgie si cruelle. Mais elle était en vie, en bonne santé et pouvait commettre la moindre exaction lui plaisant. Voilà qui justifiait ce sourire impérissable. L’adversité ne l’abattrait plus, et le monde reconnaitrait sa talentueuse personne. La fratrie ne rêvait plus que de cela, d’être adulée encore et toujours. Et elle ne partageait guère l’esprit de revanche. Car l’idée de nouvelle débâcle, et d’humiliation, la terrorisait. Alors elle n’était si vilaine, même avec les larves. Elle mandait toujours plus de distraction. Et sa ballade l'y amena, à être étourdie. Si bien qu'elle ne saisit rien de la lande foulée. Il n’y avait du reste bien qu’elle, pour s’égarer du logis, et ne plus en retrouver le sentier. Certes elle avait sur elle tout le nécessaire. Mais la sotte enfant ne savait y faire avec ces instruments du voyage. Entre ses sabots, cartes et boussoles, sextant et longue-vue, devenaient obsolètes. De simples rebuts qu’elle destinait aux ordures.

Et il lui plairait fort, de n’avoir qu’à grailler en sa besace. Mais elle n’irait se défaire de ces biens, car ils n’étaient siens. Elle redoutait ici, le courroux de l’ainée, et les sarcasmes d’une autre. La pensée de savoir qu’Aria savait y faire, même elle, la piqua; l’amenant à bouder. Et de cette frêle moue, qui ne défigura sa trogne angélique, la belle s’attarda d’aventure sur sa carte. Le papelard ne lui disait rien, et semblait indéchiffrable. Sans doute le tenait-elle à l’envers, en plus d’être ignare sur sa géographie. Mais elle n’avait que faire de cela, même sans elle retrouverait son chemin. Elle oubliait encore, qu’il lui était désormais impossible, d’entendre le chant de l’océan. Du reste, l’appel du rivage saurait couvert par son ventre criard. Elle avait grand faim et ne s’en était guère aperçue. Fort heureusement, Sonata disposait d’un copieux repas, à l’arrière. L'astre diurne lui lacérait la caboche de sa langue de feu. L'air était à demi suffoquant, et la chaleur, pesante, fit perler une rosée de pestilence.

La belle alla s'abriter à la faveur d'une dune, où une bien agréable pénombre la baigna. Là elle eut tout loisir d'engloutir, en vraie morfale, les quelques mets de sa besace. Quelques trois tacos, accompagnés d'une bouffée de fraicheur. Cette gorgée d'eau avalée, son gosier et estomac s'apaisèrent. Elle put donc reprendre, en toute insouciance, sa ballade et errance. Par chance, la bleutée parvint au bourg perdu du désert. Si l'accueil ne fut très chaleureux, ou même au goût du jour, la jument sourit. Un rien faisait son bonheur, et ces gens affalés dans leurs lits à siester, ou vacant à leurs dures labeurs, n'allaient éventrer sa félicité. Aussi fit-elle le tour du propriétaire. Un charmant petit hameau, paisible, mais hélas, accablé par l'environnement hostile. Elle manqua d'admirer leur force, d'endurer ainsi la cruauté de la lande; et d'y demeurer. Elle ne s'y plut guère, car l'onde était son monde, et il n'y en avait dans les parages. Il lui tardait de retrouver son ile.


« C'est parti pour la chanson du taco ! »

Clama-t-elle, avant de pousser le chant, mélodieux et sublime. Un micro au sabot, fit raisonner sa voix au loin. De sa belle bouche, elle attira la peuplade, bien surprise de voir pareil phénomène. En elles mêmes, les paroles n'avaient grand sens, mais la donzelle était si passionnée. Tout son être vibra au rythme des vocalises, si bien qu'elle dansa; en véridique endiablée. Sa trogne angélique, et sa démarche un brin sensuelle, pouvait envoûtait les plus simples d'esprits. Sonata n'usait de magie, elle était juste douée pour ces performances. Et dans son sillage, elle manqua de voir suivre à son chant marmots et rêveurs. Elle offrait un peu d'animation, à ces gens, dont la simple vie se résumait à peu de choses. Et de voir émerger ces sourires, l'enjoua à mettre tout son cœur à l'ouvrage. Puis elle laissa s'évanouir la magie de l'instant, afin de vivre l'ovation, l'adoration, la jouissance d'être elle.


© Luna sur EN pour Sonata.

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Mad Melloré
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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Mar 7 Avr - 18:57







___Dans l'immensité des Crystal mountains résonnait une plainte. Une plainte qui ne semblait s'arrêter. Depuis des heures elle se faisait écho à elle même. Depuis plusieurs heures les cris et pleurs d'une pouliche blessée résonnait dans le vide gargantuesque de ces montagnes. Mad était seule. Seule au milieu de cette flaque de sang, regardant le corps de son père adoptif sans vie, sa propre épée était un peu plus loin tâchée du sang de celui qui l'avait aidé alors qu'elle était seule dans l'asile de Manehattan. Il avait toujours essayer d'adoucir les moeurs de la belle. Il avait toujours essayer de rendre sa folie moins présente.Toutefois la folie ne se chasse pas d'un revers de main comme on le ferait avec un colporteur un peu trop collant. Elle est là, telle un parasite s’accrochant au moindre poil du pelage ébouriffé et taché de sang de Melloré. S'accrochant à son coeur, à son esprit. Rodant dans son ombres tel un monstre prêt à l'engloutir à n'importe quel moment. Prêt à la faire choir, à la faire basculer et la transformer en un monstre assoiffé de sang. Elle n'avait nulle part ou se protéger. Personne ne pourrait jamais l'aider, elle ne pourrait jamais aider personne. Elle était trop dangereuse pour les gens. La seule chose que mérité une folle. La seule chose que mérite un monstre telle que Mad n'était rien d'autre que la solitude.


___ La solitude du désert blanc où elle se trouvait. La pouliche avait l'immensité du néant pour se perdre, elle et sa folie. Pour se perdre elle et le tourbillon d’immondices qui l'emportait encore et toujours qui l'engloutissait dans un flot de bruits incessants, de silences morbides et de leur bras inexistants la saisissait sans la toucher. Toutes ces contradictions qui faisait croire à la belle qu'à tout moment sa cervelle allait exploser. En position foetale la Saddle Arabian au crin taché de ce liquide rougeâtre ne voulait plus bouger. Elle voulait se terrer, se faire oublier de tous. Peut être que ce manoir la cacherait à tout jamais. Peut-être serait-elle sa boîte de Pandore, contenant toutes les atrocités dont elle était capable, elle et tout ce qui l'habitait et l'étouffait. Tout ce qui avait tuer ce pauvre Bartholoméus. Les larmes coulaient le long du museau de la belle avant de finir leur course sur le sol, se mêlant au liquide pourpre qui jonchait le sol et commencait à coagulé en un fin tapis mortuaire recouvrant presque l'intégralité de la pièce. Elle n'avait pas manqué son coup... Ca pour sur, bien qu'emporter dans un tourbillon indescriptible, elle avait visé juste, elle avait tranché net l'artère mésentérique supérieure vidant le pauvre griphon de son sang comme un simple gibier que l'on saignerait afin de pouvoir le dépecer sans aucun éclat de ce liquide rougeatre qui répugne tant les hommes. Toujours dans ses crises d'angoisse et de folie, Mad se mit à éclater de rire et à se rouler dans le fluide vitale. Au fond... Elle appréciait cette chose. Elle appréciait la couleur du sang, le goût du sang, jusqu'à son odeur.


___Terrible et apeurant à dire, mais elle aimait le sang. C'était la guerre. La guerre qui lui avait fait ca! Cette atroce bataille fait de conflit d'intérêt et autres actions égoïstes lui avaient bousillés la cafetière et fait craquer un boulon. Depuis son enfance, elle était devenue folle à cause de la guerre, et c'était ce que la guerre avait fait d'elle. Un monstre? Si la guerre l'avait créé. Peut être était ce dans un but précis... Peut être avait elle un destin? Si elle était une enfant de la guerre, peut être que seule elle pourrait arrêter la guerre. Un poney ou une pouliche ne pourrait peut être jamais arrêter la guerre. Cependant... un monstre? Un monstre réussirait il à stopper la guerre? Pouvait elle arrêter la guerre? Etait-ce là le sens de sa vie? Peut être, mais pour ceci, elle devait devenir plus forte... Beaucoup plus forte. Elle ne devait plus laisser les sentiments prendre le dessus sur elle. Elle ne devait plus se laisser faire, elle ne devait plus éprouver de sentiments... La route serait longue et pleine de solitude, mais elle le ferait. Avant toute chose cependant, la belle couverte de sang, devait arrêter de se lamenter. Recoiffant son crin malgré le sang qui y perlait encore, l'aliéné se releva et monta à l'étage, semant derrière elle les traces de ses sabots ensanglantés. Finalement, la demoiselle parvint à se hisser jusqu'au haut des escaliers et à pénétrer dans la salle de bain. Elle s'y débarassa de sa casquette et son écharpe avant de se mettre sous l'eau qui coulait. L'eau était glacée, glacée afin de la sortir de sa torpeur et de ses pensées noires. Pendant qu'elle shampooinait et brossait son poil, la température semblait ramener son esprit parmi notre monde. Le sourrire béa de la folle revint au galop, puis elle se mit à rire à pleins poumons tout en passant une serviette autour de son corps trempé.








___Quelques jours plus tards, Melloré s'était mis en route pour rejoindre Arcadia. Elle se rapellait vaguement du fait que Discord le roi des abeilles ou je ne sais quelle créature lui avait donné rendez vous dans cette ville pour parler ou je ne sais quoi. Pour vous dire vrai, la folle ne s'était pas sortie de la tête l'idée de faire de Discord sa monture avec laquelle elle arrêterait la guerre. Après tout, des abeilles on en voit pas à tous les coins de rues. Le temps s'écoula et les paysages défilèrent devant les yeux ébahis de la belle pouliche aux yeux d'émeraudes. Malheureusement, son regard bien que vif, ne repéra aucun papillon, et pis encore, aucune coccinelle. A croire que ces magnifiques insectes faisaient la grève au plus grand deuil de Mad.  Elle commenca à faire la moue alors que son voyage la menait dans un désert. D'après la carte qu'elle avait arraché au cadavre de son ami, il s'agissait du désert de Hoofswell. A moins qu'elle se soit complètement trompé de direction et qu'elle se soit retrouvé dans les Sufferings Lands? C'était une hypothèse à prendre en compte. Du moins pour quelqu'un de sain d'esprit, mais pour la pouliche. Le doute n'était pas permis, là ou personne n'aurait parié une piécette, elle, elle pariait sa vie, que droit au nord se trouvait un petit village perdue dans le désert.  Quand bien même, elle se perdrait dans le désert, les Saddle Arabians forment une race résistance face aux affres du désert, y comprit elle, ayant grandit à Appleloosa.


___Ainsi elles s’enfonça dans le sable chaud, sautillante et sans se poser la moindre question. Le sable fouettant son visage a chaque rafale de vent ne semblait pas la déranger outre mesure, si bien qu'elle se mit à chanter sous la minuscule tempête de sable qui soufflait. Très vite, elle eut la bouche pleine de sable, mais ne semblait pas s'en plaindre. Et encore plus vite, elle eut la gorge aussi sèche qu'un pruneau. Ainsi elle marcha, d'un air peu glorieux, prenant appuit sur ce qui ressemblait le plus à une branche, se raccourcissant à chaque pas. L'air désespéré, la langue pendante. Elle apercu finalement au loin une gourde et un squelette. Dans la mort, ce dernier n'aurait pas besoin de son eau. La demoiselle se rua sur son butin, quand juste sous son nez, dans un tourbillon de plumes, deux gros vautours arrachèrent le trésor aux sabots de l'illuminée qui se mit à voir rouge. Comment osait il voler son butin juste sous son nez?


-ET VOUS BANDE DE MECHANT! C'EST PAS POLI! REVENEZ LA ! TOUT DE SUITE!  C'EST PAS BIEN DE VOLER LES GENS!!


