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 Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]

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MessageSujet: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Dim 17 Mai - 18:06

Ainsi, de retour à la douce capitale sous une nuit éternelle. Je ne saurais trop quoi accomplir, je n'en ai ni l'inspiration et encore moins les moyens. Ainsi est le destin de la fille de la princesse, triste bibelot qui accepte son destin tout en espérant faire la fierté de sa mère un jour. Une pression aussi grande que l'astre lunaire dont Luna a la charge, des responsabilités morales sans réellement en prendre conscience. Pourtant, je n'ai pas grand-chose à faire, nul lieu à protéger alors que la garde est là pour cela...

Ainsi à la place de tourner en rond, triste créature dans une cage dorée, je me fais violence et me force à un tour dans la capital en évitant au mieux les lieux les plus susceptibles d'accueillir une quelconque nouvelle embuscade. Accompagnée de White Abyss j'erre de rue en ruelles. Rien ne semble réellement me redonner le plus ardent des sourires. J'attends encore d'avoir une longue et sûrement lourde conversation avec ma mère sur plusieurs événements récents. De plus, je sens... Je le sens.

Cela fait maintenant quelque temps que j'ai cru voir une lune rousse. Surement la fatigue où mon imagination... Mais depuis, j'ai régulièrement des sueurs froides et l'impression d'être suivie. J'ai aussi cette désagréable sensation de sentir des sentiments désagréables dans mon entourage, comme si au milieu des ombres un prédateur m'avait pris pour cible. Funeste présage d'une série de catastrophes ou esprit égaré par ses propres pensées ? Seul le temps me le dira.

Au milieu de la nuit éternelle et malgré les illuminations, l'ombre rode. Je ne trouve nul repos en aucun lieu ce qui me force à rester en mouvement pour y trouver une quelconque trace de repos. Même une visite au marché ne semble ne point me remonter le peu de morale que j'ai. Je sais que j'ai fait des erreurs, je sais également qu'il sera dur de revoir ma seule amie actuelle, princesse des ombres. J'engendre assurément nombre de complication à ma propre existence.

Perdu dans mes pensées, il m'aura fallu un long instant avant de remarquer que ce léger tumulte dans les ténèbres d'une ruelle plus éloigné n'a rien de naturel en un tel lieu. D'un regard, mon garde me demande l'autorisation de s'assurer que nul péril ne s'attaque à un innocent. Je le suis pour toute réponse pour croiser une jument dans une situation des plus cocasses. Avant même que le pauvre Abyss puisse dire mot, d'un air froid, je lance des paroles bien singulières de ma part. Il aurait été plus raisonnable de demander à cet étalon en tenue de garde la raison de ses agissements avant de m'élancer sur une telle parole, alors que mon bâton de mage ainsi que ma lame tournent au-dessus de nous tel une épée de Damoclès prête à le pourfendre.

"Nous ne sommes point d'humeur à supporter une quelconque forfaiture. Laissez cette jument en paix avant que la patience nous manque. À moins que vous ne souhaitiez ardemment tâter nos capacités profanes ainsi qu'à la justice de la fille de la lune ?"

Effrayé, plus par l'air que j'ai pris que par ma menace bien réelle, il se recule. Il n'aurait point agi ainsi s'il n'était pas coupable ? En fait surement que oui, mais en ce moment, mon esprit tourne d'une manière bien plus pragmatique. Je pense au fait qu'il n'y a point d'innocence, seulement plusieurs degrés de culpabilité avant de me ressaisir. Le garde s'excuse la voix gorgée de peur avant d'attendre au poste le plus proche la punition qu'il conviendra à ses agissements. Je ne suis nulle loi, ses paires le jugeront avec discernement si sa victime en fait la juste demande.

"Nous espérerons sincèrement que cette fripouille ne vous a point blessé ? Avez-vous besoin d'un appui médical ?"

Ma voix se fait plus calme. Passant d'un air inquisiteur et froid face au traitre à  sa fonction, à la fille de la lune douce, ouverte et au regard sincèrement inquiet quant à sa santé.
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Mad Melloré
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Jeu 21 Mai - 4:40




___Comment était-elle arrivée ici ? Mad Melloré, avançant, ses yeux d'émeraude tourné vers les ténèbres de ces cieux pourtant si lumineux se questionnait. Comment était-elle arrivée en un endroit si féerique ? Le bruit de ses pas résonnaient dans les ruelles étroites ou elle s'engouffrait pensive. Ce ciel si contradictoire. Pourquoi l'hypnotisait-il a ce point ? Au point qu'elle ne regardait même plus devant elle pour voir ou elle mettait les sabots. Quel étrange cité. Ce ciel… l'éther qui s'étendait à n'en plus finir, il était si semblable à elle, si contradictoire. Comment pouvait-il faire aussi jour avec un ciel si sombre… Comment cette toile pouvait-elle être si lumineuse malgré les ténèbres omniprésentes.


___A vrai dire, plus elle y réfléchissait et plus les cieux semblaient être son  si semblable opposé, une contradiction, un oxymore, une chose qui ne devrait pas exister en ce monde -qui toutefois se tenait, à la vue de tous, rappelant à chacun sa présence et son importance, que ce serait le monde sans un brin de folie.-. Une exception, une étincelle. S'asseyant sur un carré d'herbe, la pouliche soupira. Le firmament la faisait se sentir si seule et si accompagnée à la fois. Elle se sentait comme accompagnée constamment par un ami à la différence si profonde qu'ils en étaient si semblables… La toile qui s'offrait à elle, qui l’envoûtait au point de s'en faire un torticolis  était tout ce qu'elle n'était pas, la victoire de la lumière sur les ténèbres lors de leur rencontre imbibée de chaos comme on pouvait être imbibé d'alcool. Un sourire se dessina sur son visage dément alors que les larmes coulaient.

___Elle se sentait cependant si seule, car dans l'immensité du lointain, elle n'était rien, elle qui se sentait accompagnée considérait le ciel comme un ami, comme son seul partenaire, un sentiment loin d'être réciproque comment l'immensité pouvait reconnaître cette fourmi comme quelqu'un digne de son attention. Elle avait bien d'autre personne, bien plus importante, sur qui porter toute son attention. Qui était-elle après tout ? Sinon une folle, une folle dont l'esprit avait sombré dans les ténèbres, les ténèbres et cet ordre si délicieux qu'était le chaos. Frémissant à la pensée chaleureuse de ce chaos tantôt accueillant, tantôt effrayant elle frotta ses pattes avant contre ses épaules, à la fois pour se réchauffer et sentir la présence de quelqu'un la serrant, même si ce n'était qu'elle, sa propre chaleur la réconforta quelques instants. Son sourire, si omniprésent dans sa vie, était comme une balafre sur son si beau museau, la défigurant, lui crispant les muscles buccaux. Elle n'en pouvait plus, elle ne voulait plus de ce sourire.

___Les larmes quand à elle, roulait le long de son visage, laissant dans son pelage une traînée humide avant de s'écraser au sol, pliant les brins d'herbes sous le poids de la culpabilité et du mal être qui l'habitait. Les bâtiments autour d'elle semblaient  gargantuesques, la surplombant, riant de son insignifiance et de son impuissance, faisant redoubler de force les torrents que déversaient ses yeux déjà rouges et boursouflés. Elle se sentit comme happé par ce monde titanesque. Tout semblait tourner autour d'elle, encore et encore, elle entendait les rires, les raillerie, sa solitude, l’enlaçait, lui murmurait à l'oreille qu'elle serait toujours là… Toujours là pour elle. Alors elle poussa un cri.








