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 [mission] Diplomatie.

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Trixie Lulamoon
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MessageSujet: [mission] Diplomatie.   Mar 5 Mai - 15:17



« Un vent de folie ~ »






S

ous le regard de l'astre nocturne, éclatent, la bleutée avait le pas lent. Et sous sa grand coiffe, avalant sa figure, la belle sembla malade. Sa caboche tambourinait encore, et elle vit flou. Sans oublier sa blessure de guerre, due  un poignard jadis fichée dans son flanc. Ses côtes brisées naguère, la lançaient d'aventure; même ressoudées. La sorcière demeurait noble en sa démarche, quand bien même nul ne la vit en cette heure. Et elle haletait en sourdine, allant on ne sait où. Elle avait tout loisir de fondre sur Poneyville et Canterlot. Mais elle éludait encore ce sentier. A croire qu'elle redoutait mile hantise en chemin. La belle s'écarta dont de sa route, sans même le savoir, pour filer à travers champs. Sa destination serait alors Foal Mountain, environnement hostile assez prisé par sa personne. A vrai dire, elle manquait à chaque visite, de secouer la montagne, et de voir jaillir l'éruption ou pire, l'explosion titanesque. Ainsi donc, la sorcière ne semblait redouter qu'une chose, ce duel à venir.

Son mal empirant, la licorne perdit ses repères. Et d'une maladresse, elle partait à la dérive, non sans mal. Là elle s'échouait dans l'herbe fraiche, à pied d'un arbre. Et elle s'évanouie, éreintée, malade. Un repos salutaire, une soirée douce et clémente, pas une anicroche; Trixie s'en trouva revigorée. Si bien qu'un bon matin, bercé par le chant d'un volatile égaré, su la lever de bon sabot. Et d'un bâillement étouffé, la belle invoqua la brosse peignant chaque jour sa crinière. Puis elle filait au cour d'eau, non loin. Là elle s'abreuvait en silence, avant de raviver sa figure encore embrumée. Et elle filait, vers l'errance, pour contourner le grand bois. Voilà des lustres qu'elle n'avait foulé cette terre de mécréants. Si bien qu'elle ignorait tout de sa destination nouvelle. Mais elle était trop fière pour rebrousser chemin. Aussi s'osa-t-elle à arpenter cette voie vers l'inconnu. Elle coupa à travers champs, fondue dans les cultures. Là voilà bien distraite, songeuse. Elle ne dénota rien du ciel se couvrant à vu d'œil.

Un soupir s'évada de ses lèvres.  Une fine averse s'abattait sur elle, l'ennuyant bien. Voilà qu'une douceur retentit à ses abords. Ses esgourdes posèrent un nom sur l'impotent rire. Et ses prunelles devinrent de pourpre, traquant sans relâche, cette ombre furetant près d'elle. Soudain son sabot l'enlevait en une cavale délirante, à la poursuite d'un seul spectre. De sa belle bouche ne voulait s'évader cri. Elle fendit plants de mais et blés, et piétina leurs fruits. La belle hantise l'accablait encore, attisant sa haine, sa démence. Son seul rire, à a fois si doux et si cruel, lui lacérait le cœur, lui dévorait l'être. Au fil du temps, un manteau d'orage tapissa le ciel, projetant alors grand ombre sur la terre. Et la donzelle essuyait plus de sarcasmes que de boue. Elle en eu la robe souillée, trempée jusqu'aux os, frigorifiée. Sa cavale dura tant, qu'elle en eu le souffle rude, l'air éreintée. Trop bornée pour s'adonner du répit, elle poursuivit sur sa lancée. Et la voilà qui faillit, se vautrant dans une flaque immonde, la rendant poisseuse.

