Avatar : 200*400 max

Partagez | 
 

 It's Taco Tuesday [pv Derpy]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sonata Dusk
avatar
Eternal Chaos

Messages : 70
Age : 26

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 12
Expérience:
51/120  (51/120)

MessageSujet: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Dim 7 Juin - 18:19




Mésaventures en série ~


Voilà bien longtemps qu’elle rêvait de garner d’elle-même ses délicieux mets. Certes elle n’avait le savoir-faire d’un cuistot, mais elle ferait bon commis. Du reste, ses voyages en Arcadia la rendraient presque autonome. Elle s’épatait souvent, et d’une petit pas elle accomplissait prouesse. Hélas en ce jour de bonté, au ciel clément, la belle Line ne su l’accueillir. Un mal l’avait en effet terrassée, et clouée au lit. Sonata en fut bien navrée, chagrinée même. Cette nouvelle manqua d’abattre sa personne. Fort heureusement, rien ne saurait entacher sa félicité. Aussi laissa-t-elle sur le palier de sa chambre à la caserne royale, un bon taco drapé dans un linge blanc. Après quoi elle filait au dehors, pour gambader dans un véritable dédale, de ruelles et bâtisses en tout genre. Le manteau de la nuit n’était encore bien dissipé. Et l’air un brin frisquet l’amena à grelotter un moment. Finalement, l’astre diurne s’éleva. Il caressa son crin avec douceur, tandis qu’un sentiment de chaleur l’envahit.

Elle ne désirait plus que beuglait à tout va, la vilaine. Car il était ce jour de fête, à la fois unique est cyclique. Ainsi donc chaque second jour de la semaine, elle enfilait cette panoplie et déambulait dans les rues; afin d’amuser les passants. Et elle se produisait pour eux, ces veinards de la ville qu’elle espérait pousser à la consommation. Bientôt, son risible Tacostume n’amusait plus grand monde. Mais elle était ainsi faite, aussi têtue qu’une mule, avec de plus la naïveté d’un poulin. Sans le savoir, la belle envoûtait les esprits. Elle usait de magie afin d’accentuer le moral des troupes, ce qui pouvait jouer sur son ambition. Ce petit manège dura bien une heure, avant qu’elle ne s’égare sottement. Là sur le quai de la gare, elle frisa la crise cardiaque. Une bête massive, d’acier, avait rugit avant de s’amarrer à quai. Elle en vit descendre une pléthore de petites gens. Nombre des voyageurs l’ignorant, elle se mit à hurler sa célèbre rengaine. Et là voilà gagnée par une voix détonante.

Le colosse projeta grand ombre sur sa personne frémissant déjà. On la savait pleutre. Un effroi sans pareille lui intimait la fuite. Elle s’y adonna donc, et galopa en vraie dératée. Hélas pour elle, sa maladresse légendaire l’attendait au tournant. Elle alla embrasser la terre et rouler dans la voiture.  Là elle trouvait refuge, à demi sonnée et étalée au sol. Naguère encore, elle n’aurait imaginé cette mésaventure. Les portes se scellèrent, la préservant d’un étalon de noir. La voilà embarquée vers l’inconnu.  Sur l’instant elle s’en saisit grand-chose. Elle avait tout loisir de grimacer à l’égard d’un détracteur. Et le voyant s’éloigner à vive allure, elle se permit fou rire. Nombre gens reculèrent.  Soudain l’on s’avançait, la gagnant.  Le bellâtre demeura fort aimable, bien qu’il du tousser pour l’avoir. La bleutée lui dédiait alors sourire béa et trogne d’ahurie. Tout bon orateur, il apaisa les esprits et chacun vaqua à ses vanités. Mais elle demeura bien innocente au voyage.

Voilà qu’elle en mandait la destination. On lui rétorquait alors, qu’il y avait moult gares desservies.  Hélas, la belle bleue n’en connaissait la moindre. Aussi songea-t-elle à attendre le retour vers Arcadia, la ligne devait bien y revenir. Elle s’en convainquit à vrai dire. Puis elle fila, toute naïve et fort peu aimable. On ne lui en tint rigueur. Elle respirait la sottise, la jeunesse et l’innocence. S’ils savaient les pauvres. Assise à l’écart, la donzelle admirait le paysage. Tel un enfant, elle s’émerveilla d’un rien glissé à ses prunelles. Son manège dura des lustres, puis elle s’affala sur une banquette et paressa un brin. Hélas pour elle, le voyage n’attendit son éveil pour la conduire aux confins du monde. La famine la tira de ses songes, et elle se vit seule. Fort heureusement pour elle, le manteau de la nuit ne s’était installé, et avec lui son sinistre décor de cauchemar. Elle bailla un fugace instant, non à l’étouffé d’un sabot. Et elle fila au dehors. Un bien charmant hameau se dessinait alors.

Le temps d’une balade, agrémentée de vocalises délicieuses, et elle s’accaparait les regards d’une peuplade. Sans doute suscitait-elle bons rires et sourires. A ceux-là elle rendit grâce, d’une douceur impérissable, gravé à ses lèvres. Elle avait du reste, une démarche élégante et gracieuse, bien qu’empestant la sottise. Son pas devint ample alors qu’elle avait grand faim. Hélas elle s’égara prestement. Si bien qu’elle n’atteignit jamais l’objet du désir, modeste établissement de restauration. Et tandis qu’elle mandait quelques indices et itinéraires, on la laissait seule à ses chimères. Elle erra donc en quête d’un esprit gourmet. Mais il demeura bien introuvable. Et après bien des débâcles, elle s’exila loin du bourg. Au loin se dessinait une exploitation agricole. Elle en désira de bons fruits, bien juteux. Elle se sera égarée en chemin. Le sentier délaissé pour une mare alléchante. Elle s’y abreuva un brin, puis suivit la fragrance d’un met portée par la brise.



Spoiler:
 


© Luna sur EN pour Sonata.

_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar


MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Ven 12 Juin - 18:43

Un Taco géant

L’abondance, non pas la vallée, mais plutôt celle que l’on trouve sur les rayons de cette petite épicerie de quartier. La corne étrangement absente de ce lieu, le baignait quand même de son rayonnement bénéfique consumériste. Les boîtes, les primeurs, et les conserves, s’entassaient à foison sur les planches de bois, ne laissant que peu de place à la poussière. L’épicier qui n’était pas un mauvais bougre, mais dont il fallait éviter de chercher de poux, tenait d’une patte de fer sa petite affaire. Ses grands-parents, ses parents, et enfin lui, perpétrait ce commerce vieux de trois générations. Mais trêve de descriptions, surtout que l’homme se donnait volontiers à la boisson, et ses exploits ne sont pas vraiment très recommandables, Hum.

La grise se promenait entre les rayons, accompagnée de sa fidèle sacoche, mais en tenue civile cette fois. La fin d’après-midi n’avait guère besoin de facteurs, et tous vaquaient à leurs occupations. Liste de courses au sabot, elle lisait les quelques notes griffonnées à la hâte sur le morceau de papier chiffonné. C’était pour la plupart des produits de tous les jours : du café moulu, des œufs, quelques fruits de saisons, ceux que l’on ne pouvait pas aller chiper à l’exploitation de la famille Apple. Le sac rempli à ras bord, la belle rejoignit l’épicier bougon. Il posa son journal et passa rapidement en revu le contenu du sac, la pégase paya et sortie du magasin sans plus de discussions, on l’attendait. Le soleil achevait sa déclinaison dans le firmament et prenait une teinte orangée, la candide trottait joyeusement en direction du Sugar Cube Corner, encore ouvert espérait-elle. Il est vrai que sa sieste à l’ombre d’un saule dura plus longtemps que prévu, et sa commande devait être récupérée aujourd’hui. La pégase pressa le pas.

Arrivé dans le salon de thé, heureusement ouvert, Derpy se précipita vers le comptoir où Madame Cake recomptait le chiffre de la journée. Toute essoufflée, la pégase demanda si sa commande était prête. Qu’avait-elle demandé déjà ? Ah oui, des muffins pralinés. Un péché de gourmandise dont Derpy avait du mal à résister, surtout que les Cake les agrémentaient d’un glaçage au mascarpone tout à fait délicieux. À la vue de la grise, Madame Cake referma le tiroir-caisse et salua la tardive cliente. S’en suivit un rapide échange entre les deux juments au sujet de la commande, la tenancière pria Derpy d’attendre le temps qu’elle aille en cuisine chercher les muffins.

Deux minutes passèrent, et toujours pas de muffins. « Bon sang mais qu’est-ce qu’elle fiche » pensa la pégase. Attendre des muffins est une chose qui l’insupportait. Quelles horribles actions serait-elle capable de commettre si sa commande n’était pas prête ? J’en frémi d’horreur. Déjà elle aurait poussé d’horrible cris de rage, capable d’assourdir tout poney présent dans la salle. Puis elle aurait fait valdinguer les Cake dans leur cuisine, ce serait de toute façon leur faute et ils l’auraient bien mérité. Ensuite Derpy mettrait le feu à la salle et sortirait par la fenêtre parce que c’est plus cool que de sortir par la porte. Le sol craquerait sous chacun de ses pas, et les passants se cacheraient pour ne pas avoir à faire à la furie. « OÙ SONT MES MUFFINS ?!! » Hurlerait-elle à tous va, faisant trembler les bâtisses et les pauvres âmes sur son passage. Elle renverserait les bancs, enverrait valdinguer les gens tels des javelots. Et au paroxysme de sa colère, ce ne serait plus de la haine qui émanerait de ses yeux, MAIS DES PUTAINS DE LASERS DE LA MORT QUI TUE HAHAHAHA !!! Elle ferait exploser les toitures, enflammerait les passants, tout brûlerait, tout, Tout, TOUT !!! LE CHAOS TOTAL, À CAUSE DES MUFFINS !!! MOUAHAHAHAHAha..kof kof kof… urrrrrrrrh… Enfin, je pense que cela se passerait à peu près comme ça. Je me demande quand même si je n’exagère pas un peu trop ses réactions ?

La choucroute capillaire de Madame Cake réapparue, transportant un carton à pâtisseries. L’hypothétique chaos n’aura donc pas lieu. Derpy vérifia le contenu de l’emballage, la dizaine de muffins était bien là, le glaçage au mascarpone aussi, leur odeur était particulièrement délicieuse. La pégase régla la pâtissière et prit le chemin menant à sa maison. Ponyville avait ce soir-là, échappée à la destruction. La grise parcourut les grande rue principale, puis bifurqua par la place de l’hôtel de ville pour prendre la direction de Sweet Apple Acre. Il faisait encore bon, la pégase laissait ses crins valser avec ses pas, ce soir, ce serait un festin de muffins. La voilà maintenant sortie du bourg et en vue de son repaire, une jolie petite baraque perchée sur un rocher et adossée à un grand arbre. L’endroit rêvé. La belle passa près d’une mare puis d’un bosquet, mais alors qu’elle était quasiment arrivé chez elle, elle sentit une étrange présence derrière elle. Comme un regard indiscret, un truc qui n’a rien à faire là quoi. Elle se retourna.

