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 I think you're the worst ~ [pv Amethyst]

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Sonata Dusk
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MessageSujet: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Ven 29 Mai - 19:21




Le chant d'une Sirène ~


Sous le regard de l'astre diurne, la belle bleue achevait sa séance d'exercices militaires. Naguère encore, la sirène aura pensé y échapper. Hélas pour elle, le désir de puissance l'y avait poussé. Et la voilà prise au piège, des sabots d'un infernal tyran. Son instructeur lui imposait souvent le martyre, faisant qu'elle s'écroulait avant l'heure. En ce jour radieux, la belle bleue su endurer les épreuves, et perdurer après coup. Si bien qu'elle fit la joie de sa comparse, Hard Line la belle, une grande jument au crin beige et à la classe inégalée. Et sous ses manières impartiales et rudes à l'exercice de ses fonctions, la dame savait faire preuve d'une magnanimité remarquable. Tout d'elle transpirait la noblesse, la bonté, la droiture. En Arcadia on ne voulait déplaire à quiconque, et vivre en une communauté parfaite. Ce royaume des rêves, avait son champion, la sainte bête balayant toute noirceur. Nombre gens la respectaient, dont la sirène.

Voilà que la templière offrait un ligne blanc à sa jeune apprentie. Sonata lui rendit grâce d'un sourire béat, dont elle avait le secret. Et s'essuyant la figure, crasseuse et en âge; elle s'émerveilla d'aventure. Une myriade d'étoiles étincelait en ces prunelles, et la belle enjouait l'invitation à boire un verre. Elles gagnèrent les vestiaires, histoire de faire leur toilette, puis se changer. L'une retrouvait son ravissant pendentif, et l'autre ses beaux habits. La plus grande guidait enfin sa cadette, bien étourdie et pouvant s'égarer en un instant, en ce dédale gargantuesque. La cité royale, dite des fastes, possédait une architecture fabuleuse et édifiante. Si bien qu'un simple étranger pouvait s'y perdre, presque à jamais. Parvenu au lieudit, le cortège s'engouffra dans la douce pénombre d'une bâtisse. Un bar des plus agréables, pouvant satisfaire quiconque. Une voix douce saluait du beau monde, l'annonçant.

Dès l'irruption classieuse, elle manda deux grands verres. Line vivait d'amour et d'eau fraiche, tout comme la bleuté, la suivant aveuglément, comme son ombre. Mais elle l'adulait tant, cette idole de toute pouliche et soldats. Il lui en fallait bien peu, pour s'émoustiller; un rien influençait Sonata. Et elle n'avait grand chose à lui envier, elle avait la démarche gracieuse et l'air aussi charmant. Seul lui faisait défaut, cette prestance absente, pourtant sidérante chez sa comparse. Soudain elle la rejoignait au comptoir, afin de savourer son breuvage, un doux cocktail fruité. Une fois délectée, la belle retrouvait ses forces. Il lui prit d'ailleurs, l'envie de bondir sur scène, et pousser le chant, de sa voix d'or. Hélas, on la prit de court. Une sacrée donzelle, dont la trombine ne revint à la plus grande, creva la bulle de sa cadette. Cette jeunesse survolté alla se produire. Sonata n'en perdit pas une miette et vibra au grès d'une mélodie déjantée. Soudain elle applaudit, niaisement. Elle aimait encore les viles gens.

Et il lui plut fort de voir l'assemblée foudroyant la chanteuse, d'un même regard. Un sourire mesquin se dessina à ses lèvres, elle manqua de rire. Hélas pour elle, on l'endigua d'aventure. L'étrangère avait jeté à l'aveugle, son instrument, ayant fusé droit sur la sirène. Cette dernière ne le vit venir, ce coup anodin, décochée pleine tête. Si bien qu'elle se cassa la binette au bas du tabouret, avant d'embrasser la terre. La donzelle sembla empourprée, elle pestait. L'acte même involontaire, déplut fort à l'ainée. Voilà qu'elle gagnait ses abords, et l'interpelait avec tact et douceur. L'illustre légionnaire lui dédia beau sourire, si agréable qu'il masquait son diabolisme. La grande jument avait d'étrange, qu'elle endossait trop rarement de laids rictus sur sa figure. Au lieu de quoi, elle affichait des traits d'angéliques, dignes de la grande Cadance. Mais elle demeurait effroyablement sérieuse sous ce masque ci. Et elle soufflait mot. Une juste mise en garde envers la jeunette désinvolte.

Certes elle daigna la gracier en ce jour, mais à la moindre récidive, Line serait sans pitié. Les coquins la redoutaient, les ombres la fuyaient. Elle incarnait donc l'âme de cette cité, et la justice la gardant. Son sabot pouvait réduire en purée cette misérable, en l'instant. Mais elle lui accordait seconde chance, celle de se racheter; afin que revienne le climat de paix en l'antre des bonnes gens. Quelques unes s'évadèrent, n'ayant envie de voir l'étrangère se faire rosser ou occire, si naguère elle empourprait la belle. Soudain, Sonata revint à elle, et filant en douce à la scène, elle captiva l'attention. Son catalyseur et micro pouvait apaiser les esprits, lorsque paraissait son chant. La mélodie devait donc faire revenir la quiétude dans les cœurs, et l'harmonie dans l'air. La grande beige applaudit, s'en suivit l'ovation de moult êtres. Ici, la tolérance était de rigueur, qui n'était irréprochable pouvait disparaitre, sans vergogne.


« Vous en voulez encore ? Alors ce sera l'hymne de ... la chose-là, rose et qui parle que d'Amour ! Et après on chante le notre, promit ! »



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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Mer 3 Juin - 1:11








Rien de tel qu'un peu de musique



Qu'il faisait chaud ! Une rue éclairée, l'air sec du sud ne changeait rien sinon qu'amplifier la chaleur des lieux. Amethyst déambulait entre les bâtiments, regardant sans cesse à droite et à gauche. Épuisée la licorne alla se poser contre un mur, tentant de caler son pelage sombre qui ne l'aidait pas à affronter le soleil brûlant dans une ombre peu rafraîchissante, elle était définitivement perdue..

Arrivée ce matin dans la ville que l'on considère comme étant la capitale des terres Chaotiques elle avait voulu visiter l'endroit, une capitale ça se visite toujours. Ou presque, celle-là n'avait rien de spécial. Les gens rares, sans doutes l'heure chaude et même les touristes semblaient se terrer. Ils ne rataient pas grand -chose, l'endroit était certes beau mais n'avait rien de spécial à ses yeux, une architecture jolie, fastidieuse pas endroit mais surtout répétitive. Elle était là depuis le matin, le soleil semblait s'approcher de son zénith et elle était bel et bien perdue dans cette cité. Un vrai dédale.

Se relevant elle tournait une énième fois dans une intersection. Elle avait soif, faim, elle se sentait poisseuse et fatiguée. Essuyant son pelage chaud elle regardait inutilement autour d'elle, même pas un arbre à l’horizon.. On disait que la nature était chaotique, ce n'était pas d'actualité ici, il n'y avait rien, que des bâtiments et un soleil de plomb. - Par les Ombres cornues, qui peut vivre avec des températures pareilles ? - marmonnait-elle en se traînant sur le chemin.