Un doux rire s'immisça auprès d'elle. Le spectre brandit le sabot salvateur. Depuis son lit de boue, Trixie s'empourpra d'aventure. Elle s'en extirpa avec fureur et avança pas après pas. L'acte pénible lui valu d'être narguée, encore. A cela, elle rétorquait hennissement. Soudain, elle crachait la foudre depuis sa corne. L'éclair balaya sa hantise, avant d'aller fendre un arbre en deux. Et tandis que l'innocent s'embrasait, elle retrouvait souffle. Sa condition pitoyable lui intima de faire halte à cette bâtisse se dessinant au loin. Elle s'y traina dont, avec grand mal. Fort heureusement pour elle, la belle averse lava son pelage. Elle fit bien de se défaire de ses haillons plutôt, ils seraient sec. Parvenue au lieudit, une grange, elle délaissa le maudit champ et s'insurgea en l'antre silencieuse. Une douce pénombre l'accueillit alors. Et elle alla s'échouer dans un coin, sur un aimable lit de paille. La bleutée oublia juste une chose, sceller l'entrée. Au dehors s'agitaient des sabots, sans doute effarés par le mystérieux incendie.

Nul ne lui permit un instant de répit, de repos, de paix. Une porta grinça, lui arrachant sa frêle quiétude. Et elle glissait le regard sur l'impotent. Sacré comité d'accueil, se dit-elle, l'air un brin nauséeux. Elle frémit d'aventure. Sa dépouille lui sembla de braise, tandis qu'elle grelottait au gré d'une brise glaciale. Elle avait encore le crin dégoulinant, et le souffle rude. Ses détracteurs ne l'accusèrent de rien, quoiqu'ils n'avaient l'air bien commode. Fort heureusement, il se dégageait du lot, une bien charmante donzelle. Elle se détacha de la meute aux regards acérés, et souffla mot. La belle voix de Blue Dream n'avait alors d'égale que sa délicieuse enveloppe. Cette dernière désira mettre en confiance la sorcière. Cette dernière révéla ses signes de faiblesse, et sa maladie lui retournant l'esprit. Soudain elle se braquait en un éclair. Bien droite sur ses pattes branlantes, l'azure licorne foudroya ces misérables de ses prunelles; rougies par injection de nectar de vie. Et à sa corne irradiant tel un phare, elle fit danser les étincelles.


« Arrière, répugnantes créatures ! » Gronda-t-elle, le sabot raclant la paille.


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MessageSujet: Re: [mission] Diplomatie.   Sam 9 Mai - 18:10



« Le mirage du désir ~ »






D

ès lors qu'elle eut proféré ses dires, tous frémirent devant elle. La sorcière bien que frêle e ces heures sombres, su affirmer sa toute puissance. Elle empestait d'un air macabre, d'une aura diabolique. Sans doute craignait-elle ces manières d'inconnus, songea la belle blanche. L'innocence manqua de s'évanouir, tant l'effroi l'assaillit. Mais elle se voulut brave, et se figea un fugace instant. Ce dernier joua contre elles, car il fut propice aux offusqués. Ces gens accusaient la bleutés. Hélas ils n'avaient torts. Elle avait violé ces terres, cette propriété; en plus d'insulter le groupuscule. Mais elle sembla aller si mal, se dit Blue Dream. La donzelle l'avait bien observé, et su alors quel mal dévoré ces chairs. Elle ignorait alors le fin mot de l'histoire, le tourment de Trixie. En effet, l'azure licorne la dévisageait, avec grand mal. Elle sembla n'avoir d'yeux que pour elle, cette jouvencelle en rappelant une autre.

La bleutée ne daigna accorder le moindre crédit à ces autres convives. Voilà qui suffit, s'écria l'ainé de la fratrie. Hélas, ses sabots firent mal l'affaire. Et il alla embrasser la paille au loin. Une sortilège impie lui offrit vol plané, avec semi fracas. L'on s'épouvanta, et gagna son chevet.  Comment osez-vous ? Manda le patriarche, bien empourpré. A cela elle rétorquait d'un même air renfrogné, qu'elle les avait prévenu. Et voilà qu'un regard bouleversé se posait sur elle. La donzelle au doux minois, larmoyant de ses prunelles d'un bleu océan si limpide et pur, réclama le silence; et l'armistice. Trixie lui accorda son vœu, pour peu qu'on ne vienne plus l'ennuyer. Le maitre de maison désira la chasser, il la pria de partir d'un ton condescendant. Elle n'aima guère qu'on lui ordonne sa vie, et allait faire jaillir nouvel arcane. Fort heureusement, rien ne survint. Plus de peur que de mal. La sorcière sembla s'être apaisée, elle déchantait.

