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 [mission] Rancune tenace.

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Trixie Lulamoon
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MessageSujet: [mission] Rancune tenace.   Ven 3 Juil - 16:56



« En proie au doute ~ »






A

l'avènement que l'aurore, s'effritaient les ténèbres. L'astre fuyard enlevait avec lui, un bien clamant firmament. La bonté des étoiles ne guidait plus la sorcière. La douceur d'un manteau de nuit ne la drapait plus. La caresse de l'ombre s'effaçait de ses chairs. Seuls ses vestiges lui demeuraient. Voilà qu'une brise aimable lui léchait la croupe, comme le visage. Sa splendide crinière ballottait au renouveau, sa majestueuse suivante en fit de même. Ainsi vit-on reluire l'horizon. Non de pourpre, incendiant déjà ces prunelles populaires, mais bien de blancheur. La gracieuse enfant scintillait en sa marche, semblant astre égaré, sans attache. Le phénomène captiva la marmaille. Et le groupuscule s'évada du bourg, petit hameau paisible et oublié du monde. La sorcière s'avança avec nonchalance, indifférente au troupeau la chargeant. Cette trogne si dure, masquait une fatigue pesante.

Depuis l'incident dernier, avec génocide à la clé, elle s'interdit le repos. Ces cernes en témoignaient. Une pensée lui trottait d'aventure. Son errance n'avait-elle de finalité ? La Lulammon ne semait que désolation en son sillage. Mille dépouilles jonchaient son tracé. La lassitude la saignait. Mais il y en avait une pour ne la laisser en paix. Cette misérable hantise d'une ère révolue, lui survivait. Que faire alors, pour l'éradiquer, cette chimère hantant ses pas, ses pensées ? Naguère encore, elle doutait de l'entreprise. Nul ne lui mandait convenable audience, nul ne désirait de spectacle grandiose, nul n'avait cette lueur d'intelligence pour lui valoir clémence. Ainsi Trixie était bien lasse de tout ceci. Sa traque infructueuse malgré d’innombrables efforts, lui intimait alors renouveau. Voilà qu’une pensée germait en elle, une graine si infâme, qu’elle lui attirerait les foudres du monde. Là elle manqua un rire dément.

Mais elle n’avait que faire de l’éthique, de la morale et du cœur. Seule lui importait sa vengeance. Naguère encore elle aurait dû y songer, cette sombre sotte. Mais un sinistre gredin ne s’égare que rarement du chemin. Aussi avait-elle son ego, bien peu enclin à penser ainsi. Hélas elle n’attendrait plus d’achever la traque. Il lui incombait seule d’appâter la mauve. Et au détour d’un article mandé à la parution, une menace pèserait sur mile gens. La sorcière se rit déjà, de se voir livrer sa proie. A l’instar de quoi, la belle déferlerait sur ces royaumes, engendrant ainsi plus d’horreur que jadis. Elle désirait enfanter la crainte, faire régner la terreur, et voir la création se prosterner. Sa douce rêverie aux lèvres, l'azurée arborait ce sourire, délicat et malsain. L'irrésistible dame charmait les sots et les fous. Ainsi dénotait-elle l'innocence à ses abords, l'encerclant, l'étouffant d'une félicité sincère.

Figée au traquenard, étranglée par quelques ignares, la sorcière manda commandement, d'une voix bien lasse, morne et royale. Faites place, susurra-t-elle, comme à l'agonie. Mais elle avait grand soif. Si bien qu'un désert sévit en sa gueule. L'innocence ne saisit ses palabres. Lui demeurant, contemplant sa majesté jalousée par les cieux. L'émissaire céleste, à en croire un marmot, s'était amourachée d'une noble quête. Ces garnements enjouèrent la fable, douce rêverie étincelant en ces prunelles. L'azure licorne ne dénigra cette croyance. Car elle s'aimait à être ainsi adulée. Et elle leur rendit grâce. L'éblouissante mage usa d'une magie grandiose. Une certaine fragrance flottait dans l'air, non de pestilence, mais bien de bonté. Elle avait d'étrange sa diabolique personne, si généreuse pour qui ne la blessait. Une nuée de papillons s'évada de cette grande cape, reluisant d'une chatoyante lumière.

A chacun elle offrait un présent, une preuve de miséricorde envers les âmes pures et bonnes. Un lépidoptère se nichant à la crinière, devint belle broche. La prestidigitatrice se dit que pareil public méritait magnanimité. Mais s'ils savaient quelle bête se tenait là. Elle-même se fourvoyait à leurs verves adorables, délectables, envoûtantes. Soudain un brave gagnait la troupe, proférant mile excuses à la dame. Elle dénia gracier l'innocence, mais manda d'aventure qu'on s'écarte. L'étalon pressa dont ses petits. Ceux-ci filèrent au bourg, clamer l'a venue d'une étoile.  L'azurée prit leur suite, en douceur. Son esprit moribond revint la hanter, broyant ces lucioles aux prunelles. Et tandis qu'elle pénétrait la lande, nombre gens s'adonnaient aux murmures. De cela, la sorcière n'avait que faire. Seule lui importait d'étancher sa soif. Sa grande coiffe jetait grand ombre sur sa figure, avalant ainsi ses joyaux d'améthystes ternes. Soudain elle se figeait, pour jouer les sentinelles. Ce bourg était étrange.



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MessageSujet: Re: [mission] Rancune tenace.   Dim 12 Juil - 16:02



« L'ombre d'une charognarde ~ »






S

ous un ciel clément patientait la belle enfant. Sa majesté éclatante dérobait l’attention d’une ville entière.  A vrai dire, même le plus époustouflant monarque, ne pouvait s’accaparer tant d’esprits. Hélas, la bleutée ne songeait là au traquenard ; pas plus qu’aux médisances jonchant sa mémoire. Naguère encore, elle n’avait grand souvenir d’une dernière escale. Aussi se tut-elle. D’un silence d’or et d’un éclat d’argent, la sorcière demeura ainsi, figée en gargouille aux sens à l’affut. Et assise à l’écart, dans l’herbe fraiche, elle daigna attendre qu’on la gagne. Sans doute lui mandait-on audience, se dit-elle. Nul ne s’avança à elle. Peuplade intimidée, larves effarées, marmaille comblée; et pas un n’osa la gagner. Elle admirait alors, la splendeur d’un astre en éveil; dont la grandeur balayait l’obscurité. Son éclat fit reluire sa belle robe. Sa crinière étincelait dans la brise, tandis qu’un tout ballottait en douceur.