Soudain, une pancarte couvrait un mur, annonçant un bar. Remerciant les esprits elle avançait lentement vers l'endroit, de la musique s'en échappait, double chance : elle pourrait se détendre tranquillement.. La magicienne poussait lentement la lourde porte de bois, et du plisser les yeux pour s'habituer à la différence de lumière avec l’extérieur. L'ambiance à l’intérieur était toute autre. Déjà car il y avait plus de gens comme elle l'avait imaginé, ensuite le lieu semblait plus chaleureux, plus frais aussi.

La taverne dénotait de dehors, déjà le nombre de personnes, mais aussi le décor, les murs. L’extérieur semblait pauvre de par sa répétitivité mais l’intérieur ressemblait à un bric-à-brac d'objets hétéroclites, enfin, assez bien rangé mais des bibelots traînaient ici et là, laissant pourtant assez de place pour les clients, elle se serait crue chez elle si elle n'avait pas été à l'autre bout de la carte.. Le reste des installations pourtant semblaient assez modernes si l'on ne tenait pas compte des boiseries apparentes peintes en.. marron ? A première vue elles étaient entretenues mais ne sont pas toutes jeunes. Tout dans l'établissement dégageait une impression de familiarité, dès la porte passée un sentiment de bien-être envahi la licorne.

Laissant son regard tomber sur les gens installés elle remarqua que la plupart des tables étaient orientées vers une petite scène, c'est là d'où provenait la musique entendue à la porte. Pendant qu'elle allait commander un rafraîchissement au petit comptoir, aussi jeune que le décor, elle jaugea les clients, l'ambiance semblait détendue mais l'air semblait contenir une légère tension. Passant rapidement ses yeux sur la foule elle remarqua que ce n'était pas sa venue : personne n'avait remarqué son entrée et malgré son style quelque peu décalé elle passait assez inaperçue dans ce bar, tout ce qu'il lui fallait ! Amethyst en profita pour se faufiler entre les tabourets occupés pour finalement en trouver un disponible à deux pas de la scène. Finalement elle ne sera pas si invisible que ça..

Jouant encore du petit talent d'observation qu'elle avait acquis dans sa profession elle remarqua la raison de ce qu'elle avait pris pour de la tension, quelqu'un était simplement tombé de son tabouret et c'est rassurée qu'elle se tourna de nouveau vers la scène pour apercevoir une jeune ponette arriver sur scène en gambadant, le sourire aux lèvres. Elle transpirait la joie de vivre, les prochaines minutes allaient être gaies, de quoi remettre la magicienne de bonne humeur. De sa place elle pouvait allègrement se rincer l'oeil. La jeune terrestre possédait un pelage bleu clair et ses cheveux maintenus en une queue-de-cheval était de la même couleur en plus électrique, une bouille souriante évoquant une certaines innocence, simplette peut-être même si elle ne semblait pas si sure d'elle. La sombre licorne se sentait totalement à l'opposer de cette jeune fille que sa cutie mark définissait comme une chanteuse, le genre de fille que tout le monde veut avoir en amie avec qui faire les 400 coups. Un sentiment étrange mêlé d'amertume et d’impatiente traversait son corps dans un frisson désagréable.

Prenant une gorgée l'autre sorti un micro de nul part pour annoncer d'une voix enjouée :

« - Vous en voulez encore ? Alors ce sera l'hymne de ... la chose-là, rose et qui parle que d'Amour ! Et après on chante le notre, promit ! » 

Se redressant d'un coup Amethyst regarda autour d'elle, pourquoi cet hymne ? Comment pouvait-on savoir que c'était là-bas qu'elle résidait ? Elle chercha à se persuader que c'était du simple hasard, une chance sur 6 de tomber dessus voilà tout.. Non sans une légère suspicion elle se concentrait vers l'énergique artiste.

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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Dim 7 Juin - 15:27




Hospitalité fabuleuse ~


Dès lors qu’elle eu proféré le discours, elle déchanta. Une donzelle s’était levée dans l’assistance. Le phénomène captiva la chanteuse, qui y riva ses prunelles. L’inconnue avait la robe sombre, un appendice sur le front et une crinière mariée à ses écrins d’améthystes. La sirène avait le regard qui en dit long. Il se dégageait d’aventure d’angélisme de sa trogne. A vrai dire, sa pensée naïve l’émoustillait. Elle se convainquit donc que la noiraude désirait l’accompagner, ou mieux, la rejoindre. C’est avec une joie immense lui pendant aux lèvres, et étincelant dans ses prunelles, qu’elle désigna la belle attirant les regards. Nul doute qu’on la savait déjà étrangère au bourg. Fort heureusement, nul ne lui en tint rigueur. Et si le veilleur de beige ne se mouvait, l’on pouvait avoir confiance en l’énergumène. Du reste, Sonata n’était du genre méfiante, mais elle jugeait un être à son apparence. La donzelle lui intimait bonté d’âme, aussi l’aborderait-elle sans pudeur ni crainte.

« Hey, on a une connaisseuse dans le public ! Venez sur scène, qu’on fasse un duo ~ »

Souffla-t-elle, avant d’agiter sabot et esprits. Naguère encore, elle avait le choix. Nul n’irait la blâmer si elle n’osait gagner la bleutée. Pas plus qu’on se rirait-elle. Mais elle dut paraître un brin nerveuse, les mœurs semblaient chaleureuses. Et l’espérant détendre, la sirène s’oserait à lui mander son patronyme, d’un doux murmure à l’oreille; si toutefois elle lui parvenait. Du reste, qu’elle la gagne ou non, la belle Dusk pousserait le chant de sa voix si mélodieuse. Et d’une démarche alliant grâce et sensualité, elle berça les âmes en plus d’en conquérir bon nombre. Elle avait tout l’air d’une charmante hôtesse de voyage. Car il flottait un air d’aventure. Bien des poney rêvèrent à l’entendre, comme envoûtés, par ces terribles minois et chant. La bleutée espéra fort, que la prestation aie rassuré sa comparse. Sans quoi, il lui faudrait enchainer sur des vocalises plus féériques. Naguère encore, elle rêva d’un monde ainsi fait; d’harmonie entre ethnies. Alors elle sourit, avec son air niais.

Soudain, l’ovation surgit. Elle raisonna tant, qu’un vacarme s’immisçait au dehors et alertait voisinage et passants. Ainsi débarquèrent de nouvelles frimousses, dont un garde à l’armure violacée. Ce dernier se rassura bien vite. Sa seigneurie l’eut mandé auprès d’elle, il reçut grand verre. Non d’alcool bien sûr, mais d’eau fraiche, car tous avaient grand soif par cette canicule. Aux confins d’un monde en émoie, s’émoustillait la belle, bien heureuse que son chant ait plut. Voilà qu’elle agitait sa patte dans l’air, à l’égard d’une donzelle à la robe funèbre. Ou alors, elle aura juste commis nouvelle malice, avec une embrassade perfide. Ici l’harmonie était de mise, mais tous aimaient à se jouer d’autrui. Ainsi désirait-on encore, semer la discorde chez cette licorne. Voilà qu’elle poursuivait son concert, avec l’hymne national des gentes chaotiques. Nul ne saurait se prononcer à son propos, tant il était fou. Mais elle su bien rendre toute la magie du discours, tenant plus du jeu qu’autre chose.