Quelle est donc cette énormité en forme de crêpe retournée avec plein de morceaux de toutes les couleurs ? En plus on dirait que c’est vivant, quatre pattes bleutée, ainsi qu’une tête de la même couleur, supportant une crinière plus sombre. La chose souriait en plus, étrange… Derpy déploya ses ailes et prit un peu de hauteur pour mieux voir la bestiole. Tel un rapace en quête de proie, la pégase fit quelques cercle au-dessus de la bête, puis se posa devant elle. L’étrangeté avait une bouille assez commune, quoi qu’un niaise, ça doit être la luminosité. Le regard mélodieux de la chose, transmettait une sorte de…deeeeee… Je ne saurais comment dire, peut-être, du néant ? Cela se pourrait bien, qui sait ? La pierre rouge accrochée en collier attira quelque peu l’attention de la pégase, mais en fin de compte, c’était plutôt le taco qui l’interrogeait. Et si cette créature était en fait composée de deux entités distinctes ? Et si, c’était une jument qui serait faite engloutir par une galette de blé ? La supposition ne fit qu’un tour dans la caboche de Derpy, elle avait en face d’elle une autre ponette mais retenue prisonnière dans une crêpe géante anthropophage. Heureusement, le monstre n’avait pas encore totalement dévoré sa proie, il y avait encore moyen de la sauver. Fronçant les sourcils, Derpy posa son paquet.

« Qu’est-ce qui t’es arrivée pour t’être fait mangée par une crêpe géante ? » Interrogea la grise.

Reprenant son paquet entre les dents, Derpy tourna le dos à la chose, et lui fit signe de la suivre. Quelle étrangeté la pégase allait encore ramener chez elle ? Derpy ne pouvait pas s’empêcher de récupérer tout et n’importe quoi sur la route, alors là. Bon j’ai bien qu’il s’agit d’une terrestre bleue dans un costume de taco géant, mais est-ce que Derpy l’a remarqué ? Non, sûrement pas. De toute façon elle me fait la gueule depuis quelques temps et ne m’écoute plus du tout, alors j’ai arrêté de lui causer, comme elle s’en fiche de moi. Arrivé devant la bâtisse, la grise ouvrit méthodiquement chacune de ses boîtes aux lettres pour permettre aux oiseaux perdus de venir y passer la nuit.  Puis elle grimpa l’escalier de pierre jusque devant l’entrée.

« Bon tu feras pas attention au bazar. J’essaye de réparer ma pierre météo. Il y en a un peu de partout » Déclara la ponette à la crêpe géante.

Derpy ouvrit la porte et s’engouffra dans la bâtisse, laissant la pauvre victime sur le seuil. Elle posa ses course et le carton de muffins, puis invita la bleue à entrer. La sommant d’attendre, la pégase fila dans la réserve en la laissant seul avec les courses et les muffins empaquetés. Elle revint deux minutes plus tard, accompagnée d’un taille haie.

« Ne bouges surtout pas, je vais te libérer de l’affreuse crêpe géante qui t’as avalée. » Ordonna Derpy menaçante, avançant d’un pas sûr en direction de la créature.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sonata Dusk
avatar
Eternal Chaos

Messages : 70
Age : 26

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 12
Expérience:
51/120  (51/120)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Lun 15 Juin - 18:24




La temptation du crime ~


Sous le regard de l'astre diurne, la belle bleue à la traque. Après quelques instants de parfaite insouciance, enrobées d’une délectable pensée, elle en vit le bout. Ainsi filait-elle le train à une donzelle revenue des courses. Et de ce charmant postérieur se dégageait une fragrance, enivrante, à en perdre la tête. La sirène avait grand faim, aussi tendit-elle a gagner la belle inconnue. Sans doute allait-elle, à l’entente d’entrailles criant famine, lui offrir un met qu’elle se gardait. Mais elle n’eut besoin de souffler mot. Son presque gallot alerta la belle grise. Sonata découvrait alors, une pégase à l’air niais et loufoque. Ces prunelles disgracieuses l’amusant, elle faillit bien rire. A l’instar de quoi, elle se permit une douceur aux lèvres. Le phénomène la donnait plus ahurie qu’innocente, mais elle était ainsi. Et elle se navra juste, de ne voir déchoir des cieux, l’émissaire céleste. Car elle s’aimait beaucoup à rire des misérables. Cela ne fit rien, une maladresse aurait tôt fait d’arriver. Et avec la bleutée, nul ne savait à quoi s’attendre.

Voilà que la chose vint rôder à ses abords, et lui tourner autour en vrai vautour. A ce rapace elle se sera bien esquivée, hélas pour elle l’azurée ne se méfiât nullement. Nombre gens la savaient crédule et malléable. Elle ne s’imaginait simplement pas, qu’on lui tendait un traquenard. Elle eut l’air bien joyeuse à suivre la cadence de sa camarade aérienne. Mais elle déchanta prestement, tandis qu’on lui mandait quelques explications, à l’égard d’une aberrante affaire. Nulle créature ne l’avait avalé. Elle avait juste endossé le costume de fête. Et devant le discours elle demeura bien sotte, comme mortifiée par un chaos intérieur. Mais alors qu’elle n’eut rien rétorqué, on l’invitait à l’évasion. Là elle revint à elle, un air jovial au museau. Puis elle prenait la suite de la céleste. En chemin elle eut tout loisir d’en dresser le portrait. Une beauté des blés à la robe cendrée, dont le flanc laissait apparent de jolies bulles. Nul doute que cette vision aurait ravie Mad Melloré. Si l’une s’émoustillait à les voir s’élever dans les cieux, la sirène les préférait voir arpenter les abysses. Elle chantonna.

Et parvenues au lieudit, la demeure de Boucle d’Or, Sonata s’ébahit. La vision d’une bâtisse haut perchée, et côtoyant la flore d’un vénérable ancien, la subjugua. Naguère encore, elle n’aurait fabulé pareille harmonie. Certes elle lui préférait de loin sa belle maison en bord de mer, au contact du sable fin et bordée par les palmiers et cocotiers; mais elle trouva charmante ce logis. Voilà qu’une étrangeté enlevait son esprit. Qui diable avait besoin d’autant de boîtes aux lettres ? Une ornithologue amatrice, il fallait croire. Elle admirait alors la venue des volatiles, s’installant dans l’ombre de la ferraille et prenant leurs aises en chansons. Elle aura bien redoublé la magie de l’instant, hélas Derpy s’éleva vers le palier de l’entrée. La belle bleue suivit ses sabots et porta l’ascension des marches. Là elle ne perdit une miette du discours. Elle n’en retint grand-chose hélas, hormis le bazar de la donzelle. Soit, elle ne lui en  tiendrait rigueur. Elle n’était qu’invitée après tout. Du reste, l’azurée s’immisça dans l’antre des délices. Avant de se figer dans l’entrée.

Grand bien lui fasse de ne toucher à rien. Seules ses prunelles scrutèrent le décor. Mais elle se lassa bien vite de ce petit manège. Elle n'avait de patience. Une insatiable faim la tiraillait encore. Quel calvaire, songea-t-elle à deux pas du salut. La voilà esseulée, en proie à un cruel dilemme. Qu'importe la blonde, cette dernière l'avait invité après tout. Elle en payerait le prix. L'ogresse déporta ses sabots à la boîte de Pandore. Et d'un coup sec de ses mâchoires, elle en arrachait les fers la scellant. La frénésie de sa hâte l'amenait à abîmer le paquet. Mais elle avait grand faim. De la sève infernale s'évadait de son égout doré. Cette rosée du soir vint à choir sur ces mets délicieux. Et elle envoyait son museau à l'assaut d'une gourmandise, la dévorant sans vergogne. Une fois son méfait accomplit, elle jubilait. Une récidive lui trottait. Le mal était déjà fait, rien ne saurait aggravé son cas. Aussi goba-t-elle un nouveau muffin. L'ironie du jour étant, qu'elle avait souillé ces autres à trop saliver. Nul doute que sa compagne se navrerait de l'affaire. Car elle n'irait engloutir le moindre gâteau.

Voilà que la donzelle revint de sa remise ou cave. Forte de cette expédition, elle ramenait dans sa patte l'outil de l'effroi. Dès lors qu'elle l'entendit venir, Sonata se retira de la scène de crime. Hélas, sa trogne en arborait les vestige. Il demeurait de la crème à ses nasaux. La scélérate était faite. Le temps d'un gloussement de terreur, et la bleutée ne songeait plus qu'à la fuite. Boucle d'Or devait vouloir l'étriper pour son méfait. Aussi reculait-elle nerveusement, allant frémir contre un coin de la pièce. Nul sourire aux lèvres, ais des prunelles écarquillées, grandies par la torpeur de son détracteur. La pégase lui soulevait le coeur, comme elle devait l'être devant le carnage du repas. Soudain la terrestre filait au péril de sa vie, d'un bon elle traversait les carreaux d'une fenêtre. Avant de choir à la pierre et dévaler l'escalier lui brisant les os. Mais si le costume lui épargna bien des maux, le martyr était là, bien vivace. Il hanterait ses chairs longtemps, même après la cavale au couchant. Elle s'y adonna prestement, à demi sonnée, toute désorientée. Quitte à se perdre en forêt.



© Luna sur EN pour Sonata.

_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar


MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Jeu 25 Juin - 3:03

En flagrant délire.

La bouche béante devant une telle fraude, Derpy lâcha son taille haie. Son invité gisait dans la cuisine, coupable d’une faute impensable chez la pégase grise. Mais qui était donc le fautif ? Était-ce la pégase victime de la fringale d’une crêpe géante ? Ou bien la crêpe géante dont le système digestif s’était couplée avec celui de la terrestre donnant une nouvelle espèce hybride mi-poney, mi-pancake. La candide avala d’horreur cette terrifiante suggestion. En effet, je pense que l’étude biologique se révèlerait très intéressante et ferait évoluer la science si nous parvenions à capturer le sujet. J’imagine déjà les savants et autres laborantins s’arracher à prix d’or cette ponette qui n’est revêtu que d’un vulgaire costume de tacos. L’arnaque parfaite hahaha !

_Derpy, J’ai une putain d’idée. Tu choppes la crêpe géante, tu la ligotes, et tu la vends comme espèce rare en attente de dissection. Comme ça, on se fait plein de thunes, on se fait la malle, on trouve une baraque à Silverline, et on bâfre gâteaux devant le coucher du soleil. Qu’en penses-tu ? T’es partante ?