___Plus elle et plus les créatures s'éloignaient en piaillant. Mad déballa son violon presque aussitôt et se mit à jouer. La musique avait un son saturé et entraînant. Faisant battre le coeur et fulminer le sang dans les veines de la pouliche. Presque aussitôt la colère qu'elle ressentait avant fut exacerbée et elle sentit la capacité de ses sauts et sa force physique augmenter. Elle avait glissé un peu de magie dans sa musique pour l'aider à rattraper ces immondes créatures qui avaient oser la voler. Presque aussitôt, elle se mit en course, ses sabots soulevant un réel nuage de poussière tellement sa vitesse de course avait augmenté Les vautours bien à leur aise semblait jouir de leur larcin. Jusqu'à ce que l'un d'un se retrouve bec contre sol. D'un bond, la demoiselle sauta pour attraper la ance de la gourde qui pendait vers le bas et tira, amenant à elle l'un des deux vautours. Le deuxième abandonna son partenaire à tire d'aile. C'était un duel entre elle et lui dorénavant. La gourde était entre eux deux. Le combat des titans pouvait commencer. C'est Mad qui débuta avec un coup de sabot sauté esquivé par le vautour d'un envol. Ce dernier répliqua avec un piqué droit dans le flanc de son adversaire qui poussa un cri de douleur. Cependant, Melloré en avait en réserve, avant que le vautour ne se réenvol, elle prit appuit su ses pattes avant afin de faire une rotation sur elle même et envoyer ses deux sabots arrière droit dans le bec de son assaillant, l'envoyant valser quelques mètres plus loin. La combattante se mit en garde et attendit la contre attaque de l'emplumé qui lui fonca decu à toute vitesse, elle l’accueillit d'un coup de sabot alors que la créature elle la lacéra d'un coup de griffe. Le combat dura ainsi pendant un long moment, roulant à gauche à droite, l'un ne voulant lâcher l'autre. Récupérant la gourde, la perdant à nouveau.  Le combat semblait s'éterniser.








___Finalement, le combat semblait prendre fin, les deux combattantes hors de souffles, Mad lacérée de toute part et le vautour bourré de gnon. Le coup final arrivait. Les deux assaillants se ruèrent l'un sur l'autre, bien décider à en découdre. Le coup de sabot de la pouliche, possédant une plus longue détente l'emporta, les faisant rouler jusqu'à une sorte de mur qui la stoppa et la sonna quelques instants. Le vautour à bout de force réunit son courage pour attraper la gourde et l'emporter avec lui dans sa fuite, mais Melloré, bien que sonné, ne l'entendait pas de cette oreille.  Rattrapant le conteneur au dernier moment, elle tira de toutes ses forces, tout comme son adversaire, déchirant l'outre, et déversant le précieux liquide sur le sol, faisant entrer la demoiselle dans une colère noire. D'un coup du pommeau de son épée qu'elle dégaina, elle cassa le mur juste derrière elle, pénétrant de par la même dans une maison vide. Ne se rendant pas compte, qu'à coté de la gourde pour laquelle elle s'était si ardemment battu, il y avait un village avec de l'eau. Retournant la maison de fond en comble, la pouliche finit par tomber sur une bouteille d'eau gigantesque avec un petit robinet. Sans se poser plus de question, elle se pencha et bu tout son saoul, se préparant à transformer le vautour de tout à l'heure en poulet basquaise. Toutefois, alors qu'elle s'apprêtait à retourner vaillamment au combat, un son doux, entraînant et enfantin la prit aux tripes. Sa colère se dissipa, alors qu'une agitation constante s'installa dans son corps. Un sourire jusqu'aux lèvres, elle se mit à sautiller partout, sortant de la maison par la grande porte, ne prêtant pas attention au regard stupéfait des habitants qui découvrirent la catastrophe, elle sautilla tout en poussant les gens, jusqu'à la source de la musique, une ponette complètement bleue qui chantait et dansait. Tant bien que mal, elle se fit de la place  dans le public pour avancer, et alors que le show semblait finit, elle oublia qu'elle était toujours sur l'emprise de son sort de saut. La ponette aux yeux émeraudes bondit un peu trop haut et se retrouva sur scène. Offrant le plus beau de ses sourires, à l'inconnue, elle déballa en un instant son violon et se mit à jouer une musique aux accents relaxant.  Une musique à la fois entraînante et reposante. Des airs de reggae et  une ambiance légère s'installa sur le public alors que l'humeur de Melloré semblait encore changé, sa joie encore exacerbée, elle commença à se déhancher et tenta d’entraîner avec elle, l'inconnu à qui elle avait volé accidentellement la vedette.

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OC From Mad Munchkin
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Sonata Dusk
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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Mer 8 Avr - 13:34




La méprise enlise ~


Tandis qu’elle éteint sa voix d’or, dont les vestiges se perdirent dans l’immensité du désert, elle déchanta. La belle bleue fut saisit d’effroi, lui soulevant le cœur en l’instant. Un bien curieux énergumène avait bondit-là, à son flanc, et avec fracas. La stupeur la livra à la gaucherie, et elle faillit bien se casser la binette. Fort heureusement, se rattrapant maladroitement, Sonata retrouva sa quadrupédie. Un soupire s’évada alors de ses lèvres, et sa belle bouche n’avait plus de rictus abominable. Son faciès d’ange lui revint, ainsi que ses belles couleurs. Cette arrivée détonante, alliée à la démarche de la belle, suscita le rire des enfants. Elle suivit la cadence, bien niaisement. Puis elle glissa le regard sur l’impotente ; afin d’en dresser le portrait. Il fut d’ailleurs si bref, et fort peu sublime, qu’elle en rit de plus belle ; à l’étouffée d’un sabot. La canaille s’aimait à blâmer les misérables et autres âmes lacérées par l’existence. Ainsi, elle n’était seule en ces heures sombres, qu’elle éludait sous un sourire d’ange. Elle lui rendit bien, cet égard ubuesque. En leurs lèvres reluisait un éclat de bêtise, profonde.

Mais voilà qu’elle déchantait d’aventure. Il n’était bien ardu de la surprendre, un rien savait y faire. Et la sirène renvoya des prunelles étoilées. Était-elle virtuose, à son tour ? Son minois lui raviva le souvenir d’une élégante enfant, fort douée de l’instrument, la grande Octavia ; dont-elle ignorait le nom. Sa pensée l’égarant, il fallut bien un aria pour l’en tirer. La poussiéreuse s’adonnait à mélodie du cœur, seule capable d’émouvoir le monde. Il lui sembla alors, qu’une agréable brise vint caresser son crin, et faire balloter sa crinière et queue. Elle y vit le signe d’une magie à l’œuvre, celle d’un talent véritable et entrainant. Si bien qu’elle suivit sa lancée, glissant ses vocalises sur la musique, sans son micro cela dit. Au-delà des apparences, d’une jument déplorable et vagabonde, il y avait la beauté. La belle grise avait au corps l’instrument, renvoyant ainsi une certaine image de sensualité. De ces corps bien épousés, ressortait le divin archet, manié avec grâce et douceur.


« Tu joues trop bien ! Tu serais pas Tavi ou Ocvia truc ? Si si la star-là ... »

Déclama-t-elle, bien enjouée. La bleutée avait cet air niais et passionné qu’on lui connaissait. Si bien qu’on la prenait souvent, en véridique cinglée. En plus de quoi, l’ahurie sourit, au-delà des espérances. Le phénomène gagna la peuplade, inquiète par tant d’étrangeté. Certes le duo animait bien le hameau, mais ils avaient des corvées. Alors ils s’interrogèrent, et déchantèrent de plus belle. La belle bleue venait de brandir victuailles, deux bons tacos. L’un s’enfourna en sa gueule, tandis qu’elle lui destinait l’autre. Sa générosité prenait d’ampleur le ridicule de son geste, elle parlait la bouche pleine. Soudain elle dénotait une chose, non l’esclaffé de la foule, et ces quelques marmots chantonnant l’air du met, mais bien l’instrument à terre. La belle andouille aurait enfoncé la gueule de sa comparse, si naguère elle n’avait déjà prise sa part ; ce qui l’aura roué d’un sabot au museau. Tout cela pour ramasser son micro, intact, sans sable infiltré. Elle avait l’air innocente.


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Mad Melloré
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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Mar 21 Avr - 2:48





___La musique emplissait l'air de sa magie alors que les réactions de Mad changeaient à vue d'oeil. Les notes s'envolaient et se faisaient emporter par le Sirocco les perdant dans des contrées lointaines loin de l'ouïe des auditeurs. Peut-être que dans l'immensité du désert, le son arraché au violon viendrait égayait les dernières minutes en ce monde d'une âme en peine. Plus elle jouait et plus la musique gagnait en intensité, les notes semblaient être palpable et apparaître en une myriade de couleurs. C'est fou à quel point les sens peuvent être lié. La mélodie que la belle jouait était douce et vous emportait dans une transe ou les soucis semblaient disparaître le poids de tous les affres de la vie semblaient s'effacer. Comme une gomme s'employant à faire s'évanouir les imperfections d'un dessin la musique est la gomme qui fait s'effacer les douleurs de cette chienne de vie.


___Encore et encore, les notes résonnaient, trébuchaient dans une parfaite harmonie. Certains auraient pu s'imaginer devant un paysage fabuleux, comme ceux qu'elle avait aperçu lorsqu'elle s'était perdue au Neighara Falls. Des paysages à la fois reposant et féeriques des paysages comme on en voit que dans les contes de fées. D'autres devaient s'imaginer à leurs aises, se reposant dans une des sources chaudes ou elle avait perdu son papillon de vue.  Tandis que d'autres encore... ne ressentaient rien. Être réceptif à la musique n'est pas innée chez tout le monde, et tout le monde ne peut pas se sentir toucher par cette merveille comme l'est Melloré, malheureusement. Dans le monde qu'elle créerait, ce monde sans guerre, ce monde de paix, il n'y aurait qu'un seul remède, un seul remède à tous les ennuis, un seul remède à toutes les maladies : la musique.


___Mad quand à elle était envoûtée par ce qu'elle jouait, comme une vaudou en transe devant quelques incantations sanguines en attente des réponses d'un esprit. La pouliche à l'esprit blessée se sentait libérée, libérée du poids qui pesait sur ses épaules. Elle dansait tant bien que mal, emporter par les notes qu'elle jouait. Elle s'en souvenait tant bien que mal, des cours de danse qu'on avait essayé de lui apprendre lorsqu'elle était petite. Etant une petite fille venant d'une famille noble, elle se devait de savoir aligner quelques pas de danses correctement. Elle devait être capable de danser une valse avec celui qui lui serait un jour promis. Cependant, et au grand damne de ses parents, elle n'avait jamais vraiment été douée pour la danse. Alors qu'elle fermait les yeux, hypnotisé par sa propre mélopée la jeune Mellorée se retrouva en un autre lieu, en un autre temps.


-Et un, deux, trois et quatre, cinq, six. Ah mais Melloré, comment tu peux être aussi mauvaise et désordonnée !

-Mais je fais pas exprêt papa!


___Dans ce tableau sortit tout droit d'un autre temps. Une jeune Saddle Arabian au pelage entre le gris et le bleu ciel la crinière coiffée en anglaises seyant parfaitement à son air de petite pouliche faisait face tête baissée et rouge comme une pivoine à un Saddle Arabian noir, plus costaud que la moyenne de ses congénères et au museau flanqué d'une moustache, mais quelle moustache ! Le genre de moustache dont on se demande le nombre de miettes qui pourraient s'y cacher après avoir grignoté quelques cookies pour le quatre heures. L'homme au regard sévère vint serrer contre lui son enfant et lui susurra quelques mots d'encouragement.


-Allez ma chérie, c'est pas si dur, la valse a six temps et tu dois commencer par ton coté gauche, courage Mello je crois en toi.


___Peu à peu le tableau s’effaça alors que les explications lui revenaient. Elle se remémorait son père... à l'époque ou elle était "normale". A l'époque ou elle n'avait pas été abandonné, lorsqu'elle était encore heureuse et entourée. Quand elle n'était pas encore seule... si seule. Une larme coula de ses yeux le long de son museau avant de mourir afin de réhydrater le sol meurtri de ce désert. La pouliche décida alors de ce moment pour rouvrir les yeux. La musique qu'elle jouait, toujours aux intonations reggae réveillaient en elle son coté le plus sensible et elle devait se retenir de toutes ses forces pour ne pas fondre en larme devant la beauté de la musique.


___Alors pour s'encourager elle redoubla d'intensité, revisitant la danse qu'on lui avait appris étant jeune accélérant le rythme pour qu'il colle aux temps de l'air qu'elle interprétait. Elle était méconnaissable, ici, personne n'aurait vu en elle la folle qu'elle était, l'aliéné ou la meurtrière. Il n'y avait que la musicienne... Il n'y avait qu'elle et ce violon... le violon de sa mère.  Sa présence semblait occuper la scène et obnubiler le public présent, abasourdi par l'étrangeté de la scène qui se jouait dans leur petit village d'habitude si calme. Malgré leur corvée ils restaient la à observer. Observer celle que d'autres auraient détesté, pour observer et apprécier celle que personne n'aimait. Pour la première fois, Mad eut enfin l'impression qu'elle existait, que des gens s’intéressaient à elle. Toutefois la dryade ne se leurrait pas, elle savait que ca ne durerait qu'un temps.