Ces vocalises lui sciaient à merveille, elle renvoyait d’aventure une image d’enfance et de malice. Sa danse endiablée, ravivait l’esprit de fougue. Sa démarche pouvait surprendre, à n’être ni logique, ni codifiée. Fort heureusement, sa gaucherie ne l’envoya baiser le plancher. La bleutée masquait hélas, une condition d’essoufflée. Et d’un bon, elle s’évadait de la scène. L’ovation nouvelle, n’eut d’égale que l’agitation commune. Tous eurent redoublé le chant. Le gosier aride, la caboche embrasée, la bougeotte aux sabots; nul n’avait pu se taire. Mais la chorale mandait à boire. La capitaine de la garde offrit donc une tournée générale, incluant la nouvelle. Sonata pensa lui tenir compagnie.
« Vous venez d’où ? Moi de l’océan. Et vous aimez les tacos ? » Il n’y avait qu’elle, pour ne saisir l’évidence même. Elle quémanda d’ailleurs, ces mets délicieux. On ne tarda guère à l’exhausser et servir. Là elle avait bave aux lèvres et prunelles étoilées. Elle proposa le partage du repas.


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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Lun 8 Juin - 22:07








Quand la musique est bonne



Les orbites de la musicienne se tournèrent brusquement vers elle, en plein milieu de son champ de vision sa réaction ne pouvait passer inaperçu. Fixant le regard béat, un peu idiot vu d’ici, de la musicienne en espérant qu’elle détourne le sien Amethyst n’eut en retour qu’un sourire plus grand avant que l’autre la pointe du sabot pour lancer d’une voix claire, pleine d’enthousiasme :

« - Hey, on a une connaisseuse dans le public ! Venez sur scène, qu’on fasse un duo »

Quoi ? Non, hors de question ! Pourquoi cette fille avait-elle fait ça, tournant la tête de part et d’autre la magicienne pouvait apercevoir paniquée les clients autour d’elle la pousser à monter sur scène et chanter « son hymne »... Son hymne, elle n’était pas patriote pour deux sous, elle n’avait pas d’hymne à proprement parler, elle n’était même plus sûre si elle le connaissait ou non d’ailleurs.

Elle tentait de balbutier une réponse négative mais ses mots s’étranglant dans sa gorge, elle ne plus émettre qu’une sorte de gargouillis en résistant mollement aux sollicitations du public, elle ne se leva pourtant pas. La bleue n’en fit rien et repris le court de son spectacle comme si de rien était, fixant de temps en temps ses yeux roses sur la licorne, toujours mutine à toutes bousculades. Elle devait être une habituée des lieux car déjà les gens se levaient et commençaient à danser, Amethyst se sentait aller elle aussi, se décrispant peu à peu. Elle était douée, ses chants étaient entrainants, comme ensorcelante, le rythme montait dans toute l’assemblée.

Déjà de nouvelles personnes emplissaient la salle, finalement les bibelots disséminés étaient assez mal placés, forçant les gens à se serrer. Elle entama un ultime chant, combien en avait-elle fait, 4, plus peut-être ? Peu importait, la chanteuse semblait aussi excitée que son public. La chanson se finissait, il ne s’était passé que les deux hymnes et déjà la masse était agitée comme en fin de concert. A peine eût-elle le temps de reprendre son souffle que la foule se dirigeait vers le bar pour se rafraichir. Tirée sur scène par la terrestre ciel elle vu qu’une soldate avait pris de l’avance en offrant une tournée à tout le monde, c’est vers cette dernière que les deux semblaient se diriger, sur le chemin la bleue semblait enchantée d’avoir fait une nouvelle rencontre, elle était un peu énervante à s’émerveiller constamment et de tout.

« - Vous venez d’où ? Moi de l’océan. Et vous aimez les tacos ?

De l’océan ? Elle était désespérément déphasée… Elle tentait néanmoins de répondre poliment à la question malgré le brouhaha ambiant d’une voix forte :

- Oh.. Je voyage un peu partout, qu’est-ce qu’un taco ? »

Elle ne savait pas si l’autre l’avait entendue, elle en doutait même. S’installant à une table la soldate arrivait déjà, la tension de la magicienne monta d’un cran, elle n’aimait pas être avec des militaires mais elle le gardait pour elle, elle ne voulait pas vexer son « hôte » même si il semblait qu’elle fut incapable de l’être. A peine furent-elles installées qu’un plateau tomba presque par magie du ciel pour arriver au milieu de la table, il semblait plein d’une sorte de sandwichs de pâte, fourrés, l’odeur qui s’en réchappait était agréable , épicée, sans doutes quelque chose provenant de pays orientaux. La musicienne se proposait de partager le plat.. Tout était pour elle ? Elle n’aurait jamais pu engloutir tout ça, toute menue qu’elle était. Enfin elle apporta un de ces sandwichs d’abord à son museau, une odeur fort agréable puis mordit un coup dedans, une explosion de saveurs arrivait sur sa langue pour tapisser son palais. Cette nourriture était divine, elle en reprenait un deuxième rapidement sous le regard amusé de la terrestre. Ragaillardie elle lança joyeusement :

« Et.. Je ne crois pas que nous nous soyons présentée, je suis Amethyst, et vous ? »

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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Sam 13 Juin - 22:06




Communes merveilles ~


La verve d’une bien ignare enfant vit déchanter la gastronome. Et à sa demande elle ne trouvait mot. Rien ne saurait décrire cette sérénité envoûtant l’esprit, comme cette explosion de saveurs, ou même le délice insondable qu’apporte la moindre bouchée. La bleutée était ainsi, à cogiter son discours naif et niais. Mais elle arborait en l’instant, une trogne si mortifiée, digne de la surprise de l’effroi. Cette scène la donnait tant absente qu’elle faillit bien choir de son perchoir, modeste tabouret de table ronde; le tout d’un bois vétuste et bien travaillé. Et voilà qu’elle s’étouffait, cette belle andouille. Sa crise parue au monde, par delà ses sabots étouffant ses lèvres. Elle n’alla s’évanouir et tomber comme une masse, caboche la première dans l’assiette. Sa comparse au pelage beige l’eut sauvée d’une bien triste fin. D’une tape dans le dos, et Sonata régurgitait le tout. Quoiqu’elle s’interdit d’en perdre une miette et engloutit cela prestement. De l’affaire sordide l’on vit rien, ses sabots ne le permirent.

Aussi sut-elle rester digne. Du reste, elle n’alla voir l’étrangère en filoute. Bien qu’elle désira garder pour elle ses origines. Soit, Line ne lui en tint rigueur. Elle savourait tout de même ses victuailles, avec une certaine élégance et raffinement. Et le partage avait porté ses fruits. L’étrangère en sembla satisfaite, faisant la joie de la bleutée. Celle-ci dévorait ses mets sans vergogne. Soudain des présentations s’annonçaient, la noiraude en guise de bonne foi. Son patronyme renvoyait à ses prunelles minérales, comme cette crinière et queue violacées. L’ainée attendrit son sourire, tandis que sa cadette brandit un sabot. Puis elle se déclama, fièrement, d’une voix pétillante. Une formulation délectable suivit de près cette palabre unique. La belle Line semblait enchantée de faire sa connaissance. Suite à quoi, acquiesçait sottement trois fois Sonata. Puis elle agitait d’aventure son sabot dans l’air. Là elle mandait nouveaux couverts. Elle avait grand faim encore, l’ogresse.