Derpy était comme deux ronds de flan, assise au milieu du couloir. Un léger filet de bave s’échappait de la gueule entrouverte de la pégase, il glissa lentement le long de son pelage soyeux et vint se perdre dans son buste. Une de ses paupières était prise de spasmes musculaires, ses pupilles avaient rétrécit de moitié, on aurait dit deux jaunes d’œuf nageant dans une mer de blanc. Ses yeux pointaient en direction de la fautive, qui portait encore la moustache de son crime, l’onctueux glaçage couvrait désormais sa lèvre supérieure formant une épaisse moustache comme celle que les shérifs arborent en plein Far-West, mis à part qu’elle était de couleur praline. Les naseaux de la belle étaient cachés derrière cette barricade crémeuse, mais point de sourire se détachait de son faciès. Prise sur le fait, la terrestre n’eut d’autre choix que de plier la tête entre les épaules et de reculer face au cumulonimbus qui lentement, pointait le bout de son nez dans la caboche de la grisette.

Sentant le vent tourner, le taco géant fila à travers la fenêtre, créant ainsi du boulot pour le vitrier. Derpy avait observé la scène, ou du moins l’avait subi, car si l’on avait posé un électrocardiogramme sur sa tête de linotte, le machin se serait mis en branle à cause de l’absence de signal cérébrale. La macabre découverte avait plongé la pégase dans un état pour le moins intéressant, son corps pétrifié laissait imaginer au spectateur une statue de cire dans une position grotesque, mais réaliste. Une mouche tournoyant dans ce coin de la maison, eut la mauvaise idée de pointer le bout de ses ailes contre le corps de la grisette. L’insecte fut happé par le flot de bave émanant de la bouche grande ouverte. Et malgré sa lutte pour sortir de ce piège visqueux, le drosophile ne put remonter le courant et finit par se retrouver la tête engloutit par la salive. La mâchoire crispée de la statue de chairs et d’os émettait de légers sons de respirations, ressemblant plus à des sifflements de gorge qu’à des inspiration à proprement parlé. Mais ses dents tremblaient et le souffle de ses poumons accompagnait un murmure à peine distincts. Il semblerait que la pégase voudrait prononcer quelque chose.

« … »

_Hein ? Que dis-tu ?

« m..mu….n… »

_Arrêtes de baragouiner dans ta barbe inexistante. Y’a le petit Kevin au fond qui n’a rien entendu et qui donc, se cure allègrement le nez.

« …mes muffins… »

_Rah mais causes plus fort.

« rrrrooOOAAAAAH MES MUFFINS BORDEL DE CH[BIP]E DE PUT[BIP]N DE TA[BIP]AC[BIP] !! OS[BIP]E M[BIP]RDE DE CA[BIP] ! MAUDITE TAR[BIP]ÉE DE CRÊPE DE ME[BIP]UX !!! »

Ah oui oh, la vache… Ah mes oreilles… où sont mes tympans ? Ici, oh vous êtes percés, mes pauvres petits. Oh puis ça fera bien l’affaire aller zou ! Bon reprenons après ce petit intermède censuré. La pégase fulminait devant les survivants du carnage gustatif, ceux qui avaient survécu au massacre étaient recouvert d’une substance visqueuse et translucide. Derpy porta à sa bouche une des victimes, la saveur était indéfinissable. Tout d’abord, il y avait le parfum normal du muffin, ce pourquoi il avait été cuisinait. Mais à cela se rajoutait une fragrance plus spéciale, une sorte de mélange d’épices aromatiques avec des morceaux n’ayant rien à faire dans des pâtisseries. C’était, Oh Non Horreur ! Des légumes ! Derpy tira amèrement sa langue et la frotta avec ardeur de ses pattes pour en retirer le goût des poivrons, des tomates, et de la salade. La blonde sauta la tête la première dans l’évier et agrippant de ses quenottes le robinet, elle laissa couler à forte puissance l’eau afin de rincer entièrement la bouche de cette désagréable saveur qui l’enrageait.




Le bain de bouche terminé, il fallait retrouver le malfaiteur qui avait commis cet acte ignoble. La pégase ouvrit la porte d’entrée, complètement nue, elle sortit et claqua la porte derrière elle. Avait-elle un plan ? Pensez-vous, c’est Derpy. Il ne faut pas lui en demander tant. La grise se contenta de déployer ses ailes et de bondir dans la brise de début de soirée. Sa course scabreuse et aussi souple qu’un manche à balai était accompagnée du regard noir et haineux de la pégase. Elle était à la recherche d’un taco géant monté sur quatre pattes, avec à l’avant une tête de niaiseuse et à l’arrière une queue au poils raides. Sauf mauvais jeu de mot de ma part, un taco de ce type là, ça ne court pas les rues. Mais malheureusement, pas un individu de cette espèce-là n’était en vue. La grise fit alors un tonneau et piqua à la manière d’un Stuka fonçant droit sur sa cible : un pauvre poney profitant de la douceur de la soirée. Derpy atterrit violemment dans  un nuage de poussière, effrayant le badaud.

« Vous n’auriez pas vu une crêpe géante ? » Maugréa la grise au museau du terrestre.

Celui-ci répondit négativement d’un signe de tête et la pégase repartit aussitôt, laissant le pauvre type reprendre son souffle, son cœur en avait pris un coup. Derpy virevoltait avec ardeur et nonchalance, grillant la priorité aux moineaux et rompant les formations d’escadrilles des martinets. La furie hurla à une pégase passant par-là si elle n’avait rien vu. L’autre femme lui répondit par un bras d’honneur et lui tourna le dos. Aucune importance, la grise n’avait même pas attendu une réponse de sa part. Soudain, quelque chose apparut en visuel. Une tâche jaune au milieu des arbres et très proche du sol. Elle semblait se déplacer rapidement, peut-être fuyait-elle quelqu’un ? Derpy ne réfléchissait ne serait-ce juste pour trouver un angle de piqué, et cela fait, elle plongea sur sa victime.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Steam Gold
avatar
Solar Empire

Messages : 326
Age : 24

• Votre personnage •
Race: Pégase
Niveau: 27
Expérience:
125/340  (125/340)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Jeu 25 Juin - 15:08

Je sortais de ma boutique, transportant sur moi des lames de charrue en fer toutes neuves, autrefois rouillé et en mauvais état à cause de l'usage, dont je l'avais retapé et retravaillé tout un après-midi pour qui retrouve sa brillance miroitante et sa solidité à long-terme. Cette était assez simple pour moi, voire même décevante. Mais bon, le principal, s'est que ce soit terminé.

Suite à cela, je marchais paisiblement dans la ville en destination de Sweet Apple Acre pour installer ces pièces à la machine agricole de la famille Apple. Mais soudain, alors que je n’étais pas très loin de ma destination, j’ai été percutée par une pégase qui volait comme un oiseau de proie, me faisant tomber par la suite sur le dos.

Je regardais la responsable de cet affront : ce n’était que Derpy, la factrice de la ville. La connaissant habituellement avec sa joie de vivre, son visage était marqué par la colère, constatant qu’elle a passé une mauvaise journée.

« Derpy ! S’il te plait, arrête ! Mais qu’est ce qui te prend tout d’un coup ? »

Par la suite, je poussais délicatement la jument pour me relever avant de poser mes pattes sur ses épaules pour essayer de la calmer.

« Pourquoi es-tu énervée comme ça ? Qu’est-ce qui s’est passé pour être dans cet état ? Quelqu’un t’as embêtée ? »

Je m’inquiétais énormément pour elle, ce qui est normal car j’avais l’habitude de la côtoyer à chaque fois qu’elle passait chez moi pour me livrer du courrier.

_____________________________________________

Mon OC:
 


Ma Cutie Mark:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sonata Dusk
avatar
Eternal Chaos

Messages : 70
Age : 26

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 12
Expérience:
51/120  (51/120)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Lun 29 Juin - 19:29




De tourments en quiétude ~


Dans la splendeur du couchant galopait une bleutée. Mais elle avait grand peur du céleste. Ce dernier ne tarderait à fondre en rapace, et la meurtrir. Elle se vit déjà fracassée, gisant-là en un sentier oublié, agonisant pour ses crimes. Hélas, elle se savait pécheresse. Et l'odieux méfiait lui trottait d'aventure. Qu'elle sombre idiote, sinistre gredin, se dit-on.  La belle bleue n'avait conscience d'être si impie. Et elle avait eu grand faim. Alors loin d'une fratrie faisait office de raison, elle souilla la table, et englouti le banquet d'une autre. Cette gourmandise lui apparue insatiable, tiraillante, dévorante. Si bien qu'elle mandait encore ces délices, l'ayant tôt fait d'enivrer. A l'instar de son cocon en toile, ses sabots l'incommodèrent. Sa gaucherie l'envoya embrasser la terre, par trois fois. La belle andouille fusait dans le vent, chevauchée égarée et torpeur seule à l'esprit. Ainsi la terreur lui intimait l'exil.

Et la couarde galopa ainsi, se déportant à la lisière d'un bosquet lugubre. Là elle éventra sa course t se vautra d'aventure, non sans virulence. Son martyre engendra lignée de larmes. Elle eut ceci dit la vaillance de se redresser. La quadrupède s'épousseta la robe sale. Soudain un bruissement de feuille, lui valant sursaut. La taquine Nature la gratifiait d'un hoquet, fort peu discret. Et boudant en petiot,  la Dusk médita son sort. Grand bien lui fasse d'éluder l'étape du bosquet, en son périple. Car elle avait grand peur des ténèbres. Elle n'avait d'ailleurs de moyen d'éclairage. Quoi qu'en fredonnant un légère aria, un phare s'éveilla. Du néant surgit sa lumière, d'un éclat diabolique. Mieux valait donc s'avancer en douceur. Elle alla dont fureter dans l'ombre des feuillages, sa radiance écarlate la guidant. Les ombres la baignant, elle redoutait d'être engloutie. Des gloussements et prunelles de sentinelle affolée s'annonçaient.

La pleutre donzelle n'aspirait qu'à l'évasion. Sa couardise désirait fort cette échappée du cauchemar. Elle oubliait ainsi la terreur du poursuivant. La beauté des blés n'avait encore frappé depuis les cieux. A son sens, si elle était égarée, alors on ne pourrait la trouver. Sa sottise la réjouit presque. Mais elle rôdait en une forêt désenchantée, tout de noir drapée. Soudain, elle parvint à une flaque. A la faveur d'un rayon de Lune, pourfendant une cime indésirable, elle s'admira dans ce miroir de fortune. Et elle vit, l'horreur d'une souillure. L'azurée gémit sur son sort. Sa fabuleuse crinière l'indignait, un carnage se dit-elle. Sa robe d'un pale ciel était également déplorable. Elle désira trouver point d'eau où s'immerger, et laver. Hélas, si le torrent n'était qu'à deux pas de là, elle n'aurait loisir d'y hâter sa personne. En effet, une fragrance flottait dans l'air; le parfum de la peur. La pleutre était une proie.