___Le néant, l'absence de tout, ou bien l'absence de rien peut être l'absence des deux, ou la présence de tout. L'ordre ultime,  là ou tout règne sans la moindre bavure, rien ne peut dépasser, aucune erreur n'existe. L'ordre ultime, ou bien le chaos ultime... Tout, rien. L'ordre le chaos... Toutes ces notions sont si vastes, mais surtout si proche malgré qu'on leur donne des définitions diamétralement opposés. Les inverses ne sont-ils pas parallèles et n'ont-ils donc pas un chemin similaire, ne sont-ils pas, par déduction similaire en bien des points. Qui cherche l'ordre ne pourrait-il pas atteindre le chaos à cause d'une simple erreur d'inattention, qui cherche tout, ne pourrait-il pas ne plus avoir rien ? De toutes ces questions peuvent émerger la folie. Qu'est ce que la folie me direz-vous ? La définition de la folie peut être aussi vaste que l'est l'univers. Chaque homme à sa propre définition de la folie étant donné que chaque homme est fou à sa façon.

___Toutefois, d'un certain point de vue, la folie n'est elle pas né des questions. Des questions sans réponses que notre esprit ne cesse de ressasser, la folie n'est elle pas une tentative vaine d'atteindre LA vérité. Car la vérité n'est atteignable. Mais ceux qui la veulent, ceux qui la cherchent sans trêve, sans repos, ces derniers ne deviennent-ils pas fou. La réflexion est donc un facteur de la folie, mais la réflexion est pourtant l'un des premiers facteurs de l'intelligence. Donc l'intelligence ne serait-elle pas facteur de la folie. Mad est elle folle ? Cela reviendrait à dire qu'elle est intelligente... Dire à quelqu'un qu'il est fou serait lui dire qu'il est intelligent, la folie et le génie sont-ils si  étroitement liés qu'on pourrait les confondre ?

___Le Néant ! Avec un grand « N ». Le Néant, est le début de toute chose, son commencement mais aussi sa fin, alors qu'il approche. Je me disais que toutes histoires devaient commencé par le néant. Mais qui pourrait se rappeler de rien ? Comme qui pourrait se rappeler de tout ?  Une bonne histoire devrait débuter par le récit du néant. Cependant, l'histoire de Mad ne débute pas avec ce si énigmatique Néant, bien au contraire, le Néant, le chaos, l'ordre, tout ceci n'est pas le début, mais bien la fin du voyage, l'histoire de cette aliéné, est elle donc nécessairement une mauvaise histoire Ou bien tout simplement le début et la fin sont ils tout aussi liés que l'Ordre et le Chaos ?

___Prise dans ses pensées. La pouliche pris une bouffée d'air frais. Elle était perdue, déboussolée depuis son cri, entre le monde de ses pensées et la réalité, telle une funambule à deux doigts de chuter.

___Les contraires… Les opposés, sont ils donc si proche que cela. Peut on dire qu'ils sont si proche, qu'ils seraient en fait deux version du même concept, du même principe, de la même chose. De ces questions n'est ce la folie, de ces questions naissent le chaos et ce tourbillon entraînant, ce tourbillon de synonymes et d'oxymore, se tenant la main dans une farandole à la fois dangereuse et réconfortante. La lumière et les ténèbres se laissant la place l'un et l'autre dans une danse macabre accompagnées de musiques et silences, un instant dansant avec un partenaire, puis seuls. Éloignés puis proche. Tout semblait si logique si logique, alors que les yeux dans le vague, les larmes de Mad s'était arrêtée, elle avait rejoint ses merveilles. Elle avait rejoint sa paix intérieure, en fond sonore, s'échappant d'une des fenêtres des vieux bâtiments en brique, un bruit de saxophone qui berça la douce folie de ses bras, un vieil air de jazz qui l’apaisa, et chassa le tourbillon, libérant l'esprit de Melloré de la folie qui l'habitait. Tout était redevenu si clair. Alors que la nymphe, comme au sortir de la chrysalide ouvrait les yeux pour découvrir un monde qui n'était plus trouble.








___Tandis que Mad reprenait ses esprits, s'habituant à nouveau à un courant de pensée logique et normale, la pouliche plissa ses yeux enflés d'inquiétude. De combien de temps disposait elle ? De combien de temps de lucidité disposait elle avant que son essence disparaisse à nouveau ? Disparaisse déchirer de part en part par cette folie qui la ronge de l'intérieur. Combien de temps avait elle avant que sa lucidité ne soit finalement happé définitivement par la folie. Combien d'années avaient passés depuis son dernier moment de lucidité ? Toutefois, elle n'avait pas le temps de se lamenter, sortie de sa prison, de l'étreinte étouffante du chaos, elle devait en profiter. Profiter de la vie et de ce que Concordia avait à lui offrir. Cependant, tout en se relevant, la belle pouliche se fit interpeller.

-Toi ?! Oui toi ! Que fais tu là ? On m'a signaler que tu poussais des hurlements suspects depuis presque vingts minutes.

-Je ne fais rien monsieur, juste un malaise, un petit problème de rien du tout, mes nerfs ont lâchés.

-Hmm.


___C'était bien sa veine… Voici qu'elle se retrouvait dans une capitale adverse et qu'elle tombait sur un garde. Sa folie lui aurait dicter de l'abattre sans vergogne, mais elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas tuer.  L'étalon se rapprocha d'elle, il la toisa du regard malgré sa petitesse face à une Saddle Arabia. Il ne la croyait pas et l'inspectait sous toutes les coutures.


-Tu ne m'as pas l'air clean, tu vas donc m'accompagner.


___Sans broncher, la demoiselle accepta, avec un peu de chance elle trouverait quelque chose pour s'en sortir. Cependant, alors qu'elle ouvrait la marche, il la fit entrer dans une ruelle, plus sombre qu'à l'accoutumée. Face à elle, une impasse.


___La pouliche se retourna, sur son visage l'inquiétude se lisait, ses sourcils et son museau se froncèrent, alors qu'elle se mettait en position défensive tout en se retournant face au garde.


-Pourquoi m'avez vous amenez ici ?


___La réponse ne se fit pas attendre, et se passa de mot. Presque aussitôt, l'étalon lui sauta dessus et tenta de la plaquer au sol tout en l'immobilisant, la débarassant de la casquette et l'écharpe à carreau qu'elle portait en permanence.


-Ah, la grâce des Saddle Arabia, j'en ai beaucoup entendu parlé, mais j'l'ai jamais testé tu vois ma grande, alors tu vas sag'ment t'l'aisser faire, il ne t'arrivera aucun mal et personne ne sera au courant. Après tout, on est en temps de guerre, et tu ne m'as pas l'air d'être du coin, qui te croirais ?


___Profitant de sa taille, la chaotique repoussa son assaillant avec ses deux pattes arrières, pour qui se prenait il ? Comment avait il oser ainsi traiter la casquette et l'écharpe de Niceheart ? Se ruant sur lui à son tour, elle lui asséna un coup de sabot droit dans la tempe, le sonnant un instant, elle enchaîna par un rapide coup de tête. Toutefois ce dernier avait la tête plus dure que prévu et résista à l'impact tout en dégainant tant bien que mal le glaive qu'il avait à la ceinture avant de le coller sous la gorge de sa proie.


-Qu'est ce que j'te disais sur le fait qu'il ne t'arriverai aucun mal ? Maintenant reste tranquille bon sang.


___Alors qu'il se rapprochait dangereusement d'elle sans qu'elle ne puisse rien faire, quelqu'un sembla déboucher au bout de la ruelle et chasser l'impudent. Trop traumatisée par ce qui était en train de se passer, elle n'entendit pas les premiers mots de son interlocutrice, mais alors qu'elle semblait réprimander l'homme, Melloré s'empressa de récupérer sa casquette et son écharpe, cachant de par la même, les larmes qui brouillait se si jolis yeux émeraudes. Elle devait remercier sa sauveuse, mais de quelle manière ? La voix hésitante, encore sous le choc, elle tenta une réponse.