Sur l'instant une voix retentit. Le fabuleux spectre de la mauve, eut épousé les traits de la belle enfant. A vrai dire, elle nageait en plein délire. La sorcière avait donc considéré la supplique. Ainsi donc, la maladie avait le don de l'attendrir également, lorsqu'il s'agissait de Sparkle. Soudain elle faillit, ses forces l'abandonnèrent. Et elle s'écroula dans un lit de paille, les prunelles égarées, le souffle étrange, la corne éteinte. Et tandis que le père arrachait sa progéniture à l'inconscience, sa fille s'affola. Sans crier gare, elle déporta ses sabots. Et d'un trop de panique, elle gagna la chevet de la malade. Le vieil étalon l'en défendit, mais elle était bornée, trop bonne. La bleutée frémit sans l'aide d'une brise glaciale et nocturne. Son pelage trempé jusqu'aux os, sa trogne pivoine de fiévreuse, et cette langue en peine; tous témoignèrent de sa condition pittoresque. Sa verve fit frémir sa cadette lui demeurant.

L'innocence compatit à son chevet, venant même la couvrir d'une chaude couverture. Son sourire lui sembla impérissable, si doux et délicieux, qu'il renforça l'emprise du mirage. Trixie n'en cru rien. L'alicorne ne pouvait que vouloir l'abuser. Mais elle aima cette bonté. Et voilà qu'elle sombrait. Les ténèbres l'avalèrent, le silence revint hanter ces lieux, d'où une tension d'orage s'évadait enfin. La donzelle engagea les négociations avec son clan. Elle plaida la cause du délire, de la frayeur d'un être égaré. Sa diplomatie l'emportait alors sur la rancœur populaire. Et elle filait à leur suite, s'en retournant à sa dernière demeure. Nul n'irait dont s'en prendre à la malheureuse. Et si à la nuit elle survivait, le médecin de famille étranglerait son calvaire. Encore fallait-il qu'elle profère mile excuses et tende à la rédemption. Naguère encore, la sorcière l'aurait pu faire, en d'autres temps moins sombres. Mais elle avait bien changé.

Dans l'ombre d'un monde endormi, comatait la licorne. La fièvre l'emporta loin, si bien qu'elle ne vécu de cauchemar; juste un songe épatant, déroutant, merveilleux. Elle s'imagina la chimère suivante, celle d'une beauté la veillant, couchée près d'elle. Une aile immense la couvait. Elle laissa d'ailleurs trainer le regard sur ce plumage royal. L'azure licorne se laissa bercer. Et son ainée vint contempler ce faciès jovial, comme séduit. Voilà bien longtemps qu'elle l'avait conquise, cette sorcière au cœur de glace. Mais il fondait pour elle, seule. Une corne en effleurant une autre, leurs museaux s'épousèrent. Rien ne vint briser la magie de l'instant. Une sérénité certaine envoûta la Lulamoon, et elle se laissa aller, bercée par la tendresse d'une Némésis si délectable. Ainsi délira-t-elle des heures durant, sourire aux lèvres, et l'air passionné qu'elle s'ignorait. Hélas, elle n'en garderait nul souvenir, la pauvre.