___Ce temps arriva, les dernières notes s'estompèrent résonnèrent encore un temps dans les esprits avant de disparaître à tout jamais ne laissant qu'un souvenir vague. Le silence qui s'ensuivit paru être une éternité pour la barde qui resta immobile un long moment alors que son interlocutrice lui adressait la parole. Elle lui posa une question d'une idiotie évidente :


-Bah nan j'suis pas un tavan, ca se voit! Je suis gentille moi, et je pique pas comme ces méchantes tites bêbêtes. T'es drole toi à poser des questions comme ca! En tout cas toi aussi tu joues super bien et mmmhmmmm.


___La ponette à la crinière bleue venait de lui enfoncer un tacos droit dans l’œsophage, ce qui eut pour effet de faire s'étouffer Mad qui mit un certain moment avant de déglutir. Ses yeux émeraudes commencèrent à trembler, dans son état actuelle, la moindre chose pouvait devenir un drame et c'était le cas. Des cascades de larmes inondèrent ses yeux et son museau, alors qu'elle posa son arrière train sur le sol tout en pleurnichant.


-En fait t'es comme tout le monde! T'es qu'une méchante OUIIIINNNNN


___Les larmes coulaient en un flot ininterrompu comme une fontaine aurait pu déverser ses flots, la belle n'était pas loin de pleurer une rivière entière. Elle savait que le moment précédent ne durerait pas si longtemps. Elle aurait très bien pu riposter face à cette attaque, mais... elle était si méchante? Comment pouvait-elle lui avoir fait ca, elle n'avait pourtant rien fait, elle lui avait même répondu gentiement. Il ne fallait pas avoir de coeur pour s'attaquer à elle aussi sauvagement. Comment avait elle osé lui sauter dessus avec haine pour tenter de l'étouffer avec cette excellente petite chose. Il fallait être un vrai détraqué mental et n'avoir aucune empathie.


-Pfeuhh moi je pensais que t'étais quelqu'un de ... OHHHHHH!!!!


___Une bulle de savon  passa dans les airs et les larmes cessèrent presque aussitôt. Quelle merveilleuse petite chose. Si ronde, si voluptueuse et ces couleurs... Elle resplendissait de mille feu et le soleil semblait se refléter sur cette perfection pour lui donner milles et une couleur. Portée au grès des vents et libre comme l'air, la petite bulle ballottait de droite à gauche puis de gauche à droite, arrachant à Mad son sourire si caractéristique, effrayant comme pas deux, un sourire étiré jusqu'à ses pommettes et découvrant toutes ses dents, alors qu'elle fut pris d'un éclat de rire singulier. Toutefois la joie fut de courte durée. Alors que la bulle se voyait pousser des ailes et prenait son autonomie pour explorer l'immensité des cieux elle explosa dans une myriade de goutte qui vinrent éclabousser le museau déjà humide de la jeune pouliche dont le sourire disparu presque aussitôt. Les larmes lui remontèrent aux yeux alors que son sourire s'estompa en une moue emplit de tristesse. L'arrière train toujours posé sur le sol, elle se demandait pourquoi une si jolie chose avait dû disparaître de façon si brutale, c'était si accablant. La demoiselle sentit son coeur se serrer dans sa poitrine elle qui projetait de se jeter à la suite de cette sphère parfaite afin de savoir ou la mènerait son voyage.


___Cependant, les larmes qui allaient couler disparurent à nouveau lorsqu'une autre de ses billes s'éleva dans les yeux, son sourire revint et elle se releva cette fois, prête à partir, mais le même destin funeste accueillit le petit ballon. Cette fois ce fut le sourire qui disparu à nouveau. La scène dura bien une ou deux bonnes minutes pendant lesquelles les expressions de Melloré changèrent constamment et passant du tout au tout, du sourire extravagant à la limite des larmes. De l'extérieur on eu juste cri une schizophrène opposant deux de ses personnalités et les faisant entrer en conflit. La pouliche se perdit dans ce cercle, attendant chaque nouvelle bulle avec impatience, espérant que d'autres apparaîtraient et atteindraient peut-être l'Ether, mais aucune d'entre elle n'y parvint.


___D'un coup elle secoua sa tête dans tous les sens pour essayer de reprendre ses esprits, ignorant totalement son interlocutrice, elle devait en trouver la source, en trouvant la source de ces choses, peut être en prendrait-elle le contrôle, elle savait intimement que ces bulles lui permettraient d'atteindre le pouvoir. Ses yeux émeraudes  balayèrent son champ de vision pour voir dans la foule une de ces choses commencer à s'élever, elle devait aller la bas. Sans plus de cérémonie, la pouliche se dépoussiéra et un sourire sur les lèvres elle se mit à sauter sur têtes et croupes des habitants pour se déplacer plus rapidement. Faisant fi des réactions de colères et d'incompréhension, elle le savait, elle se rapprochait. A chaque pas, chaque saut et chaque cabriole elle se rapprochait un peu plus de son but. Elle allait les atteindre bientôt très bientôt. Réaterrissant dans la foule, elle plissa les yeux pour voir d'ou pouvait venir les bulles exactement. Baissant la visière de sa casquette à motifs écossais pour ne pas être éblouis par le soleil elle rattacha son écharpe malgré la chaleur qu'elle lui apportait pour ne pas la perdre. Toutefois devant elle aucune bulle ne semblait vouloir apparaître dans sa ligne de mire.


___Dans un moment de doute, elle fit alors un demi tour sur elle-même et observa ce que lui cachait son arrière train pour remarquer que quelques mètres derrières elles, d'autres bulles allaient bon train. Comme une idiote, perdue dans ses pensées, elle les avait dépassés sans y faire attention. Elle se retint pour ne pas pleurnicher de nouveau devant son imbécillité flagrante. Tout le monde savait que la perfection se déplace tout jour de deux centimètres au nord toutes les secondes. Elle le savait parfaitement et pourtant elle n'avait pas pensé à ce détail . D'un bond elle se remit en route, dégageant à nouveau de nouveaux cris de mécontentements par ci et par là auxquelles elle ne donna aucune excuse. Finalement elle la voyait... la source de cet immense pouvoir.








___Devant elle se tenait cet ignare à qui appartenait la source de la perfection. Un gosse d'une demi douzaine d'années à peu près s'amusant avec un petit souffleur à bulle rien de plus, mais Mad le savait, elle ne pouvait laisser cet objet de puissance dans les mains d'un inconscient comme ce gamin. Alors, bravement, d'un geste vif elle arracha des mains l'objet convoité à l'enfant tout en poussant un cri guerrier :


-A MOI!


___Telle une psychotique elle serra l'objet contre elle et commença à le caresser sans s’intéresser plus que ca aux pleurs de l'enfant à qui on venait de voler son jouet, elle ne remarqua pas non plus lorsqu'un grand étalon vint le voir pour le serrer dans ses bras avant que le gamin ne la montre du doigt. Elle releva la tête juste à temps pour voir deux sabots lui arriver droit dans le visage avec une force phénoménale. L'envoyant valser à travers la foule et s'écraser plus loin contre une maison dans quelques caisses qu'elle brisa de son poids. Pour le coup la pouliche était complètement sonné, mais avait tout de même protéger comme la prunelle de ses yeux le tube cylindrique contenant la potion lui permettant de faire des bulles à son tour. Le brandissant comme un trophée que personne n'aurait du abîme, il ne dépassait des débris que sa patte avant gauche protégeant son butin et ses pattes arrières ballante. Alors qu'enfoncée dans une caisse en bois en charpie, sa tête était tournée vers l’objet de sa convoitise qu'elle observait avec un filet de bave le long du museau. Elle s'imaginait déjà chevauchant une armée de bulle et de papillon pour mettre fin à la guerre. Son ascension était proche car elle possédait ce magnifique artefact qui la rendrait toute puissante.


___Cependant la puissance qu'elle venait d'acquérir ne lui permit pas de prévoir qu'un petit groupe de villageois se déplaçaient vers elle l'air mécontent. Trop obnubilée par son trésor, elle ne le laisserait à personne, il était à elle et personne ne le lui volerait... Une armée de bulle pour les gouverner tous, voici ce qu'elle venait de trouver. Mellorée fut sortie de sa rêverie presque aussi brutalement que la façon dont elle y était entrée. Tirée des décombres par le même étalon que celui qui l'y avait envoyé, elle fut reposé à terre devant une petite dizaine de poneys à l'air mécontent. Un grand sourire sur les lèvres, elle brandit sa nouvelle arme et souffla. La bulle se décolla lentement avant de partir dans les airs. Mad le savait un miracle allait arriver. La bulle la sauverait, elle ne savait pas encore de quelle manière, mais elle attendait qu'elle lui montre tout son pouvoir. La sphère ballotta quelques secondes dans les airs avant de se poser sur le museau de l'étalon puis d'y exploser dans un *ploc* pour le moins pathétique ce qui eut pour effet semblait-il d'énerver encore plus la bête déjà passablement furibonde et qui tenta d'attraper la barde par les épaules pour lui faire je ne sais quelle atrocité. Se rendant bien compte que tous ses espoirs s'étaient reposés sur une chimère, ce fut non sans une larme qu'elle envoya le contenu du tube droit dans les yeux de son agresseur qui hurla de douleur avant de tomber un peu plus loin, la laissant dans un cercle de personne, lui en voulant pour diverses raisons :


-MONSTRES, vous avez détruits notre maison!!


-Mais c'est pas moi... C'est à cause du vautour et de la gourde et...


-Et sans la moindre cérémonie vous nous avez marché dessus.


-Mais je le devais...



___Le groupe commençait à se resserrer autour  de l'aliéné qui quant à elle saisit son violon en l'air et lui arracha quelques notes. Des notes rapides, vives et stridentes, de la musique électronique très certainement, la renvoyant dans son état originel, bien qu'un peu moins timbrée qu'à l'accoutumée, mais aussi augmentant sa vitesse, elle ne comptait pas se battre, mais juste fuir.


___Survoltée comme jamais elle effectua une glissade pour passer entre quelques sabots et se retrouver en dehors du cercle dangereux.


-Hey! On joue à loup, vous m'attraperez pas!


___D'une voix moqueuse elle leur siffla diverses autres phrases avant de se mettre au galop à une allure impressionnante, même pour une Saddle Arabian, tant bien que mal elle esquiva les gens un à un, mais ses poursuivants ne semblaient pas prêts à la laisser prendre la poudre d'escampette de cette manière. Lorsque finalement, en effectuant un saut au dessus d'un poney, elle se rendit compte qu'il s'agissait de la chanteuse méchante de tout à l'heure. Continuant sa route quelques mètres avant de déraper dans le sable, dégageant un petit nuage de poussière qui fit toussoter quelques spectateurs, elle fit demi tour puis ressauta au dessus de la pouliche.


-Et moi c'est Mad! Mad Melloré.


___Elle reprit sa route en courant de toutes ses forces pour ne pas se faire rattraper par son cortège et effectua la même manœuvre pour faire demi tour, passant devant les poneys qui courraient encore dans l'autre sens avant de repasser au-dessus de Sonata de la même manière.


-Et toi?


___Ses pas étaient tous tracés et elle répéta les mêmes mouvements à un détail prêt qu'elle se laissa glisser au sol lorsqu'elle rencontra à nouveau ses détracteurs pour ne pas se faire attraper. Puis couru à nouveau vers Sonata, mais brusquement, au lieu de sauter, Melloré se dit qu'il serait plus aisé de communiquer, si elle arrêtait de bouger, alors elle s'arrêta net. Les autres quant à eux sautèrent tout de même, et se rendant compte trop tard qu'ils sautèrent pour rien, tentèrent de raccourcir leur saut, mais dans la manœuvre, ils s'empilèrent tous en l'air avant de retomber en blocs et face contre terre un peu plus loin.


-Tu ressembles à un Tattoo tu sais ? Tu sais pas ce que c'est ? Bah en fait c'est un genre d'oiseau-mouche qui vole super vite! En fait je retire ce que j'ai dis, t'as l'air sympa, tu viens boire un verre avec moi? Enfin un verre, pas un ver, mais un verre, pas comme la couleur non plus, ce serait pas possible, ce serait comme dire "vient on va manger un A"...