-Non… je… je vais bien… Juste un peu secouée . Merci… Merci beaucoup. Puis… Puis-je vous inviter à boire quelque chose ? Un café, ou du vin, pour vous remercier, je n'ai pas beaucoup d'argent, mais j'aimerai faire quelque chose pour vous entre contrepartie.


___Depuis combien de temps quelqu'un n'avait il pas été aussi gentil avec elle ? Des mois sinon des années, elle n'était pas tant sous le choc de ce qui avait faillit lui arriver, mais plutôt de faire face à une personne gentille, elle ne savait pas comment réagir face à ce genre de personne. Elle ne le savait plus.

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MessageSujet: Re: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Jeu 21 Mai - 23:29

Nous nous retrouvons donc face à une jument qui semble avoir subi un tourment donc je ne saisis pas l'entièreté... Cela est certainement dû au fait que je n'ai point assisté à tous ses déboires. Je range mes instruments de défense et pour l'occasion de coercition intimant toujours un grand sourire à la personne que je viens de rencontrer.

"Nous serions ravies d'échanger quelques menues paroles autour d'une tasse de thé bien chaude. Nous nous présentons, nous sommes Pandore, fille de la lune et il est notre garde : White Abyss."

Je baisse la tête un cours instant lors des salutations, l'étalon lui fait une courte révérence avant que son attention ne se reporte sur les alentours. Il est d'une vigilance rare et il a tout de même raison de l'être quand on constate ce que certains malotrus osent faire. Je remarque, enfin, je pense qu'elle semble tout de même sous le choc. Cela fait naître en moi mille et une image, pensées diverses en essayant d'imaginer ce que ce garde abusant de son pouvoir à bien pu faire à une si charmante personne. Enfin charmante, elle semble l'être.

Ainsi, je pose un sabot réconfortant sur son épaule en lui faisant un grand sourire. Je pense qu'il serait plus sage de voir si elle est prête à parler de son épreuve quand ce sera le cas, pour le moment échangé des banalités et des sourires devraient lui permettre de retrouver un calme. Je dois aussi lui montrer qu'elle est maintenant en sécurité, si l'on ne l'est point avec la fille de Luna en plein dans notre capital, où le serait-on ?

"Nous avons vu un charmant troquet en arrivant, cela nous permettra de nous reposer dans le même temps."

Je n'ai pas réellement besoin de me poser, je préfère juste lui éviter de marcher trop longtemps avant de m'être assurée de la vigueur de son moral et de sa santé mentale. Ainsi, un sabot derrière l'autre, je l'invite à me suivre sous la bienveillante vigilance de mon garde personnel.

"Nous espérons que cet incident ne vous empêchera pas de profiter de votre séjour."

Il aurait était fort appréciable que je trouve bien meilleurs moyens d'engager la discussion tout de même. Je manque assurément de pratique dans ce qui touche aux domaines sociaux cela est une telle évidence que cela pourrait poindre vers un pathétique inavouable. Enfin soit, espéreront que notre interlocutrice soit plus bavarde que je le suis.
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Mer 27 Mai - 18:43



___Le ciel ne cessait d'hypnotiser Mad malgré qu'elle ait reprit ses esprits et chassé sa folie, elle trouvait en son fort intérieur que ce jour sans soleil avait son quelque chose de mystique. Il parait logique que l'alicorne représentant la lune choisisse de plonger sa capitale dans la nuit qui lui est si chère, mais pourquoi une nuit si... lumineuse et si apaisante, si envoûtante et prenante à la fois. Rien que de porter son regard d'émeraude à ce voile sombre, ses soucis semblaient s'envoler, elle ne se souciait plus de ce que cet imbécile de garde avait faillit lui faire et surtout ne se souciait plus le moins du monde de la folie.


___La folie et ses horreurs qu'elle se complaisait a appeler "merveilles" lorsque la belle était sous l'emprise de cette folie furieuse. Bien sur, trop prise par ce qui avait failli lui arriver quelques minutes plus tôt, Mad ne s'était pas rendu compte que son interlocutrice n'était autre que Pandore, la princesse lunariste et ce n'était pas avec ses connaissances limitées en terme de politique qu'elle aurait pu la reconnaître. De plus, trop hypnotisé par le ciel qu'elle ne cessait d'admirer, elle ne remarqua pas non plus, les habitants qui de ci et de là faisait des courbettes à la pouliche au pelage noir à qui elle avait emboîté le pas. Qu'il était bon de se sentir à nouveau soi même. De ne plus être prisonnière de quoi ou qui que ce soit, de ne plus être juste spectatrice de son propre sort, mais d'en être de nouveau la maîtresse, celle qui tenait fermement les reines, sans affabulations et autres. Alors qu'elle suivait sans mot dire sa sauveuse, elle lâcha un soupir de soulagement, tout semblait se passer pour le mieux, aucune musique ne semblait venir de nul part, elle n'était pas prête pour redevenir... cette atrocité. La nymphe qui ajustait plus convenablement sa casquette et son écharpe, était effrayé , effrayé a l'idée de perdre à nouveau le contrôle, surtout sans savoir quand elle reprendrait le dessus, cette douce folie suave, et acide. Qui à la première bouchée vous fait grimacer, jusqu'à ce que vous vous habituiez au gout puis commencer à l'apprécier.


___Cependant, présentement ses soucis qui revenait momentanément s'envolèrent lorsqu'en redressant sa casquette elle posa à nouveau ses yeux vers les cieux. Aujourd'hui elle ne voulait pas y penser, elle voulait profiter de l'instant, de ce rare instant, elle voulait profiter un peu plus de l'Harmonie qui semblait circuler dans son corps. Carpe Diem. Humant une bouffée d'air frais, la demoiselle tenta de se relaxer, ne portant toujours pas la moindre attention aux habitants et la tête vide de tout soucis entreprit de recoiffer sa sublime crinière grise, les noeuds étaient nombreux et offraient pas mal de résistance à notre pouliche qui redoubla d'effort pour se débarasser de ces inconvénients le plus vite possible. Jusqu'ici, le voyage se fit sans mot dire. Sûrement à cause de la situation de la rencontre, autour d'un verre ou d'une tasse, les langues finirait bien par se délier.






___La demoiselle et son escorte s’arrêtèrent devant un troquet, plutôt pittoresque, mais adorable à souhait. Mad l'adopta et choisit une table en terrasse ou elle s'installa. La demoiselle a toujours été une piplette, qu'elle soit dans ses périodes sombres ou non, il n'en irait pas autrement aujourd'hui. Alors à peine finirent elles de s'installer, que la belle nymphe, secouant sa chevelure désormais impeccable, jurant avec l'allure débauchée et désorientée qu'elle avait tout à l'heure, la princesse de la nuit avait devant elle une pouliche métamorphosé, gracieuse dans tous ces gestes et souriante. Elle souriait, comme à son habitude, mais pas de ce sourire malsain qui la caractérisait pourtant si bien, mais d'un sourire doux et apaisant. Enlevant son écharpe et sa casquette et les posant soigneusement à coté d'elle, telle un trésor qu'un dragon protège farouchement. La demoiselle se rappela soudain quelque chose, elle était en territoire ennemi. Elle ne devait absolument pas baisser sa garde, tout pouvait arriver, les années le lui avaient enseignées. Jetant un regard noir à droite et à gauche afin que personne ne se sente la hardiesse de tenter quoi que ce soit contre le trésor que lui avait léguer Nice Heart.