La caresse d’un zéphyr n’avait d’égale qu’un halo la baignant. Elle n’alla dont en démentir. Libre à ces gens, de la croire angélique. A l’étouffée d’un bâillement, sa belle bouche souffla mot. Là elle pressait plus d’une gens à ses abords. Ainsi se vit-elle conter, une bien triste histoire. Hélas, le sinistre des bergers la laissa de marbre. Elle en retint même un rire. Soudain elle désira gambader un brin. Ses pattes lui parurent lourdes. Elle se navra de son avancée larvaire. Même un petiot la distançait. Mais elle avait grand faim, si soif et besoin de repos. Ses prunelles s’élançaient aux bâtisses, en quête d’une auberge. On ne la laissa en paix, plus d’un la talonnait. Un soupir s’évada de ses lèvres, elle manda qu’on déguerpisse. Ainsi chassait-elle ces vautours. La balade devint errance. L'aimable brise lui restait, prodiguant caresses et murmures. Là elle trouvait quiétude fugace, si vénérable et délectable. Elle parvint au lieudit.

Une modeste bâtisse, fort peu charmante quoi qu'un brin élégante. L'azure licorne daigna admirer le bois et la pierre. Mais elle ne daigna attarder ses prunelles. Elle avait grand faim. Emboîtant le pas à l'invisible, sa suivante délicieuse, la sorcière s'avança. Un appendice irradia, les battants d'une demeure firent place, l'on s'insurgeait dans la place. La belle bleue foula la terre de misère. Là elle ne saluait guère plus qu'un brave étalon, le maitre de maison. Sa grande coiffe lui avalait d'aventure la figure, ne laissant paraitre ce morne regard. Et au museau sans sourire, l'on manda quoi offrir. Bien que frêle en l'instant, et éreintée du périple, la sorcière perçut ses messes basses.  Les derniers évènements tendaient à voir resurgir sa notoriété détonante. Aussi vit-elle s'exiler des couards, comme se pétrifier les braves. Elle dévoilait alors ses prunelles d'améthyste, témoignant d'une condition déplorable.

A la croisée des regards, un verre se brisait, volant en éclats. Nul doute qu'on redoutait la bleutée. Pas un fragment tranchant ne la meurtrit. Elle ne frémit guère également. Sans peurs et sans reproches, une simple existence d’anicroches. Nul être ne l’emplissait plus d’épouvante. Alors elle abattit ses prunelles sur un sinistre gredin. De sa belle bouche s’évadait un venin lent et sinueux, atroce pour qui le buvait. Elle avait dont la verve acérée, mandant bien une chose impensable. Elle désirait fondre à la remise. Là, dans les ténèbres, aux entrailles de la terre, trônait son désir. Et d’une lueur sanguinaire, le commis se pétrifiait de terreur. Voilà dont le diabolisme œuvrant en elle, cette pourfendeuse de rapaces. Nul besoin de déployer aura mortifère et puissance titanesque. Le couard lui intima de la suivre à l’écart. Sa triste légende l’avait précédée. Un silence s’abattit en la bâtisse. Nul murmure dans la brise.

L’azure licorne emplit de crainte cette peuplade. D’aucun d’eux n’osait se mouvoir, ni frémir. L’on redoutait dont ces foudres écarlates. Le phénomène l’aura bien comblé. Hélas la voilà bien lasse, trop éreintée pour s’émerveiller. Et s’évadant à ces gens, la licorne découvrait l’envers du décor. Sa splendeur s’engouffrait dans l’obscurité. Une douce pénombre l’accueillait. Elle devint le phare, éclatent dans la nuit, et d’une majesté de luciole. L’arrière boutique n’était guère plus charmante que l’entrée. Une cuisine rustique, à l’image d’un monde insolent. Trixie n’accorda nul crédit à cela. Elle avait grand faim, et la gorge aride. Le brave aubergiste espérait dont qu’elle terrasse la bête. Seul une faim vorace lui chuchotait à l’oreille. Ainsi demeurait-elle de marbre, d’une froideur méprisable. Et la mielleuse supplique l’ennuya d’aventure. Si bien qu’elle arracha la trappe d’une caverne aux merveilles.

Puis elle congédiait l’étalon de noir. Nulle insistance ni rébellion, le bellâtre s’épargna  destin moribond. Elle eut dont tout loisir de fondre aux victuailles. Ces mets étaient-là, leur fragrance l’enivrait déjà. Elle dévalait frêlement l’escalier nain, d’un bois grinçant. Et parvenue au lieudit, sans grand peine ni maladresse, la belle bleue retint un rire. La cave charmante n’était étroite. D’une lucarne haut perchée se laissaient choir trois rayons diurne, afin que reluisent les trésors de l’endroit. Trixie s’avança à cette table, revenant en lumière. Sans doute le couvert de son hôte, son déjeuner. Elle songea l’engloutir. Elle dévora donc une belle pomme, bien rouge et juteuse. Puis une collation à demi fameuse, avant de s’évanouir dans les airs. L’envie d’un repos l’enivrait. Aussi allait-elle s’y adonner. Elle surgit du néant en une chambre sans gens. Dépouillée de ses effets, elle fila au matelas. Pour sceller ses prunelles.



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MessageSujet: Re: [mission] Rancune tenace.   Jeu 23 Juil - 0:39



« La belle et la bête ~ »






A

l’avènement du crépuscule, sommeillait d’aventure la sorcière. Voilà des heures passées sans nouvelles. De leurs chambres ils admiraient sa fenêtre, d’où s’évadait  sa lumière sacrée. Plus d’un fabulait cette vision. Sans doute méditait-elle sur sa missive, se dirent les uns. Les autres se l’imaginaient priant les cieux, mandant leur divine protection. Mais une seule savait de quoi il retournait. La vagabonde au manteau funèbre, n’avait délaissé la cité de la peur. Elle y demeurait en cette heure, postée-là sur un toit. La voilà qui arpentait les cieux. La gracieuse donzelle arborait des chausses d’acier noble. Elle avait du reste, la grâce d’une demoiselle de la Cour; et l’élégance d’une reine. Ses prunelles n’avaient d’yeux que pour elle, cette créature tapis dans l’antre des dormeurs. Ce logis ne convenait à pareille déité, aussi n’aspirait-elle qu’à l’en délivrer.

Parvenue au lieudit, la fenêtre éclatante, l’étrangère admira la beauté endormie. Certes un rempart de magie défendait la licorne, pulsant tel un cœur qu’on ébranle. Mais elle avait grand peur de la voir empourprée, contre sa personne. Aussi ne la gagna-t-elle. La sorcière exécrait qu’on la couve. Du reste, la belle rousse décela ce frisson parcourant l’échine de Trixie.  Elle savait ses hantises cauchemardesques, d’une virulence effroyable, digne d’abattre les plus grands. La sorcière leur survivait pour mieux y succomber. Alors elle songea à l’aider. Et se hissant vers les hauteurs, la corne défiant la couarde Lune, elle poussa le chant (♪). La mélodie était-elle véritable ? Sa manieuse était si perfide et malléable. La belle bleue s’en trouva apaisée. Un songe nouveau l’enivrait. Une splendeur de mauve lui apparue, s’avouant par le chant. La balade du cœur marquait l’étreinte impensable, celle des amants de l’ombre. Un baiser, un sourire.