___Elle continua ainsi à débiter un flot d'absurdité jusqu'à ce que son interlocutrice lui réponde.

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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Sam 25 Avr - 14:07




Sirène en détresse ~


Dès lors qu'elle sourit, la belle songeait au discours. Elle s'eut bien fourvoyée. Mais elle était ainsi faite, bien sotte et douée d'une mémoire frivole. Elle riait d'aventure, en son fort intérieur. L'énergumène l'amusait et était si risible. La misère de sa simple vision, sembla faire écho à son esprit niais. Il n'y avait dont qu'elle, pour ne voir sa propre décadence. Soudain, la belle bleue déchantait. Ses prunelles se grandirent, s'écarquillèrent; sa trogne se figea. L'étrangère engrangeait lignée de larmes. Le phénomène l'aura presque séduite, et conduite à la meurtrir d'aventure; mais elle ne saisi rien à ses reproches. De quel crime odieux l'accusait-on ? Elle n'en su rien, de ce sabot ayant enfoncé la gueule innocente. Si bien qu'elle vit-là, la seule détestation de son geste altruiste. La bleutée avait partagé son repas, et n'en récoltait que des miettes infâmes. Cette pensée lui éveilla malveillance, lui intima une colère sans nom.

Sonata avait ceci d'étrange, qu'elle était des grands pleutres, mais s'enhardissait dès lors qu'on crachait sur le met succulent ou n'ennuyait ses sœurs. Sa trogne durcit ses traits d'angélique. Voilà la Sirène, bête assoiffée de vengeance. La fureur la possédant, elle n'alla souffler mot. Soudain le mal s'évanouie, s'enfouie. La surprise l'assaillit, écartant en l'instant, son désir mal luné. Et elle papillonna des paupières, devant ce spectacle étrange. Le sourire de la crasseuse, lui donna des sueurs froides. Et elle la pensa emprunte de démence. Naguère on lui signifia de ne point rire du handicap d'autrui. Mais il n'excusait en rien sa conduite. Aussi n'irait-elle lui pardonner. Une boucle sans fin se dessina. L'étrangère vivait mile déboires, tandis que dansaient d'éphémères bulles, avant d'éclater. La belle bleue comptait en rire, histoire d'accabler la mégère. Mais elle préféra de loin lui conter son humeur, par le chant.

Voilà qu'elle brandit l'instrument, fin prête à délier sa langue. Ses prunelles fusillèrent la malheureuse, avant qu'un douceur ne paraisse à sa belle bouche. Hélas, on l'ignorait d'aventure; ceci l'agaça. Elle manqua-là grognement. Au lieu de quoi, son sabot fulmina sur scène. L'attention de la peuplade s'en eut allé, vers la bondissante enfant, si dérangée. La sirène vit grandir son sourire. A vrai dire, si la populace allait de pair avec elle, l'impotente tomberait de haut. Et tandis qu'elle admirait la foule pourchassant l'aliénée, Sonata agit. De ses lèvres s'évada le chant funeste, celui du lynchage. Le micro fit se diffuser ses vocalises. La magie fit son office. Plus d'un s'enhardi comme jamais. La traque su la divertir. Hélas pour elle, la violoniste répliqua. Dès lors, elle su une chose, l'excitant, le nouvel acte annonçait une lute de symphonies. Loin de lui ravivé le souvenir d'une débâcle passée, Sonata se prise au jeu.

Et de sa voix, sublime, enchanteresse même, la belle entonna nouveau morceau. Se faisant, elle parvint après quelques instants, à défigurer la Nature. Ces gens gagnèrent en vélocité, si bien que plus d'un provoqua accident, alors qu'on bondit à ses abords. Elle sourit d'un air narquois, tandis qu'elle s'accordait une pose, en la mélodie.
« Sonata Dusk, la Sirène ~ » Il n'y avait dont qu'elle, pour ne savoir tenir sa langue. Fort heureusement, qui la croirait ? Pas eux. Une bien insolente chance accompagnait l'insouciante gazelle, si bien qu'elle flânant sans voir la menace pesant sur elle. Ses compagnons d'infortune, la déçurent. En eu l'air médusé, l'espace d'un instant. Mais elle déchanta bien vite, devant le discours. Sa pensée s'égara, elle eu l'air absente. Certes elle avait grand soif, mais que venaient faire-là, ce lombric et tatou ?Le flot d'informations l'emporta, la noya. Si bien qu'elle sera restée figée un moment.

Une bien triste et risible fin l'attendait. Une mort cérébrale lui tendait les pattes. Et dans l'ombre d'un autre, se refermait l'étau d'un encerclement. La peuplade gagna ces drôles de dames, bousculant sans le vouloir la belle bleue, avant de l'engloutir. Et elle s'éveilla en cette marrée noire. La panique l'amena à geindre et frémir sous ces sabots innombrables. Mais le sanglot n'attira nulle bonté, pas un citadin ne s'enticha d'elle. Seul une frêle lueur vint lui chatouiller le museau. Et elle leva les yeux au ciel, dans le lointain. Nul doute que son sortilège en eu trop fait, ou bien était-ce sa lubie vengeresse ? La sirène l'ignorait, seul lui importait l'évasion à ce cauchemar. Une espérance nouvelle appâta la belle bleue. Et elle rampa dans le sable, à la manière d'un soldat à couvert, afin de se frayer un chemin hors de la horde. Parvenue au lieu dit, la belle andouille commit bourde. La voilà bipède hurlant sa joie, toute émue d'en être sortie. Afin de détourner l'attention, elle pointa l'autre du sabot, accusatrice.

Soudain elle s'affolait, elle avait perdu son trésor, son micro. Elle s'écria, beugla tel un innocent monté à la potence. Puis elle s'élança en hâte, dans le bain de foule, partagé entre ses déboires et l'arrestation de la criminelle. La elle se fit violence, en venant heurter les os et trébucher dans le sable. Mais elle su faire fi de son martyr, afin de revenir aux sources, là où pouvait reposer la prunelle de ses yeux. Voilà qu'on l'agressait son tour, elle fut bien impuissante. La sirène n'était taillée pour la bataille encore, et les elle les avaient changé en foudres ponesques. Alors paniquant de plus belle, elle essuya bousculade et fracas en plus de chercher en vain son catalyseur. Et elle retrouvait celle qui pouvait l'avoir ramassé, la pimpante Melloré.
« Euh ... T'as vu mon micro ?! » Eut-elle soufflée, d'une langue ardue. Là elle se jura de ne plus s'aventurer loin, sans la fratrie. Elle avait grand peur, et manquait de s'évanouir.


© Luna sur EN pour Sonata.


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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Mar 28 Avr - 1:18



___Les deux pouliches étaient dos à dos alors qu'autour d'elles un flot mouvant se resserrait tout prêt à faire des deux folles de la chair à pâte. Mad recula d'un pas pour se resserrer un peu plus de Sonata lorsque l'assaut débuta, mais alors qu'elle fit un pas en arrière, puis un second, un troisième, mais jamais elle ne rencontra une quelconque résistance derrière elle, Sonata avait déjà pris la poudre d'escampette. La ponette survitaminée soupira, l'air blasée tout en restant immobile alors que la troupe de joyeux lurons lui sautèrent droit dessus avec rage. Elle aurait aussi du fuir à la première occasion quel manque de discernement. Alors que les villageois s'apprêtait à la rouer des coups elle se mit à jouer des coudes, comme la pile électrique qu'elle était et toujours sous l'emprise de son charme de vitesse elle se mit à batailler. Sur le dos alors que les villageois s'en prenait à elle, elle en dégagea un d'un coup de patte arrière, un deuxième d'un coup de boule droit dans le museau et elle fit faire un salto arrière à deux autres qui prenaient appuis sur ses pattes avant.


___Pour se faire elle prit de l'élan avec ses pattes arrières et se retourna de façon à se retrouver sur ses pattes tout en envoyant les inopportuns valdinguer un peu plus loin. De nouveau sur ses pattes, le sourire de la folle revint défigurer son visage alors que l'éclat de l’aliénation se lisait dans ses prunelles. La demoiselle dégaina son épée et se mit à hurler de rire. Un rire tonitruant, à la fois aiguë et grave, inharmonieux et sans aucune cohérence qui glaça l'échine de ses adversaires qui pour la plupart firent un pas ou deux en arrière. Pourquoi riait-elle? Qui était cette folle qui semblait s'amuser d'une situation comme celle ci?


___Les combattants toujours sur les nerfs à cause du charme de Sonata, remis de leurs émotions  ils eurent l'impression que la folle se riait d'eux, qu'elle se foutait royalement de leur gueule. Alors l'un d'entre eux, le moins patient s’élança sur la demoiselle qui toujours plus rapide qu'à l’accoutumé esquiva sans problème d'un bond sur la gauche et l’assomma d'un coup de pommeau sur la nuque. Son rire repris, elle ne pouvait l'arrêter, c'était si drôle de voir ces gens penser qu'ils allaient pouvoir l'arrêter. Elle trouvait si hilarant l'espoir qu'avait ces gens de stopper la folie. Elle était la folie et la folie ne pouvait être stoppée.


___Sans faire fi de ce qui arriva au premier adversaire comme une flèche elle arriva devant le premier de ses adversaires qu'elle mit à terre du plat de la lame et envoya dans les bras de Morphée à grand renfort de coup de sabot dans la face. Effectuant un salto avant elle esquiva une charge de l'un des compatriotes des autres tombés et alors qu'elle s'apprêtait à retomber au sol, elle donna un coup de ses deux sabots arrières dans le dos de son ennemi qui emporté par l'élan vint s'écraser de plein fouet contre le mur d'une maison. La quatrième victime de l'éclair de folie qu'elle était fut un pauvre hère qui tremblait comme une feuille et à qui elle envoya une mandale si forte que l'homme sembla perdre une dent sous le choc. Chantonnant et  gambadant, elle enchaîna ainsi les attaques une à une pour envoyer les villageois à terre le tout accompagnés par ci et par là par quelques gloussements. Elle prenait attention à ne tuer personne, ils n'avaient rien fait pour le mériter après tout, et quoi qu'on en dise, quoi que les gens puissent en penser, elle n'était pas une meurtrière, elle était juste mentalement instable. Entre un tueur en série et un fou de l'asile, il y a un monde voyons ! Pas d'amalgame! Revenons à nos moutons, ou plutôt à Sonata qui revint se glisser dans le tas pour demander à Mad si elle n'avait pas vu son micro.


-Non, j'ai vu que des mandales et des gnons moi. Mais je peux t'aider à le chercher si tu veux.


___ elle se remit en route presque aussitôt et alors qu'elle gambadait par ci par là à la recherche du micro de sa compagnonne d'infortune espérant que rien ne lui était arrivé, pauvre micro perdu au milieu de cette bataille... Mad s'imaginait les pires atrocités elle se fit attraper par surprise par un groupe de paysans. L'un d'entre eux sauta d'un toit pour lui mettre un sac en toile sur le museau, l’empêchant de voir ce qu'elle faisait. Coupée de sa vue, elle ne put se fier qu'à ses autres sens. Son ouïe, lui disait qu'un homme approchait par derrière, ou elle envoya un coup de sabot. Un sourire de contentement se dessina sur sa face alors qu'un "AIE" sonore retentissait derrière elle. Son odorat reconnaissant l'odeur du fumier si typique de ces paysans lui signala que face à elle quelqu'un approchait, elle tenta de frapper, mais elle frappa dans le vide, une première fois puis une seconde fois. La troisième fois lorsqu'elle frappa elle chuta ou du moins elle s’enfonça dans quelques choses assez mou et chaud. Elle sentit la chaleur moite et désagréable qui englouti son corps , mais aussi l'odeur nauséabonde qui inonda ses narines. Il n'y avait aucun doute elle venait de tomber dans un tas de fumier. Ce n'était pas un paysan qui était malodorant, c'était bien cette immondice.


___En ressortant prestement et avec dégoût, elle sentit que quelqu'un l'attrapa par la crinière. Hurlant de douleur, un hurlement qui glaça le sang des gens alentours, la chaotique se fit tirer en arrière via le crin puis immobiliser par un certain nombre d'homme qui commencèrent à l'attacher à un poteau tout en lui subtilisant son épée. Se débattant comme une lionne il n'y avait plus rien à faire elle était incapable de se libérer. On lui ôta son infâme capuche, et elle remarqua devant elle un vieux poney, moustache rousse et brin de paille entre les dents.


-Et bien messieurs, nous avons une jolie prise.


-Une prise? C'est quoi ca se mange? Parce que si c'est le cas j'en veux bien un bout.