___Appelant le garçon d'un geste gracieux et poli, la folle laissa d'abord son invité commander à sa convenance avant de se prendre un verre de vin rouge. Qu'elle avait aimé ce nectar lorsqu'elle avait séjourné chez Nice Heart... La pensée de son nouvel amant, lui pénétra l'esprit comme une lance, si bien qu'elle en eut le souffle coupée, elle devait à tout prix rester normale, son interlocutrice ne devait absolument pas sentir sa tristesse, elle avait envie d'apporter un peu de joie et d'illuminer la journée de sa chère sauveuse et ce n'est pas en prenant un air maussade qu'elle y arriverait. Même la phrase précédente, n'avait pas fait tiquer Mad "la fille de la lune", ce pouvait tout aussi bien être un simple titre de noblesse. Elle n'était pas bien au fait de ce genre de chose après tout et de son sourire engageant, elle ferma légerement les yeux et haussa les épaules avant de s'adresser à sa sauveuse, les joues entre les sabots.


-Désolé de ne pas t'avoir répondu plus tôt, j'étais comme... Hypnotisé par votre magnifique ciel. - elle étouffa un petit rire géné- Pandore c'est ca? Merci milles fois de m'avoir prêter main forte. Moi c'est Mad. Mad Melloré, enchanté.



___La pouliche tendit une patte à la princesse pour qu'elle la saisisse et la serre, puis eut un moment d'hésitation, ne faisant pas bien attention à si Pandore accepta ou non, avant de se remettre à parler.


- Et cet incident ne m’empêchera pas le moins du monde de profiter de votre sublime capitale, ne vous inquiétez pas pour moi, j'ai vécu bien pire, lorsque vous m'avez trouvé, j'étais simplement... décontenancée. - les verres arrivèrent, le temps pour Mad de fourrager dans sa sacoche afin d'en tirer quelques pièces pour les tendres au serveur, le remerciant d'un signe de tête et d'un "Merci" des plus chaleureux.- Bien! J'aimerais en savoir un peu plus sur la brave pouliche qui m'a sauvé de cet enfer, vous vivez ici? Si c'est le cas, vous avez fait un magnifique choix, je n'ai rien vu 'aussi époustouflant depuis ma visite au Neighara Falls en terre Crystaline.








___Alors que Mad se lançait dans la discussion sans pour autant perdre son attention sur les gens qui pourrait en vouloir à ses affaires, elle vit un homme se déplacer vers elles de façon suspecte. Plus il se rapprochait plus ses pas étaient larges et rapides. Il se mit carrément à courir, dague à la main prêt à assassiner Pandore, cependant Melloré avait déjà réagit, déclenchant un mouvement brusque du Garde qui faillit l'arrêter dans son geste avant de se rendre compte de la menace.

-A bas la princesse Lunai...!

-Ca je ne crois pas...


___D'un coup de sabot, Mad l'écarta de sa cible et saisit l'archet à sa hanche pour en faire sortir la lame et la lui mettre sous la gorge tout en faisant bien attention de ne pas renverser les verres.

-Je ne sais pas qui tu es, ni pourquoi tu t'en prends à Pandore, mais tu nous interrompts là, tu ne vois pas? De plus, tu essaye de t'en prendre à une personne qui m'a apporté son aide.-Mad pencha la tête de coté et sourit- Bien donc maintenant tu vas me faire le plaisir de déguerpir avant que je ne t'apprenne la politesse à ma facon et crois moi, ce ne sera pas plaisant pour toi.



___Sur ces quelques mots le coupe jarret présumant de ses forces, mais ramener à la réalité ne se fit pas prier pour déguerpir. Cependant, ce n'est seulement que maintenant que Mad tiqua... La princesse... Pandore... Elle avait déjà entendu ca. Soudain, ce fut le déclic, Pandore, la fille de Luna! Elle était en présence d'une personne de haute importance et d'un camps adverse au sien, en somme rien de très bon. D'autant plus que son but restait de se débarrasser de tous les dirigeants, ces derniers ne semblant prompt à l'entente d'une paix durable. Si elle n'avait pas été dans cet état, elle aurait sûrement sauter à son tour sur la princesse afin de l'étriper, mais elle était plus posé que son autre facette, et si les dirigeants venaient à disparaître ce serait leurs enfants qui dirigeraient. Alors pourquoi ne pas tenter de changer les choses de l'intérieur? Se reposant à sa place, la barde se recoiffa brièvement et repassa l'archet à sa ceinture, toujours sous l'oeil inquiet du garde.


-Bien... Apparemment, même chez soit, on est pas à l'abri... Quelle époque...- la jument souffla une mèche de ses cheveux hors de son cadre de vision avant de reprendre- Donc tu es la fille de Luna. Désolé, si je ne respecte pas vraiment les usses et coutumes, mais je ne suis pas vraiment familière de ces choses. La politique et moi sont des choses... plutôt éloignées – elle rigola d'un rire franc et génée – J'espère que ca ne te dérange pas, si je continue à m'adresser à toi de cette manière? Alors tu es une princesse? Je me suis toujours demander à quoi ressemblait la vie de princesse, quand j'étais toute jeune, j'en rêvait même, toute cette belle musique et ces Galas. Ta vie est si éloignée de l'idée qu'on s'en fait, ou bien vas tu me faire mourrir de jalousie en me disant qu'il s'agit du compte de fée dont tout le monde parle?


___La laissant argumenter et dire ce qu'elle avait à en dire, buvant chacune de ses paroles, la demoiselle fut prise alors d'une dernière question, laissant Pandore terminer, elle entreprit une question plus périlleuse.

-Dis moi, en tant que princesse, que pense tu de la guerre actuelle? Tu es en accord avec les positions de ta mère?

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MessageSujet: Re: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Mer 3 Juin - 23:13

Il est toujours charmant d'observer que toute conversation et toute rencontre sont toujours aussi uniques et fascinantes. Soit, les circonstances de celle-ci ne sont pas les plus idéales, mais la personne en face de moi semble être des plus sympathiques. Alors qu'elle reprend la parole, elle me tutoie. Mon éducation m'interdit de me laisser aller à de telle familiarité, mais ce n'est pas pour autant que je me montre offensé par cette tournure de ses propos. Quelle charmante appellation pour une jument qui semble l'être tout autant. Je me dis qu'elle a certainement du succès aux prés des genttlecolts... Puis me rappelle que justement cela semble aussi lui créer d'éventuel trouble au vu de la situation qui a engendré notre rencontre.

"Le plaisir est notre chère Mad Melloré."

Pourtant, j'ai parfois la vague impression que certains noms sont tout de même particuliers. À se demander si certains parents réfléchissent avant de nommer leurs progénitures. C'est l'air gêné que je me dois de refuser le sabot tendu, elle ne semble pas y faire plus attention que cela de toute manière. Mais ces paroles, si une personne est décontenancée il s'agit bien de ma personne. Aurais-je exagéré la situation ? À moins qu'elle soit si forte d'esprit que cela aille bien au-dessus de celui-ci pour ne point assombrir sa perception du monde ? Je ne saurais dire si je suis admirative ou confuse face à de telles paroles en de telles circonstances.

La personne chargée de servir nos consommations arrive, je me charge de mon dû si cela est nécessaire en continuant de tendre mes oreilles pour continuer d'écouter mon interlocutrice. Cela tout en profitant au mieux de mon thé glacé aux carottes et épices bien entendu. La suite est somme toute étrange et rafraichissante à la fois. Pouliche , bien que je ne sois point une raffinée membre de sa race, cela ne fait pas de moi une pouliche à dix-neuf ans tout de même. Il ne me semble pas d'ailleurs qu'elle soit beaucoup plus âgée que ma personne ? Je reste incertaine tout autant par ses questions, comme si elle n'avait pas fait le rapprochement entre mes paroles explicites et mon statut. Dans un autre sens, elle observe peut-être cette construction narrative dans le but de me laisser me sentir comme un poney normal ce qui serait un jeu d'esprit des plus louables.