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MessageSujet: Re: [mission] Diplomatie.   Lun 25 Mai - 0:46



« Les amants de l’ombre ~ »






A

l'aube d'une nouvelle aventure, paru un filin d'or. Le brave déchira le manteau de nuit, et parvint à la grande Trixie. La lumière s'engouffra par la lucarne surplombant la grange. De sorte à choir sur ce doux minois. Et la belle s'éveillait, tirée de ses songes et chimères. De cette délectable nuit, elle ne garda souvenir, hélas. Elle envoya valser l'étouffante couverture la drapant. Elle n'admettait la moindre aide, ou pitié à son égard. Blue Dream essuierait son courroux. Et d'un bref coup d'œil à ses flancs, et la sentinelle dénotait une chose. A son crin, comme à la paille, reluisait d'aventure, des perles de rosée. Il s'en dégageait une légère fragrance, fétide. Voilà qui l'incommodait de plus belle. Mais alors qu'elle songea à purifier l'endroit par le feu, on vint toquer aux portes. Et ses prunelles daignèrent bien y glisser. Qui va là ? Manda-t-elle, d'une voix glaciale. De sa trogne se dégageait un air sinistre.

Sa charmante hôtesse s'annonça, proférant mille excuses. Et poussant les portes, amenant la lumière à déchirer la douce pénombre de l'antre, elle manqua d'aveugler l'azure licorne. La malheureuse allait offusquer d'aventure Trixie. Mais elle su endiguer la manœuvre, d'un claquement de sabot au plancher. Et la donzelle se figeait dans l'entrée. Elle lui sembla si frêle, misérable et répugnante. A l'instar de quoi, la bonne enfant ne voyait-là, qu'une âme en peine. Elle se rassura juste, qu'elle ait passé la nuit, et soit vaillante en l'instant. L'une comme l'autre ignoraient leurs patronymes. Sans doute lui était-elle méconnaissable, puisqu'elle se dépouilla naguère de sa panoplie fabuleuse. Fort heureusement, la jeune pousse ne le laissa entendre. Et la sorcière la congédia prestement, dénigrant alors toute offrande, des victuailles à de l'eau fraiche. Voilà qu'elle se dressait sur ses pattes, maladroites, convalescentes. Pour faire trois pas.

Au détour de l’évasion du lit de foin, elle se permit secousse. Et tel un chien au pelage trempé, elle envoyait valser perles de rosée et brins de pailles. Puis elle sommait d’apparaitre miroir et brosse, avant de peigner sa crinière. De ce geste mécanique ressortait une certaine fierté de son être, ne pouvant paraitre autrement. Ceci fait, avec nonchalance, elle révoqua le tout, et se déporta toute entière. L’écuelle posée-là, la tentait diablement. Elle avait grand soif, et désira festoyer. Hélas pour elle, son ego le lui interdit. Sans doute craignait-elle la présence de poison, du fait de sa grande paranoïa. Aussi délaissa-t-elle ces quelques mets, pour s’engouffrer au-dehors. Voilà qu’elle frémit sous la caresse d’une brise légère, fraiche et vivifiante. Elle en savoura la douceur, un fugace instant. Puis elle filait à travers champ, au pas d’une balade tranquille. L’astre diurne trônant bien haut, sa morsure manqua de l’ennuyer.

Mais la bleutée revêtit d’aventure sa panoplie de sorcière. Si bien qu’elle ne fut en rien éprouvée. Quoi que la soif lui demeurait. Fort heureusement pour elle, Trixie alla trouver un ruisseau, non loin. Elle s’y abreuva sans vergogne avant de s’y plonger toute entière, une fois dépouillée de son attirail. Voilà qu’elle déliait cette langue de nouveau, sous le coup d’une sensation de plaisir simple, celui d’être bien dans sa peau. Et c’est le crin dégoulinant et frais, qu’elle poursuivit sa ballade, paisible, chapeau et cape endossés. Elle fut d’ailleurs bien bonne, d’épargner sa présence à ces esprits rustiques et notables détenant ces terres. Car elle pouvait à loisir incendier champs et cimes fruitières. En chemin elle trouva quelques baies, et s’offrit même trois pommes fort juteuses, afin de se remplir la panse. Puis elle acheva son périple sous un grand arbre. Son feuillage dense la couvrant, d’une douce pénombre, elle se mit à l’aise.