Soudain, un cri déchirait les cieux. Les ténèbres avalaient l'astre nocturne, plongeant ce hameau dans l'obscurité. Un grondement sourd fit frémir une peuplade, terrée aux caves de leurs bâtisses. Un battement d'ailes et l'ouragan ravageait le monde. Un rire gras retentit, digne d'un sire noir, si dément que sa voix pétrifiait de terreur une nation. La bête se posa lourdement sur la plus haute toiture du village, meurtrie par des serres immenses, lézardée par une masse titanesque. L'on mandait à la belle à la voix d'or de surgir. Une calamité s'était-elle éprise d'une virtuose ? Sans doute, songea-t-elle, tapis dans l'ombre souveraine. Sa robe de noirceur, alliée à ses talents d'assassin, lui assuraient une furtivité fabuleuse. Pas un fin limier ne saurait la débusquer en cette heure. Et dans l'ombre, s'aiguisait une malice, se gravait une douceur aux lèvres. Le courroux d'une sorcière s'annonçait. Elle s'en rit d'avance.

Ces prunelles de rapace se figeaient sur la fenêtre éclatante. Là pulsait une magie délirante, alléchante, diabolique. Le phénomène intriguait la créature, devenue sentinelle d'une menace endormie. Hélas pour lui, sans le chant d'une beauté, les hantises accablaient d'aventure son esprit étriqué. Et l'azure licorne pouvait déchainer ses pouvoirs, plus terrifiant qu'une entité gargantuesque posée-là. Devant l'impatience du céleste, nouveau cri retentit. L'ombre se délectait d'une sottise. Ainsi donc, le colosse se fourvoyait à penser la bleutée comme sa cantatrice. D'un bon féroce, au puissant battement d'aile, il souleva la terre, arracha les tuiles et toitures, afin de prendre l'envol funeste. Là il gagnait la chambre d'une sorcière. Sa prunelle de géant perçait la pénombre, allant découvrir la scène d'une belle endormie. Il ne vit rien de plus qu'une chétive créature, assoupie, au crin frémissant et hantée par ses cauchemars.

Il saisit alors qu'elle n'était la proie de son désir, la belle voix qui attire le firmament et la noirceur. Délaissant cette créature négligeable, si misérable en ses songes, il abattit son regard sur la cité. Hélas pas l'ombre d'une sirène. Devait-il dévaster la plaine et voir ces langues se délier, ou tout juste arracher la bleutée à son calvaire ? Grand bien lui fasse de s'en garder. Mais il n'était de ceux écoutant les présages. Aussi ce bec d'or éventra la bâtisse, où luttait d'aventure la licorne d'azur. Du vacarme naquit la poussière, mais il ne sentait l'odeur de la peur. L'innocence irradiait dans la pénombre, son dôme éclatent tint bon, pulsant encore. Le tourment de Trixie redoublait d'ardeur, la saignant comme jamais. Et l'arcane se teinta de pourpre, tel un nectar de vie dégoulinant du néant. Peu à peu, la radiance rubis dessinait une silhouette dans les coulisses. La licorne se tint-là, d'une droiture infaillible, stupéfiante.

Le volatile se plut à admirer le mystique de cette scène. Sans doute la donzelle saurait la divertir plus qu'un autre, songeait-il, amusé. Le cocon de lumière, embrasant la pièce, se fissurait, tendant à éclater. Soudain un mot était proféré, un patronyme hurlé, un sortilège déchainé. Son hennissement furieux déchira les cieux. Tandis que ses prunelles étincelaient d'un feu destructeur, témoin d'une rage insondable, inextinguible. La pècheresse balaya son manteau protecteur, le changeant en cataclysme notoire. Un fugace instant, le ciel se teinta de rouge. Et une formidable explosion retentit. Le souffle balaya mobilier et fondations, la détonation projeta la bête assourdie. L'oiseau de proie alla s'encastrer dans la bâtisse voisine, meurtrie plus tôt. La déflagration ne lui laissa qu'une caresse de la brise, l'air était dont frisquet. Elle n'attendit guère que l'insolent se remette de son arcane, et s'avança hors des ruines.

Sous ses pas craquait le plancher, bois vétuste et lacérée par sa fureur. Il menaçait de céder. Mais elle semblait si légère, si frêle. Même arborant sa panoplie de guerre, la rendant plus époustouflante en cette heure. Le clair de lune s'abattit sur sa personne, faisant étinceler sa crinière. Et dans l'ombre de sa coiffe, des rubis foudroyaient le monde, dont un colosse à demi sonné. Il lisait en elle une rage démentielle, une soif de carnage, le regard du parfait prédateur. Ils demeurèrent ainsi quelques instants, figés, plongés au mutisme le plus lourd; admirant l’autre d’une envie sanguinaire. Et la voilà qui s’élançait dans les airs, d’un bon si puissant qu’il ébranla la structure. Ou n’était-ce que le glas sonnant d’une bâtisse ? La belle bleue n’avait que faire des pertes civiles, et s’adonnait sans vergogne aux actions les plus viles. Telle était la sorcière, un destructeur capricieux, fléau aux miles maux. Elle avait la grâce d’une gazelle.

Là tapis dans l’ombre, l’admirait seule une laide rousse. A ses yeux, la belle bleue était si belle en ces instants de rage causant ravages. Aussi se réjouit-elle de retrouvailles si mémorables. Le volatile s’était laissé prendre au guêpier. La changeline se voyait déjà le ramener en trophée. Assise à l’écart, elle contemplait l’œuvre de ses manigances; la bataille des titans. Dans les cieux dansaient foudres et corps. Le gargantuesque ennemi peinait à suivre sa minuscule proie. Cette dernière se volatilisait inlassablement, venant harceler son plumage. La morsure de l’éclair roussit le paysage. Toitures embrasées, bâtisses éventrées, avenue labourée. La Lulamoon détenait la victoire, cuisante, écrasante. Et bientôt, le coup de grâce. La jument se tint dans la rue dégagée, défiant le maraud de l’atteindre. Il plongea sur elle, fusant d’une célérité faramineuse. Un sourire malsain trônait à ses lèvres, l’ultime sortilège s’élançait.

La valeureuse dame d’azur abattit son sceptre devant elle, le fichant dans la terre. S’en déposséder l’amusait, ce corniaud. Il vint la frapper de plein fouet. Hélas, son traquenard l’attendait au détour. Ainsi jaillit une pluie d’éclairs, s’élançant telles des lances d’or. La sorcière déchainait son sortilège dernier. Le hameau fut ravagé comme les cieux, voyant s’étendre les branches d’un arbre diabolique, plus fugace qu’un lépidoptère. Le colosse s’évanouit dans les airs, sans doute bien meurtri et rôti. Elle aura bien aimé piétiner sa figure, et incendier sa dépouille. Mais elle savourait cette victoire. Et révoquant l’acier de ses effets, la belle bleue retrouvait son air impassible. Le brasier de la haine s’éteignit, ses prunelles redevinrent d’améthyste. La douceur de la nuit l’enivrait, douce caresse à ses crins ardents. Une splendide créature la gagnait, surgissant de l’ombre d’une ruelle. L’azure licorne ne daigna lui accorder du crédit.