"Nous restons dans une magnifique cage dorée par choix, puisque mère ne souhaite pas nous voir arpenter les champs de bataille à ses côtés."

La sortir de cet enfer, bien que contradictoire avec ses paroles précédentes, cela ne fait que renforcer mon ressenti premier. Cela est de la volonté plus que de l'inconscience, à moins bien sûr que je ne sache point différencier les deux ce qui est tout à fait possible.

"Nous commençons à avoir le privilège de voir le monde aussi, vous auriez d'autres lieux mémorables à nous conseiller ?"

Il est évident que l'expérience est le meilleur juge pour savoir ce qui est bon d'aller voir ou non, je note déjà dans mon esprit le nom qu'elle ma donnée. Si Mad fut attentive, cela ne fut pas mon cas. J'ai un garde du corps ce n'est pas pour me disperser dans une paranoïa qui ne sied guère à une personne de haut rang. Cela inquiéterait les bons citoyens si la fille de leurs dirigeantes se montrer elle-même alarmée par le moindre mouvement suspect. Une fois la situation réglée, le malandrin congédié deux lames sous la gorge, car il ne faut point oublier mon protecteur... Il semblerait que la personne en face de moi saisit seulement à cet instant ce que je suis.

Je l'observe, alors que finalement au fond cela ne semble pas plus changer que cela son comportement de savoir. Cela fait poindre le plus doux des sourires sur mon museau alors que j'écoute ses questions. J'imagine que la curiosité est compréhensible.

"Cela apporte de bon comme de moins agréables moments. À côté du faste de la cour, nous avons aussi des heures d'entrainement et cours divers pour nous assurer d’avoir la plus correcte des éducations. Nous n'avons point à nous plaindre."

Je ne vais pas dire en public que j'ai des problèmes, insisté sur les attaques et les tentatives d'enlèvement et le reste. Surtout face à une étrangère, je ne souhaite pas faire de tort à la réputation de ma nation et encore moins celle de ma chère mère. Puis vin la question piège par excellence dans mon cas. Pas que je ne puisse point y répondre, mais cela pourrait être d'un effet désastreux si je ne choisis pas bien mes paroles. Usé par la propagande ennemie, tout mot malheureux serait un coup sévère.

"Nous n'avons point à juger les actions de notre dirigeante qui agit pour le bien des siens. Elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour garantir notre sécurité et a le soutien et la confiance des siens en retour."

Cela aurait pu ressembler à une réponse toute faite si je n'étais pas intime persuadé que c'est vrai. Je ne saurais dire quoi que ce soit d'autre de toute manière et il s'agit bien de mon opinion en prime. Cela ne veut pas non plus dire que je suis fermée à la moindre discussion tan que cela reste dans le cadre privé et que cela ne risque point d'affecter notre nation entière. Je finis mon thé glacé, m'essuie en gardant autant que possible mes bonnes manières et observe Mad Melloré. Puis lui retourne la question tout simplement.

"Quel est le vôtre si la question n'est point trop indiscrète ?"
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Mad Melloré
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Mar 16 Juin - 2:48




___La noblesse, ces eusses et coutumes. Il n'y avait rien à faire, elle ne s'y habituait pas et trouvait même celà ridicule. Cependant à chacun ses choix et elle ne blâmait pas Pandore qui n'avait très certainement pas eu le choix quand à ces manières qu'on a du lui ancrer bien profondément dans le crâne dès son plus jeune age. Au combien même elle avait toujours haï le protocole et l'étiquette, cela ne remontait pas d'hier et c'est emplit de nostalgie que de nombreux souvenirs lui revinrent en mémoire. Elle aussi, bien qu'elle avait tendance à l'oublier était issue d'une famille noble. Bien sur pas aussi noble que celle de la princesse de la lune.


___Toutefois, elle avait cotoyé l'étiquette lors de sa jeunesse, on avait même tentée, sans grande réussite, de lui inculquée. Cependant elle préférait sa musique, sa libertée. Les notes dansant gracieusement dans les airs pour vous caresser l'ouïe du bout des doigts, vous faire voyager dans d'autres contrées au gré de l'imagination. Des ailes invisible vous portant là ou vous le souhaiter, sans limite. Elle avait connu ce que Pandore lui racontait. Elle avait connu l'enfermement l'envie du nouveau, de l'aventure. Pas dans les mêmes conditions mais elle les avait connu. Alors que la princesse parlait à son tour répondant à son précédent flot de question, la belle Melloré fut envahit d'une vague de mélancolie qui lui emplit la poitrine.


___Si seulement tout ceci n'était pas arrivée. Elle s'en venait à rêver. A rêver à comme sa vie aurait pu être différente, sans la folie, sans la guerre. Une larme vint perler dans les grands yeux d'émeraudes de la demoiselle perdue dans ses souvenirs et pourtant l'oreille attentive. Pandore n'avait très certainement pas manquer ce moment d'égarement, mais elle ne s'en cachait pas. Elle n'avait jamais prétendu être une femme forte, seulement dans cet état elle pouvait se permettre de se laisser aller. Elle était libre, pour un court instant, et elle pouvait se laisser aller à toute la détresse et les épais ténèbres qui envahissait son petit coeur.


___Elle pouvait se laisser aller, perdue dans les brumes de son passé, l'épais brouillard de son esprit qu'elle tentait de rapiécer avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'elle n'oublie. La folie était une tare qui lui coûtait beaucoup et de plus en plus chaque jours. Elle la sentait comme un étau se resserrant de plus en plus, l’effaçant jour après jour un peu plus. Combien de temps lui restait il avant de s'évanouir complètement dans la brume, avant de ne plus exister que par la démence. Elle prit une grande inspiration afin d'essayer de stopper les larmes qui coulaient maintenant telles des cascades argentés sur son pelage aux couleurs du ciel. Tentant de ne pas se laisser aller devant cette princesse, elle se reprit, étouffant ses larmes petit à petit qui ne devinrent que quelques gouttes éparses brillantes sous les étoiles avant de s'évaporer tels d'ancien souvenirs. Ceux d'une autre vie. D'une vie dont elle avait beau rêvé, mais qu'elle ne retrouvera jamais.






___Reprenant son souffle afin de ne pas avoir la voix tranchées lorsqu'elle s'adresserait de nouveau à la princesse, elle se secoua un peu mentalement avant de répondre, son visage affichant un nouveau sourire, toujours aussi bienveillant, mais lourd de sens, lourd de tristesse. Ce masque que l'on porte lorsqu'on ne veut pas associé les autres à ses soucis. Ce qu'elle aimerait pouvoir parler à quelqu'un de son problème. Librement, sans être jugée. Ce qu'elle aimerait pouvoir partager son fardeau avec une personne. Ne plus être seule.


-Je comprends ce que tu ressens. Je suis moi aussi issu d'une famille noble, pas aussi prestigieuse que la tienne, j'en ai peur, mais je pense qu'à une moindre échelle je comprends. Moi aussi je rêvais d'aventure, de voir le monde, je n'avais que la musique pour m'échapper.


___Le regard de Mad se perdit dans les cieux étoilés comme cherchant un signe, quel signe? Un signe de qui? De quoi? Elle même n'en avait aucune idée, mais elle aurait tellement aimée en avoir un.