Soudain elle dénotait une merveille, à l’encolure de sa voisine. Son rubis n’avait rien à lui envier, mais elle tint à souffler mot.
« Il est chouette ce pendentif ! » S’écria-t-elle, tandis qu’on ajoutait sa possible origine; celle d’un voyage. La dignitaire n’espéra froisser la donzelle. Mais elle pensa instaurer une modeste confiance, par ce stratagème. Elle se doutait bien sûr de son affiliation d’état, au vu de la réaction passée avant le chant de la sirène. Aussi l’espérait-elle rassurer, rien de grave ne lui arriverait. Et la bleutée se saura bien avouée, si naguère on lui mandait l’histoire du bijou. Il demeurait le vestige d’une fable ancienne, d’une évasion des eaux pour mile péripéties. Ce trésor lui ravivait alors les rires et les chants, ces beaux jours d’antan. Le précieux d’Amethyst l’envoûta tant, qu’elle commit maladresse. Et le bleutée allait embrasser la terre. De l’assemblée s’éleva un bon rire. D’un soupir on la soulevait de terre. Elle retrouva son trône et festoya en silence, à demi éhontée.


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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Ven 19 Juin - 11:43








Délicieuse collation



Les yeux fermés la jeune licorne mâchait consciencieusement, pouvant sentir le craquement de la pâte épicée sous ses dents. Amethyst était restée à table avec ses hôtes, dévorant taco sur taco, malgré les bruits ambiants il semblait que rien ne pourrait la déranger, avalant sandwich sur sandwich. Combien étaient déjà descendus, elle n'osait les compter.

Elle ouvrit les yeux soudainement, la ponette face à elle était presque debout sur la table, le sabot tendu en l'air pour déclarer haut et fort se prénommer Sonata, elle n'en avait pas demandé tant. Cette fille respirait la joie de vivre, c'était impressionnant, un peu effrayant même du point de vue de quelqu'un de particulièrement introverti comme la sombre femelle.. Les autres semblaient totalement désintéressés de celle qui se donnait en spectacle, un rapide coup d’œil le lui confirmât et elle en conclut que c'était une habituée des lieux. Cela expliquait la vitesse avec laquelle ce majestueux plateau de tacos était arrivé à table. D'ailleurs ce dernier était tristement vide, prenant tout le monde de vitesse la bleue avait déjà bondi pour en commander un autre qui arriva aussi vite que son prédécesseur. Elle s'était déjà jeté dessus dévorant son contenu à une vitesse impressionnante, son amie elle, lui affichait le sourire protecteur que les parents ont sur leur poulains insouciants. Se félicitant de cette image Amethyst attrapa un taco, suivie par la militaire, d'entre les sabots pleins de miettes de Sonata. Mordant dedans de manière plus distinguée que lors de son premier essai elle dégageait un peu son attention du petit couple pour le porter sur la salle.

Les gens bavardaient gaiement, presque tous buvaient de l'eau. En voyant son cidre elle parut rouge de honte - une vraie touriste - Reportant son attention sur la populace elle fut surprise de ne voir aucun autre plat, ni même victuaille comparable au repas qu'elles avaient. La chanteuse, ou les deux juments devaient être importantes ici pour qu'une si grande quantité de nourriture soit spécialement préparée pour elles, Amethyst commençait à se sentir étrangement privilégiée.. Mais où était-elle tombée ?

Ce fut encore la jeune terrestre qui la sortie de ses éternelles rêveries. La bleue l'observait déjà depuis un moment bien qu'elle l'ait ignorée pour pouvoir juger de la situation extérieure mais elle se projetait à nouveau en avant pour lancer de sa douce voix enjouée :

« - Il est chouette ce pendentif ! »

Elle l'avait crié en fait, visant maladroitement le symbole suspendu à son cou noir. Le sol semblait être une meilleure source d'attention puisque c'est dessus qu'elle tomba lourdement, laissant échapper un grand rire à l'assemblée présente, même sa stoïque amie en pouffa. Déjà on l'aidait à se redresser face à la table et elle n'avait pas changé, toujours son sourire rieur au bout du museau elle ne s'autorisa que quelques rougeurs sur les joues avant de gober un énième taco comme si de rien était. Un sourire naissant elle entourait doucement le pendentif d'une aura aussi mauve que sa crinière pour le lever, le retirer de son cou et ainsi présenter à la jeune maladroite l'objet de ses attentions pour qu'elle puisse l'observer de tout son saoul sans risquer de provoquer un nouvel accident. Elle aussi portait un collier d'ailleurs, un rubis particulièrement brillant, d'excellente il devait une pièce rare vue d'ici. Moins confiante la licorne tenta d'une voix moins claire qu'elle ne le voulait :

« - Toi aussi tu sembles en avoir un joli, une pièce de belle facture, d'où le tien tu ? »

Elle préférait directement demander, si cette pierre était vraie elle aurait trop peur de l’abîmer avec ses pattes elles aussi maladroites, profitant de cet instant de silence pour siroter son verre d'alcool. Elle jurait l'avoir vidé avant, ma foi, elle pouvait se tromper.


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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Mer 24 Juin - 17:55




La convoitise scandalise ~


La belle noire cédait à l'insistance d'un regard. Son précieux captivait d'aventure ces prunelles framboisées. Il lui trottait l'envie d'un contact, d'une caresse. Elle tendit alors le sabot. Là elle s'échouait au rivage silvestre, grinçant sous sa masse enflée. Le regard innocent, l'air pétillant, un sourire d'enfant. L'azurée désirait ardemment l'atteindre, cet icône attrayant. Hélas, tapie dans l'ombre, une malice attendait son heure. La donzelle lui sembla bien ivrogne, aisément abusable. Alors, afin qu'on se fourvoie sur son apparente bonté, et n'aille humer la pestilence de sa perfide âme, la sirène se figea à bien peu d'un artéfact. Et elle entrait dans la danse. Le eau rubis n'était guère plus qu'une breloque, une chimère issue de ses désirs, un besoin identitaire. Voilà ce qu'elle souffla, qu'il était pour elle son cœur. Mais elle eut l'air si risible à la dire, que nul ne la croyait jamais. Et s'ils savaient.

Une douceur s'évada de ses lèvres. Sa belle bouche vomit une mélodie apaisante, d'une verve archaïque et fondante aux esgourdes. Là elle pensais séduire la peuplade. Naguère encore, ses berceuses ne terrassaient qu'ivrognes avérés et éreintés de leurs labeurs. L'éclat discret d'un joyau appyait l'entreprise. Un tel diabolisme et génie soudain, contrastait tant avec sa nature d'imbécile heureuse. Cette image d'elle était dont son arme première. Et dans l'ombre d'une beauté affalée au banquet, germait le plan d'une scélérate. Mais elle avait grande envie de s'accaparer cette splendeur de noir. Sans doute désirait-elle brandir un trophée au foyer, et ainsi recevoir les lauriers d'une fratrie malsaine. A sons sens, Aria aurait procédé ainsi. A l'instar de quoi, l'éblouissante Adagio aurait usé de finesse. L'ironie voulait donc, que la cadette se glisse dans la peau d'une ainée. Voilà la sirène, une créature infernale.

Et se laissant choir de son perchoir, ses pas gracieux hantèrent l'espace. Elle gagnait sa proie. La belle Line s'eut laissée bercée, aussi savourait-elle dignement ses mets délectables, ainsi qu'un breuvage fort onctueux. Naguère encore, à l'entente d'une bleutée, l'on savait vire l'éternité. La notable savoura ses instants d'éphémère, d'une quiétude mémorable. Sonata avait d'étrange, sa bêtise immense, comme son don d'amusement. Elle avait-là une démarche envoûtante, ainsi qu'un toucher sensuel. Ainsi allait-elle charmer l'étrangère, d'un sabot caressant l'encolure. Embarrasser la donzelle était son dessin, d'où la proximité affolante d'un museau bleu. Ce dernier lui susurrait l'envolée finale. Puis elle glissa son sabot sous ce menton, qu'elle affronte ses prunelles bouleversantes. La radiance du rubis s'évanouie. Le mal était fait, œuvrant encore. Si sa magie antique n'était plus, sa voix pouvait toujours ébranler les esprits.