Tel des papillons de nuits happés au brasier, la faune s'ameuta. Elle dénota ces regards sur elle, si effilés et diaboliques. Un caresse, un frison. L'air frisquet s'immisçait en ses chairs léchées, elle grelotta. Et l'adoration des fous, fit d'elle un pantin maladroit. Aussi fuyait-elle d'une célérité prodigieuse. Ne laissant que poussières dans son sillage. Un hurlement s'éleva dans la nuit. La sinistre sérénade ponctua sa cavale apeurée. Elle avait grand peur de la bête la coursant. Et si elle se fracassait à des troncs vénérables, lui sembla danser dans les feuillages. Sa prédation lui valait une telle grâce, qu'elle aura bien périt s'il n'avait de gueule si laide. La sirène mit cœur à l'ouvrage, s'adonnant à des foulées de géants. Mais le seul vacarme retentissant à ses esgourde, lui appartenait, à ce fin limier. La providence seule lui épargna ses crocs d'argent. Soudain le canis lupus se vautrait, et elle rit; un rictus malsain aux lèvres.

Le maraud méritait châtiment, elle était éprouvée. Sa perfidie lui commandait un sortilège. Hélas elle balaya cette bagatelle pour l'heure. La bête gisait à terre, la bleutée l'écrasant de sa masse. Soudain, on échangeait un regard. Le sien malfaisant, reluisait comme de pourpre, avec ce rubis à l'encolure. Le phénomène déployait une aura de pestilence, si noire qu'elle étrangla le malheureux. Il couina d'effroi, se débattit. Elle valdingua, allant embrasser la terre. Il s'éclipsa le filou. Et tandis qu'elle retrouvait ses esprits, comme son souffle, un soupir s'évadait de sa belle bouche. Que de crasse, songea-t-elle. Elle désira regagner la mare de jadis. Naguère encore, le grand loups aurait périt sous ses coups. Fort heureusement, l'azurée n'était très en forme. Aussi fila-t-elle du bosquet, retrouvant le sentier vers la perchée. Une douceur flottait dans l'air, l'aria des braves (♫). Sa bêtise éventrait toute discrétion, sa furtive robe se dévoilant.

Cette balade au clair de Lune lui fit un bien fou. La voilà revigorée un brin. Cette clémence de la nuit avait même balayé le souvenir de sa frayeur. Sa mélodie la berçait, la nostalgie l'enivrait, elle sourit. Elle aura bien rendu grâce, au virtuose auteur des envolées, mais elle préféra lui revenir; afin de lui susurrer en bonté. Ses prunelles s'égaraient au firmament. Les souvenirs ressurgirent, des rires et des chants, des cœurs unis à jamais. La sirène adulait ses ainées, si bonnes avec elle, la malade d'une trinité déchue. Il lui tardait d'y revenir, à cette bicoque sur la plage de sable fin, à ce logis bordant son cher océan, à ses sœurs tant aimées. Afin d'y parvenir, la belle bleue devait mander le moyen de regagner sa nation. Aussi savoura-t-elle la douce ironie l'ayant conduite à cette demeure d'emplumée. Ses sabots gravirent les marches, et s'insurgeant en la bâtisse, elle retrouvait ce crime signé. D'un rire nerveux, elle songea à réparer ses fautes. Aussi fila-t-elle en cuisine, préparer au mieux un grand délice.




Spoiler:
 

© Luna sur EN pour Sonata.

_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar


MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Sam 4 Juil - 16:06

Le Taco Haüs

Pattes devant, ailes à demi-repliées, un cri de rage strident, la pégase grise s’abattit de plein fouet sur la pauvre forgeronne à la robe or et à la crinière brune. Le choc envoya valser les deux juments chacune de leur côté, la steampunkette sur le dos, et la factrice contre un tilleul. Des pièces métalliques tombèrent dans un fracas sourd d’acier. S’extrayant du tronc, la grise bondit sur sa victime accompagnée de la fureur et d’une envie de meurtre.

« OÙ SE CACHE LA CRÊPE GÉANTE ?!! » Hurla la furie, postillonnant au passage sur la figure de son amie.

La factrice respirait nerveusement, ce n’était ni la faute à la douceur de la soirée, ni à cause des foins que l’on venait de faucher. Elle gonflait son ventre puis expirait à un rythme effréné, ses yeux étaient injectés de sang, la pégase n’était vraiment pas dans son état normale. La forgeronne du nom Steam Gold connaissait bien notre factrice, souvent Derpy passait à son atelier pour livrer lettres, règlements de factures, composants divers. Quand elle venait, la jument dorée l’inviter alors à l’intérieur pour prendre une tasse de café. Pas un expresso ou tout autre café serré, non. Un vrai café, celui que l’on moue dans un petit moulin. Puis même s’il reste des morceau, on le met dans la cafetière, mélangé à l’eau chaude. Et lorsque celui a infusé, on fait lentement descendre le filtre jusqu’au fond, et il ne reste plus qu’à servir. Le bon café de Steam Gold, il faut le boire chaud, avec un sucre ou deux selon les goût.  Puis lorsque l’on arrive au dernier quart de la tasse, on mélange le dépôt accumulé au fond du récipient afin de ne pas le boire trop épais. Malheureusement, la situation n’était pas propice au café. Steam Gold observait la factrice droit dans les yeux, le regard intrigué. Elle lui demanda alors de cessé cette étreinte embarrassante mais aussi, quelle mouche l’avait piqué.

D’un geste lent et amical, la forgeronne se dégagea de la grise et se releva en époussetant son pelage. Derpy cherchait nerveusement de quoi faire passer sa mauvaise humeur, au final elle gratta la terre. Son amie toujours intrigué par la raison de cette poussée de colère, s’approcha de la furie et posa son sabot sur son épaule, comme pour calmer un enfant en plein caprice. Derpy tourna vivement la tête vers la zone de contact physique, puis fixa hargneusement de nouveau le visage de la forgeronne. Elle avait alors arrêté de ruminer et de pester contre l’ignoble inconnue qui lui avait boulotté ses muffins.

« Pourquoi es-tu énervée comme ça ? Qu’est-ce qui s’est passé pour être dans cet état ? Quelqu’un t’as embêtée ? » Demanda la pégase dorée sur un ton bienveillant.

À ces paroles, les yeux de la ponette s’embrasèrent. Si elle avait été dragonne, un jet de flamme aurait illuminé la scène. Elle dégagea la patte de son amie et l’attrapa la tête de la brunette qu’elle tira contre la sienne, museau contre museau, si près qu’elle aurait pu l’embrasser. Mais au lieu de cela, la grise se mit à brailler.

« Y’A QUE JE RENTRAIS CHEZ MOI ! PUIS J’AI CROISÉ UNE CRÊPE GÉANTE QUI AVAIT MANGÉ UNE FILLE TOUTE BLEUE AVEC UNE PIERRE ROUGE EN COLLIER ! JE VOULAIS L’AIDER À LA LIBÉRÉ ET JE L’AI INVITÉ CHEZ MOI ! MAIS EN REVENANT DE LA CAVE ELLE AVAIT BOUFFER ET BAVER SUR MES MUFFINS ! »

Le dernier mot ne fit qu’un tour dans la tête blonde de Derpy qui prit d’un soudain accès de rage, serra les dent puis jeta la tête abasourdie de son amie sur le côté. La pauvre pégase qui ne voulait qu’aider la grise fut plaquer au sol comme un vulgaire sac de pomme de terre, et sans l’ombre d’une excuse la grise bondit vers les cieux laissant son amie comme deux ronds de flan sur place. Hargneuse et nonchalante, la pégase volait à quelque mètres du sol se fichant complètement des obstacles légers. Elle passa devant le Sugar Cube Corner qui était fermé à cette heure tardive. Elle atterrit devant l’entrée et ordonna qu’on lui ouvre la porte car un taco mangeur de muffin aurait sûrement repérer le magasin de pâtisserie.  Hélas ou heureusement selon les points de vue, personne ne prêta attention ou du moins, préféra s’écarter du passage. La fureur dans les ailes, Derpy redécolla en malmenant au passage un bac à fleur qui s’écrasa plus bas, elle réfléchissait à où pouvait bien-être aller ce fichu monstre. Réfléchir est un bien grand mot pour la ponette, car il s’agissait plutôt de passer en revue les différent endroit où il y avait de la nourriture, c’est-à-dire presque partout. Prenant de l’altitude et stabilisant sa position, la grise scruta l’horizon à la recherche d’un lieu où possédant les caractéristiques d’un taco. Soudain la réponse se profila dans la nuit, le restaurant : Taco Haüs ou la maison du taco.

La grise fila à tire d’aile vers le dit bâtiment situé près d’un bosquet en bordure de la ville. On y servait beaucoup de la nourriture épicée, donc des tacos. Mais à tous les parfums, le gérant était un excentrique. On pouvait trouver dans la carte des tacos normaux, des tacos fruits de mer, des tacos choucroute, des taco huitres chocolat-chantilly, certaines recettes n’avaient jamais rencontré de francs succès. La pégase planta ses sabots devant l’entrée, aucune lumière n’émanait de l’intérieur, alors que d’autres établissements étaient encore ouverts à cette heure-ci. Derpy remarqua un petit écriteau sur la porte, il était inscrit « Fermeture exceptionnelle. ». Or, nous étions un Mardi, le restaurant devrait être ouvert. C'est louche pensa la pégase, très louche. Quel établissement servant des tacos fermerait un Mardi ? La grise eut un moment d’hésitation, elle saisit l’écriteau, regarda à droite à gauche puis derrière elle, et arracha le panonceau qu’elle envoya valdinguer plus loin. Rien de ferait obstacle à son désir de vengeance pour cet affront qu’est de lui voler ses muffins. D’une ruade sèche, la pégase défonça la porte du restaurant puis pénétra à l’intérieur en prenant soin de refermer derrière elle. La salle de restauration était plongée dans l’obscurité, les fenêtres donnant sur l’extérieur étaient toutes fermées par un volet. Le peu de lumière provenait de la lucarne située sous le toit dont les rayons de la Lune parvenaient jusque sur le carrelage. Derrière le comptoir en bois, la pégase trouva une lampe tempête et une boîte d’allumette, elle l’alluma la mèche et jeta la brindille. La grise prit la hanse entre ses dents et commença l’exploration nocturne du restaurant avec comme objectif de dénicher le monstre.
Revenir en haut Aller en bas
Steam Gold
avatar
Solar Empire

Messages : 326
Age : 24

• Votre personnage •
Race: Pégase
Niveau: 27
Expérience:
125/340  (125/340)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Lun 6 Juil - 19:31

Une crêpe géante qui a dévoré un une jument ? C'était difficile à croire dit comme ça. Mais quand elle a raconté que cette dernière avait dévorée les pauvres muffins de Derpy, je me disais qu'il y avait de l'orage dans l'air. Surtout que connaissant mon amie factrice, je savais qu’elle et ces pâtisseries, c'était une puissante histoire d'amour. Cette jument a fait LE crime à ne pas faire.

Dans un accès de rage envers ce vandale, la pégase grise me poussa avant de filer en flèche pour la traquer. Elle avait une sacrée énergie quand il s’agissait de muffin. Mais ayant de la peine pour mon amie, je décidais de chercher cette jument à mon tour au risque de retarder la livraison des lames de charrue.