-Peut être un jour pourrons nous croiserons nous lors d'un voyage, je me ferais un plaisir de te faire visiter divers endroit qui m'ont marqué. De mémoire, je me suis perdue un jour dans le Crystal Empire, un endroit que l'on nomme les Neighara Falls, si je ne me trompe pas, des cascades d'eau gargantuesques sur lesquelles le soleil s'amuse à dessiner des myriades d'arc en ciel. Le tout entouré d'une forêt presque féerique, mystérieuse et apaisante, je ne pense pas avoir vu d'endroit pareil en tout Equestria.


___Apercevant du coin de l'oeil, le regard méfiant du garde à la suite de l'annonce de sa lignée noble, ce que Mad pouvait comprendre, elle préféra jouer franc jeu.

-Pour être franche avec toi Princesse, ma famille, qui a tenté tant bien que mal de m'enseigner l'étiquette, est originaire des terres de votre tante Celestia. D'Apleloosa pour être précise. Cependant, j'en ai été bannie, et suis maintenant sous la bannière de Discord. Mon histoire serait trop longue à vous compter. Et je ne viens pas ici en ennemi et n'ai nullement l'intention de vous faire du mal, je vous prie de me croire. D'ailleurs, si celà peux vous apaiser.


___La ponette décrocha sa ceinture à sacoche à laquelle pend le fourreau de son épée et de son archet avant de le déposer sur la table et de le pousser vers le garde. Elle déposa sur la table aussi son arbalète à répétition et son violon.


-Voyez? Vous pourriez même me faire prisonnière politique si l'envie vous en prenait aha. Bien sur je peux comprendre si maintenant tu me regardais avec méfiance. Cependant je veux jouer franc jeu avec toi Pandore.


___Le regard de Melloré devint un peu plus joueur. Après tout si jamais ils tentaient de la mettre en geôle elle pourrait tenter de s'échapper, ca pourrait être drôle. Toutefois, si elle pouvait nouer un lien avec la princesse Pandore, peut être un jour toutes les deux pourraient changer les choses. Les rêves collent à la peau et bien que Mad soit toujours aussi perdu, il y avait bien quelque chose qu'elle ne voulait pas oublier, son envie de paix.






___Finalement vint la réponse à la question la plus intéressante. Ce qu'elle pensait de la guerre très justement. Il y avait beaucoup d'endroit par lesquelles elle pouvait commencer, mais pourquoi pas par le plus simple?


-En tout cas, je trouve ta réponse fort bien construite, et comprend que tu ne puisses pas donner ton propre avis ou montrer un quelconque désaccord avec la politique que mène ta mère. Après tout, si même sa propre fille entrait en désaccord avec elle, le peuple commencerait à se poser des questions n'est ce pas?


___Du bout du sabot, la chaotique triturait une mèche de sa crinière pensive, cherchant par ou continuer, avant de reprendre, un peu plus hésitante.


-Bien... Par ou commencer... Tout d'abord, j'ai vingt huit années. J'ai donc connu l'époque de guerre, l'époque de paix et la nouvelle guerre. Bien que je n'ai pas réellement profiter de la courte ère de paix. La guerre m'a fait beaucoup de mal et m'a fait perdre beaucoup de chose à vrai dire... Tout ce à quoi j'ai pu tenir, elle me l'a enlevée. Pas la guerre actuelle, elle est trop jeune, mais l'ancienne guerre. Donc à titre personnel, je hais la guerre et ses méfaits. Ce que j'en pense? C'est que les dirigeants sont tous égoïste, que ce soit Celestia, Discord ou bien ta mère. Ils se déclarent la guerre pour satisfaire leur égo surdimensionné, ne voulant pas concéder la moindre petite partie de leur territoire. C'est... excuse moi du mot, mais je trouve que c'est pathétique. Pour leurs querelles enfantines, ils jouent des vies, des milliers de vies. Ils font s'affronter d'ancien frères, d'anciens amis. Des personnes pour la plupart qui n'ont aucune animosité contre leurs adversaires. Des personnes qui ne veulent pas tuer, ou être tuer. Si les dirigeants veulent vraiment régler ca par la force, qu'ils prennent les armes et se lancent dans une arène et considéront le dernier debout gagnant, mais non, ils préfèrent sacrifier la vie de leur peuple pour leur petits intérêts. Je pense que cette guerre est du aux dirigeants actuels et que la paix ne pourra venir d'aucun d'entre eux. Je pense que la paix viendra des génération futur, tout comme toi. Je place mes espoirs en toi. J'espère que tu verras le monde comme je l'ai vu, j'espère que tu réfléchiras de par tes propres yeux et pas ceux de ta mère et que tu comprendras ce dont quoi je suis en train de te parler. J'espère que mon avis plein d'animosité ne t'as en aucun cas blessé, auquel cas, je m'en excuse, comme je te l'ai dis, je veux jouer franc jeu avec toi. Car j'espère, si ce n'es déjà fait, t'aider à ouvrir tes propres yeux. Je ne veux pas que tu boives mes paroles ou soit en accord avec chacune d'entre elle, mais qu'elles te fassent réfléchir.






___D'une certaine façon Mad enviait la position de son interlocutrice, elle aurait aimé avoir ce pouvoir de changer les choses. Cependant le droit de naissance faisait bien les choses, et à moins de se marier avec un beau prince, elle n'en aurait jamais la moindre chance. Pris d'une inspiration soudaine, elle prit avec précaution le violon de la table, montrant qu'elle ne comptait rien faire de mal, puis prit l'archet qu'elle gardait dans l'étui de son violon. Contrairement à celui qu'elle avait poser sur la table, il ne possédait aucune lame, et elle le montra au garde afin qu'il le constate. Elle avait envie de ponctuer tout ceci d'une petite musique.


-Comme je te le disais,[/b] - dit elle en portant son violon à son cou – [b]pour moi la musique m'a toujours permis de voyager, et j'espère te partager ce qui pour moi à longtemps été mon seul échappatoire. Ce morceau je l'improvise pour toi.


Dans un monde sans foi ni loi
un monde ou rien ne brille
j'e t'offre ce en quoi je crois
car si de Luna tu es la fille

Alors ce pouvoir, tu as en toi
celui de faire changer les choses
de faire changer tout ca
de chasser cet avenir morose

Et de nous ramener de beau lendemain
Ceux qui chante et brillent
nous ouvrant de nouveaux chemins
car si de Luna tu es la flle

Je place toute ma confiance en toi
en ce coeur pur en ton sein
je t'offre ce en quoi je crois
je crois en ce lendemain


Je crois en la fin de cet immonde carnage
ou du moins en espère le trépas
car si la guerre fais désormais rage
Tu en as le pouvoir, toi fille de Luna.


___Finissant la musique que lui inspirait le moment, douce, et légère, vous emportant sur ses ailes, vers d'autres sentiers, vers un futur à l'avenir radieux. Melloré posa son violant devant Pandore. Elle avait bien entendu glisser quelques onces de magies dans ses notes afin de les rendre un peu plus transcendantes, aucun effet néfaste dans cette magie, juste un petit boost à l'imagination, un petit coup de pouce vous permettant de vous faire plus facilement emportée par la musique, et voir ainsi de nouveau paysage.


-Voici la musique, la liberté que tu m'inspires. J'espère ne pas me tromper. Puis-je me hasarder à une autre question cependant. Dit moi, en dehors de toute obligation, en dehors de l'étiquette, si tu le veux bien, bien entendu. Dit moi réellement, que penses tu de cette guerre et ces atrocités. Que penses tu de tout ce dont je viens de te parler?


___Un sourire sur les lèvres, la demoiselle se rassit, et rangea son archet. Ces élans incontrôlables était toujours du à cette immonde démence sous-jacente. Elle espérait que ceci n'avait pas été trop déplacer.