« Remarquable, splendide, prodigieux ! Le pouvoir de la grande et puissante Trixie serait-il sans limite ? »

« A l'aube Trixie vous accordera audience. Quant à toi, changeline, file rassurer ta reine; Trixie sera bientôt de retour. »

Un tonnerre d'applaudissements s'évanouit, chassé d'une voix tyrannique. La belle bleue lui fendait le cœur, soufflait-on d'une verve mielleuse et factice. La laide rousse l'ennuyait d'aventure, la voilà bien lasse de sa présence. Le vide de ses prunelles, le mutisme de ses lèvres, la froideur d'une compagnie. Voilà la sorcière, seule en son âme tourmentée. Une peuplade s'eut retirée, telle la marée balayée par ces pas de titan; congédiée à son désir. De tels égards glacials, contrariés et déplaisants, piquèrent ce suborneur s'élançant à sa suite. Valkyria craignait-elle de voir ces fers se briser ? L'indomptable bête d'azur, véritable force de la Nature, annihilait-elle le joug des Moires ? L'insectoïde y songeait, préférant dès lors redoubler d'ardeur à la tâche. Aussi gagnait-elle la sorcière. Elle ne la retint qu'un instant, plus fugace qu'un soupir; afin de lui confier un présent, celui de sa majesté du martyre.



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MessageSujet: Re: [mission] Rancune tenace.   Ven 24 Juil - 17:56



« Lunatique Lulamoon ~ »






A

la faveur du clair de Lune, la quiétude berçait la cité. Les petites gens se navraient des ravages commis. Mais ils louèrent également l'acte héroïque. La Lulamoon foudroyait la laide rousse, de prunelles si glaciales qu'elle n'avait l'air d'un vivant. Elle aura bien éradiqué la malheureuse insolente, mais son ego la piqua. Son mutisme témoignait intérêt. La changeline sembla émoustillée. Et d'un ventre de cuir s'évadait bel habit. Un manteau funeste, le drap du faucheur, le linceul des ténèbres. Cette noirceur lui sciait à merveille. Ses prunelles d'améthystes se rivaient sur ce joyau trônant en attache. Il reluisait d'un éclat diabolique, rubis égalant sa fureur. Voilà qui lui donnerait plus de prestance en ces heures sombres. Hélas elle exécrait la gravure d'alicorne. Ces êtres demeuraient un mystère si abject à ses yeux, qu'elle désirait résoudre. A vrai dire, elle jalousait la violacée, élevée avant elle.

Un fugace instant, une radiance écœurante se logea en ces prunelles, les teintant de sang. Un frémissement parcouru l'échine de sa comparse, et elle s'enticha du manteau d'ombrage. L'obscurité avalait l'astre terrestre, ne laissant d'éclatant qu'une crinière lunaire. La pierre reluisait d'un éclat chatoyant, séduisant. Valkyria se garda bien d'étreindre cette splendide encolure, enivrant déjà son esprit. Sans crier gare, la démone s'évada à ses yeux. Cette créature l'exécrait. Elle l'épargna au nom du présent. Mais on troublait d'aventure sa ballade. Sa suivante sembla vexée, mimant une moue d'enfant. La froideur de Trixie se pouvait aisément exposer. Naguère encore elle maudit sa faiblesse. Sa pathétique condition lui venait des sentiments, des fers de l'esprit. Aussi s'en dépouilla-t-elle, dans l'espoir de renaitre parfaite. Il demeurait alors ce cœur scellé par l'esprit de vengeance, étranglé dans un linceul de haine et de rage.

De lui n'émanait qu'une soif impie de puissance, car elle redoutait d'aventure la misère. Hélas, en ses songes ressurgirent ses maux de l'âme, ses frustrations et hantises. Sa compagne détenait son salut, en sa gueule infâme, en ses lèvres exquises. L'innocence d'azur ne se souvint de cette nuit torride. Aussi l'épargnait-elle encore, cette misérable l'abusant de plus belle. Sa délivrance saurait récompense de ses seuls efforts. Et l'oubli engloutit le souvenir des rêveries. Là voilà dont qui arpentait la terre, meurtrie par sa grandeur. Elle avait le pas lent, paisible. Nul égard n'était dédié à la belle rousse. Elle ne daigna guère l'écouter. Esprit insondable, prunelles vides, la licorne délaissait le hameau. S'en allait-elle pourfendre le volatile ? Fort probable, songeait sa comparse. La bleutée s'était épuisée à l'abattre. Ses sabots déportèrent sa carcasse loin des vivants, dans les plaines d'élevage. Le bétail n'était là.

L'insolite duo fit halte sous une cime. Ce vénérable pommier leur assurait pénombre aux aurores. La sorcière pouvait dont s'écrouler en paix. Avec dignité et délicatesse, sa dépouille douloureuse s'étala dans l'herbe fraiche. Son manteau la couvait, lui offrant la chaleur d'un brasier. Elle fit faux bond à sa compagne, se laissant happer prestement par Morphée. Et la voilà d'aventure défendue par le rempart éclatent, scintillant sous les étoiles, semblant astre cloué à terre. La belle rousse l'admira au repos, si frêle si paisible, d'une splendeur édifiante, véritable péril du désir. Elle accompagnait la donzelle d'un aria enivrant, douce comptine portée au murmure. Le phénomène balayait les cauchemars. Valkyria songeait alors à dompter la bête, diable possédant le titan. Un doux frisson lui parcourait l'échine, lui enserrait le cœur. A trop côtoyer les ronces l'on s'y écorche. Trixie y veillerait. Mais elle s'aimait à essayer.

Dès les premières lueurs de l’aube, la belle s’éveilla de ses songes. Et bien que l’oubli engloutit ce savoir, la sorcière se levait de bonne patte. Elle avait le crin frais, où perlait la rosée du matin. Son rempart s’était donc évanouit avant l’heure. Qu'importe, se dit-elle. La laide rousse ne l’aurait jamais effleurée. Cette dernière demeurait dans l’ombre des feuillages, à l’abri des regards, une brave sentinelle. Trixie daigna la laisser en paix, et ne l’arracher à ses rêves. Et la délaissant à l’arrière, la sorcière s’évadait. Sa balade la conduisit aux ruines fumant encore. De ce sinistre tableau se démarquait sa splendeur, si macabre, si saisissante. Plus d’un la gagna. L’effroi guidait ces pas, la marmaille s’évada, un veillaque l’apostropha. Un fieffé gredin l’accusait d’odieux crimes. Elle demeura impassible, comme insensible. Ce discours ébranlait la plèbe. Elle n’en démentit, elle était bien cette licorne sanguinaire, Trixie Lulamoon.


« Ployez devant Trixie, il en va de votre vie ~ » Se rit un céleste, près d’elle.