« Rien ne vaut une balade après pareil festin. Mais essayez dont de suivre ~ »

Susurra-t-elle, de sa belle voix, comme enchanteresse. L'azurée avait dont d'étrange, de n'avoir l'air que d'une sotte; alors qu'elle recelait un génie latent. Et avant même de river ses prunelles sur la noblesse, Sonata dédia caresse à sa comparse. Elle eut le toucher frêle, digne d'une pudeur traitant d'une envie charnelle. Le geste, sensuel, n'aspirait qu'à abattre la donzelle. Qu'elle s'enlise dans l'embarras, voilà son désir macabre. La bleutée se fourvoyait à croire si faible sa victime. Elle se risquait du reste à un violent rejet. Mais elle avait grand espoir, qu'une étrangère n'irait s'attirer les foudres d'une peuplade. Ainsi la scélérate acculait celle dont elle savait la perdition certaine. Et il lui plairait fort de voir les mâchoires du piège la déchiqueter. Du reste, elle succombait d'aventure au doux frisson d'un péril encouru. Puis elle guidait son sabot au précieux, tentant de le ravir en un éclair; avant de fuir au dehors. Cette cavale lui vaudrait mandales. Ainsi soupirait le mentor, outrée d'un abus de sa personne.



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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Sam 4 Juil - 2:08








Au voleur !



La jolie jeunette avançait déjà avidement le sabot vers l'ankh argenté qu'Amethyst lui présentait. Elle commençait à penser avoir fait une bêtise à la vue de la lueur passant dans ses yeux rosés mais l'autre se reprit très vite à l'écoute de la question pour se lancer dans une de ses tirades comme elle savait les faire, cette fille avait un don inné pour parler, déclamant sans aucune hésitation ses sentiments pour sa pierre. Légèrement envieuse la licorne pouvait parfaitement la comprendre, son bijou semblait moins coûteux mais elle y attachait un amour équivalemment, elle considérait cet objet comme un message qui l'avait aidé à trouver sa voie, un objet très précieux tel que le rubis paraissait être une babiole à côté.

Rassurée la magicienne s'était reculée légèrement pensant que l'artiste avait le même point de vue qu'elle, et déjà elle recommençait à chanter. Sa voix était toujours aussi mélodieuse et son sourire niais lui siait bien. Amethyst se laissait de nouveau embarquer par le chant de la jeune terrestre non sans remarquer son pendentif intensifier son rouge, était ce de la magie ? Elle était donc magicienne elle aussi, ma foi c'était original. Laissant là ses observations elle se laissait aller à la musique enchanteresse, vaguant doucement d'avant en arrière. Sans qu'elle ne s'en rende compte son collier était passé de dessus la table à Sonata. Elle ne s'en rendit hélas compte qu'à la fin de la chanson quand la bleue lui caressait le cou en la fixant droit dans les yeux, manquant de la faire rougir si tant soit peu que son pelage sombre le lui permettait. Passant rapidement un sabot sous son menton Amethyst put remarquer la surprise et la méfiance de son amie à son bord, n'arrangeant pas son malaise nouveau quand elle lui susurra de sa voix délicate :

« - Rien ne vaut une balade après pareil festin. Mais essayez dont de suivre. »

La licorne n'eut le temps de dire mot quand l'autre parti dans une direction opposée, directement vers la porte. Remarquant la supercherie elle ne put s’empêcher de laisser sortir un de ses éternels jurons, elle avait effectivement fait une bêtise. Sonata avait osé faire ça, au nez et à la barbe de son amie militaire qui semblait se rendre compte lentement de ce qu'il s'était passé. Rapidement la jeune licorne était passée par-dessus la table pour rejoindre la porte comme une furie, les autochtones dans l'établissement n'avaient pas bronché, faire les poches des touristes était monnaie courante dans cette ville ? Triste spectacle que voici, une mauvaise publicité est à prévoir. Mais revenons à la situation actuelle. Aussi rapide qu'une fusée Amethyst se raidit au bord du dédale qu'était Arcadia, les muscles bandés et l'oreille affûtée pour suivre les bruits de sabots de la voleuse.

« - Toi si je t'attrape ! Tu vas passer un sale quart d'heure, les Dieux m'en soient témoins tu t'es frottée à la mauvaise licorne. »

Furieuse et maudissant la scélérate ses oreilles percées s'agitèrent un instant avant de se figer et, suivant leur propriétaire, foncèrent à un coin d'une rue dans la bonne direction. La milicienne apparaissait à peine de l'établissement et se mit à la suivre au galop, au moins les militaires n'étaient pas corrompus ici se dit-elle pour se rassurer. En plus elle devait connaître la ville et qui plus est, la jeune chanteuse ce qui pourrait être utile. Mais pour l'instant il fallait réduire la distance qui les séparaitplutôt que de perdre du temps en paroles, et bien que frêle et peu sportive Amethyst arrivait à suivre la cadence, évitant les gens encore dehors sous cette chaleur. La montée d'adrénaline la boostait et elle se sentait prédatrice à traquer ainsi cette fugitive. Elle regrettait cependant ne pas pouvoir utiliser sa magie en ces lieux, doutant de pouvoir bien contrôler ses sorts pour éviter des dégâts collatéraux, se faire arrêter n'était pas une bonne idée. Mais dans l'état actuel ses sabots seraient tout aussi efficaces.


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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Lun 13 Juil - 14:32




Une cavale sans retour ~


Une fois engouffrée dans la lumière, la bleutée scellait son destin. Ce geste l'éblouit, calcinant ses prunelles framboisées. Mais elle rit, au combien réjouie. Elle arborait d'aventure une douceur aux lèvres. Naguère encore, ses mâchoires firent captives une poignée de cordages. Et avec les foulées, se balançait son sinistre larcin. De sa belle bouche suintait l'immondice, suc gluant et inodore. Cette infecte rosée souillait déjà l'artéfact. Bientôt, la sueur envahit ses crins. Elle filait donc, d'un galop prodigieux. Et son suivant courut dans l'air, un rire de coquin. Du reste, il flottait une légère pestilence. Même un limier novice le traquerait aisément, ce bandit fétide. La trinité vit résonner ses sabots. Si bien qu'une mélodie barbare rythmait la farce. Le gibier avait beau hésiter en ses trajectoires, la cavale ne s'annonçait guère brève. Aussi le guide redoubla l'allure. Filant comme le vent. Nulle brise ne portait sa cape.

La plus grande n'alla distancer sa comparse d'infortune, quand bien même cela aurait causé la perte d'une bleutée. Le pillard du cagnard se fourvoyait là-encore. A vrai dire, la sirène n'était si maligne. Aussi ne devait-elle arpenter la pénombre des ruelles. La belle Dusk subirait malaise. La beige se garda bien de souffler mots, hormis cette délicate attention, qu'elles perdureraient à l'ombre. La scélérate n'avait de grande avance, ni de célérité prodigieuse. Mais le loisir de la chasse revint à la victime. Ainsi la proie de jadis inversait les rôles. Et qu'elle chasseresse, se dit Line. L'étrangère fusait au-delà du raisonnable, malgré l'ivresse et la morsure diurne, elle s'élançait. La noble lui reconnu cette soif de justice. Aussi l'assista-t-elle seulement. Et nul être n'arracherait cette jouissance de la traque. Du reste, forcer l'allure n'était guère utile. D'aucune d'elles n'ignorait le tracé de la bleutée; la caserne.