D’après les dires de Derpy, elle était bleue et portait un collier avec une pierre rouge. Une personne comme ça ne devrait pas être difficile à trouver. Je cherchais ce genre de poney dans toute la ville tout en demandant aux passants si quelqu’un l’avait vu.

Mais mes recherches étaient vaines. Il faisait déjà nuit, rendant la traque plus difficile. Du coup, j’allais chez Derpy pour lui dire que cette jument n’était plus en ville car je ne la retrouvais nulle part, à mon plus grand regret d’ailleurs.

Puis, je voyais finalement la demeure de la factrice. Les lumières étaient allumés, devinant facilement qu’elle était rentrée. Je toquais calmement la porte mais dès que je posais le sabot, je constatais qu’elle avait oubliée de fermer correctement la porte.

« Derpy ? C’est Steam. Désolée de te déranger en pleine crise mais ta porte était ouverte. »

Puis, je sentais une odeur de nourriture dans la cuisine. Peut-être qu’elle cuisinait ses muffin pour compenser sa perte. Après une petite hésitation, j’entrais finalement dans la maison pour rejoindre la cuisine. Mais ce n’était en voyant l’intérieur de cette pièce que je ma surprise arriva : La jument que traquait mon amie était là, en train de cuisiner des… tacos.

« Puis-je savoir ce que vous faites dans cette maison ? Elle n’est pas à vous à ce que je sache. »

_____________________________________________

Mon OC:
 


Ma Cutie Mark:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sonata Dusk
avatar
Eternal Chaos

Messages : 70
Age : 26

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 12
Expérience:
51/120  (51/120)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Jeu 16 Juil - 16:07




Réaction en chaine ~


Au sein d’une pénombre certaine, sévissait de plus belle la vilaine. La douceur d’un logis lui intimait nostalgie. Des rires et des chants lui trottaient d’aventure. Elle n’aspirait plus qu’au retour, en son domaine, en sa demeure. Hélas, une labeur enchainait la belle à cette bâtisse; celle d’une rédemption. Elle ne saisit l’ampleur du délit, ni le seul fait d’avoir fauté. Sonata était si sotte parfois, mais elle désirait faire preuve de bonne foi. Aussi fouina-t-elle ce bazar, tant sa pensée l’émoustillait. Là voilà dont qui jouait les ménagères, inspectant avec brio et tactique ces étagères. Et ne négligeant la moindre cachette, elle s’acapera bien des étiquettes. Si les déchiffrer lui sembla pénible, elle su en fait fi. Ce courage inouï s’inspirait d’une ardeur l’embrasant. La passion au corps, l’azurée se déhanchait alors. Elle arborait une démarche sensuelle, pouvant séduire qui l’admirait de derrière. La voilà fin prête, tout était-là.

Une félicité sincère, grandiose et pure, se dégageait d’elle. Sa trogne d’angélique vit s’aiguiser ce sourire de malice, si pétillant et innocent. Sonata avait le don de façonner son bonheur. Elle avait le rythme dans la peau, aussi sembla-t-elle danser au travers de sa tâche. Le temps n’avait plus d’emprise, seuls existaient sa gestuelle et bêtise. Elle se navra juste de n’avoir pu confectionner qu’une unique met. Elle avait grand faim et l’aurait bien englouti s’il n’était destiné à une beauté des blés. Et tandis qu’on s’insurgeait en la bâtisse, la belle n’en su rien. Elle était distraite de nature. Son stratagème se muait dès lors. Il lui incombait seule de délivrer cette victuaille. Fort prévenante en cette heure, la sirène avait préparé son colis. Et drapant son met d’un linge blanc, elle l’installait en une frêle petite boîte. Elle-même scellée d’un beau ruban carmin, se mariant à merveille avec cette robe de colombe. Elle rit.

Soudain une voix s’élevait dans l’ombre. Cette créature méconnaissable l’amena à frémir. Par la fenêtre brisée s’insurgeait un air frisquet. Ainsi la brise vint lui lécher la croupe, redoublant la malaise d’une stupeur grandiose. Un sursaut la gagna. Naguère encore, si d’ailes on l’avait dotée, nul doute qu’elle se saurait envolée. Fort heureusement pour elle, la bleutée n’alla s’encastrer dans un mur. Pas plus qu’elle créa accident. Hélas, faire volte face était une bourde. En effet, la pauvre sotte avait omit d’étouffer la flamme d’une gazinière. Une douceur aux lèvres, intimant candeur et bêtise, Sonata saluait sa comparse. Elle se navrait de n’être visitée par la bonne pégase. Cela ne fit rien. Son paquet lui pendait au museau, se balançant tel un pendule quiet. L’étrangère pouvait aisément lire en elle, en ses prunelles aussi délectables que sa trogne enfantine. La sirène se voulait adorable. Mais sous l’agneau se tapit un diable.


« Salut, belle nuit, hein ? Je me suis perdue et me voilà. Comme Muffin Mare a plus de muffins, j’ai fait ce taco. Je file, elle doit avoir faim. »

Ces palabres découlées, elle pouvait être captive, cette scélérate. Hélas, sa bêtise lui sauvait la mise. A vrai dire, elle remarquait enfin la fragrance de crin brûlé. Sans doute l’aura-on mise en garde. Affolée, la bleutée gesticula telle une possédée. Elle avait grand peur de la flamme dévorant sa queue. Cette dernière ballottait dans l’air. Une gracieuse luciole, si belle si perfide, menaçant d’engendrer mile foyers d’incendie. Cette tornade bleue put bousculer la donzelle, comme l’embraser tout comme elle. Ce sinistre gredin réussit à enflammer tapis et rideaux. Nul doute qu’elle empourprait diablement sa comparse. Aussi devait-elle s’évader, avant de finir fracassée. D’un sourire nerveux, elle espéra l’apaiser. Hélas, elle créa de nouveau accident. Ce trop plein d’émotions l‘avait tant remuée, qu’elle projeta l’infeste toxine grouillant en elle. Si bien qu’elle ruinait ses égards, par cette réaction en chaine. Le pet souffla la flamme.

Bientôt, une barbe de feu fusait sur la malheureuse. Grand bien lui fasse d’en avoir réchappé. Sonata devait fuir, la confusion et sinistre jouaient pour elle. Elle fondit au-dehors, d’un bon gracieux par la fenêtre. Sa maladresse faillit bien l’entrainer en une dégringolade périlleuse dans l’escalier. Mais elle trouva la force de s’élancer d’aventure. Là elle déposait son paquet, d’une délicatesse effarante, puis elle cédait de nouveau à la panique. Aussi s’assit-elle avant de labourer la terre de sabots désirant étouffer le brasier. Quelques flammèches perduraient ci et là. Elle roulait donc dans la terre, afin d'en ressortir déplorable. Sa robe de gueuse fit grand peine, son beau costume était également souillé. La catastrophe endiguée, elle se saisit du colis, le ruban captif des mâchoires. Elle retardait dont l'instant des lamentations. Elle avait une course à livrer. Et délaissant la bâtisse à peine embrasée, elle filait dans la nuit.

Les déboires d'une autre, comme sa condition ne lui importaient guère; nullement à vrai dire. Quand bien même elle n'aurait eu son paquet à desservir, la belle bleue se serait juste enfuie sans prévenir. Alors, qu'elle périsse dans les flammes ou en réchappe avec traumatisme, la laissait de marbre. A vrai dire, cette pensée ne lui effleura pas même l'esprit. Là voilà donc qui galopait dans les ténèbres. L'errance traquait le clair de lune, s'éloignant inlassablement. Sa cavale se voulait semée d'embuches. Si bien qu'au détour d'une racine elle se vautrait, manquant d'écrabouiller son paquet. La suite n'était qu'accidents rythmant cette course de dératée. Elle parvint à gagner le hameau de Ponyville, endormi, si paisible et pourtant si effrayant. La quiétude des ténèbres lui intimait un silence prédateur. Un maraud pouvait bondir, un emplumé pouvait fondre en rapace, un milicien pouvait l'agresser.

Elle étrangla cette effroi lui caressant l'échine. Et d'une bravoure grandiose, la belle bleue s'aventurait en ce dédale. Mais il lui fallait se hâter, car la pégase d'or lui parviendrait tôt ou tard. Hélas, la sirène n'y songeait. Elle déportait ses sabots en la cité, toute insouciante, toute inconsciente. Et ne la trouvant nulle part, la bleue souffla mot. Ce patronyme caduc s'évadait de ses lèvres, raisonnant en ces allées et ruelles. Grand bien lui fasse de le voir porté par la brise. Ses appels ne lui valurent que les foudres d'une peuplade arrachée à ses songes. Un goujat par-ci, une grossière dame par-là, et plus d'une maladresse pour l'accueillir. Quelle hospitalité remarquable, pesta-elle sonnée et errant à l'aveugle. Fort heureusement pour elle, plus de caniveau où se prendre le sabot, ni réverbère désirant l'embrasser. La providence l'eut guidée aux portes d'un rêve éveillé, l'établissement la fit saliver. Elle y fondit en hâte.


« IT'S TACO TUESDAY !!! ... Euh, Muffin Mare ? » Beugla-t-elle dans l'obscurité.



Spoiler:
 


© Luna sur EN pour Sonata.

_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar


MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Jeu 23 Juil - 1:19

It's taco duel

La pégase laissait de côté la salle de restauration pour se rendre dans la cuisine. La logique de ce genre de situation voudrait que l’on se sépare afin d’avoir plus de chance pour trouver des indice ; enfin, selon ce que nous ont appris les dessins animée. De même que pour donner du courage aux froussards ils nous conseillent de leur donner à manger des biscuits pour chiens, pourquoi pas ai-je envie de dire. Mais cette technique ne peut s’appliquer que si nous étions en groupe or, notre Derpy était seule dans un restaurant à tacos, donc il faut tout revoir.

Derpy pénétra dans la cuisine déserte de l’établissement. Sur sa droite se trouvaient les fourneaux et autres plaques de cuissons nécessaires à la préparation de la garniture de ces mets, ainsi qu’à la cuisson de ces chips triangulaires à tremper dans du guacamole, des chips à tortillas il me semble. À sa gauche, il y avait les frigos et le plans de travail, terminé plus loin par un angle droit, ramenant face à notre pégase un grand évier et des étagères où était stockée toute la vaisselle. Le faible halo de la lanterne s’aventura dans les moindres recoins de la pièce. La grise ouvrait chaque placards, inspectait chacun des deux frigos, tirait tous les rideaux protégeant la vaisselle de la poussière. Mais elle ne trouva aucune trace de la crêpe géante, pas même une trace de patte ou un peu de garniture égarée. La pégase fronça les sourcils, une hybride fait de nourriture et de poney la menait en bateau. Elle l’imaginait en train de se moquer d’elle, encabournée dans sa cachette hors de son champ de vision.