« Répugnantes créatures, que savez-vous du volatile ? » Déclama la mécréante.

Sa verve n’était plus que venin, si véloce et assassin, qu’il rongeait même l’âme de ses victimes. La panique emplit les cœurs les plus braves. Chacun se prosterna devant elle, le despote pensé émissaire des astres. Soudain sa majesté fut offensée. Le doyen du village n’avait courbé l’échine. Si bien qu’il réjouit d’aventure l’insectoïde. Elle aiguisait sourire carnassier. Nul doute que Trixie n’allait laisser cet affront impuni. Le vieillard manda qu’elle s’évade à ses yeux las. Hélas, la belle bleue exécrait qu’on l’ordonne. Elle avait du reste, grande envie de terrasser le colosse emplumé. Aussi arracherait-elle quelques informations à ces couards. C’est l’air bien morne qu’elle s’avança au pécheur. Avant d’abattre un sabot devant lui. A la croisée des regards, chacun foudroyait l’autre. Hélas, s’il n’avait peur de la mort, celle-ci vint le prendre. Des entrailles de la terre surgit une lame, perfide, fugace, éclatante.

Un râle s’élevait dans les airs, ni strident ni atroce. Le sage s’éteignit sans regret. La bleutée ne saisit ce sourire de pourpre. Cette tragédie, cette barbarie, lui valut soulèvement populaire. Un à un, ces larves se redressèrent, unis dans la douleur. La voilà encerclée, de toute part. Elle daigna gracier ces hérétiques. Bien magnanime en cette heure, la démone manda à entendre leurs doléances. Pas un ne souffla mot sur sa proie. Voilà qui l’ennuyait d’aventure. Son aura déployée, de royauté teintée, suffit à les balayer. Faites place, ordonna-t-elle, glaciale et tyrannique. Nombre s’évanouirent çà et là, gisant telle la dépouille du doyen. La licorne délaissa le hameau. Son mutisme travaillait sa suivante, bourdonnant à ses abords. Cogiter lui devint pénible. Mais elle rassembla ses souvenirs. Une bête immense, un rapace n'arborant ni armure ni couleurs. Nul ne l'avait envoyé. Elle se navrait presque de n'avoir de prétexte.

Celui de fondre aux terres sombres et d'assaillir leur monarque. Quoiqu'il lui plairait bien de raviver la noirceur d'une majesté nocturne. A l'entendre elle sombrait dans la démence, ou préparait une félonie. La laide rousse en avait grand peur, plus que la mort. A vrai dire, Trixie ne pouvait trahir la reine des marécages, puisqu'elle n'était son esclave, sa bête. Et filant à travers champ, elle mandait à quelques maitres de troupeaux et faucheurs de blés, s'ils n'avaient rien à dire. Certes elle n'avait besoin de se voir enseigner pareilles bagatelles, mais elle désirait éventrer l'ennui la berçant. Elle avait du reste, chassé la mégère rôdant encore. Cette sotte n'avait d'utilité qu'à attirer l'infamie. Aussi préféra-t-elle s'en débarrasser. Elle écoutait dont un couple fort âgé, plus aimable et bavard qu'une peuplade. La sorcière toléra leur bétail grouillant, bruyant. Son aura mortifère causait dès lors vent de panique.

Et elle s'évada dans le lointain, un brin satisfaite de son savoir. Le tyran ailé n'était autre qu'une créature de légende, lui susurrait un farfadet dans l'ombre terré. Au détour d'un bosquet paisible, la bleutée fit halte. Assise à l'écart, la croupe dans l'herbe fraiche, une douce pénombre l'accueillait. Il fit bon vivre sous les cimes battues par la brise, fraiche, vivifiante, mélodieuse. La belle sembla songeuse, les prunelles admirant la splendeur du paysage. La Nature était son royaume, son univers. Une sérénité grandiose l'enivrait. Sa compagne surgit de l'ombre, fort marri de cette attitude.  Hélas, l'éprise de la noirceur devait patienter. Car la bleutée refoulait ses maux de plus belle, afin qu'ils se déchainent à l'avenir. Elle scella ses prunelles, savourant la caresse de la brise, et la symphonie de la vie. Cette ivresse de quiétude et beauté l'avait jadis amené à sa vie de bohème, seule délivrance aux tourments.



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MessageSujet: Re: [mission] Rancune tenace.   Lun 24 Aoû - 17:33



« L’échiquier des damnés ~ »






A

l'horizon se mouraient des rayons. A ces cieux enflammés, elle désira s'évader. Des steppes glacées du nord, s'insurgeait un air frisquet. De son souffle implacable, le cruel Boréas ébranla son gardien vénérable. La morsure du gel n'ennuyait guère la sorcière. Et ses prunelles n'allèrent déplorer le crime. Mais il demeurait bien un arbre, couché dans l'herbe, fauché dans la fleur de l'âge. Elle daigna s'y déporter, se figeant un fugace instant. Naguère encore, elle l'aura bien dépouillé ce pauvre bougre. Mais il lui offrit ses beaux fruits. La belle bleue s'eut baladée des heures durant, savourant une bien juteuse mélopée, agrémentée de délectables victuailles. Ses mets féériques gisaient à terre, frigorifiés comme elle. Son sabot se voulait salutaire, récoltant un cadavre bien pâle, afin de le raviver à la lueur de la flamme. L'impassible créature engloutit ce maigre repas. Puis elle déployait chaude aura, d'une radiance diurne.

Et sous un noir firmament, d'un astre la jalousant, se profilait la jument. La sorcière portait dont la balade, sinistre et paisible, glaciale et ardente. La bleutée voguait dérivait d'aventure entre deux univers, du mensonge à la froide vérité. Mais elle dénigrait cette pensée. Son calvaire s'achèverait, sa vengeance l'assurait. La licorne errait dont à l'orée d'une raison égarée. Sa quête lui insufflait l'espérance. Et l'innocence hantait ses pas. Ainsi la donzelle s'évadait sans retour, en une contrée esseulée; loin de bétails et bêtes gens. Soudain, une ombre semblait la fuir. L'azure licorne s'élança à sa suite, d'une fougue lui apaisant l'être. Une bonne cavale, où pourchasser malandrin et impudent, l'aura bien divertie. Et voilà qu'au détour d'une plaine, s'élevait un murmure. Cette voix délectable trahit une scélérate. Sans doute un mal épouvantable la guettait. Mais elle avait fort à faire. Un titan l'attendait, une victoire et une gloire l'enlaçaient. Mais alors, que faisait cette infamie devant elle, l'admirant de plus belle ?