La piste s'insurgeait aux entrailles d'une cité dépeuplée. Si bien qu'en ce dédale raisonnait la cavale. La sirène créa moult accidents. Elle avait grand peur du fouet, d'un faciès implacable, d'une corne funèbre. Aussi fuyait-elle en vraie dératée. Une fournaise était sa gueule, aride, étranglant son souffle. Sonata se nourrit seule d'une joie impie, celle d'un beau jeu. Cette malice aux lèvres, la belle bleue voguait à l'aveugle. Afin qu'on lui parvienne, la jument laissa courir son chant en son sillage. Ce dernier se voulait pauvre, quelques vocalises rien de plus. Mais elle l'engendra dans l'espoir qu'il guide et rameute ses poursuivants. Elle ignorait dont leur savoir de l'affaire, du voyage. Elle galopait en ces ruelles, baignées d'une douce pénombre où sa maladresse l'accablait. Soudain elle parvint au seuil d'un effarant escalier. Ses marches innombrables arpentaient-elle le ciel ? Voilà sa pensée, aussi fugace soit-elle. L'ascension s'opéra dans une labeur grotesque. Jadis, cet obstacle brisa l'envahisseur.

Nul doute que ces trotteuses la verraient galérer. D'une lenteur affligeante elle gravit les marches. Son supplice n'en finit plus. A la morsure d'un astre ardent, s'ajoutait ce crin dégoulinant. Une fragrance fétide flottait dans l'air, celle d'une fripouille en train de rôtir. Et d'un regard en arrière, l'azurée frémirait la dernière. Au bas des marches se tenaient de drôles de dames. La panique s'emparait d'elle. Ces prunelles la pétrifiant, elle gloussa. Mais était-ce l'œuvre d'Amethyst ? Un doux masque s'était laissé choir. Un brasier épouvantable s'annonçait. Hélas, nulle fumée ne s'élevait. L'amulette noire oscillait tel un pendule. Nul doute que cela empourprerait la licorne. La belle bleue demeurait tétanisée. Soudain elle frémit à l'approche d'un galop. Etait-ce l'implacable juge ? Ou bien sa sinistre comparse ? La sirène n'y vit grand chose, l'infecte rosée l'acculait d'une cécité. Soudain, une maladresse l'enlevait.

Une dégringolade s'annonçait. Un malaise l'avait frappé. Une créature décharnée, fracassée par ce périple. Grand bien leur fasse de faire place. La grande beige était telle une gazelle, s'évadant d'un bond gracieux. Nulle bagatelle ni querelle, pas une ritournelle. La belle noire en devait rechaper. La bleutée saurait seul fardeau à porter. Le calme revint après la tempête. Du bas des marches s'élevait un râle, le gémissement d'être meurtri. Peu à peu les ténèbres l'enveloppaient, les ombres la happaient. Son vénérable gardien et chaperon indigné, dégringola de son perchoir, afin de se gagner son chevet. Là on s'assurait de sa condition, si risible, si déplorable. Mais porteuse d'espérance. L'éternelle enfant balbutiait alors de maigres palabres. Elle révélait dont l'objet d'une mascarade, le jeu. Cette belle andouille n'apparue navrée d'avoir ainsi causé du tort. Elle était mû d'une sottise et innocence sans pareille.




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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Mar 21 Juil - 18:51








Serment d'hippocrate



La voleuse courait vite, pas assez pour distancer la frêle licorne emprise de justice vis-à-vis de son pendentif volé qu’elle était de toute façon sûre de récupérer avant de la rendre à son « amie » qui la talonnait de près. Le pelage noir d’Amethyst, un avantage lorsqu’elle voulait passer inaperçue se révélait être un véritable défaut dans cette activité, son sang bouillonnait dans toute sa boite crânienne tandis qu’elle suait à grosses gouttes, son corps luisant tachait le sol de traces humides. Fort heureusement en plus de chanter et rire la criminelle lâchait aussi ce genre de traces, cette idiote n’était vraiment pas difficile à suivre, le traque ne durerait pas.

Qui était cet énergumène d’ailleurs, il fallait être stupide, ou fou pour voler ainsi quelque chose au museau et à la barbe d’un soldat puis partir comme ça pour courir dans une ville sans aucune discrétion, un pisteur des plus pitoyables arriverait à la trouver ! Que cherchait-elle à vouloir se faire attraper ainsi, peut-être les lois de ce pays n'avaient rien contre les voleurs ? Cela serait fort déplaisant mais soit, Amethyst voulait juste récupérer son bijou après tout..

Sonata créait de plus en plus d’obstacles sur le chemin en renversant les passants sans aucune gène, pas si bête finalement. Sautant entre les charrettes et petites étales renversées sur le chemin comme elle avait l’habitude de le faire entre des racines hautes la licorne rattrapait quand même sa cible, mais l’insolation n’allait pas tarder ce qui la boostait encore plus, il fallait qu'elle l'attrape avant. Soudain, une place éclairée. Le soleil tapait encore et elle dut s’y reprendre à deux fois pour apercevoir le grand escalier qui la surplombait, d’une pierre blanche elle n’arrivait pas à voir où il se terminait avec la lumière mais pouvait apercevoir la petite terrestre qui était déjà en train de grimper, les mâchoires serrées sur ce qui semblait être un collier, son collier.

S’apprêtant à monter elle aussi les hautes marches démoralisée un spectacle surprenant commença un étage plus haut : la fuyarde s’arrêta soudainement pour s’effondrer dans l’escalier. Molle elle glissa sur les pierres dures, roulant par moment pour venir s’écraser lourdement en bas dans un bruit mat, à quelques mètres de la licorne qui avait reculé, impuissante. Déjà son amie arrivée quelques instants après Amethyst galopait vers le corps inanimé sur le sol – j’espère qu’elle ne va pas croire que c’est ma faute.. –

Elle abandonnait lentement sa rancœur à cette vue, ses instincts de guérisseuse prenaient le relais et elle s’approcha doucement pour taper le corps bouillant de Sonata, elle avait un coup de chaud, rien de grave, mais sa chute dans l’escalier lui laissait des hématomes qui pour certains étaient dangereux, il lui fallait l’examiner au plus vite.

« - Je.. Je suis médecin et je pense que votre amie a besoin de soins. Elle est tombée dans les escaliers et certaines blessures peuvent être grave par ce temps si on les laisse ainsi, savez-vous où nous pourrions l’examiner ? »

La licorne créa rapidement une légère brume d’eau, même épuisée elle se devait de tenter de guérir sa voleuse. Lentement elle écoutait la soldate lui indiquer qu’elles pouvaient aller dans la caserne mais que son séjour devrait y être court étant donné qu’elle était étrangère, lui expliquant que si elle mentait pour une quelconque raison elle pourrait être arrêtée pour espionnage et tout un charabia qu’elle avait déjà entendu tant de fois, et puis cette manie de toujours se méfier des gens commençait à lui monter au nez. Quoi qu’il en soit la guerrière prit rapidement la bleue évanouie sur son dos pour marcher lentement vers la dite caserne, cette fois c’était elle qui guidait la route, Amethyst restant derrière pour surveiller son paquetage, en profitant pour récupérer son cher pendentif, le nettoyer rapidement de la salive étrangère qui y coulait avant de se le passer au cou.