Soudain sa corne irradiait, afin d’ériger un dôme de lumière et garder sa personne. De son envergure modeste, le rempart défendrait sa dame le temps d’une sieste. Elle s’y adonna. Et son repos fut paisible, dénué de tout songe hélas. Trop rares étaient ces nuits sans rêves, seuls préludes aux hantises. Trixie s’éveilla enfin, sous un ciel étoilé. Sa magie s’estompa tandis qu’elle s’étira. Le manteau de la nuit recouvrait le monde. Soudain elle s’évadait de l’ombre, amenant ses sabots en lumière. La planète d’argent lui offrait un guide. Sa douce clarté révélant l’émissaire, l’azure licorne le gagna. Soudain on lui fait révérence, salutation qu’elle aurait d’ordinaire tolérée. Hélas, il s’agissait encore de ce spectre coquin. La sorcière n’alla s’empourprer. Un sourire ravageur, allié à des prunelles saillantes, lui intimaient sérénité. Elle tendit à faire fi de cette bien impotente compagnie, lors d’une énième balade

Et voilà qu’à l’orée d’une clairière, se dressait une scène d’idylle. L’azure licorne reconnu-là Blue Dream, mais guère son compère. Un bel étalon au crin de nuit, pégase bien bâti et sans doute compagnon de la donzelle. Si l’affaire ne l’intéressait en rien, le fabuleux fantôme la désirait voir rester. Pareille niaiseries pouvaient-elle lui enseigner le secret du remède à ses hantises ? La sorcière balaya ce discours, avant de prendre le ton du départ. Soudain elle se figeait, jetant un regard en arrière. Le chant des amants de l’ombre l’eut interpellé. Il était si magique, envoûtant même. Naguère encore, elle aura bien rêvé de pareille histoire. Hélas pour elle, nul rédemption ou retour en arrière. Il n’y aurait plus que sa voie jonchée de cadavres. Un rire macabre agrémenta sa disparition, dans les ténèbres d’un bosquet; tandis que dans les cieux, perdurait d’aventure, le ballet de l’amour la répugnant encore.


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MessageSujet: Re: [mission] Diplomatie.   Lun 1 Juin - 19:28



« La balade de l’impossible ~ »






A

la faveur d’une nuit paisible, et à l’air frais, la bleutée s’installa dans les feuillages. Ceux-ci bien doux, la complurent dans ce confort ambiant. Sa grande coiffe lui voilait l’éclat d’une planète d’argent, perçant encore les cimes faisant régner une certaine pénombre. Elle avait pour elle, la préservant de la brise glacée venue du Nord, sa belle cape étoilée, lui couvrant le corps encore frêle. Et elle se laissa aller à ce silence d’or, si reposant, si charmant. Au loin, quelques batifolages s’étaient tus. Sans doute étaient-ils plus occupés à s’accoupler à l’abri des regards. Elle n’en sut rien, et s’en ficha. L’effroyable spectre de la mauve n’était plus. Et le sommeil happait l’azure licorne, l’enlevant prestement, sans même crier gare. Là elle pensait avoir la paix, hélas pour elle il n’en fut rien. Une fois de plus, on vint à elle, pour l’ennuyer d’aventure. Naguère encore, son tourment ne pouvait être si infâme, si tordu. Après quelques palabres échangées, la belle mauve enlevait sa comparse.

Trixie se vit soulevée de terre. La surprise fut double. En effet, il s’opérait une proximité assez nuisible, presque sensuelle. Et la sorcière était captive de ses pattes de chimère. Certes elle ne redoutait la chute, mais elle songeait bien à la voir venir. Car sa perfide compagne était seule toute puissante ici. En ses songes, Trixie n’était encore que l’ombre d’elle-même, cette misérable enfant de jadis, écrasée par un traumatisme lui survivant. Au fond, elle avait grand peur d’échouer, d’être d’aventure humiliée. Ainsi donc tremblait-elle devant la belle alicorne. Et lorsque rit cette dernière, jouissant ce cette énième victoire, la sorcière en démentit violement. Sa verve outrée souffla le mensonge, certes il faisait frisquet et frémir était pensable, hélas la Sparkle n’était dupe. Voilà qu’elle arborait une trogne tendre. A demi séduite, la bleutée toléra sa malice et lui demeura au corps. Mais on vint effleurer son museau. Taquine, la chimère se jouait encore de l’azure licorne.