La splendide candide n'était que hantise, l’abusant sans relâche. Tourment ou juste châtiment ?  Une créature au crin violacé se tint-là, à deux pas. Une douceur aux lèvres, des prunelles saisissantes, charmantes. Hélas, nuls égards ne sauraient séduire la sorcière, en l’instant. L’azure licorne dénigrait cette chimère, lui préférant dès lors un murmure. Et qu’arracherait-elle à cette donzelle ? Hormis la vie, vengeance ou délivrance, à la suite d’une victoire bien dérisoire. Naguère encore, elle n’osait s’imaginer cette finalité. Mais elle avait grand peur, et l’ignorait d’ailleurs, d’en resurgir sans nulle ardeur. La froideur du crépuscule redoubla ses maux. Et d’un linceul flamboyant, dévoré par ces crocs de givres, la belle bleue n’admirait plus qu’un souvenir d’antan; celui d’une seule brise au levant. Sa radiance fabuleuse s’évanouie dans l’air, engloutie par l’obscurité. Cette impie tyrannie lui intima ironie.

La Lulamoon arborait d’aventure son manteau cauchemardesque. Ainsi la nuit, désirait voir régner, sa maitresse de noir drapée. Cette pensée l’amusait. Une douceur se gravait à ses lèvres. Le sourire du destructeur. Et tandis qu'elle s'avançait en de sombres contrées, ce masque vint à tomber. Broyé par une verve délectable. La douceur d'un murmure, voilà qui savait l'ébranler. La bleutée se figea un instant, fugace. L'ironie d'un discours l'amusait. Elle pouvait bien l'attendre, mais la sorcière ne mandait audience. Elle n'aspirait qu'à la vengeance. Ses prunelles foudroyaient la donzelle, d'une sérénité si sinistre qu'elle inquiétait la chimère. L'enragée n'était plus. La hantise s’évanouie. La balade s’achevait. Dès lors, une ombre avalait la planète d’argent. Sa broche la trahit, reluisant en rubis. Soudain le rapace fondit. Pareille perfidie était digne d’elle, et non d’un volatile si gargantuesque. Ses esgourdes frémirent.

Des serres s’élancèrent, labourant la terre. La disparition étincelante ne l’amusait guère. Le voilà qui arpentait cieux et cimes. La dame funeste s’avançait en douceur, d’un pas joueur. Et à sa belle bouche se lisait un sourire carnassier. Le sire de voltige se tapit dans l'ombre. Elle désirait le démasquer. Une radiance naquit et sa corne projetait sphère de lumière. La luciole s'élançait dans les cieux, crevant sa noirceur immonde. L'éclatent éphémère dévoilait ces ailes, si majestueuses. Chacun souffla mot.
« Echec. » Ce à quoi il rétorquait, comme gloussant. « Et mat ! » Il flottait dans l'air une fragrance oppressante, la haine. Le phénomène incendia ses prunelles violacées. Une bien fugace embardée, qu'elle étranglait au détour d'un rire noble et noir. La bête ignorait dont la luciole et fondit d'aventure. Naguère encore, il ne s'imaginait un traquenard. Mais elle su le berner. Le voilà dévié par une nova étincelante.

La sorcière fit bien d'entonner une lente détonation. La puissance du sortilège était bien risible, mais il avait d'utile ce visage de gredin. Ainsi la belle s'esquiva au péril, trouvant refuge en la pénombre du clair de Lune. Elle peinait à le déceler. Il comptait bien l'abuser, à son tour. Nul doute qu'il était indemne, ce robuste gaillard. Une brise glacière battait la clairière. Elle hurlait aux feuillages. Le prédateur bravait cette tempête, afin qu'une fragrance ne parvienne à l'autre. Hélas elle rit. Elle avait grande envie de remporter la partie. Aussi allait-elle le débusquer, ce grand coquin. Sans vergogne, cruelle, implacable, telle était la sorcière. Une toile macabre se dépeignait. Et sous un ciel de pourpre sourit la mégère. La mélodie des hurlements, comme ces flammes s'élevant, voilà qui la ravie. Son torrent incendiaire décimait le bosquet. Hier encore chantaient des mésanges. L'azure licorne défigurait les paysages, et n'avait que faire des maux semés. Elle se délectait du martyre, tous partageraient son tourment.

Dans la splendeur d’un ciel en flamme patientait la donzelle. Elle avait d’étrange d’admirer le carnage. Mais il la divertit. Si bien qu’elle dénigrait son compère. Lui rôdait dans l’ombre. La Lulamoon s’étendit dans l’herbe noircie, savourant la chaleur du brasier. Mais elle ne reposait devant sa cheminée. Des serres pouvaient s’élancer. Un maraud la désirait faucher. Que trop rêveuse, l’inconsciente semblait consumée. La belle toile l’apaisait. L’indomptable Boréas l’ennuyait d’aventure. Pas même sa flamboyante suivante ne su l’en préserver. Là voilà empourprée, n’aspirant plus qu’à incendier le monde. La bleutée déraillait, enlevée par sa démence. Soudain un battement d’aile. Le règne des ombres s’annonçait. Toute clarté fut dévorée. Seule perdurait la mer incendiaire. La licorne sembla happée par le brasier. Une chaleur accueillante, une douceur enivrante, une espérance rassurante.


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MessageSujet: Re: [mission] Rancune tenace.   Lun 14 Sep - 21:03



« Virulents tourments ~ »






T

andis qu’elle admirait le brasier, ce dernier vint la défier. Sans crier gare il s’élançait à ses abords. Mais elle se savait irrésistible. Soudain elle frémit. Ses prunelles écarquillées, la sorcière subissait visite. Au détour d’une pensée, elle l’avait convoquée. Une splendeur flamboyante surgit dont. La voilà évadée des flammes, la diablesse de toute beauté, foulant l’herbe avec délicatesse. Elle arborait la robe incendiaire. Des mirettes endiablées, envoûtantes, alléchantes. Douceur agrémentée d’une délicate attention, la balade infernale. La chimère s’avançait en hâte, embrasant plus qu’un ciel. Il lui incombait seule d’encrer cette torride pensée en l’esprit d’une bleutée. Sa démarche alambique, douée de sensualité, accablait sa comparse. Une infâme rosée perlait alors, l’amenant à pâlir, à s’évader. La panique la gagnait et consumait. Sa sueur souillait ses lèvres. L’embrasée s’avançait d’aventure. Hélas, sa compagne dénigrait l’affaire, s’adonnant à l’évasion.

Elle désirait fort la revoir, mais elle devait craindre cet instant. La Lulamoon l’abhorrait tant, mais elle l’admirait également. Son ambition lui ravirait ces biens rêvés. Si bien qu’elle s’écartait de la voie, ne trouvant refuge en ses airs aux aboies. Ainsi s’égarait-elle en ces heures sombres. Une amertume envahit sa belle bouche. Un effroi sans pareille, une torpeur indicible, une hantise implacable; voilà qui l’abordait. Un malaise s’emparait d’elle, l’ébranlant toute entière. Elle bravait le désir de la créature. Naguère encore, elle dû s’effacer, s’exiler. Sous les crachins des peuplades elle fila. Sous le signe d’une couardise elle brilla. L’azure licorne saignait encore, d’un passé d’entachée. Sa sordide compagnie était à blâmer. Elle l’avait détrôné, humiliée, ravagée. Elle désirait tant oublier cette risée des royaumes, pomme flétrie et piétinée, qu’on aura dû engloutir pour subsister. Jamais plus ce calvaire ne serait sien. Elle s’aimait à en narrer la bonne fin. Du reste, misère et pleurs n’étaient plus.