-La ferme toi!


-A la ferme? Mais j'en ai pas vu de fermes en venant? Tu serais pas un peu bête papy?



___Alors que Mad arborait son sourire, couverte de fumier, le vieux paysan semblait hors de lui, encore quelques répliques et il était certains que de la vapeur lui serait sortie des oreilles.


-C'est ca fout toi de notre gueule ! Tu vas plus rire longtemps.

-Du riz? Y a du riz!!!! GENIAL!



___Presque aussitôt avait-elle déclamé sa bêtise qu'elle se prit un coup droit dans le plexus lui faisant baisser le visage et toussoter. Son museau sombra sous sa crinière alors que seul son sourire apparu, effrayant dans l'ombre de son visage, son rire éclata, entrecoupé de toussotements et de crachats, cette fois ce fut son visage qui se recu une droite monumentale lui faisant se mordre la joue et cracher une gerbe de sang alors que sa casquette s'envolait. Alors qu'elle relevait lentement le menton son regard de folle heureuse s'assombrit et se maria avec son sourire. Elle hurla sans aucune raison apparente :


-OH UNE GERBOUTILLE!


___Intrigué les 3 poneys qui s'occupaient d'elle tournèrent la tête, laissant le temps à la demoiselle de sortir d'un coup de sabot arrière son archet, qu'elle attrapa entre ses dents. Le bout de son archet étant une petite lame dont elle se sert parfois, elle entreprit de découper ses liens et fonça sur ses tortionnaires, récupérant son épée, elle empala le premier, et trancha les tendons du second, alors qu'elle sautait sur le troisième, le paysan moustachu qui l'avait malmené, elle et sa casquette. Lui collant un coup de sabot sur le torse pour le clouer à terre, elle le toisa avec un air dément et cracha le reste de sang qui lui restait dans la bouche sur l'homme qui avait su la faire sortir de ses gonds.


-Tu n'aurais pas du faire de mal à mon coeur.


___Une phrase digne de la plus grande des psychopathes alors qu'elle lui plantait très justement son épée en plein coeur.






___La tempête du combat faisait rage, les villageois ne portaient plus vraiment attention à qui ils foutaient ou ne foutaient pas de mandale. Bref, il s'agissait d'un merdier général. Mad pour sa part était hors d'elle, elle trottina jusqu'à sa casquette avant de la revisser sur sa tête, elle avait mal aux cotes, sûrement l'autre moustachu lui en avait cassé une lors de son coup dans le plexus. Peu importait, pour le moment, la dryade n'était autres qu'une furie prête à relâcher toute sa rage sur le premier qui viendrait lui chercher des noises. On pouvait tout lui faire, mais personne n'avait le droit de toucher à sa casquette, personne n'avait le droit de toucher à son cœur. Elle hurla de rire, encore et encore, immobile. Personne aux alentours n'avait l'air d'avoir envie de s'attaquer à elle en voyant le massacre un peu plus loin. Tout le monde sauf un pleutre qui lui tira une flèche droit dans la cuisse. Melloré s'arrêta dans son rire et telle une berzerk arracha la flèche et se mit à couvert. La demoiselle joua une musique avec son violon, entraînante, violente, la musique fit battre son coeur plus vite et ses pupilles se révulser, le sang s'arrêta de couler aussi violemment qu'avant et la pouliche en oublia même la douleur.


___Cependant, elle était encore plus en rognes qu'avant, elle était à deux doigts d'exploser. Oui à deux doigts d'exploser la face du crétin qui lui avait tiré une flèche dessus. Toujours sous l'effet de son boost de vitesse elle courut à en perdre haleine devenant une cible plus complexe à atteindre, elle sauta sur une caisse, puis sur un balcon avant de s'accrocher à une rambarde et à se hisser. Devant elle se trouvait une pouliche encapuchonnée qui se mit à trembler comme une fille. Elle saisit son arc et banda tant bien que mal, mais il était déjà trop tard, avant que la flèche n'ait le temps de lui échapper des doigts, elle se prit un coup de sabot latéral droit dans les côtes qui la déséquilibra, puis un second coup au niveau de l'épaule ce qui la fit tomber à la renverse quelques mètres plus bas. La Valkyrie dans sa rage soupira un moment et remercia le dieu abeille qu'il n'y ait que des gens sous entrainés dans ce village sans quoi elle aurait fini plusieurs fois à la casserole. La belle reprit son souffle un instant avant de retourner dans la mêlée.


___Toutefois, au sommet de son saut, pour rejoindre le combat, elle vit à terre un objet brillé, et bien que sous l'effet de la rage, Mad restait Mad et Mad restait conne comme un manche à balais, et il faut savoir que pour quelqu'un comme notre pouliche adorée, il y a un dicton très important : "si ca brille, ca vaut le coup d'y jeter un coup d'oeil." alors se jetant à corps perdu dans la bataille, jouant des coudes, poussant et tapant ceux qui se mettait sur son passage, elle vit l'objet de son désir, cependant alors qu'elle voulut se baisser pour le ramasser quelqu'un mis un coup de dedans, l'envoyant valdinguer au loin. La pouliche suivit la trace de l'objet puis se rebaissa, la même chose arriva. Le petit numéro dura ainsi une bonne dizaine de fois au bout desquelles, la barde excédée hurla et joua une fausse note stridente sur son violon :


-CASSEZ VOUSSSSSS!!!!!


___Une onde sonore se dégagea de son violon et déséquilibra la plupart des personnes autour de Mad qui en profita pour s'emparer de son butin, le sourire aux lèvres : le micro de Sonata, un peu déçu de sa trouvaille, elle la garda tout de même. Toutefois alors qu'elle brandissait son obtention, une sorte de poney bodybuildé aux anabolisants lui fonça dessus à toute vitesse, un masque de catch sur le visage, il lui rentra dedans de toutes ses forces, faisant littéralement s'envoler la pauvre Mad pourtant si fière d'elle. Cet outrage fut celui qui finit de faire exploser la rage de la jeune et jolie ponette, qui se lâcha:


-ENCULE! ESPECE DE SOUS RACE! SALOPERIE! RUSTRE!BOUCHE A ETRONS! ORNITHORYNQUE!


___La combattante profita de sa vitesse pour contre-attaque et envoya sa droite la plus puissante directement dans la tempe du catcheur qui ne sembla même pas broncher. De peu, elle esquiva la riposte, mais alors qu'elle allait esquiver un autre coup elle sentit que quelque chose n'allait pas, son charme de vitesse venait de se lever. Elle se reçu de plein fouet une droite qui l'envoya de nouveau voler à travers la place ou le combat avait lieu. Elle s'écrasa dans le même tas de fumier que précédemment et on put l'entendre hurler à travers toute la salle, et sûrement à travers tout le désert de Hoofswell. Alors qu'elle en ressortait l'air à la fois blasée et prête à faire exploser le monde, elle remarqua qu'elle se trouvait à coté de la propriétaire du micro. Mad le lui tendit tout en la poussant et faisant un saut de coté pour esquiver le catcheur qui venait de charger et qui alla détruire un pan de mur un peu plus loin.


-PUTAIN! IL EST AUSSI CHIANT QU'UN KOALA! J'VAIS LUI BOTTER LA FACE!

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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Jeu 30 Avr - 13:22




Et la Belle devint Bête ~


La belle andouille ne vit de suite le carnage, et ces corps gisant à terre. Sa frayeur l'obnubilant, elle n'avait encore d'yeux que pour l'instrument. Et de sa quête elle revenait bredouille. Même son acolyte ne l'avait vu. La panique la gagnait encore. Un tracas monstre s'emparait d'elle. Et elle fabulait. L'ainée allait l'assigner à domicile, ou même l'enchainer. Elle redoutait cela, la fureur d'Adagio, les sarcasmes d'Aria. Du reste, le discours de la belle grise, l'eut laissée sans voix. Elle n'en pu saisir un traitre mot, hormis la généreuse offre. Ces palabres auraient pu l'émouvoir, lui éveiller sourire. Hélas pour elle, la balade au chaos ne su les satisfaire. A vrai dire, elle en dénotait à peine les signes. Certes d'aucune des gens du hameau ne la portait en haine, mais les regards ciblaient l'insolite duo. L'aliénée et la sotte reçurent visite. Une bien grotesque embuscade, abusant de leur insouciance. Et si l'une se vit captive et bonne à guider au supplice, l'autre déchanta.

Sonata sembla figée dans sa torpeur, indicible. Elle avait grand peur, de finir ainsi. Elle désira l'évasion à la contemplation. Hélas pour elle, ses pattes frémirent. Et telle une gargouille, elle demeura-là, figée dans un air bien ahuri. Bien confuse, la donzelle fut en proie au chaos intérieur. Elle avait l'art et la manière de beuguer ainsi. Se faisant, la réalité n'avait plus court, et le temps plus d'emprise sur elle. Il n'incombait donc qu'à elle, de se ressaisir. La bleutée n'avait une once de témérité en elle, une sinistre pleutre et couarde, bien misérable une fois séparée de la fratrie. Naguère encore, la jument vécue pareille aventure. Jadis elle était Sirène véritable, créature diabolique et toute puissante. Elle guerroya contre Equestria tout entière, afin de rester libre, afin d'assouvir son ambition. Hélas, qu'elle ne fut son effroi à la vu d'un étalon la terrassant. De là vint cette hantise du conflit, comme la phobie des sorciers.

La belle bleue redoutait encore la débâcle, la misère la suivant de près, et la dureté d'un monde à son égard. Ainsi hésita-t-elle, à secourir sa comparse. Du reste, qu'était-elle à ses yeux, sinon rien. La seule pensée d'assister à plus d'une horreur, l'édifia, la révulsa; et voilà qu'elle filait. Sa cavale de dératée l'enleva en une antre de sureté. Au sein d'une ruine, elle se fondait dans l'ombre d'un monde absurde. Soudain elle frémit d'aventure. Un millier d'yeux se posa sur elle. Un gloussement s'étrangla à ses lèvres, et elle sembla greloter. Ces petiots terrorisés gémirent, elle n'en saisit rien et fuit en hurlant. La voilà qui fondait au dehors, où chacun cognait l'autre, réglant sans doute ses comptes. La bleutée tenta de nouveau la recherche d'un trésor. Et dans la manœuvre elle essuyait coups. Une caillasse dans la tempe, la chute d'un malheureux la bousculant, un autre la percutant sans vergogne; elle dégusta.

Fort heureusement, ces quelques maux n'allait l'abattre. Ainsi perdura-t-elle, un brin sonnée et boitillante. Afin d'arpenter la lande aux sables rouges. Soudain un hurlement retentit en la plaine. Si sinistre et puissant, qu'il déchira les cieux, et la toile de l'ubuesque bataille. Tous se figèrent, elle manqua-là de s'évanouir. La fautive de l'incident lui sembla si proche. Un bourdonnement la narguait en l'instant, si bien qu'elle se vit assourdie. Il lui apparu seulement, que Mad n'avait l'air commode. Certes elle avait une case en moins, et la peuplade l'avait lynchée, mais elle lui sembla trop empourprée. Un sinistre gredin l'avait-il privé de son violon ? La pauvre, se dit-elle, bien naïve mais compatissante. Et la grise fut bien bonne de lui rendre l'objet de son désir. Elle en eut le sourire niais aux lèvres, et l'air fort enjoué, fort ému. Hélas, voilà qu'un briguant venait gâché le phénomène. Elle déchanta en un éclair, comme toujours.

Un mastodonte l'eut effleurée, lui arrachant un sursaut de frayeur. Et tandis qu'elle s'en remit, Sonata songea à ce concept lui échappant encore. Etait-elle redevable envers sa compagne d'infortune ? Il lui fallait encore lui faire la morale, et lui inculquer l'adoration d'un divin met. En l'attente de quoi, la belle bleue devait l'aider à perdurer encore. Un énième gloussement s'empara de ses lèvres, lui ravivant l'amertume du conflit, et la terreur d'en sortir appauvrie. Sa réflexion dura peu, le temps de saisir son courage pittoresque, et d'agir. Et portant le micro aux abords sa belle bouche, la jument d'azur chanta. Sa mélodie puissante et enivrante, malsaine et éloquente, s'accapara toute attention. Le sortilège dépouilla ses gens de l'envie même de castagne, ainsi savait-elle lacérer le moral d'autrui. Ses vocalisent durèrent, donnant à sentir l'amertume d'un vraie patience. Si les artistes s'accordaient, alors elles vaincraient.