Enfin, le bâtiment était à vue. Rapidement le trio si l’on pouvait encore appeler ça comme ça entrait, passant devant les gardes sans problèmes. Elle devait avoir un grade important. Pour se diriger vers l’infirmerie étonnamment vide de personnel médical, Amethyst devrait se coltiner les soins toute seule, elle avait heureusement l’habitude de par son cabinet. Soit. Professionnellement elle se mit à ausculter sa patiente sous l’œil attentif du haut gradé, son regard inquiet qu'elle cachait mal lui indiquait bien que la jeune licorne n'aurait jamais du se trouver dans cette pièce, tant pis.. Nettoyant d’un premier sabot le corps encore plein de sueur et de poussière de la terrestre elle passa aux soins mal à l'aise avec des produits génériques qu'elle utilisait peu, préférant de loin ses propres remèdes naturels, mais elle se débrouillait bien.

« - Elle a une cheville foulée, j'ai mis une attelle mais dans quelques jours elle pourra de nouveau courir gaiement, pour ce qui est des bleus elle ne nécessite plus de soins et pour l'insolation je ne peux rien faire que l'examiner quand elle sera réveillée... »

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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Mer 12 Aoû - 2:23




Émergence d'une sottise ~


A la faveur d'une errance aux limbes, la sirène s'évadait à ses attaches misérables. La voilà dont arpentant une terre d'albâtre, nimbée de brumes. La belle bleue y déportait ses sabots, quiets, sots, innocents. Arcadia n'était plus, ses gens, ses aventures, oubliés. Nulle pensée ne lui trottait, à vrai dire. Elle arborait d'aventure son air niais, insouciant au pas nonchalant. Un aria flottait dans l'air, à l'image d'une fragrance enivrante. L'onde et la flore dégageaient pour elle, un arôme délicat. La sirène avait d'étrange, ce fabuleux don de parvenir aux points d'eau. Sans nul doute un vestige de sa grandeur, de sa nature lui survivant. L'azur galopin parvint au lieudit, non sans suivre aveuglément des malices dans le vent. Des esprits rôdaient-ils ? Furetant dans l'ombre de ses pas, se tenait une ainée. La râleuse, l'aigrise, la blasée; telle était la violacée, intellect étranglé. Sonata chavirait, semblant danser, semblant ivrogne.

Mais elle adulait tant la fratrie. Qui aime bien châtie bien, voilà l'adage de ces créatures. Hélas, ses prunelles ne débusquèrent sa proie. Cette splendide enfant n'était plus. A l'instar d'Aria vivant dans l'ombre de l'éblouissante, la madone happait vers la lumière. Ainsi la bleue la suivit. Elle espérait dès lors, retrouver Boucle d'Or. Délaissant le manteau de brume, la sirène s'insurgeait en une nouvelle lande. Sous ses yeux ébahis, s'étendait son parent l'océan. Une plage de rêve le bordait. Une jungle tropicale se dessinait. Une modeste demeure se dressait. La belle bleue reconnu dès lors cette toile de maitre. La voilà en ses terres, en ses gens. Son galop soulevait le sable. Elle avait le pas si hâtif, qu'elle s'abattît sans vergogne. Telle la foudre elle frappa ces malheureuses. Pas une n'en aura réchappé, l'ouragan Sonata balaya toute prestance, us et coutumes. Mais elle était ainsi faite, grande enfant, à ses ainées accourant.

Étreinte puissante, la bleutée larmoyait. L'air maussade s'évanouit un fugace instant. Il en fut de même pour ce masque impassible, glacial, de la première. Seul un songe lui offrait l'harmonie des sœurs. Elle su dès lors cette vérité qui dérange. Fort heureusement, sa félicité n'en fut guère entachée. Elle savourait l'instant mémorable, tant rêvé, tant désiré. Soudain, elle s'écartèrent. Et de concert des rubis étincelèrent. Le souffle évadé de belles bouches, à l'unisson courrait dans l'air. Et s'élevant dans les cieux, la douce mélopée envoutait le monde. Les flots vibraient au rythme de déhanchés. Ciel clément, brise agréable, danse endiablée; la beauté de l'instant ne devait s'estomper. Toute bonne chose a une fin, lui tint la beauté des blés. Sa suivante enjouait le drame, vannant la gémiarde enfant. Sonata fit la moue, boudant. Elle ignorait d'aventure que la réalité la happait. Soudain l'éveil, le regret du sommeil.

La donzelle peina à discerner ce nouveau monde, mais il l'accueillait si souvent. Et tel un petiot apeuré, elle alla se terrer. Un voile de blancheur la happait. Elle avait grand peur de la noirceur. Étaient-ils les monstres du lit et du placard ? Elle en vint à le croire. Sa cécité s'évanouie, ses esgourdes perçurent le murmure, le soupir. Ces grands pontes macabres ne lui étaient dont méconnaissables. D'aventure abritée sous son linge blanc, la belle bleue cogitait grandement; exercice fort ardu pour un esprit de sa trempe, si affligeant, si sot, si risible. Elle parvint du reste, à évincer deux antagonistes de sa liste. L'aliénée Mad Melloré, ainsi qu'une certaine violacée. Mais alors, quels sinistres gredins l'avaient dont terrifié ? Elle tendit à percer ce mystère par simple réflexion. Hélas, un maraud la dépouillait d'une couverture. Recroquevillée, frémissante, prunelles scellées, la bleutée n'eut de courage en l'instant.

Tendre caresse, voix maternelle, voilà qui intimait sérénité. La sotte s'apaisa, exaltant ses prunelles framboisées. Naguère encore, elle n'avait eu ce loisir, d'égards adorables de la beige. Line n'était un monstre, elle était bonne et bienveillante. Ceci fait, elle se retirait, dans la pénombre de la pièce. Bien ignare, et abasourdie, quoique ravie, l'azure donzelle ne la quittait des yeux. Soudain elle glissait le regard sur l'être à demi fondu dans l'obscurité. A sa vision elle frémit, manquant dès lors un sursaut. Le trésor de la belle noire semblait intact, la bleutée ne l'avait guère mâchouillé. Elles partageaient ce lien fou à leurs babioles. Hélas, l'azurée n'avait que faire de l'état de l'artéfact. Quand bien même il s'était brisé, elle n'aurait été désolée. Mais elle aurait rit, tel un coquin, tel un monstre. Car elle était cette hideuse créature au fond, un être diabolique et égoïste, une Sirène. A ses lèvres trônait une douceur, bien niaise.


« Alors, j'ai gagné ? Je perds souvent contre Aria, c'est nul. »

Sa bêtise lui épargnait le martyre, au profit de ces dires. Des élucubrations dignes d'un petiot. Si la victime n'avait saisit, la grande beige lui soufflerait qu'il devait s'agir d'une mascarade; un jeu de filou, une blague de mauvais goût. Ses prunelles s'évadèrent des cordages, venant scruter son encolure. Comble de l'horreur, on l'avait dépouillée à son tour. La panique la gagnait, l'effroi l'ébranlait, des larmes lui perlaient. Des fleuves d'une rare mélancolie, si cristallins et purs, intimant la détresse lui lacérant le cœur. Ainsi fit peine à voir cette estropiée du jour, grande sotte émotive, ne voyant la prunelle de ses yeux à son flanc. Là encore, une bonne âme l'apaisa, lui indiquant l'objet du désir. Si elle n'avait que faire de demeurer crinière relâchée, sa pierre lui était primordiale, vitale. Elle se saisit du précieux, tel un fou, comme le Goal Hum. Et l'admirant de plus belle, l'extase se lisait sur sa trogne. Voilà qu’après quelques instants, de pur émerveillement, elle retrouvait des égards.