Seul demeurait leur abominable surplus, les stigmates d’une bien sombre épopée. Mais nul n’en saurait jamais rien. Car elle devait taire ce récit si abject, qui lui vaudrait toute pitié. Chose qu’elle exécrait. Mais alors qu’elle s’évadait à cette torride avancée, la bleutée devait braver un péril nouveau. En effet, l’incendie la gagnait. La voilà encerclée, piégée. Quelle douce ironie, susurrait une mégère. Mais la scélérate azurée ne se laisserait jamais plus éprouvée. Certes un fieffé coquin lui retournait cet aimable brasier. Nul crédit ne lui fut dédié. Le bougre semblait affligé. La belle lui apparue demeurée, juste bonne à s’égarer et périr sans la moindre dignité. Il ignorait alors le tourment de l’enfant, cette abjecte hantise l’absorbant. Soudain l’implacable Boréas se rit d’elle, allant enjouer le désir du volatile. L’alliance cruelle allait rôtir la donzelle. Et les flammes s’élancèrent d’aventure, rugissant avec ce tyran.  L’océan de pourpre engloutit dont la grande Lulamoon.

Dans les cieux trônait le gredin, pensé victorieux, s’esclaffant de son méfait. Son règne s’annonçait, le bosquet en devint scarifié. En un instant, tout était parti en fumée. Une forêt calcinée, une proie délaissée, une soirée savourée. Mais il avait encore fort à faire. Une peuplade lui manquait. Il désirait la pétrifier d’épouvante, qu’une terreur abyssale s’en empare et les égare. Là il fabulait d’un festin si grandiose, qu’il déchanta à la morsure de l’éclair. D’un ciel sans orage, d’une décharge il écopait. Sa dépouille massive s’épargnait alors le fracas silvestre. Ses prunelles de rapace s’élancèrent. Une mégère lui donnait la chasse. La démente galopait aux côtés du brasier, bravant le céleste impudent.  L’espace d’un fugace instant, elle l’ébranla tout entier, ancrant dès lors sa torpeur viscérale. Son hennissement de fureur redoublait ce malaise, mais il foudroyait ses écrins écarlates. Ses foudres s’élancèrent. Hélas il dansait dans l’air. Telle une plume insaisissable, il voguait tout formidable.

La cavale se devait écourter. La belle bleue déployait son aura mortifère, faisant frémir le paysage. Ses sabots enhardis labouraient la terre. Et le bélître insolent fit volte face, fusant perfidement. Par quel prodige ce mastodonte pouvait-il être si gracieux et majestueux ? Elle pestait devant son avancée. Un millier de lances ne l’aurait éraflé, pas plus qu’une furieuse volée. Pas même une légion, d’indicibles champions, ne l’aurait su gagner. Ses modestes chimères, véridiques pantins incendiaires, ne firent qu’embrasser la terre. L’azure licorne n’était dont qu’une piètre Moire, sans une once d’oeuvre d’art. Ainsi s’évanouie sa sordide campagne, les flammes ne dansaient plus. Une pensée, un soupir. Il l’avait balayé, tel un fétu de paille. Mais la bleutée se relevait, avec aux lèvres une sanglante rosée. A l’écart l’on pestait. Mais elle ne voulait d’aucune aide. Cette solitude lui pesait. La belle bornée chargea le maraud, filant d’aventure. Il semblait las. Un orage éclata.

Et à la faveur d’un éclair de lumière, venant s’abattre sur terre, la bleutée frappa. Du néant elle surgît. Le colosse à temps ne réagit, sans doute afféré à l’évasion aux foudres capricieuses. Dans les cieux grondait le tonnerre, à l’image d’une odieuse passagère. Hélas, il ne vit rien du ballet des étincelles, dansants sur ce crin couleur ciel. Ses sabots étincelaient d’une radiance alarmante. Le voilà foudroyé d’aventure. D’une décharge plus virulente encore. La Lulamoon l’avait à vrai dire pétrifié, et mis à bas. Tandis qu’il allait embrasser la terre, en virant nerveusement pour s’épargner le bûcher, elle foulait l’herbe fraiche. Là elle toisait le misérable, bien déchu et pitoyable. Un rire macabre flottait dans l’air. Plus sinistre encore qu’une cape ballottant à ses abords.
« Qui courtise la faucheuse en devient la victime. » Eut-elle déclamé, d’une voix glaciale aux prunelles apaisées. Il admirait alors cette majesté au regard violacé. Son lunatisme l’amusait.


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MessageSujet: Re: [mission] Rancune tenace.   Lun 26 Oct - 20:20



« Apothéose ~ »






S

ous un ciel d’orage se dressait un bien infâme portrait. Et dans la plaine s’édifiait un tribunal d’ébène. Au loin souriait une ombre, délectée d’une scène moribonde. Hélas, l’immonde nanti désirait s’épargner nouvelle bagatelle. Il lui plaisait fort d’abréger pareilles absurdités. Elle fabulait encore d’un règne sans partage, justifiant ces carnages en son sillage. Ainsi pensait-elle statuer en toute impunité, et délivrer enfin son verdict agrémentée d’une saveur magique. La donzelle toisait sa victime, et lui se riait d’elle. La démence semblait contagieuse. Sans doute admirait-il cette indicible chasseresse, cette implacable vengeresse. Des prunelles glaciales foudroyaient jusqu’à son âme, le ravissant de plus belle. Mais elle demeurait de noir drapée, faisant frémir d’aventure ce colosse estropié. Il flottait dans l’air une fragrance édifiante. Cette pestilence infestant son plumage n’avait d’égale qu’une fétide rosée, perlant chez sa comparse.

A vrai dire, la bleutée détonait tout juste qui la tiraillait, le châtiment d’une gourmandise tant adorée. Bien lasse mais curieuse, furieuse et enivrée d’une ivresse insidieuse, la sorcière graciait son incommodité. Il demeurait ceci dit une gêne effroyable. Plus insolente qu’un étrangleur, dont la noirceur scintillait, tel un firmament voilé. Voilà qu’une nouvelle radiance naissait à sa corne, déchirant les ténèbres ambiante. Hélas, cette frêle luciole esseulée pouvait envier à loisir la foudre la narguant avec un malin plaisir. D’un grognement véloce, Trixie l’amenait à se terrer, pour ne plus  serpenter qu’en seul tonnerre. Là elle toisait d’aventure son compagnon d’infortune. Lui gloussait, fort délecté à la voir agoniser. Mais il se fourvoyait, le bougre. Et la voilà qui s’avançait à son chevet, d’une célérité pittoresque, d’une lenteur affligeante. Sa démarche n’était plus alambique. Elle avait grand peine à ne pas chanceler, à perdurer. Sans doute sa fierté était à l’œuvre, inspirant la pitié.