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MessageSujet: Re: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Sam 20 Juin - 16:57

Si la nécessité d'avoir et de comprendre ses souvenirs est réelle, je constate ne pas être la seule à souffrir à en cacher les vives émotions qui en ressortent. C'est ainsi sans un mot, un simple sourire laissant transparaitre une palette d'émotion tel qu'une pointe amicale ou de compréhension, je l'aide à s'essuyer le visage en faisant flotter un mouchoir un tissu. Ainsi, ils s'imbibent de précieux moments qu'elle a vécus comme autant de goutte d'eau finement salée dont la signification va bien au-delà de tout ce que je pourrais imaginer, je pense.

Mais rapidement, vient sur ce merveilleux visage le plus triste de tous les déguisements. Cette façade illusoire que je n'ai que malheureusement trop souvent constatée sans jamais savoir quoi faire face à lui. Même simplement a la vue je le reconnaîtrais, mais cela serait sans compter ma nature particulièrement empâte qui me permet de ressentir le cœur d'autrui sans avoir besoin de mots ou de juger au travers de l'apparence. Le chant délicat d'un cœur qui souffre siffle à mes oreilles comme la plus pure des mélodies, j'écoute celle-ci sans réellement savoir comment réagir à celle-ci.

Cela n'empêche point mes oreilles de capter chacune de ses paroles, j'imagine que c'est l'avantage d'en avoir des grandes ... Enfin soit, je bois ses paroles, il n'y a pas meilleurs moyens de répondre, que d'être une interlocutrice attentive en premier lieu. Ainsi elle est-ce qu'elle dit, je n'ai pas l'outrecuidance d'affirmer le contraire, il y a bien des manières d'être et de devenir pour pouvoir affirmer qu'elle puisse avoir une origine noble et s'en être séparé. Et même s’il s'agit bien de ce cas, ce que je sais immédiatement en lisant ses sentiments, dans un autre cas cela ne changerait rien à ce qui est dans mon esprit. Je ne jauge point les autres sur leurs origines et je ne me permettrai encore moins de les juger.

Alors qu'elle décroche sa ceinture et retire ses affaires pour se désarmer, je fais l'inverse à l'aide de ma magie passive. Usant de la plus simple de puissance profane, permettant aux licornes de faire se mouvoir les objets dans un faible périmètre autour d'elles.

"Notre amitié la plus intense fut formée avec la princesse de l'ombre."

Je n'ai rien à ajouter à cela, si elle ne comprend pas d'elle-même que cela signifie qu'il n'est pas question de l'enfermer pour si peu que sa simple appartenance à un pays étrangé alors qu'elle n'est aucune menace pour nos bons citoyens. Alors je ne peux rien pour elle. Je recule de quelques pas et glisse quelques mots à son oreille, il grince visiblement des dents et je finis par un audible même pour la personne en face de moi par un :

"Oseriez-vous remettre en question notre autorité ?"

Bien qu'il reste agité, le garde se recule légèrement, souffle et se contente maintenant d'observer sans montrer de signe hostile et l'arme bien rangé dans son fourreau.

"Veuillez excuser les excès de notre protecteur, il ne fait que ce qu'il pense juste."

Avec certainement trop d'énergie, tout n'est pas blanc ou noir mon bon étalon... Il retourne dans son mutisme habituel en observant la situation de loin. Alors que j'invite d'un sourire, Mad à continuer à répondre à mes interrogations. Je ne compte pas la faire enfermer, en tout cas pas tant qu'elle n'enfreindra pas la loi. La suite est... Un sacré monologue, je ne suis pas sûr de pouvoir tenir un tel discours d'une seule traite sans finir étouffée ou au moins la gorge aussi asséchée que le plus chaud et aride des déserts. J'écoute, analyse, perçoit ses émotions au travers ses mots et son cœur. Évidemment, je ne dirais rien en public, je ne peux ni ne veux répondre de telles paroles aussi proches d'oreilles potentiellement indiscrètes.

D'un geste qui n'était pas nécessaire, elle calma la paranoïa de mon garde en lui montrant qu'elle n'était pas dangereuse. Mais, même sans cela il avait ordre de ne point intervenir outre certaines circonstances particulières. Il ne souhaite pas s'attirer le courroux de l'enfant de la nuit, si bien qu'il laisse faire sans réellement réagir, mais prêt à devoir faire son devoir. Toujours le même, même au moment où elle entonne une chanson aux paroles équivoque et repose cette même question à laquelle je ne peux pas répondre en ces lieux.

"Notre réponse sera toujours la même."

Ce n'est pas comme si je n'avais pas était honnête quand j'avais répondu. Maintenant que j'y pense, s'il ne me viendrait jamais à l'esprit de l'enfermer juste parce que'elle vient d'ailleurs... Je ne suis pas sûr que tous auront le même scrupule. Peut-être qu'il serait temps de continuer cette discussion en privé, ou au moins de réussir à m'assurer qu'elle n'aura pas le droit à une arrestation arbitraire quand j'aurai le dos tourné. Vu comment a commencé notre rencontre je préfère éviter de la laisser seule.

"Lorsque nous nous séparerons, bien que cela ne soit pas dans l'immédiat, je vous adjoindrai une personne de confiance pour m'assurer que l'incident qui a eu lieu plus tôt ne se reproduise point. De confiance et dont votre fort grand charisme ne fera pas tourner la tête. Si un prince nous avions était votre esprit comme votre beauté nous aurais déjà fort séduits."

Vu que mon garde du corps refusera de ma quitté, je vais devoir faire demander une de mes plus proches gardes jument... Cela va être sur, je n'en connais pas tant que cela et la plupart sont bien évidemment occupés ailleurs. Mais j'imagine que j'ai le droit d'user un peu de mon influence et m'assurer que l'une d'elles prenne un peu de temps pour reconduire une invitée de marque en lieu sûr. Je sors de mon sac de selle un parchemin, y dépose quelques mots par la caresse de la plume et d'un buvard m'assure que nul tache ne se créer. Si les rondes sont aussi régulières... En fait non puisque trop régulière pour être préjudiciable pour la sécurité, dans le sens que si un garde passe exactement toutes les cinq minutes par exemple les gredins s'en serviraient.

Ainsi j'attends, en laissant l'artiste s'exprimer sur mes paroles, au vu de l'incident de tout à l'heure et au vu de ses révélations je pense qu’elle comprendra. Elle doit avoir saisi que je ne peux pas me permettre de la laisser seule, si certains mâles apprennent qu'elle est sous le règne du chaos en plus d'être une fleur délicate... J'ai bien peur qu'ils finissent par essayer de la cueillir d'une bien horrible manière.

"Sachez néanmoins que vos paroles ne seront point oubliées."

Cela ne sonne pas comme une menace, bien qu'une personne plus colérique qu'elle ne l'est je le pense, pourrait saisir cette phrase ainsi. Les badauds penseront surement que j'entends par là qu'elle est allée un peu trop loin dans son monologue, la réalité est que cela donne à réfléchir et que je lui fais comprendre. À elle de lire sur mon visage le réel sens de mes propos, sinon tant pis. Oh ! Un garde parfait, je le hèle. Alors qu'il s'approche et me fait un salut, j'attends un petit instant et glisse discrètement suite à un petit toussotement classique pour des personnes de mon rang pour signaler qu'une chose est oubliée avec un sourire espiègle un tout petit instant :

"Est-ce que notre invitée est invisible ?"