Et de ce déhanché divin, transparu sa toute puissance de l'instant. La Sirène resplendit, tandis que la plèbe s'écrasait devant elle. Sa danse terrassa ces fous ne pouvant lire en elle. Un air de rancœur flottait dans l'air, écrasé par son chant virulent, par ses prunelles infâmes. S'il lui était possible de vaincre, sans avoir à lutter, alors elle y gagnerait la crainte du peuple. Ainsi était encore, cette horreur passée, rêvant encore d'une douce vengeance. Naguère encore, la donzelle exécrait sa répugnante condition, dépouillée de tout. Mais elle chavirait au rythme d'une symphonie macabre, le murmure d'une folie intérieure, celle d'une domination certaine. Alors elle accablait ce lopin de terre et ces gens. Sa cruauté du jour, tendit donc à leur offrir le salut, en une victoire écrasante. Elle aima voir ces suppliques et gentes apeurées. Voilà qu'un sourire naquit, emprunt de malveillance, d'arrogance. La belle se délectait du spectacle.


« Vous en voulez encore ? Réclamez dont une autre chanson ~ »




Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Ven 1 Mai - 4:23




___Une fois le micro rendue à sa propriétaire, cette dernière ne sembla pas perdre énormément de temps avant d'utiliser sa propre magie, sa voix commença à porter, ensorceleuse, envoûtante et hypnotisante. Les mœurs semblaient se calmer autours d'eux plus le temps avançait et plus les combats semblaient perdre en intensité. Une musique entraînante, qui sut même calmer la folle qu'était Melloré. Avec son micro dans les mains elles semblaient inarrêtable, magnifique et gracieuse, des étoiles perlaient dans les yeux de l'aliéné alors que dans une danse gracile elle se mettait à mettre à terre tous les ennemis s'approchant d'elle. Plus les notes s’enchaînaient et plus Mad se sentait libéré, en paix avec elle même. Elle tombait en admiration devant sa compagnonne d'infortune. Elle savait qui devait conquérir le monde avec elle afin d'apporter la paix sur tous ces fous. Envoyant valser d'un coup de sabot un inopportun se voyant poussé des ailes et des parties assez grosses pour s'attaquer à elle, la demoiselle se déplaça sans encombre jusqu'à Sonata pour lui proposer son offre.


-Sonata! Ne t'arrêtes surtout pas. Mais écoutes moi, j'ai une proposition de poulet qui pourrait t'intéresser. Tu vois les papillons ? Et bah c'est cool et c'est joli. Et faut que je retrouve le roi des abeilles qui m'a promis de m’accueillir et peut être de me servir de monture, c'est trop génial. M'enfin y a ces tatous qui me barrent la route, et enfin dans tout ca, j'aimerai bien que tu t'allies à moi pour conquérir ce monde. Comme ca on sera les reines des papillons et ce sera super !


___Quelques mots censés dans un discours qui pour le coup semblait sortir de la bouche d'une personne ayant consommés quelques champignons aux effets bien peu légaux, furent prononcés par la jeune pouliche qui à peine avait-elle fini sa phrase se fit emporter dans un courant d'air. Soufflée, la ponette se releva en toussant. Bien que tout le monde ou presque semblait s'être calmer il en restait un qui cependant semblait ne pas apprécier le calme ambiant.


___Ce dernier, je vous le donne dans le mille, il s'agit de l'étalon catcheur dopé aux stéroïdes qu'elle avait croisé précédemment, ce dernier se frappa le torse de ces sabots dans un hennissement triomphal pendant que de son côté Mad crachait ses poumons, étalée à terre. Pourquoi était-il encore aussi belligérant malgré la musique de Sonata? Voyons, réfléchissez un peu. Sonata avait utilisé un sort pour exacerber leur coté combatif, puis un autre sort pour le faire s'envoler, elle n'avait fait que dissiper son premier sort et quand on voit le bestiau qui fanfaronnait devant notre pauvre héroïne, il n'était pas bien compliqué de deviner que le taux de testostérone qui devait se trouver dans son corps de canasson devait être aussi élevée que son agressivité naturelle. Se remettant finalement sur ses sabots, Mad réajusta sa casquette et se mit en garde.



-Déjà debout petite pouliche?


-Bah oui, je suis debout depuis un moment, je me suis levé tot ce matin.


-Mais qu'est ce que tu me baragouines ?


-Heyyy restes poli, c'est toi le margoulin!




___C'était le mot et l'incompréhension de trop pour le catcheur qui fonça à la charge, la nymphe esquiva gracieusement, son regard devenant plus sérieux. La musique de Sonata commençait à même adoucir sa folie. Cependant, n'étant plus sous l'effet de son charme de vitesse, elle se devait de trouver un instant ou un plan. Son esprit moins embrumé par la folie qu'à l'accoutumée, elle devrait pouvoir trouver quelques choses. Toutefois, à peine commençait elle à réfléchir que son adversaire revint devant elle, cette fois ci il ne fonça pas, mais se redressa sur ses pattes arrières et commença à la harceler de coup de sabot, si bien qu'elle ne put tous les esquiver, la douleur était lancinante à chaque coup elle avait l'impression que ses muscles allait exploser. Finalement, harasser par la force de son agresseur elle mordit une nouvelle fois la poussière mais fut décollé du sol. Ses pattes ballottant dans le vide, elle était vidé de toutes forces et son corps était meurtris. La demoiselle ne savait plus quoi faire. Puis alors qu'elle clignait des yeux pour ajuster sa vue elle reçu un coup de sabot droit dans la tempe la forçant à tourner le visage, puis une seconde et ainsi de suite, elle sentit même sa nuque craquer à un moment. Cependant, alors qu'elle allait s'évanouir, elle sentit quelque chose dans tout son corps, quelque chose qui bouillonnait, elle l'avait ressenti plusieurs fois. Alors que la musique de Sonata semblait devenir plus entraînante, légèrement plus violente, elle sentit son sang bouillonner dans ses veines.


___Elle l'avait ressenti auparavant, lorsqu'elle avait tué ses parents, son petit ami, lorsqu'elle s'était battu contre le dragon de crystal et quand elle avait fait de Bartholoméus un corps froid et sans vie. La folie semblait prendre le contrôle de son corps, cette incompréhension qui s'emparait d'elle n'était pas fortuite mais venait des deux sentiments qui s'opposaient en elle. La musique de Sonata qui par sa magie se devait d’apaiser les mœurs était aussi une musique entrainante, le genre de musique qui déclenchait l’agressivité de mad, cette contradiction qui l'accaparait fit bouillonner sa folie jusqu'à un point culminant. Elle se sentait entraîner à l'intérieur d'elle-même ne devenant plus que spectatrice de son propre massacre, elle ferma les yeux, tout était si noir, si silencieux, la douleur ne semblait plus exister. Mais quelques choses grouillait, quelque chose qui se mouvait dans les ombres, soudain le silence devint un bruit, un bruit sombre, un grondement répétitif, un battement, comme si le sang lui battait aux tempes, puis ce bruit devint un vacarme assourdissant puis plus rien. Les couleurs tourbillonnaient autour d'elle, les lignes droites se déformaient, les visages apparaissaient les cris, les larmes, les rires.


___Tout se mêlait, le vrai et le faux, la logique et la folie donnant naissance au chaos, à cet ordre si parfait, tout devint si lisse, si lisse qu'il ne paraissait plus rien, plus rien mis à part l'angoisse, l'angoisse de cette propreté parfaite qui d'un moment à l'autre disparaissait pour devenir ce gloubiboulga atroces. Lequel préférait elle? La question ne se posait pas. Aucun des deux, ils étaient effrayant, les deux faces du chaos, l'ordre et le désordre étaient si liés, et pourtant si différent, cette contradiction. La contradiction, qui opposait tout et trompaient ses sens. Elle se perdait petit à petit dans sa folie, alors que seule au milieu du vide elle se mettait à rire, à rire de ce cri qui vous glace le sang, ce cri si proche de l'irréalisme, ce cri... ce rire emplit de folie, un rire sinistre, une autre contradiction qui s'échappa de sa gorge, alors qu'elle rouvrit les yeux. Son regard plus fou que jamais alors qu'un dernier coup de sabot l'envoya valser plus loin. Même étouffée sous les débrits son rire d'effroi n'avait pas cessé.







___Son esprit n'était plus qu'une ruine, une désolation, elle n'était plus elle même. La pouliche se releva des débris comme un pantin désarticulé, ses mouvements improbables, toutes ses articulations semblaient défaites tellement ses gestes n'étaient pas coordonnée. La douleur qui emplissait son corps, elle s'en délectait, pas elle, mais sa folie. Sa folie se délectait de cette douce souffrance qui la rendait plus forte. Sa tête, tremblant, de droite à gauche, ses yeux, fixes, ne semblaient plus cligner et fixer un endroit, dans le vague, un endroit qui n'existait pas, un endroit ou la désolation et la folie étaient les reines. Toujours aussi peu coordonnée, dans un tressaillement, elle se redressa sur ses pattes arrières, sortit son violon et l'attacha à sa ceinture dans la sangle prévu à cet effet. De cette manière, elle joua, en pizicatto, ses cordes vibraient d'une violence inouïe, sa magie changeait les sons. Elle était un monstre, un véritable de monstre qui venait de se mettre sur pied, elle sentait la douleur battre à ses tempes, et elle se remit à rire, comme une folle, d'un coup de langue, elle essuya le sang qui coulait le long de la lèvres qu'elle s'était mordue. Le catcheur était abasourdi devant ce qu'était devenu son adversaire. Cette chose qui ne semblait pas appartenir à ce monde, cet être détaché de tout qui semblait si lointain. La musique qu'elle joua ne sembla pas avoir d'effet sur son comportement. C'était bien une première fois. Le son saturé semblait s'accélérer et devenir plus violent, plus perçant, les notes l'emportaient, exacerbaient sa folie, sa puissance. Son enchantement semblait faire effet alors qu'elle augmentait sa puissance brute de sorte à pouvoir combattre d'égal à égal avec musclor. Sa musique finit, elle lâcha l'instrument, ballant sur son coté, elle se rua, sur deux pattes sur son adversaire et dans un saut lui asséna une droite monumentale qui l'envoya à son tour voler dans un mur qui s'affaissa.


___Les observateurs restèrent bouche bée, bien qu'elle soit une Saddle Arabian, comment une pouliche aussi frêle pouvait avoir autant de puissance brute pour soulever cette montagne qui devait bien faire deux fois son poid. Le silence abattit sur la place, seul son rire, qui diminua puis s'affaissa, devenant un fredonnement, un fredonnement qu'elle accompagna de musique. Sans aucune magie cette fois ci, juste une musique, lancinante, prenant aux tripes. Elle avançait, désordonnée, tant bien que mal, ce monstre de folie pure semblait peiner à se mouvoir. Dans un sursaut l'étalon se releva et attaqua, un coup qui toucha sa cible mais qui n'eut pour effet que de lui faire lâcher son instrument, et lui arracha un sourire bref, énorme, et effrayant.



___L'échange pouvait débuter. Il lui donna un deuxième coup qu'elle stoppa, poussant un cri perçant et suraiguë sans aucune raison apparente elle contre-attaqua à son tour avec un coup de son sabot libre que l'étalon écarta d'une rotation de la patte, profitant de l'ouverture pour taper au foie faisant cracher une gerbe de sang à sa frêle adversaire qui prit le soin de la lui envoyer en plein visage. Profitant de la distraction elle sauta et lui porta trois coup consécutif, un premier du sabot gauche droit dans le visage, un deuxième du sabot droit dans les cotes et le dernier une béquille droit dans la cuisse gauche via sa patte arrière. La puissance des coups semblaient impressionnante et arracha un cri de douleur à Mr Muscle qui s'affaissa avant de la saisir au vol et de la faire tournoyer autour de lui pour finalement lui éclater la tête contre un poteau non loin. Tout résonna dans la caboche de Melloré, tout devenait flou, elle sentait le sang, le sang qui montait à sa tête, elle sentait la douleur, la douleur aiguë qui vous atteint jusque dans les os. Elle souffrait. Elle souffrait comme elle n'avait jamais souffert. Mais la souffrance mentale était bien plus dure à surmonter. Elle n'était pas une faible. Elle n'était pas une lâche, elle avait embrassé sa folie, elle l'avait accepté. Qu'était le chaos sans sa divine allié, la douce et mielleuse folie, celle qui vous réconforte, vous attire dans son monde et fait de vous son pantin. Elle n'était pas le pantin de sa folie, elle était une incarnation de sa folie, son corps lui était dédié, c'était ce que son sort en avait destiné, son destin, cette machine infernale qui ne lui avait jamais laissé le choix. Elle était loin. Loin de toutes les préoccupations des êtres normaux. Son esprit n'était que l'ombre de ce qu'il fut. Un champ miné, dans lequel ne subsistait que quelques bribes.