Un faciès de poupée pivotant sans grincement, au sourire malfaisant mais innocent. Sonata savait donner froid dans le dos. Et elle avait d’étrange, cet esprit si insolent, si impotent; qu’elle ne songeait au mal qu’elle faisait. A la croisée des regards, l’azure créature souffla mots. Une énième malice, fondant en bouche, témoignant tout le vice, d’une entité des plus louches.
« Et sinon, quoi de neuf docteur ? » La donzelle n’attendit guère une tirade, avant de fondre au parquais. Là elle s’écrasait sottement sur un flanc tout bandé. Un soupir s’évadait dans l’air. L’inconsciente consternait une mère. Cette dernière se garda bien d’agir. La belle bleue se hissa, avec grand peine, sur ses pattes frémissantes ; branlantes tel le roseau en tempête. Une ouverture, une porte grinçant. La lumière s’engouffrait en hâte, aveuglant une drôle de dame. La militaire lui mandait du repos, tandis qu’elle pensait raccompagnait l’étrangère, en dehors du complexe si grotesque.

« Bien, vous devez être exténuée. Je vous escorte à votre auberge. »



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MessageSujet: Re: I think you're the worst ~ [pv Amethyst]   Sam 22 Aoû - 16:19








Fin du périple



La jeune terrestre faisait peine à voir. Tantôt, pleine d’énergie l'artiste qui enflammait une taverne en un chant était pitoyablement couchée dans un lit de la caserne Chaotique. Elle eu à peine le temps de sombrer que des infirmiers l'avaient déplacée dans une autre partie de l'imposante bâtisse, enfin, le complexe était plus grand que labyrinthique, le dortoir de l'infirmerie était à peine plus loin que la salle d'examen. Amethyst n'avait jamais aimé les bâtiments militaires, épurés ils ne fournissaient pour la plupart qu'un confort spartiate et l'ambiance était constamment morose, celui ci n'échappait pas à cette règle. La soldate avait accepté non sans méfiance sa requête de rester au moins jusqu'au réveil de sa patiente non sans la mettre maintes fois en garde sur ce qu'elle risquait si elle devenait suspecte. Pas patriote pour deux sous la magicienne n'avait de toute façon cure des secrets que pouvait contenir ces murs.

Quoi qu'il en soit la bleutée avait le sommeil agité, prise de sursauts elle semblait vouloir galoper, une sourire béat aux lèvres indiquait qu'elle ne souffrait nullement de ses blessures. Son crin électrique avait été détaché et couvrait presque son museau, elle n'était pas mal ainsi, très jolie même, pourquoi diable attachait-elle sa crinière.. Néanmoins la jeune licorne gardait ses commentaires pour elle, le moment ne s'y prêtait pas et la blessée entamait son retour en ce monde. Lentement elle entrouvrait les paupières, toujours cet éternel sourire aux lèvres pour marmonner quelques mots, parlant d'une certaine Aria, hélas le distance qu'elle gardait ne lui permettait pas de mieux entendre et son amie qui avait sûrement compris lui fit signe que poser la question ne servait à rien. Vexée elle se rembrunit, gardant ses yeux sur Sonata. Cette dernière leva ses yeux sur elle, la remarquant et réprima un frisson, pas assez bien. Envoyant ses yeux sur son pendentif elle recula d'un pas avant e poser une patte dessus comme si l'autre allait encore venir la lui prendre pour s'enfuir aux galop. Absurde !

Machinalement l'autre avançait aussi son sabot vers son encolure, laissant un sourire compréhensif s'afficher sur le visage sombre de la licorne, elles savait au combien le simple fait de toucher son pendentif était réconfortant. Hélas ce dernier lui fut retiré pour la mettre au lit, tout comme sa crinière avait été détachée et la bleutée sembla oublier toutes les personnes présentes quand sa patte rencontra sa peau nue, son sourire niait se changeât en une peur viscérale. Les yeux exorbités elle se mit a chercher partout sur elle puis autour comme s'il s'était détaché de lui même avant que rapidement la jeune licorne ne mette fin à son calvaire en lui rendant l'objet qui se fit arraché à son sabot par sa propriétaire avant qu'elle ne se calme. Elle n'avait jamais vu quelqu'un mettre tant d'importance dans un bijou, certes cher, mais quand même. Même elle n'y tenait pas autant, du moins elle n'en avait pas l'air.

Lentement elle reporta son regard sur sa sauveuse, toute trace d'effroi disparue on retrouvait sa trogne idiote sur son visage, même si il était cette fois plus effrayant. Reculant encore d'un pas la guérisseuse soutint difficilement les yeux de la folle qui semblaient la transpercer de part en part avant de, comme si elle venait de reprendre ses esprit sans s'être rendue compte de ce qu'elle venait de faire pour lâcher joyeusement :

« - Et sinon, quoi de neuf docteur ? »

Et sans que personne n'ai le temps d'intervenir elle tentait de sortir de son lit, tranquillement avant de toucher lourdement le sol, encore une fois. Sa patte ne pouvait la soutenir. Les deux valides présentent l'aidèrent à se relever rapidement pour la remettre au lit, vérifiant que Sonata ne tenterait pas de nouveau quelque chose de stupide Amethyst restait à son chevet. Elle avait l'air déçue de ne plus pouvoir jouer, sauter partout. Mais elle avait trop joué, et avait perdue. Au moins son karma avait eu raison d'elle, la terrestre s'était déjà punie d'elle même, pas besoin de rajouter une plainte pour vol sur son dos, et puis son Ankh n'avait rien. Entendant la porte s'ouvrir derrière elle pour laisser une vive lumière entrer dans la pièce, éblouissant la blessée. Son amie la regardait, maintenant la porte ouverte pour lui expliquer discrètement que son rôle était terminé et qu'elle n'avait rien à faire en ces lieux. Encore un de ces trucs de militaires.. Néanmoins le sombre poney se détourna de la bleutée après lui avoir lancé un regard sonnant comme un au revoir et, sans un mot s'avança vers la lumière. Elle se retournait une dernière fois dans l'encadrement pour regarder l'infirme et sortit de la pièce suivie par l'officier, oui elle devait être officier qui l'accompagna lentement, de sa démarche rigide qu'elle se forçait à assouplir en compagnie d'une civile. Il faisait toujours aussi chaud dehors, ce pays était invivable en cette saison ! Une auberge non loin de la caserne apparue comme leur destination. Elle n'avait pas menti. Une chambre à son nom avait même été réservée, gentille attention de sa part, surtout que les lieux n'étaient pas de premier prix comme elle devait faire à chaque fois qu'elle voyageait. De cours échanges, plus froid qu'elle ne l'avait espéré furent échangés et elle prirent congés, se retournant encore la magicienne put apercevoir le sourire en coin de la terrestre qu'elle quittait, un remerciement mal caché. Seule, le poids de cette après midi lui tomba lourdement dessus et, épuisée, elle grimpât péniblement à l'escalier l’emmenant à l'étage et sa chambre sans même remarquer ses grincements, ce n'était pas une si mauvaise journée finalement..


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