Il se confond en excuses puis salut également Mad. Le tout avant de demander ce que je souhaite le museau rouge de gêne. Je fais virevolter la lettre jusqu'à sa sacoche de selle et encore à voix basse lui demande de porter en sabot propre ce courrier à une personne particulière. Au vu de sa réaction, je suis immédiatement persuadé qu'il la connaît. Seuls les recrus qu'elle a façonnés ont cette tête qui est amusante à voir même si c'est mesquin à reconnaitre.

"Nous allons être claires. Nous ne vous forçons en rien d'accepter que nous vous confiions à la vigilance d'une jument de confiance. Elle aura si vous l'acceptez pour ordre direct de notre part d'empêcher tout acte arbitraire ou belliqueux a votre encontre. Néanmoins, nous serions rassurés qu'ait l'avenir et tan que vous êtes en nos contrés, vous acceptiez sa présence pour votre propre sécurité. "

J'attends sa réponse avant d'envoyer effectivement le garde porter sa lettre. Il serait idiot de l'envoyer pour rien n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Pendant ce temps-là, à Concordia [PV: Mad Mélloré]   Jeu 2 Juil - 18:31




___Pandore lui avait posé sa question depuis quelques secondes maintenant, mais la belle Saddle Arabian ne pouvait répondre. Il s'agissait bien d'une incapacité à répondre, ce n'est pas qu'elle ne voulait pas répondre à sa si gentille interlocutrice, mais plutôt qu'elle ne le pouvait tout simplement pas. Comme en dehors de son corps, comme spectatrice de la scène elle avait l'impression d'être projeté. Autour d'elle, tout semblait si merveilleux... Des ballons s'envolaient et se perdaient dans les cieux avant d'exploser bruyamment.  Dans leurs danses aériennes ils étaient accompagnés par de nombreux lampions qui semblaient se substituer au ciel étoilé. Tout autour d'elle, des clowns de toutes taille et de toutes couleurs marchaient, titubaient, se poursuivaient, se cognaient, dans une ronde infinie. Des serpentins et autres confettis étaient jeter dans tous les sens, projetant leurs couleurs chatoyantes dans le regard émeraude de Mad, l'hypnotisant petit à petit tout comme la musique de fête foraine présente. Elle ferma les yeux et tout semblait si loin... Tout semblait tournoyer et se perdre. Elle était autre part, son esprit voyageait autre part, elle se perdait, et elle sentait ce rire résonné dans sa tête. Dans sa propre caboche, son propre rire qui résonnait encore et encore comme un requiem lui rappelant que sa bonne santé mentale n'était que temporaire et qu'elle n'avait plus beaucoup de temps.


___A chaque instant ce rire prenait forme et lui mettait une baffe, puis un revers, ainsi de suite elle semblait être là, plus puissante que toutes les forces de cet univers à lui hurler, à lui rappeler "JE SUIS LA, TU NE TE DEBARASSERAS PAS DE MOI". Pourquoi? Qu’avait-elle fait pour mériter un tel traitement, qu'avait-elle fait pour mériter tant de haine. Elle ne pouvait se laisser faire ainsi, mais avait-elle vraiment le choix? Non elle ne l'avait pas, elle ne pouvait qu’espérer que son état de folie ne dure pas trop longtemps. Elle ne pouvait qu'espérer qu'un jour cette immonde chose décide de la laisser seule, de la laisser tranquille ne serait ce qu'un instant. Une journée de répit, était ce trop demander?  La paix! Seule dans les ténèbres de son esprit, elle hurlait, tapait les murailles


-Laisse-moi! LAISSE-MOI TRANQUILLE! OUBLIE-MOI.


-Jamais.



___Comme un souffle, un murmure glaçant et bref qui lui répondait, qui lui donnait la confirmation qu'elle ne serait plus jamais quelqu'un de normale. Que tout continuerait comme ca pendant des années et des années. La rage du désespoir s'emparait de son esprit. Alors qu'à l'extérieur depuis maintenant trente secondes, la princesse Pandore attendait sa réponse. C'est fou ce que notre esprit peut tordre le temps, le tordre et le modeler à son envie. Tant bien que mal, la demoiselle se sortit de sa torpeur, elle ne devait pas se laisser avoir, c'est ce qu'elle voulait. C'est ce que voulait la folie, grappiller quelques minutes en l'envahissant de rage. Elle ne se laisserait plus avoir de cette manière, elle ne se laisserait plus berner.  De toutes manières, elle ne pouvait pas revenir à la folie maintenant, elle ne devait pas. Elle avait accepté la folie, dorénavant c'était aussi à la folie de l'accepter en retour.






___Se reprenant tant bien que mal, le museau caché derrière une mèche de ses cheveux et arborant un sourire bizarre, elle du secouer sa tête deux à trois fois pour finalement réussir à reprendre tous ses esprits. L'air inquiet elle regarda son interlocutrice droit dans les cheveux.


-Je me vois dans le regret de te dire que je ne peux accepter ta proposition aussi gentille soit-elle. Ce n'est pas un caprice de ma part, c'est juste une question de sécurité pour la personne que tu souhaites m'envoyer Pandore. - Le regard de la jument se voilà de détresse alors que la barde fut pris d'un spasme.- De plus, je pense que tu te trompes quand tu dis que ce n'est pas le moment pour nous de nous séparer, bien au contraire, si je reste ici, je risque de t'attirer des ennuis et c'est une chose que je ne veux pour le moins du monde. Je dois partir, tout de suite. J'espère que nous nous reverrons Pandore, et je suis... désolé de partir avec aussi peu de manière et de façon si suspicieuse, je te promets que je t'expliquerais tout ceci, peut être lors d'une prochaine rencontre. Mais crois-moi, si je fuis ainsi c'est pour ta sécurité.


___Avant que le garde n'intervienne Mad sortit son violon et joua une musique, elle la fit exprêt calme bien que rapide pour ne pas appeler la folie trop tôt. Sa pression sanguine augmenta tout comme sa vitesse de déplacement, et comme le Zéphyr, inarrêtable et malicieux, elle déposa une bise sur la joue de Pandore avant de disparaître dans la nuit. La Saddle Arabian courrait à tout allure aussi vite qu'elle le pouvait, slalomant à travers les gens et évitant les gardes elle ne mit pas bien longtemps avant de finalement sortir de Concordia. Toutefois des questions sans réponses restaient dans sa caboche. Toutes ces... "scènes" qui avaient lieu dans sa tête, ces scèenes ou la folie se matérialisait sous toutes ses formes, étaient-elles vraies? Ou étaient-elles juste des hallucinations liées à son esprit malade. D'ailleurs en quoi une hallucination ne pourrait pas être vrai?   Qu'est-ce qui est vrai?  La normalité n'est elle pas fausse? La folie est elle vraie? Alors que toutes ces questions se poussaient dans son esprit, elle sentait qu'elle prenait prise sur elle, mais bien trop tard, elle s'était déjà perdue bien loin de la civilisation, elle était partie bien loin de la belle Pandore avant qu'elle ne puisse lui faire du mal. Elle... Son autre elle aurait été trop contente de pouvoir lui faire du mal? Pourquoi cette peur de faire du mal à Pandore ainsi que cette certitude sur ce qui allait arriver?


___Tout simplement parce qu'elle était si... merveilleuse, si attentionné, depuis combien de temps quelqu'un ne s'était-il pas occupé d'elle de cette manière? Elle espérait vraiment la revoir pour peut-être lui dire certaine chose qui occupaient maintenant son esprit et peut être son coeur, des choses qu'elle s'interdisait et qu'elle s'interdirait sûrement de dire.



HRP: et voilà j'ai usé les 4 posts de non folie dont dispose Mad et comme elle ne veut pas que les choses tournent mal, je quitte le rp Razz
Libre à toi de faire encore un dernier post

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