Et elle entonna le chant des amants de l’ombre. La sorcière s’en trouva bien révulsée. Elle se débattit donc, bien que victime de vertiges au creux des voltiges. Voilà qu’elle chutait vers les cimes, dont les feuillages ne surent guère freiner la course. Elle alla s’écraser plus bas, pousser un râle puis hennir. La voilà enhardie, enragée même. Sa compagne confuse, se laissa choir près d’elle. Hélas pour elle, elle essuyait le courroux de la belle. Trixie déchainait ses forces, faisant rougir le bosquet en proie aux flammes. Le répondant de l’autre enjoua la bataille. S’en suivit un duel terrible, rayant une forêt de la carte. Hélas, d’aucune d’elle ne su terrasser sa proie. Aussi lui restait-elle une amertume en bouche, alors qu’elle s’éveillait. Et d’un simple regard, elle dénota une chose, bien risible. Elle avait encore dévasté le paysage, d’une déflagration d’énergie pure sans doute. Fort peu soucieuse de cela, la sorcière s’étira avec nonchalance, avant de filer. Elle arborait un air bien maussade.

Voilà donc ce qu’elle fuyait. Un amour grandiose, son salut mais aussi l’effroi d’une nouvelle débâcle; comme ces démons l’accompagnant. De tout cela elle n’était consciente. Son ego scellait sa raison. Et la Lulamoon poursuivait l’errance d’une vie entière, à la recherche d’une Némésis pouvant seule la mettre à bat, la voir frémir. Une fois évadée du bois, un vacarme l’alertait. La source de ce raffut lui sembla proche. Elle s’y déporta dont, un soupir aux lèvres. Sans doute voulait-elle fracasser des mâchoires ou bien arracher des langues. Et parvenue au lieudit, la sorcière s’étonnait presque de la scène des plus grotesques. Un mal était à l’œuvre ici, sans qu’elle en soit la fautive. Il lui apparu évident, qu’au vu du discours, une certaine discorde liait ces gens. Une clôture de bois séparait la lande en deux. De chaque bout se tenait une bande, un clan, une famille. Ainsi donc, deux grands propriétaires terriens se querellaient. Elle fit claquer la foudre pour avoir le silence.

Là elle manda quelques explications. On l’exhaussa prestement, avec crainte. Elle leur rit au museau. Ces pouacres s’adonnaient en bagatelles, non pour cause d’un lopin de terre volé ou le sabotage de leurs récoltes, mais bien pour l’idylle de leurs héritiers. Ceux-là même du ballet de la veille. Soudain on l’offensait, ces bélîtres insolents en profitèrent pour reprendre leur querelle. Chaque patriarche tendit à en venir au sabot. Hélas elle ne le vit de cet œil. La sorcière projeta un manteau d’ombre sur le ciel. Et il y serpentait alors, le tonnerre. L’assemblée frémit, un effroi sans pareil les emplissant, leur caressant l’échine. Deux matrones s’évanouirent, provoquant la panique de ces messieurs. Seul un brave s’osait à soutenir ce regard, glacial et dur. Le bellâtre se présenta, Jet Flame, avant de mander le patronyme de la belle. Bien offusquée, Trixie faillit le rosser. Il n’en valait la peine, se dit-elle. Voilà qu’elle commandait aux cieux, dissipant ainsi son manteau d’orage.