___Se relevant encore, une fois, tant bien que mal, elle titubait, encore plus qu'à l'accoutumée, ses paupières était lourde, et sa vue se brouillait. Elle avait déjà perdue pas mal de sang avec sa blessure à la jambe et son charme précédent ne semblait plus faire effet, son muscle semblait se déchirer à chaque pas. Cependant quelque chose la poussait, quelque chose de plus fort la poussait à continuer. La poussait à se battre, elle voulait du sang. La folie voulait du sang, le même que celui de ses parents, le même que celui qui avait tacheté son pelage lorsqu'elle avait tué Batholoméus.  Ce liquide rouge et brûlant qui réchauffait son petit cœur. Du coin de l'oeil et de ce qui lui restait de vision elle chercha son ennemi qui se dirigeait droit sur Sonata avec un glaive en main. Apercevant ca, l'aliéné eut une lueur de présence d'esprit et se rua aussi vite que possible entre l’agresseur et Sonata. Poussant pour la seconde fois de la journée la ponette bleue, elle tenta de se retourna dans son saut, mais il était déjà trop tard, elle sentit le métal froid qui mordait sa peau et la déchirait tendrement, le liquide chaud venant rendre son pelage gris collant et pourpre. Tombant à terre, elle hurla de douleur. Un hurlement terrifiant car entrecoupée de rire. Elle n'avait pas cédé la folie, elle l'avait accepté, elle n'avait pas fuit celle qui était son amie comme elle l'avait fait avec Bartholoméus, sinon elle aurait tué Sonata, et non pas sauvée. C'était un tournant dans son histoire. Car elle était une nouvelle personne et alors qu'elle gisait à terre, haletante et hilare, l'étalon vint lui coller son glaive sous la gorge.


-Pourquoi as tu fais ca? Tu aurais pu me laisser la tuer, tu serais encore entière.


-Parce qu'elle, elle a été gentille avec moi, pas comme vous.



___Dans ses dernières forces, elle retira son archet à sa ceinture, en fit sortir la lame et l’enfonça profondément droit dans le coeur de l'étalon qui se stoppa net, un filet de sang s'échappa de sa poitrine avant que le métal assoiffée de ce fluide vitale ne sorte ses crocs de la chair faisant s'écrouler le catcheur. Mad arborant un sourire toujours aussi déstabilisant murmura un quelque chose ressemblant fortement à "Oh un papillon" avant de s'évanouir, à bout de force.

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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Sam 2 Mai - 16:25




De périples en sottises ~


Même éteinte, sa voix macabre acculait encore la lande. La peuplade ployait devant-elle, la sorcière des flots. Elle faillit bien en rire, hélas, une bourrasque l'en priva. Elle exécrait cela, l'impudence du public qui entachait son triomphe. Mais elle avait déjà bien rosser ces gens, aussi n'allait-elle chanter d'aventure. Soudain, elle déchantait d'aventure. Une frayeur sans pareille, l'ébranla toute entière. On lui destinait glaive vengeur. La belle andouille se figea de terreur, avant de frémir. La voilà bien retranchée sur sa personne, les pattes faisant rempart à son crâne. Elle geint sans le savoir, telle l'enfant qu'elle demeurait au fond. Un sanglot flottait dans l'air, comme la fragrance d'un ardent liquide, évadé d'une intimité. Naguère encore, il lui arrivait de tacher ses draps à la suite d'épouvantables nuits. Hélas, ici la frayeur tenait du réel. Cette immonde décharge lui parcourant l'échine, lui vint du fond des âges.

Certes il n'avait de coiffe de sorcière, ni de grande cape ou de barbe. Mais elle l'assimilait à ce diable l'ayant défaite jadis. L'odieux personnage, non content de la vaincre et chasser du royaume, la dépouilla de son être; avant de la conduire en exil, loin du logis. Et voilà qu'elle retrouvait à peine son univers, qu'on désirait lui arracher encore. La sirène préférait bien l'onde à la terre, mais elle n'avait le choix. Alors elle patientait encore. Et ce misérable voulait tout gâcher. Un union morbide s'opérait en elle, de l'effroi et de la hargne naitrait une pensée. Et tandis qu'elle frôlait l'agonie, avec ce cœur en haleine, battant à rompre; la belle bleue agit. Du moins, se ressaisit l'espace d'un instant. Fort heureusement pour elle, l'ennemi fut défait, ployant à ses sabots. La lande n'était plus de sable d'or, il lui sembla si rougeoyant, si révulsant. Elle en eut la nausée, toute écœurée. Dans la pourpre chaude de l'égorgement, elle vit la scène du carnage. Des dépouilles gisant ci et là, la Sirène n'était si cruelle à côté.

Sa sauveuse était abominable. Elle déglutit alors, produisant d'infâmes vocalises en crachant ses trippes. Des restes d'un copieux repas, se dit-elle. Cet instant d'égarement, lui rendit sourire et félicité. Mais elle était si sensible, si frêle, qu'il lui fallait bien cela. Tout cela n'avait été qu'un affreux songe, se dit-elle. Naguère encore, on lui promit monts et merveilles. Et la douce rêveuse aima cela. Certes elle ne voyait le rapport au gallinacé, mais elle fit le lien avec la fiction. Jadis alors humaine, la donzelle fabula devant un conte, celui d'Alice et son monde de féerie. Elle prenait encore pour véritable, ce qu'avançaient télévision ou radio. Alors elle su, que si sa comparse était en quête du Royaume des Merveilles, alors elle serait du voyage, de l'aventure. Elle désirait un monde de paix et d'amour, de musique et de victuailles. Et si ce Paradis était-là quelque part, alors il lui fallait le gagner.

Nul doute qu'il amuserait ses sœurs, songea-t-elle. Comme il ferait que Mad n'aurait plus à être sanguinaire. Cette dernière sembla s'être évanouie, sans doute la fatigue. Dans l'ombre on versait mile larmes, à la vue du sinistre. La sirène tapota sa comparse du sabot, s'assurant alors de sa condition misérable. Et songeant un instant, il lui vint une idée lumineuse. Elle hissa cette feignasse sur son dos, et fila au galop. Et elle rit. Ses classes militaires portaient leurs fruits, elle pouvait trotter à l'ombre sans souci. Du moins, en faisant fi d'une certaine pestilence. Celle de Mad passait encore, mais l'urine aux cuisses, lui chatouillait vraiment les nasaux. Du reste, la masse de sa comparse l'incommodait pas après pas. Enfin, la morsure de l'astre diurne l'éprouvait. La voilà acculée d'une bien cruelle cécité. Elle avait grand soif, et l'être bien aride. Ses prunelles mandaient de l'eau, ce qu'elle cru voir au loin. Elle y déporta ses sabots, ravie.

Hélas, à peine s'en approcha-t-elle, que l'oasis se volatilisa. Bien éberluée par la chose, elle demeura figée un instant, abasourdie. Et elle prenait une légère teinte pivoine, avec sa moue boudeuse. Cette grande enfant poursuivit l'errance. Et d'un péril évité, elle tombait en un nouveau. Après avoir trébuché sur une roche déguisée, elle fuyait au galop un scorpion. Ce dernier ne la prit en chasse, elle s'emporta sottement. Soudain elle flairait nouvelle oasis. Celle-ci n'allait lui filer entre les sabots, se dit-elle; tandis qu'elle fondait à vive allure. Sa fougue l'amena à bondir d'entre les feuillages, et s'écraser dans le sable. La belle abusée, s'interrogea sur le phénomène. Devait-elle charmer l'esprit en charge des lieux, afin d'y avoir accès ? Elle vint à le croire, et s'y essaierait. Jamais deux sans trois, disait le vieil adage. Cette fois serait la bonne, se jura-t-elle. Ainsi s'adonna-t-elle d'aventure à sa ballade.

Une air bien jovial aux lèvres, la malade filait sans se vautrer, ni faire mauvaise rencontre. Le temps passant, la donzelle parvint a sommet d'une dune. Et elle s'émoustilla. Il y avait au bas de celle-ci, l'objet de son désir. Elle hâta ses pas à ce coin de verdure. Et sa gaucherie l'amena à dévaler la pente, à la manière d'un tonneau coursant une charrette. Même stoppée, elle avait encore un tournis monstre. Fort heureusement, sa comparse lui restait, même vaseuse.
« C'est l'heure du bain ! », rit-elle. Puis elle ancra ses quenottes dans le crin de queue de Mad, et la tira au sein des feuillage. Ses sabots s'immiscèrent aux abords d'une mare, et elle s'y abreuva. Et délaissant sa compagne dans l'herbe, bien à l'ombre d'une cime, la bleutée se mit à chanter. De sa voix d'or si mélodieuse, la belle pensa charmer l'esprit malin, gérant ce paradis. Après quoi, elle su qu'elle pouvait y résider un brin. Et elle fila à l'eau, en un plongeon gamin et bruyant, elle avait hurlé sa joie. La sirène barbota bien, en cet univers qu'elle adorait tant. Si bien qu'elle se laissa happer par l'abîme, et oubliait d'aventure le risque de noyade ...


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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Lun 4 Mai - 14:28



___Tout était si sombre. Seuls les ténèbres l'entouraient dans les ruines de son esprit. Qu'avait-elle fait? Elle peinait à s'en rappeler. Même inconsciente comme elle l'était, elle ressentait un mal de crâne lancinant, sourd. Comme si sa folie lui rappelait qu'elle était là, un message "ne m'oublie pas"? Comment pourrait-elle l'oublier de toute façon... Elle avait embrassé cette folie et l'avait fait sienne sans aucun espoir de retour en arrière. Toutefois c'était sa folie meurtrière qu'elle avait acceptée, elle devait aussi s'en remettre aux autres. Explorer les autres facettes de la folie, voir ce qu'elles avaient à lui offrir et comment elles la détruiraient au fur et à mesure. Dans son inconscience, il n’avait pas qu'un mal de tête qui la faisait souffrir, mais tout son corps était douloureux, comme si elle s'était fait rouer de coups. Notamment une de ses pattes et son flanc, comme si un feu glacial brûlait à ces endroits précis. Gigotant dans son sommeil, Mad était sur le point d’émerger. Elle ne pouvait pas rester inconsciente comme ca, elle finirait par en mourir, elle devait se battre.


___Alors que la douleur devenait de plus en plus insupportable, Melloré se souvint... Alors qu'elle ouvrait brusquement les yeux, la pouliche se souvint du combat qu'elle avait mené, du sang qu'elle avait versé... Les larmes lui montèrent aux yeux, si rapidement qu'elle ne put les retenir et les vit couler le long de son museau encore sale de la bataille. Ces pauvres gens qui n'avaient rien demandés, qui avaient peut être une famille. Elle les avait tués, sans état d’âme. Elle était venu dans leur village et avait pris leur vie comme si elle en avait eu le droit...Derrière ses larmes, le regard émeraude de la combattante s'assombrit. Le monde était empli de ténèbres et elle avait fait son choix il y a bien longtemps, elle deviendrait un instrument des ténèbres s'il le fallait, combattant le feu par le feu, si elle devait faire le don de sa personne et du peu d'équilibre mental qui lui restait, elle n'hésiterait pas la moindre seconde. Après tout quelle valeur avait sa vie? Elle n'était rien. Son esprit n'était plus rien. Plus aucune merveille ne l'avait traversé depuis bien des années. Pas une pensée joyeuse. Elle était seule. Seule contre les ténèbres. Les larmes finirent d'envahir tout son visage pour couler en un flot ininterrompu sur le sol. Chaque larme lui faisait un peu plus mal à la tête.