Déconcertée par tant de possibilités, la grise s’assied sur le carellage et attrapa un saladier de tortillas. Elle prit une poignée de chips qu’elle mâcha nerveusement en réfléchissant où pouvait bien se cacher cette infamie. La taille imposante du bousin nécessitait une cachette assez grande pour pouvoir s’y caser tout entier, conclut-elle la bouche pleine. Derpy se leva et lanterne coincée entre les dents, elle retourna dans la salle du restaurant en quête d’un repaire diabolique ou d’une crêpe anodine. Par son strabisme singulier, elle inspecta sous les tables et les banquettes. Vérifia encore une fois qu’aucune bestiole ne se cachait derrière le comptoir. Mais elle se rendit finalement compte qu’il n’y avait rien d’inhabituel ici. Portant la pégase n’en démordit pas, elle se secoua la crinière pour reprendre du poil de la bête. Et comme un soldat ayant reçu un ordre, elle se dirigea de pied ferme vers la trappe de la remise.

La porte en bois munie d’un anneau et de gond en métal siégeait au fond de la cuisine derrière des tonneaux de sauce salsa. La grise ouvrit la trappe et s’enfonça dans la pénombre de la pièce située sous la salle de restauration. Derpy n’y voyait pas grand-chose entre la poussière et l’absence de fenêtres de la remise, mais la faible lumière de la lanterne éclairait une panoplie d’étagères contenant de nombreux ingrédients et autres denrées épicées. L’endroit n’était certes pas très grand avec tout ce fourbi, mais assez pour cacher une abomination gastronomique. Sur ses gardes, la pégase avançait d’un pas prudent vers les étagère, inspectant les moindres rayons et quête d’indices. Au détour d’une caisse, la pégase découvrit une confirmation à ses hypothèses de repaire secret. Là, accroché à un mur, composé de deux parties de papier cartonnés, celle du dessus avec une photo et l’autre avec des dates et un mois, le tout relié par une reliure en spirale. Derpy saisit le calendrier entre ses pattes. Elle porta sa patte devant son visage à la vue de ce qu’elle venait de découvrir, car sous ses yeux il y avait la preuve irréfutable que le monstre mi-crêpe mi-poney se cachait bien ici.

Ne s’intéressant qu’à la partie photogénique du document, la grise reconnu la créature sur l’image. Bien qu’il ne soit pas tout à fait identique, il était composé d’un taco géant et d’une terrestre blanche à la crinière rouge. Cette chose était présentée au fil des mois dans des positions de plus en plus abracadabrantes, on pourrait même dire, de plus en plus ambigües. Tantôt en avant, tantôt en arrière, et au diable la pudeur. La créature dévoilait aux spectateurs son intimité la plus cachée. Derpy regarda avec attention non pas pour le contenu ou le sens de ces photos car elle s’en fichait, mais pour trouver un point faible de la bestiole. Feuilletant le calendrier, la pégase tomba sur un mois d’automne où la créature l’échine courbée et la croupe en l’air, semblait souffrir sous la sauce salsa qu’un être tiers lui déversait sur le corps. La tête de la jument se dressa en même temps que ses oreilles, dans sa petite caboche, un générateur s’activa et par le biais d’une courroie, mit en marche une dynamo qui alluma à son tour une ampoule qui scintilla de mille feux. La grise changea d’air soudainement, prenant un aspect plus sombre, plus machiavélique. Elle avait trouvé le moyen de se débarrasser du monstre hybride qui lui avait boulotté ses muffins.

Pas une minute à perdre, la pégase sortit de la remise et farfouilla dans la cuisine à le recherche d’un sac ou d’une sacoche en bandoulière. Elle dégota finalement un sac de toile qui auparavant devait contenir de la farine car il laissa une traînée blanchâtre sur le sol lorsqu’elle le souleva. Fouillant dans la cuisine, Derpy prit alors toute les poches à crème et leurs douilles, puis les remplit de sauce salsa, les ferma, et les fourra dans son sac. Elle éteignit sa lanterne et la reposa derrière le comptoir avant de sortir et de prendre son envol à la recherche de l’abomination sur pattes. Derpy ne voulait pas très haut au-dessus des toits. À cette hauteur, elle était certaine de ne manquer aucun poney dans les rues, surtout qu’à cette heure, il n’en restait plus beaucoup. Bien qu’un peu déséquilibrée par le sac de munition n’étant pas adapté pour le vol, la pégase volait étonnement droit, peut-être que la colère lui donnait une assiette correct après tout. Bifurquant à l’hôtel de ville, elle s’engagea en direction des vergers de la famille Apple. La lumière des réverbère guidait la grise dans la noirceur de cette nuit, et à cela s’ajoutait la Lune, fidèle compagnonne nocturne qui de sa lumière blanche lui facilitant la tâche.

Soudain une ombre apparu au détour d’une ruelle, elle était massive et en forme de rapporteur. Le bruit des sabots trahissait son allure et sa position. Derpy plutôt que de jouer les faucons ou autres stukas, imita le vautour et suivit sa proie portée par ses ailes. La pégase ne volait pas directement au-dessus de sa cible, elle était plutôt dans ses 5 heures pour ne pas être trahis pas son ombre. La pauvre terrestre victime d’une erreur d’appréciation allait droit vers un piège, car armée de patience, Derpy attendait le bon moment pour lui foncer dessus et se venger de l’affront qui lui avait été fait. Étrangement, la jument dans son costume atypique fit le trajet inverse de celui de la grise, elle semblait se diriger vers le Taco Haüs. Le chemin fut cependant quelque peu scabreux pour la maladroite dépourvue d’ailes, les rues et les passants l’agressaient en réaction aux beuglements qu’elle produisait. « Muffin Mare » entendit la pégase, quelle étrange nom pensa-t-elle. Mais rien que le mot « Muffin » indiquait clairement un lien avec les événements précédents, après pourquoi la crêpe beuglait ceci, ça Derpy n’en savait rien.

La filature nocturne prit fin en même temps que les recherches de la petite bleutée. Apercevant le restaurant, elle fondit droit dessus et constatant que la porte était ouverte, elle s’introduisit dans l’entrée plongée alors dans l’obscurité.


« IT'S TACO TUESDAY !!! ... Euh, Muffin Mare ? » Beugla-t-elle. Le silence fut sa seule réponse.

« Tu me cherchais ? » Annonça la pégase d’une voix virile.




Derpy se posa en silence dans le dos du poney taco, un léger nuage de poussière se souleva lorsque ses ailes arrivèrent à proximité du sol. La grise se raidit et replia ses appendices dorsales contre ses flanc. La crêpe géante intriguée par cette voix, se retourna.

« Je suis là. » Reprit Derpy sur le même ton.

Un léger vent soufflait sur le parvis du restaurant. L’endroit était désert, il n’y avait personne dans les environs. Seules, les deux juments se faisaient face. L’une dépassée par la scène, l’autre prête à en découdre. Le bruissement des feuilles des arbres apportait une atmosphère pesante à l’endroit, une sorte bulle s’était formée autour des deux individus. Car rien, ni personne, ne pourrait entraver ce qui va se produire sous nos grands yeux ébahis. Deux maladroites s’affrontaient du regard, à environ cinq mètre l’une de l’autre. Cinq mètre, c’est en même temps trop près et trop distant. Trop près car un projectile tiré avec suffisamment de vitesse ferait mouche ; trop distant, car avec une arme de poing il était difficile de viser correctement. Dans le silence et sans quitter son adversaire du regard, Derpy sortit de son sac deux poches de sauce salsa et les déboucha. Elle en prit une sous chaque aile et les pointa en direction de son adversaire, prête à faire feu.

Sa crinière blonde au vent, les yeux concentrés sur leur cible, Derpy défiait la terrestre bleue. Menaçante par ses armes et par sa posture, le dénouement de ce duel s’annonçait imminent. Dans l’ambiance pesante de cette querelle, la pégase n’osait même pas cligner des yeux, de peur de perdre sa cible. Une larme coula de son orifice oculaire droit, elle descendit le long de son visage et se décrocha avec le vent. Le temps semblait ralentir, même la respiration de la pégase se faisait lente. Soudain elle serra les dents, contracta ses muscles, prit appuie sur ses quatre pattes ; prenant une grande inspiration, Derpy serra de toutes ses forces et deux poches de sauce en direction de du taco équin.

« VA DONC EN ENFER !!! » Hurla-t-elle tandis qu’elle se dressait sur ses pattes arrières, expulsant toujours de la sauce de ses armes improvisées.
Revenir en haut Aller en bas
Steam Gold
avatar
Solar Empire

Messages : 326
Age : 24

• Votre personnage •
Race: Pégase
Niveau: 27
Expérience:
125/340  (125/340)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Mer 29 Juil - 0:05

Des mots de la jument bleue, elle avouait qu’elle voulait faire un tacos pour Derpy, qu’elle la surnomme « Muffin Mare » pour une raison évidente. Mais je n’avais pas eu le temps de dire quoi que ce soit car la ponette aux tacos filait rapidement pour retrouver mon amie, me laissant seule dans la cuisine qui était saligotée par cet étrange personnage. Par la suite, je soupirais en pensant que j’étais entrée dans une histoire qui avait ni queue ni tête en plus de recevoir des vents de la part de la factrice et de la jument azure.

Après cela, je quittais la maison de la pégase grise pour retrouver ce fan de tacos tout en pensant à nettoyer les dégâts qu’elle avait fait dans la cuisine de Derpy une fois que j’en aurais finis avec ça. Mais avec à cause de la rapidité de cette fuite, je ne savais pas par où elle était partie. Cela devenait embêtant à force.

Soudain, je sentais une odeur de brûlé qui semblait venir de la maison de mon amie. Craignant le pire, j’entrais hâtivement dans le bâtiment pour trouver sa source puis je  constatais qu’un tapis et un rideau prenait feu et que la gazinière était encore ouverte. Paniquée, je filais chercher une casserole pour la remplir d’eau avant d’en renverser sur les endroits embrasées de manière affolée. Une fois les flammes éteintes, je faisais un soupir, rassurée d’éviter le pire. Mais dès que j’essuyais la casserole, je voyais que la gazinière était encore allumée. Probablement une omission de la part de cette mystérieuse jument. Je fermais rapidement les flammes du fourneau en estimant heureuse qu’il n’y ait pas de gaz évacués car si c’était le cas, il y aurait eu une explosion. Mais le pire scénario de cette situation a été évité de justesse, ce qui était pour moi rassurant.

Suite à ses émotion, je nettoyais finalement la pièce avant de quitter la maison pour retrouver la ponette terrestre et probablement Derpy, continuant à me demander pourquoi j’étais entrée dans ce délire.