« La grande et puissante Trixie daigne vous gracier de l'avoir ainsi offensé. Mais retournez dont à vos labeurs, vous tous. »

Le gaillard de la grange se dressa contre la tyrannie, clamant qu’elle n’avait son mot à dire. Hélas pour lui, elle le foudroyait d’un regard. Quel sombre sot, songea-t-elle. Et tandis qu’elle comptait le rosser pour son outrecuidance, l’impotente mais bien naïve enfant s’avança. Elle brava le courroux de Trixie et la gagna. Mais elle avait la verve bonne et fort respectable, aussi daigna-t-elle lui pardonner cet affront. Son discours se voulait impartial, juste pour chaque camp, plus objectif qu’on ne le cru. Blue Dream avait donc bien conscience que son idylle causait du tort à ces gens. Mais voulait croire qu’une union apporterait la richesse et la gloire, en plus d’une paix bien désirée. Son charmant cavalier l’épaula en ses dires, défendant une noble cause contre la bêtise de leurs pères. De tout ceci, l’azure licorne n’avait que faire. Mais elle assistait à la scène. Était-elle intriguée par cette force en lutte, ou bien était-elle divertie par la confusion des esprits ? Nul ne le sut.


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MessageSujet: Re: [mission] Diplomatie.   Jeu 11 Juin - 16:58



« Pacification ~ »






A

l'entente du discours, chacun s'indigna. Ces forces claniques éprouvaient tant de haine à l'égard de l'autre, qu'elle sembla inextinguible. Ainsi, même la sagesse d'une donzelle passait à la trappe. Les querelles tendirent à resurgir. La belle blanche s'en navrait d'aventure, si chagrinée par tant de sottise commune. La sorcière décelait une lueur d'espérance en ces prunelles d'azur. Le phénomène lui redoubla sourire. Et elle fit voile vers le couchant à venir. Hélas, on proférait supplique. Mais elle était sourde à ces mots. Son compagnon se débattit, en beau diable. Il lui sembla intolérable d'étriper son bonheur. Le voilà qui livrait bataille aux siens, pour accourir à sa dulcinée. Par ces heures sombres, une rébellion éclatait. Nul ne su que faire. L'alliance entre ennemis était-elle viable ? A les voir, Trixie rit. Le chaos des frères l'amusait. Soudain elle revivait hantise. La belle injuriée lui ravivait ce passé infâme.

Museau baissé, la coiffe avalant sa trogne, la bleutée grognait. Nul n'y fit attention, tant la bataille faisait rage. Naguère encore, il n'y eut de bon prince pour elle. L'injustice l'empourprait. Et elle riva ses prunelles d'écarlate, à l'encontre du groupuscule. Elle ôta son chapeau et cracha sortilège. Les voilà à terre, soufflés par une déferlante d'énergie pure, terrassés par sa grandeur. Mais ils semblèrent robustes, tout juste sonnés. Ces gueux ne méritaient la peine qu'elle achève leurs personnes. Aussi fila-t-elle, dos à la scène. Un vent nouveau soufflait les braises de la guerre, ne laissant qu'une pognée de poney à terre. Et tandis qu'elle s'adonnait à la balade, le tout ballottant du fait de la brise, elle poussa soupir. Un fieffé maraud lui fit grand ombre. Il lui trottait alors une pensée des plus fugaces, comme cet emplumé maladroit. Mais elle avait mieux à faire que dézinguer l'impotent, comme le suivre par exemple.

Il s'en allait quérir un médecin de village, songea-t-elle. En effet, le pégase à la robe de nuit portait sa chère et tendre. Et si lui arpentait les cieux, Trixie foulait la terre. Il eut le vol risible mais brave, elle le pas lent et serein. Elle avait du reste, grand faim. Et il ne lui déplairait guère de s'abreuver, même à une modeste auberge ou taverne. Il ne fallut guère de temps au convoie pour parvenir au lieudit, la petite bourgade voisine. Dès lors que le bellâtre revint toucher terre, la peuplade accourue à lui. L'azure licorne n'avait que faire de leurs déboires, liés à la guerre que se livraient les deux familles. Ainsi gagna-t-elle en paix, une établissement rustique mais paisible. Elle y manda une collation d'eau fraiche. Pas d'encas pour elle, car si nul n'empoisonnerait le premier vivre, le second le pouvait être. Ses prunelles se plongèrent dans le vitrail donnant sur la rue, où s'agitait la populace. Quel ennui, songea-t-elle.