Sous l’œil hagard du rapace, titubait la belle ébranlée. Une bien pathétique avancée, persiflait-il. Mais alors qu’il savourait les déboires de l’acharnée, si misérable entêtée, une cuisante pensée l’enivrait. Les affres du supplice pouvaient bien éprouver la malheureuse, qu’elle tendait à le gagner. Et sa carcasse nimbée d’insolente fumée ne l’en saurait préserver. Ainsi fabulait-il, redoutait-il, l’indicible imbécile. A vrai dire, il saluait cette ténacité. Mais il soulignait les failles d’une diablesse, cruelles entailles faisant ses faiblesses. L’azure licorne dilapidait sa grandeur, sa toute puissance s’était tarie. A sa corne dansaient de si maigres étincelles, le règne des ombres pouvait la dévorer. Mais elle s’obstinait, à perdurer, à étinceler. Telles ces étoiles maigrichonnes au noir firmament, s’affirmant malgré l’immensité pouvant à loisir les engloutir. Mais elle survivrait, comme elles; tout ce qui lui restait, au fond. La belle bleue se déportait toute entière, l’air maladif et vindicatif.

L’espace d’un fugace instant, où il bravait ses prunelles endiablées, il saisissait cette vérité, si touchante. Ce constat l’ébranla. Si bien qu’il ne su réagir. Et elle enjouait la démence, là face à face, faisant reluire l’appendice sans prestance. Le colosse s’égosillait, lui mandant d’avorter cette folie. Mais elle n’avait que faire de son calvaire, il n’était rien après toutes ces années. Ses maux pouvaient bien empirer, qu’elle n’aspirait plus qu’à éradiquer le maraud. Elle puisait une telle énergie, afin de déchainer sa terrible magie. L’effroi d’une radiance, la torpeur d’une démence, voilà qui accablait le volatile. Il en avait les prunelles écarquillées. Nul échappatoire, mais il désirait se mouvoir. Hélas elle l’avait pétrifié, par ses foudres et son âme. La bataille avait du reste, ravivé les blessures de la veille. Quelle négligence regrettable, s’écriait-il. Le voilà résigné, il étranglait ses vaines suppliques, tandis qu’elle achevait son cantique. Et d’un hennissement bestial, elle entonnait l’instant crucial.

Une comète semblait fondre au malheureux, d’une férocité et vélocité de chien galeux. L’éclatante sphère de lumière l’engloutit, ou du moins son esprit. Un astre était né, déchirant toute noirceur comme son compère grand brasier. Et l’éphémère chimère tendit à s’éteindre. Là à deux pas du volatile, Trixie achevait une idylle. Une déflagration retentit. La bleutée manqua d’aller embrasser la terre ou pire, valdinguer au bûcher. A l’instar de quoi, le souffle la trainait en arrière, là ses sabots labouraient la terre. Mais alors qu’elle pensait savourer son triomphe, un fléau la saisissait. Une sanglante rosée s’évadait à ses lèvres. Son nectar s’en allait choir. Mais elle souffrait le martyre. Des décharges la semblaient foudroyer, d’une telle virulence qu’elle évoquait une autre abondance. Celles des putrides crachins, souillant sa belle bouche. Là ruisselait une infâme mixture, sève aux sanglantes glaires allant l’étouffer. Elle frémissait d’aventure, convulsait en sa droiture. Elle semblait agoniser.

Sa dépouille s’effondrait sans crier gare, tandis que s’éteignait un dernier regard. Les ténèbres l’engloutirent. Sa carcasse s’enlaidit. Même la caresse des pâturages, à l’herbe fraiche emplie de tendresse, ne savait l’apaisait. Naguère encore, elle dénigrait ce calvaire, cette mise en garde. Mais elle l’essuyait, guère navrée. Là où la raison s’égare, l’azure licorne luttait sans relâche, avec plus de bravoure et hardiesse que jadis. Elle s’épargnait ainsi l’étreinte glacée du trépas. Elle délirait en ses songes. Et ces horreurs méconnaissables comme innombrables, ne sauraient festoyer à l’espérance ravivée. Elle n’aspirait dont qu’à perdurer, et saigner cette écœurante réalité. Mais alors que ses maux empiraient, lui arrachant une sanglante rosée; l’on vint. Une ombre délicate. Le salut déportait la malade à l’orée d’un bosquet embrasé. La laide rousse étreignait la bleutée, avant d’entonner un chant passionné (♫). En plus de caresses prodiguées avec une certaine adresse.

Sa bonté eut raison du maléfice. En effet, la bleutée s’apaisait. Sans doute la mélopée l’enivrait-elle. Ce phénomène transcendait les adversités. La créature semblait maternelle, et sa torride trogne ne la rendait que plus belle encore. Ainsi veillait-elle la licorne, tandis que s’attroupait toute une horde. Un soupir, une pensée. Elle se navrait fort de l’instant gâché, qu’elle pensait savourer en toute impunité. Là, à la faveur d’une sordide lueur, dans la pestilence d’une immonde torpeur, d’une poisseuse sueur, Valkyria patientait et veillait une bleutée. Hélas pour elle, la populace brandissait fourches. De sinistres gredins, d’insolents galopins, de fieffés coquins ; persiflait-elle. Ses prunelles éventraient les cœurs saignés, et les âmes affligées. Pas assez, susurrait-elle. L’on grondait, l’on vociférait, l’on gémissait. La dame insectoïde délaissait alors sa compagne, fort offusquée, fort écœurée. Là elle soufflait mot, sans pourtant hurler. Son discours pétrifiait, ses prunelles tyrannisaient.


« Il suffit pauvres fous, Trixie Lulamoon a sauvé vos misérables vies d’une calamité populaire. Rendez grâce ou périssez ! A présent, hors de ma vue, vous me débectez ! »

Sa radiance malveillante ordonnait une sordide audience. Ces grands sots ignoraient dont quel démon ils ennuyaient. La laide rousse les jetait en pâtures aux flammes berçant son âme. Et d’un incendie s’élançaient les griffes d’une bête informe, la gueule d’une créature allant embraser une poignée de poney. Au plus vil insolent, elle destinait plus charmante fatalité. Ainsi s’adonnait-elle au ballet de l’égorgement, où elle se délectait d’une mélodie des hurlements. Ce carnage accompli, le monstre retrouvait sa dignité. La voilà qui essuyait sa dague de sang gorgée. Puis elle retrouvait la belle  en sommeil, qu’elle hissait à son dos afin de s’éclipser. La ballade l’enlevait à Gryphus, alors encore sujette à enjouer ses vœux. En chemin elle savourait une douce ironie, jamais deux sans trois, se dit-elle. Sa mission remportait un franc succès, nul besoin d’opérer la bleutée. Tout semblait parfait.


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