_____________________________________________

Mon OC:
 


Ma Cutie Mark:
 
Revenir en haut Aller en bas
Sonata Dusk
avatar
Eternal Chaos

Messages : 70
Age : 26

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 12
Expérience:
51/120  (51/120)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Jeu 6 Aoû - 20:40




Sans rancune ~


Si la belle avait grand peur de l'obscurité, l'irrésistible appel d'un met l'en pouvait aisément délivrer. Aussi s'apaisa-t-elle au sein de la noirceur, toute émoustillée, toute affamée. Naguère encore elle aura bien dévoré son paquet. Hélas le préserver se devait. Il lui incombait seule de ravir la beauté des blés. La pècheresse aspirait à se repentir. Mais un cruel dilemme lui intimait martyr. Un fugace instant elle vint à douter. La bâtisse regorgeait de ces mets, elle pouvait donc le déguster. Une mixture infecte s'évadait de sa belle bouche, dégoulinant d'un ruban, fondant à la boîte. mais alors qu'elle saisit sa sottise, et tentait d'ôter cette souillure, une voix s'insurgea. Un sinistre gredin l'épouvantait. Elle frémit, se raidit. Les prunelles écarquillées, elle faillit égarer son paquet. Mais au lieu de bondir, quoiqu'un sursaut la faillit saisir, d'un lenteur affligeante elle fit vote face. La voilà bien pâle, plus que d'ordinaire, un ciel devenu linge blanc.

Bien médusée, la bleutée discernait un coquin. Elle ne saisit prestement son image. Une tension flottait dans l'air, palpable, effroyable. La scène devint toile. Seule la brise se voulait audacieuse. Ces beautés s'étaient figées. L'émissaire céleste la foudroyait d'aventure. Etait-elle empourprée pour sa bâtisse si maigrement embrasée ? Bagatelle, aux yeux d'une autre. La sirène redoutait cette fureur, ce cœur si enhardi contre elle. L'ironie de cette nuit, un manichéisme renversé. Ainsi la bleutée s'avançait en bonté, tandis que sa comparse la désirait étriper. Elle apparue dont intimidée, craintive, maladroite. Mais elle arborait d'aventure un présent, et une douceur aux lèvres. Cette trogne l'offusqua de plus belle. Le temps de papillonner des paupières, sous la surprise, qu'elle recevait juste châtiment. Le céleste fit jaillir des flots de pourpre, si véloces et virulents, qu'elle déchanta. Mais elle agit en hâte.

Se portant en bipède, l'azure créature défendit son trésor; ses pattes en devinrent le rempart. Hélas elle récoltait là, l'impie nectar. Elle en eu les prunelles incendiées, inondées de larmes. La peuplade dénigrait un hurlement, suivit de gémissements. Elle fila donc en exil, s'égarant aux ténèbres, se heurtant à nombre mobiliers. Son paquet se balançait avec frénésie, témoignant de sa fougue, et d'une sotte cavale. Il n'y avait plus alors, qu'une carcasse brisée par l'acier, et arrosée de furieux jets. Des chaises allant choir de perchoirs, des tables ébranlées et couchées, voilà le saccage de cette évasion grotesque. La laide bleue toute imbibée d'une sanglante rosée, au demeurant, ne recouvra guère sa vue d'antan. Des framboises teintée d'un linceul de pourpre. Et la sirène gémit d'aventure. Son cruel poursuivant la talonnait, l'aspergeait. Nombre fois ses sabots dérapèrent au parquet devenu patinoire. Elle pataugeait, glissait, se blessait.

Sa maladresse créant toujours plus d'accidents. Sonata oubliait même sa noble quête, tant son martyre était grand. Nul ne l'avait meurtrie ainsi. Pareil tourment lui ravivait une hantise. Naguère encore, il y eu un brave pour châtier la créature; un coquin l'ayant privé de sa grandeur. Si Boucle d'Or n'avait d'attirail de magie, elle abattait tout de même la donzelle. Et puisant en elle cet esprit de revanche, la bleutée espérait préservait ses trésors. Là dans les ténèbres, furetait le malandrin ailé, ainsi qu'une pitoyable proie. Deux andouilles se fourvoyant. L'une rasait les tables, demeurant silencieuse, furtive. Certes elle dégoulinait d'une mélasse la trahissant, mais elle fit fi d'une condition déloyale. A des fins malicieuses. Elle saluait la rigueur de l'entrainement militaire. Sa robuste dépouille, à l'air vague et maladif, tendit à l'évasion. Hélas, son souffle la trahit. Une frêle lueur s'engouffrait par la lucarne dans son dos.

Le clair de Lune la sublimait d'ordinaire. L'infecte robe tendit à reluire. La liberté était là. Une fugace brèche, une ombre se dessina, se dressa à l'encontre d'une pècheresse. La bleutée redoutait la fureur d'une seconde pégase. Sans doute rôdait-elle non loin. Il s'agissait du reste, d'un bellâtre des plus charmants, le maître des lieux. L'innocence découvrait l'ampleur d'une pagaille, il apparu bien médusé. Et la belle ne saisit rien de cette trogne, préférant s'en retourner à la douce pénombre de la bâtisse. Elle redoutait d'aventure la barbarie d'une robe cendrée. Aussi la fuyait-elle, dans l'espoir de trouver une sortie à l'arrière. Hélas, elle retrouvait sa comparse d'infortune. Ignorant dès lors son humeur, comme ses égards, la pleutre bondit et parvint à un plateau repas. A son bord, la maladroite allait vivre nouvelle aventure, trépidante. A vrai dire, l'étalon ne vit qu'un amas immonde surfer sur un parquet de rouge.

La bipède pouvait à loisir choir de son perchoir, et se fracasser en vraie ratée. Le voyage des sens, où voguait frayeurs et jouissance, la magnifiait en l'instant. Elle avait d'étrange ce désir d'évasion, dépouillé de toute vengeance. Car à son instar, la bleutée n'était guère revancharde. Aussi s'esquivait-elle à son bourreau. Hélas, la céleste maladroite pouvait bien se meurtrir à son tour, de concert avec cette sotte glissant à vive allure. Les bonnes choses ont une fin, disait l'adage. La belle bleue finit sa course avec panache. Prunelles écarquillées, elle craignait plus de fondre à sa compagne qu'à cette vitre d'entrée. Mais elle n'était maitresse de son véhicule. Une collision s'opéra, en un grand fracas. Le bellâtre accouru, soucieux des dommages. Là au chevet d'une autre, l'hideuse créature déposait paquet. L'air bien niais, à demi sonné, l'étrangère cafouillait son discours. Mais s'adressait-elle seulement à la blonde ?


« Je t'ai fait ... ce p'tit plat ... t'dois avoir faim ... Et j'm'appelle ... Sonata ... »





Spoiler:
 


© Luna sur EN pour Sonata.

_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Steam Gold
avatar
Solar Empire

Messages : 326
Age : 24

• Votre personnage •
Race: Pégase
Niveau: 27
Expérience:
125/340  (125/340)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Dim 13 Sep - 16:19

Je recherchais Derpy et la jument bleue à travers la ville, baignée sous la voile nocturne de Luna. Mais suite à cet incendie peut-être involontaire, je les avais perdus de vue, rendant la recherche difficile. Je me demandais même dans quelle histoire j’étais tombée depuis tout à l’heure. En fait, je ne comprenais même pas pourquoi je m’étais mêlé à ce genre de conflit avec mon amie et cette étrangère au déguisement insolite. Je ne comprenais plus rien du tout en une fin d’après-midi.

Soudain, j’entendais un sacré boucan se faisait entendre dans un coin de rue. Instinctivement, je filais vers l’origine de ce bruit, menant ainsi dans un restaurant. Le seul restaurant de Tacos de la ville pour être plus précis. Vivant dans cette ville, je savais que cet établissement était censé être fermé tous les mardis. Mais en voyant la porte ouverte et le bruit de tout à l’heure, quelqu’un semblait entrer en intrusion. Et en y réfléchissant bien, la ponette bleue semblait être un fan inconditionnel de ce plat à cause de son costume dont m’a parlé la factrice et le fait qu’elle en a cuisiné. C’était dans cette optique que je décidais d’aller vérifier si elle était dans cet endroit.

La pièce principale était tellement sombre que cela me rappelais une histoire d’horreur sur un restaurant en faillite qui possédait des animatroniques qui deviennent hostiles envers le garde de nuit alors qu’il faisait son job. Cette histoire était tellement flippante que j’avais peur de tomber sur une de ces machines malgré le fait que cet endroit n’en possède aucun de ceci. Soudain, j’entendais une voix familière venant de la cuisine. Sans aucun doute la jument qui a énervée la pégase grise. Sans hésiter, j’entrais dans ladite pièce, voyant avec un regard étonné mon amie s’attaquant à l’étrangère qui l’esquivait, mettant cet endroit sens dessus-dessous.

« Mais que se passe-t-il ? Que faîtes-vous ici ? Le propriétaire va hurler s’il voit la cuisine dans cet état ! »
Spoiler:
 

_____________________________________________

Mon OC:
 


Ma Cutie Mark:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar


MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Lun 9 Nov - 15:13

De puissants jets plongeait vers ladite beauté bleutée, une sauce rougeâtres au parfum épicé et relevé au poivre et au piment traversait nonchalamment l’espace nocturne en de petites billes molles en apesanteur. La terrestre couleur ciel se dressa hâtivement, son instinct de survie bravant sa curiosité maladive. Ses membres antérieurs seraient contre son corps fin une boîte à la contenance de inconnue, elle devaient être plus précieuse que l’intégrité physique de la ponette vue dont la manière elle lui évite le moindre contact avec la sauce. Cependant si la manœuvre d’esquive est une réussite totale pour la boîte, elle l’est moins pour la barde qui reçut sur sa beauté les méfaits de la sauce pimentée. Elle sauta et hurla ne serait-ce qu’un instant avant de s’engouffrer à travers la porte béante.

La grise rangea ses munitions, ou plutôt les laissa choir sur la chaussée, la bête était blessée et ne demandait plus qu’à être achevée, comme ôte la vie à un animal d’un simple coup de pelle sur la caboche. Mais elle n’avait ni pelle ni tout autre outils sous la patte, il ne lui restait que ses fers pour lui coller le salut et lui montrer la voie. Tendant l’appareil auditif, affuté tel un pavillon de phonographe devant la noirceur de la salle de restauration. N’avait-elle eu le temps de s’avancer que le mobilier, tables, chaises, bibis et breloques, jouaient en sonate contemporaine sans queue ni tête, juste de sons et des bruits comme dans un morceau de musique concrète. Elle avança d’un pas prudent, hargneuse et aux aguets. Un mouvement ou une ombre à ses yeux était une potentielle menace de celle qui lui avait boulotté son dû, son délice, son pêché mignon. Soudain elle la vit ! Se propulsant tel un cabri elle bondit à travers la pièce fers devant. La cible se déroba et la grise s’écrasa derrière le comptoir, mais qu’importe le décor, ce n’était pas chez elle, était-elle d’ailleurs au courant de ce qui c’était tramer dans son manoir perché au sommet d’un rocher ?

Brisant des étagères, le vif pégase hardi de vengeance face à la pècheresse fonça une nouvelle fois dessus, alors qu’elle venait d’esquiver sa précédente attaque. Cette fois-ci la bleutée bondit sur la table. La pégase blonde arriva fracassante mais par le plus sadique des hasard fut aplatit par une masse de chair et contondante que matérialisait la croupe de la compère chaotique. Le poids de la bêtise était plus forts de la naïveté et de la colère, les quatre membres chancelèrent et perdirent leurs appuis puis écartèrent en quadrille telle une rosace de marin. La blonde se coucha violement sur le ventre et sa mâchoire claqua à la manière d’une castagnette, produisant le même son par ailleurs et par chance ne brisa aucune dent. Une pluie de bris de verre arrosa le corps meurtri de la moine.