___Cependant, il n'était pas le temps de se lamenter, elle devait se remettre sur pattes. Ce n'était ni le moment de mourir, ni la manière. Elle devait encore se battre. Se battre pour la paix, elle se souvenait qu'un jour son professeur lui avait appris une phrase "Qui vis pacem, para bellum" qui littéralement voulait dire "Qui veut la paix, prépare la guerre.", cet adage, elle ne l'avait jamais trouvé aussi vrai. Elle voulait la paix, mais elle ne l'aurait jamais avec tous ces dirigeants, tant que leur petit égo surdimensionné sera présent et leur dictera leur politique, alors il y aura toujours des conflits, il ne fallait qu'un seul dirigeant. Si tous étaient unis sous la même bannière, comment pourrait il y avoir de guerre? Mais pour ca elle se devait de devenir plus puissante... beaucoup plus puissante. Elle était tombée d'épuisement devant un groupe de paysan, comment pourrait-elle se battre contre des nations entière, si un village de bouseux lui opposait tant de résistance. Mad soupira et sécha ses larmes, un tambourin dans la tête. Elle aperçut Sonata lorsque quelques gerbes d'eau vinrent l'éclabousser.  Regardant sa belle robe d'un gris bleuté, il ne fallut pas une longue concertation pour que Mad se disent qu'elle avait aussi bien besoin d'un brin de toilette. Souriant à sa compagnonne, elle fit quelques pas tant bien que mal, en boitillant et en tanguant à chaque pas, souffrante de la patte, elle essaya de le camouflé du mieux possible, la grimace sur son visage devenant un espèce de rictus incompréhensible et apeurant. Finalement, elle trempa un sabot dans l'eau pour prendre la température, se débarrassa de sa ceinture ou elle rangeait ses affaires, de son violon, de son écharpe et sa casquette avant de rentrer dans l'eau. Le contact glacial de ce liquide avec ses blessures et ses muscles endoloris lui arrachèrent un petit cri aiguë puis, la surprise passé, elle sourit à Sonata.


-Je suppose qu'avec toutes les bananes et les oran outan, ca doit être toi ou bien un tatou qui a du me traîner jusqu'ici, alors je te remercie.


___La pouliche pris rapidement sa respiration et plongea la tête sous l'eau afin de laver un peu sa crinière aussi. Lorsqu'elle ressortit la tête de l'eau, elle remarqua au soleil qu'elle avait fait un somme qui avait duré un certain moment.


-Sinon, tu suis les corbeaux vers quel endroit ? Moi je vais rencontrer le roi des abeilles à Arcadia!




___C'était une question qui lui trottait dans la tête depuis tout à l'heure, peut être pourraient-elles faire un bout de chemin ensemble, après tout, si elles s'étaient soutenues pendant l'incident du village, elles pouvaient bien se serrer les coudes encore un petit moment.


-Si on suis les même vautours, On devrait continuer ensemble comme des papillons ! Parce que tu sais les glabouillettes sont bleues et si tu les cuisines pas bien, et bah c'est pas très bon, mais tu sais, je suis une Saddle Arabia, et les déserts je les connais comme ma poche. Enfin j'ai pas de désert dans ma poche hein, c'est trop grand pour rentrer, et puis j'aurai toujours du sable partout et tout, nan ce serait trop désagréable ! Mais en tout cas, si on marche ensemble, ca te fera peut être gagner un peu de temps.


___La folle sourit une nouvelle fois à Sonata avant de sortir de l'eau, le poil dégoulinant d'eau et n'ayant pas de serviette à proximités, elle se devait de laisser la nature faire son ouvrage. C'est-à-dire, laisser le soleil du désert la sécher. Fermant les yeux sous la douce caresse de cet astre ainsi que des courants d'air chaud si cher à son coeur, mais après quelque pas, la douleur lui rappela qu'elle devait faire quelque chose. En désinfectant et soignant la plaie, elle se sentirait déjà beaucoup moins faible. Cependant pour ca il lui faudrait de l'alcool ou du feu, et elles n'avaient ni l'un ni l'autre. Du moins était ce ce qu'elle pensait. Un peu à l'orée de l'oasis se trouvait en plein repos un visage familier. Un emplumé qu'elle avait déjà croisé plus tôt dans la journée. Effectivement à quelques mètres d'elle se reposait le vautour qu'elle avait combattu plus tôt, une autre gourde entre les pattes. Peut-être celle ci contiendrait de l'alcool, même du vin lui serait utile. Se redressant de tout son haut, elle avanca vers le charognard.


-Hey l'emplumé, tu te souviens de moi.


___A peine avait il entendu la voix de celle qui l'accostait que le vautour prit peur. Cette folle était à nouveau ici et allait encore essayé de lui voler son trésor. Il n'en était pas question. Tant bien que mal, la créature 'envola à tir d'aile vers l'oasis tout en poussant des cris de mécontentement.


___Presque aussitôt, Mad partit à la recherche de l'oiseau. Elle ne se laisserait pas faire, elle avait besoin de cette gourde, et bien que blessé, elle joua une musique pour devenir plus agile. De cette manière elle put monter dans un des palmiers pour finalement apercevoir la créature. Elle était là, posée comme une reine se pensant hors de danger, mais elle n'avait jamais eu aussi tort de sa vie. Elle n'était pas en sécurité. Mémorisant l'arbre sur lequel maître corbeau s'était perché, Melloré redescendit de sa branche et trottina jusqu'au tronc désiré, elle y grimpa sans un bruit, et d'un coup tout s'emballa, la créature comprit ce qui lui arrivait alors que la chasseuse abattait son sabot sur la créature, l'attrapa par les pattes cette dernière, l'affubla de nombreux coup de bec, alors que la prédatrice descendit de l'arbre et l’assomma la tête contre le sol tout en criant victoire.


-Sonaaaa! Si tu sais faire ce que tu m'as mis dans la bouche tout à l'heure, et bien, voilà de quoi en faire.


___Ouvrant l'outre d'un geste vif du sabot, elle huma le contenu. L'odeur qui lui agressa les narines et la couleur jaune trouble ne lui laissait pas grand doute, elle avait entre les mains une autre de scotch, parfait pour désinfecter au moins un peu les plaies. Tout en serrant les dents et levant les yeux au ciel, se faisant la réflexion que ce ciel sans nuage légèrement cacher par les quelques arbres de l'oasis étaient magnifique, elle versa le contenu de la gourde sur son flanc tout en hurlant comme une démente puis répéta le procédé sur sa patte blessée. Ceci étant fait, elle devait faire en sorte de perdre moins de sang et de pouvoir avancer rapidement. Saisissant son violon elle joua le même enchantement que lors du combat, lui permettant de stopper l’hémorragie et de ne plus ressentir la douleur de ses blessures. Trop fatigué, exténuée même, la musique n'accentua même pas son caractère. Ceci fait, elle effectua quelques allez retour en tapant du sabot pour voir si elle pouvait se remettre en route, et apparemment, elle pourrait voyager encore un moment, le temps de rencontrer un soigneur chez le roi des abeilles. La Saddle en profita donc pour voir sa carte de Hoofswell, et regarder un peu le ciel pour essayer de repérer ou elle était. Finalement elle décida qu'ils étaient à une oasis présent sur la carte, cependant un petit quelque chose semblait clocher.


-Au fait Sonata, je ne sais pas ou tu veux allez pour voir tes mirotions, mais en tout cas tu vas exactement dans le sens inverse à Arcadia.

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MessageSujet: Re: Taco Quest [pv Mad]   Dim 17 Mai - 17:56




La traversée du désert ~


Dès lors qu'elle se trouvait sous l'onde, la bleutée se revoyait au temps de jadis. Naguère encore elle était Sirène, créature emplie de majesté et de grâce. Mais il lui échappait souvent, le fait de n'avoir plus de queue faite d'écailles et nageoires. Aussi sombrait-elle d'aventure, alors happée par les profondeurs. Sa sottise créa accident, l'enlevant prestement, d'une noyade des plus risibles. A la surface ne parurent ces maigres bulles. L'onde s'était teintée de pourpre et d'un or sale. Pour un bain, ces donzelles souillèrent une mare. Si bien qu'elle n'était plus que marais fétide et ragoutant. Fort heureusement pour elle, l'aliénée s'en déporta. A l'instar de quoi, sa comparse demeura sous l'onde. La belle Dusk avait d'étrange qu'elle oubliait parfois comment nager, mais elle savait retenir longtemps sa respiration. Rester en apnée était un jeu d'enfant pour elle, alors elle n'alla s'en faire. Du reste, la voilà trop sotte pour y songer. Seule une félicité certaine lui trottait. Sa pestilence ne l'accablait.

Quelle folie l'avait dont prise, de faire voile vers un royaume de chimères ? Son univers était-là, elle y baignait encore. L'opacité de la surface dévorait peu à peu la lumière lui parvenant. Mais il lui demeurait cette douceur aux lèvres, l'impérissable sourire de ses beaux jours. Elle y songeait d'aventure, une bien belle nostalgie l'enivrant. Un doux songe se glissait dans ses prunelles, un rêve éveillé. Et la voilà nageant avec cette maladresse touchante d'antan. Elle s'en souvint comme s'il s'agissait d'hier. Ses ainées riaient, leur grâce et majesté la sidérant, Sonata leur envia tout. La fratrie était tout pour elle, son modèle comme sa lumière. Et tel un enfant moins doué que ses pairs, elle demeura toujours en arrière, en retard sur ces prodigieuses créatures. Mais elle fut brave, prenant avec le sourire ses lacunes. Car elle savait au fond, qu'on ne se riait d'elle, et l'épaulai par bonté d'âme. Ainsi se vit-elle enseigner l'art de la nage. Cette dure labeur lui valut récompense, elle joua des heures durant avec ses ainées.

Cette dernière vision lui arracha une larme, de joie. Elle aimait tant ces drôles de dames. Et il lui tardait de leur revenir. A vrai dire, elle réalisait une chose. Non qu'elle manquait d'air, mais bien que l'esprit des Sirènes était immortel. Alors elle se permit un rire, avant d'étouffer. Une immondice lui soulevait le cœur, elle voulait déglutir cela. Alors elle s'élança vers la lumière. Et tandis qu'elle surgit des eaux, son crin sembla reluire, étinceler même. La vase n'aurait sa pureté. Voilà qu'elle retouchait terre, de ses sabots dans l'herbe. Et elle dégobia sans attendre, à l'abri des regards. Certes une amertume piquante lui demeurait, mais elle fut brave. Son haleine n'allait vraiment en pâtir, comme sa fragrance. Soudain elle retirait un fer en tissu, libérant dès lors sa crinière tombante. Son être entier dégoulinait (image), elle en savoura chaque instant. Puis elle s'étendit dans l'herbe, et scella ses prunelles. Un fugace instant suffit à la revigorer, elle l'infatigable mule. Et elle leva le museau vers les cimes, chatoyantes.

Soudain elle tendait l'oreille. La malade beuglait à l'intention de sa compagne. Le phénomène vit étirer son sourire, elle jubilait. Sa sérénité de l'instant, l'aida à mieux cogiter. Aussi saisit-elle bien vite, l'objet de l'affaire. A ses yeux, Mad désirait un taco. Voilà qu'une nouvelle pensée l'absorbait. Comment réaliser la chose ? Nul doute qu'elle userait de feuillages présentant, de baies et autres garnitures. Et endossant son paquetage à sacoches, elle s'en alla quérir dans les broussailles. Puis elle gagna la belle grise, affalée dans l'herbe, dos à un palmier. Elle lui apparue bien distraite, le museau plongé dans sa lecture. La sirène n'aimait guère ces papelards trompeurs, générant un chaos sans nom en elle. Mais peut-être Mad savait-elle y faire, songea-t-elle. Soudain elle écarquillait ses prunelles, bien médusée par tant de génie. Et tandis que découlait le discours, Sonata lui témoignait une fantasque admiration; ses yeux brillaient de mile feux. Voilà qu'elle soufflait mots, l'air bien ahuri.


« Mais c'est le Soleil, faut toujours le suivre. Sinon on se perd et, euh, si je rentre tard Dagi va me gronder. Et puis Aria va se moquer et dire que je me suis perdue comme une enfant. Mais tu sais lire la carte, alors je te suis ! »

Le seul fait de lui apparaitre de nulle part, put emplir d’effroi l’aliénée. La bleutée était de loin la plus vigoureuse. Et d’un regard, on pouvait l’envier, cette splendeur de pureté. Dans sa dégringolade, l’astre diurne lui prêtait un halo; intimant la vision d’angélisme. Et vérifiant ses sacoches bien garnies, de victuailles et nécessaires, elle enjoua le départ. Sa comparse fut brave, et se refusa toute aide. Mad serait le guide d’une longue marche. On lui emboîta le pas, elle suivit naïvement. La balade en la lande devint autre, une traversée du désert. Sonata su alors qu’il lui tardait d’être chez elle. La fratrie lui manquait bien. Et ni la fureur d’Adagio, ou les sarcasmes d’Aria, n’auraient raison de cette félicité la berçant. La belle bleue leur tiendrait alors, toute émue et larmoyante, qu’elle avait réalisé son attachement sincère. Ainsi donna-t-elle le ton de la balade, d’un millier de mélodies splendides. Arcadia se dessinait au loin.


© Luna sur EN pour Sonata.


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