Une bien belle lumière traversait la paroi arc-en-ciel, lui donnant dès lors une teinte féérique. Elle avait le crin éclatent, la coiffe et la cape macabre, la robe un brin flamboyante. Seules ses prunelles ne se teintèrent de pourpre. Le beau chapeau préservait la douceur de ses écrins d’améthyste. Mais elle chassa cette pénombre, afin de mieux discerner la scène déroulée sous ses yeux. Il y avait là une cavale, celle d’un brave noyée dans la foule. D’elle s’élevaient des hurlements, la panique possédant leurs sabots, ils faillirent bien piétiner la malheureuse enfant. Soudain elle dénotait l’insurrection de pouacres, père et fils en quête d’une innocente enfant, d’un oiseau en cage. Le grand amour de celle-ci fit barrage de son corps. Et tandis qu’une bagatelle s’annonçait, arrivait l’autre clan. Le tout dégénéra prestement, le chaos envahit le bourg. Le tenancier proféra suppliques envers la grande magicienne.

Hélas, elle n’était encline à étrangler le conflit, il la divertit. Soudain, alors que la détresse possédait le malheureux, et l’effroi à la pleutre clientèle, un incident survint. Un rien mit le feu aux poudres. Un misérable avait projeté une barrique qui, manquant sa proie, fit voler en éclats le beau vitrail. Le phénomène causa quelques écorchures à la sorcière, bien empourprée. Un grognement s’évada de ses lèvres, et elle se volatilisa. Puis elle reparu en un éclair, au cœur de la mêlée, afin de terrasser les canailles. Sa corne irradia tel un phare, et la déflagration d’arcane déferla. Sa toute puissance se grava dans la terre, avec un cratère détonant. Nul n’était debout hormis elle. La mélodie des gémissements l’ennuya d’aventure. Elle manda donc le responsable de sa souillure. Il ne fut désigné, elle statua d’un air funeste. Et voilà qu’elle piétinait la figure du rebelle originel. Il l’avait tant offensé et méritait d’y passer.

Soudain, des pleurs s'élevèrent dans l'air. De la belle bouche d'une donzelle, filtrait des suppliques. De grâce, disait-elle. Hélas pour elle, la sorcière n'avait d'envie d'épargner ce maraud. Le voilà dont défiguré, comme agonisant. Tous gisaient à terre, sauf une paire de licornes. La Lulammon éventra l'innocence en sa bouche, d'un sortilège elle pourfendait le misérable. Puis elle dévoilait son patronyme infâme, faisant frémir toute une peuplade. Ainsi donc n'ignorait-ils guère son sinistre renom, en fin de compte. Le brave à la robe cosmique s'interposa entre elles, mandant qu'elle s'en aille. Mais s'il n'avait d'intentions néfastes pour elle, Trixie exécrait de se voir ordonnée. Il suffit, s'écria-t-elle. Mais on ne l'entendit de cette oreille, des ruelles surgirent les partisans de la vengeance. Des toitures fondirent les âmes en peine, les patriotes écœurés, les ignares du champ d'honneur. Un soupir s'évada de ses lèvres.

Qu'ils la gagnent, songea-t-elle, et se brisent sur ses murailles. Chacun s'indignait de l'affaire, de cette boucherie si fraiche dans les mémoires. Et de leurs médisances, elle attendait l'assaut, pour en finir. Une volée de flèche assombrit le ciel, mais rien ne passa son dôme d'énergie pure. Et comme de juste, nulle lame ne su la meurtrir. Voilà que d'un bon, ils sonnaient la charge. Vagues après vagues elle les terrassa, avec une aisance déconcertante. Et au cœur de cette farce, se tenait encore cette pleurnicheuse. Son amant la désirait enlevée au loin, mais elle désirait tant l'armistice. Ses aboies rameutèrent la sorcière, ayant décimé du beau monde. Là elle proféra des palabres étrangères, si énigmatique qu'elle n'en su elle-même la cause. Mais elle chassait ces gens, avant de disparaitre avec nonchalance. La hantise du bourg n'était plus, le traumatisme de l'azure licorne lui survivant. Un jour Trixie tournerait la page.


Spoiler:
 
Crédit: Cali' in Epicode


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