« Je t'ai fait ... ce p'tit plat ... t'dois avoir faim ... Et j'm'appelle ... Sonata ... » Chantonna timidement la gloutonne des bas fond d’Arcadia.

Qu’était-ce donc encore cette histoire-là ? L’ennemie pactiserait avec l’hôte ? D’une folle rage et n’ayant retenu que dalle des propos de la candide gourdasse, Derpy se releva d’une traite, projetant sa charge les quatre fers en l’air. La croupe était debout et la tête allait suivre, si ce n’est que la belle avait au-dessus de la cervelle un rebord intérieur de baie brisée. De toutes ses force, la caboche blonde cogna la planche épaisse. Le coup fit trembler les murs et arracha une sourd craquement à la matière vernie. La blonde se recoucha aussitôt, mais plus morte que vivante. Bien évidemment la gourde n’avait pas souffert, façon de parler, elle était simplement assommée. Une lobe dorsal apparut sous sa chevelure.

Revenir en haut Aller en bas
Sonata Dusk
avatar
Eternal Chaos

Messages : 70
Age : 26

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 12
Expérience:
51/120  (51/120)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Mer 25 Nov - 0:32




L'angélique chaotique ~


A la faveur d’une lueur, la sirène en sueur admirait règne de terreur. Jadis elle engendrait incendie, et bientôt elle saccagerait un château ? L’azure créature semblait figée. Là elle toisait la misérable, l’incapable. Une gravure des plus malsaines, la donnant diabolique plutôt qu’angélique, trônait à ses lèvres. La donzelle souriait au méfait. Et la beauté des blés pouvait bien agoniser, qu’elle en avait que faire. Mais son triomphe était factice, risible. Telle l’immondice s’évadant à sa belle bouche, un rire grossier de garnement. L’étrangère pensait accabler la mégère, pauvre enfant brisée en l’incident. Ceci fait, la voilà laissée. Elle dénotait dont sa robe déplorable. Quelques écorchures tout au plus, qu’elle retrouvait sa comparse d’infortune. Mais elle daigna l’extirper du royaume des ombres. Ses mâchoires refermées, elle piégeait en traquenard la belle queue d’une donzelle. Fort peu douée, la bleutée l’avait juste tirée au dehors. Là elle recouvrait sa liberté, comatant en paix.

Une menue poignée de poils l’amenait à tousser, elle croyait s’étouffer. Un soupir, une pensée. Sonata l’aura bien délaissée au profit d’une cavale. Mais elle lui devait bien son paquet. Certes il n’était guère de toute fraicheur, quelque peu esquiché et malmené. Mais elle avait mit tout son cœur en cette dure labeur. Afin qu’une beauté des blés puisse y goûter, et s’en délecter. Cette dernière l’amusait, bien qu’elle l’ait épouvantée.  Mais elle avait encore fort à faire, aussi se défaussait-elle du paquet défiguré. Ce dernier allait choir à l’égard d’une pégase, abusée, effondrée. Par ce geste équivoque, pouvant faire déchanter grande assemblée, la bleuté ne s’avançait en provoque. Mais elle n’irait blâmer nul être de ne saisir sa démarche. Et s’en retournant à grande solitude, bien épiée d’une bande en désuétude. Le bellâtre n’était qu’un humble restaurateur. Un pourvoyeur de nourriture, simples victuailles jetées en pâture à pareille créature. Il pestait.

Là il avait tout loisir d’en ameuter la milice, comme de quérir l’aimable et bien brave forgeronne. Cette demoiselle jouissait d’une certaine renommée en ce bourg. Si bien qu’elle semblait à même d’endiguer cette calamité, terrée dans l’ombre. L’étalon s’élançait après coup,  pensait se jeter dans la gueule du loup. Mais il se fourvoyait. Assise à l’écart, l’azure créature évacuait la souillure à sa robe encrassée. Si son pelage retrouvait la splendeur d’un ciel pâle, son parfum délicat lui semblait dépouillé. La pestilence de la sueur, d’une liqueur et des ardeurs. Bien confuse et mitigée, la bleuté jouait l’intruse. Là aux entrailles d’une nation, elle prenait ses aises. Et nul être ne pouvait l’ennuyer en l’instant, si reposant, revigorant. D’une brosse empoignée, elle frottait la crasse qui agace. Tandis que les flots purifiaient ses crins et sabots. Puis elle s’essuyait la dépouille ruisselante. Un modeste linge blanc reposait en son sillage, piétiné, usagé. Là elle regagnait l’entrée et déchantait.

Soudain, sans crier gare, des sabots foulaient le parquet. Si bien que la bâtisse raisonnait d’aventure. Là dans la pénombre frémissait une ordure, la scélérate au crin d’azur. Sans doute allait-on fondre à son paquet à dévorer. Ou bien n’était-ce qu’une âme égarée, attirée-là par le vacarme du combat ? La mélopée des pas chaste intimait la prudence à l’errance. L’on redoutait la bleutée. Mais elle semblait si effrayée, gagnée par la torpeur, saisie par l’effroi, pétrifiée par une chimère. Boucle d’Or demeurait terrassée. C’est fort paniquée qu’elle pensait s’évader. Hélas on l’agrippait. D’aventure dégoulinante, elle manquait d’échapper à son détracteur. Lui la trainait au dehors. Elle en avait la robe étincelante, bien attrayante et envoûtante. Fort heureusement pour ce bellâtre hébété, sa comparse, pégase d’or ou garde, cela n’était édifiant. La sirène souriait en sa grande naïveté.




Spoiler:
 


© Luna sur EN pour Sonata.

_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Sonata Dusk
avatar
Eternal Chaos

Messages : 70
Age : 26

• Votre personnage •
Race: Terrestre
Niveau: 12
Expérience:
51/120  (51/120)

MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   Mar 8 Mar - 22:25




TITRE ICI ~


Dès lors qu’on l’avait tirée au dehors, l’azure créature perdait pied, allant embrasser la terre. Sa maladresse laissait de marbre le bravre sinisté, aimable gérant de l’établissement dévasté. Il n’avait certes de propos haineux à lui cracher, comme il se gardait bien de la ruer de coup cette petite étrangère, cette vilaine mégère. La belle bleue avait beau s’avancer en discours, plus éloquent que d’ordinaire, la donnant ici victime d’une furie gisant tout près d’elle. Mais il n’avait que faire de ses palabres. Sans doute se bornait-il à la voir mensongère. Car qui pourrait croire qu’une donzelle semant le bazar, même malgré elle, ne serait à l’œuvre de pareille scène de crime ? Lui n’avalait ces sornettes. Son joli minois ne l’abusait pas plus. Aussi demeurait-il des plus impassibles. Le bellâtre d’albâtre arborait cette figure de professionnalisme, ce sérieux qu’on lui connaissait. Il n’était de ceux battant les faibles ou les femelles, un vrai gentlecolt.

Mais si lui ne perdait patience, la pégase d’or à l’aile d’acier ne pouvait faire preuve de tant de maitrise. Aussi brandit-il un sabot noir, afin d’étouffer une belle bouche. Celle-ci que trop éprouvée manquait de s’affoler d’aventure. Elle grelottait dans la brise d’une soirée à l’air bien frisquet. Et même l’étalon à la robe d’un blanc maculée n’osait s’en aller quérir de quoi la couvrir. Sans doute craignait-il qu’elle ne se dérobe à sa sentence, qu’elle ne s’évanouisse pour mieux tenter sa chance. Et tandis que la céleste emportait sa camarade bien amochée, à son sens, la bleutée demeurait auprès du geôlier lui glaçant les sangs. L’air niais et benêt de la sirène masquait sa détresse d’être esseulée, sa tristesse de n’être point aidée. Soudain lui montaient des perles de rosée, li roulant des joues. Elle larmoyer à la pensée ne d’être délivrée par ses ainées. Là elle manquait de sangloter. Mais il fut bien bon de la rassurer. Une menue pichenette au front l’interpelait, elle déchantait.

Certes elle serait jugée, mais il n’avait le cœur à la voir ainsi se tourmenter. Une douceur s’aiguisait à ces lèvres de joli cœur. Il l’enjouait à s’apaiser. Et tandis qu’elle l’écoutait, si peu méfiante, d’une naïveté édifiante, elle tarissait ses flots cristallins, elle souriait l’air de rien. Une brise malicieuse la ramenait alors à la réalité, elle frémissait. Il lui intimait de regagner la bâtisse. La vilaine avait dont tout loisir d’opérer en toute impunité. Le mâle pâle ne se gênait guère pour la reluquer, elle qui se pavanait avec subtilité. Elle avait le pas discret, emplit de grâce et d’élégance, si l’on oubliait sa robe maculée de rouge. Toute gluante et dégoulinante, laissant la poussière encrasser crins et sabots. L’azure créature laissait rouler quelques voluptés. Sensualité agrémentée d’une mélopée, une poignée de vocalises tout juste fredonnée. Lui ne s’en plaignait et se laissait bercer. Comme enivré par sa beauté, et envoûté par l’aria lui donnant plus de majesté, il en oubliait son méfait.

Avant que n’arrive la milice, possiblement ensuquée, la bleutée pensait pouvoir abuser son compère. Il lui semblait tout près de craquer, de se prosterner, de lui être tout dévoué. Mais à trop fabuler, l’on savoure que l’amertume d’une bien triste et cruelle réalité. Celle-ci n’allait tarder. En l’attente de quoi elle pouvait bien s’amuser. Et tandis qu’elle regagnait l’entrée, il s’osait à la gagner. Il en avait l’air ravi le bougre. Elle lisait une malice en ces prunelles, et la belle n’allait se gêner de l’enjouer. Aussi redoublait-elle les maux du malheureux. Lui et son esprit houleux se pliaient à ses volontés. Puis elle s’esquivait à ce plaisant cavalier, allant trouver à l’arrière-boutique un instant d’intimité. Là elle avait dont tout loisir de s’offrir un bon plaisir. Ce dernier consistait à la rincer. Et sa touchante maladresse suscitait rire au bellâtre. Lui qui admirait cette beauté, dépouillée de souillure. Mais alors que l’azure créature s’attardait sous l’onde, une bande de canailles la gagnait, l’arrêtait.




Spoiler:
 


© Luna sur EN pour Sonata.


_____________________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: It's Taco Tuesday [pv Derpy]   

Revenir en haut Aller en bas
 
It's Taco Tuesday [pv Derpy]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» It's Taco Tuesday [pv Derpy]
» Retro Taco Show.
» Rétro Taco Show 2011.
» Rétro Taco Show.
» Thuesday Night SuperShow Special - 10 Avril 2012 (Résultats)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le Monde :: Terres Solaristes :: Canterlot-
Sauter vers: