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 Un vol pas si parfait [Feat Ombrage]

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MessageSujet: Un vol pas si parfait [Feat Ombrage]   Mar 17 Mai - 0:27

Tout semblait calme à badlands, enfin, calme est un assez grand mot pour une ville ou le meurtre et la terreur règne. Disons plutôt que par rapport à d'habitude il n'y avait pas d'incident majeurs qui s'étaient déroulés depuis maintenant quelques mois. Avec du recul, cette ville devenait banale pour moi, si ça ne  faisait pas si longtemps que je m'y était installé, une certaine routine s'était installé et commençait à me rendre assez triste. Oui, oui, on me dira qu'en théorie chaque vol est différent mais en pratique quand on sait y faire, ça reste constamment les mêmes gestes, les mêmes techniques. J'avais besoin de changer d'air et c'est pourquoi je me suis décidé à aller faire un petit tour du côté de la ville de Detrot.

La route se passait plutôt bien, sans accroche, j'avais pris assez de provision pour arriver jusqu'à ladite ville: une pomme juste à la limite entre être mure et pourrie et quelques morceaux de viandes crues précédemment volées à la tirée au marché noir de la capitale. Ce n'était pas la grande forme en ce moment, comme si la routine qui s'était installée en ville avait augmenté la vigilance des citoyens, qui n'hésitaient à prendre le temps de bien vérifier chez eux si tout était verrouillé. En marchant le long des sentiers, tout en mâchant allègrement mon morceau de viande, j'imaginais faire de meilleurs prises en allant piller la ville vers laquelle je me dirigeais.

Aussitôt arrivé sur place, je me fondais dans la masse comme à mon habitude, à vrai dire, la ville avait pris un sacré coup et c'était loin d'être le plus beau coin que j'ai visité. Par contre, la rumeur courait que les meilleurs receleurs se trouvaient dans le coin et il était hors de question de passer par cet étape sans rencontrer l'un d'entre eux. Pour racheter des biens volés, il faut justement en avoir et comme je venais de la capitale les mains vides, je n'allais pas avoir d'autres choix que de commencer à faire le travail ici-même. Je me baladais donc, l'air d'un simple citoyen, dans les rues de ce nouvel endroit et au passage je ne pouvais m'empêcher de regarder les quelques fessiers qui passaient par ci par là, c'était un spectacle plutôt intéressant mais j'avais assez planté le décor comme ça, il était temps pour moi de choisir une cible.
En continuant ma visite de courtoisie, un des poney attira mon attention: Un poney aux couleurs vives qui semblait sortir une quantité assez importante d'argent de sa bourse depuis qu'il faisait ses courses en ville, en fait, depuis que je m'était mis à le pister. Je l'avais flairé de loin et j'avais finalement raison, caché par les ombres des bâtiments, je voyais clair dans le jeu de ce monsieur qui se faisait passer pour un poney autant basique que les autres.

J'avais trouvé ma cible et il ne me restait qu'à trouvé un bon point pour orchestré mon acte de manière discrète et rapide. Si la dague ma parut un bon compromis pour détacher sa bourse avant de partir, j'ai pensé qu'une approche aussi prête de ma cible serait risqué. J'avais donc fait mon choix: ce soir tout se jouerait à l'arc, avec mon talent, c'était la solution la plus discrète, en fait, c'était la meilleure solution. Blotti dans l'angle d'un bâtiment, j'observe ma cible d'un seul œil, le second planqué derrière le côté de ma capuche. Je tend la corde de l'arc puis, non, pas ici, on me verrait trop facilement. Je change d'angle tout en suivant ma cible, perpétuant une danse entre les murs de la ville. Et là! L'angle parfait, légèrement en surplomb, la flèche à 5 centimètre de l'angle du mur afin d'avoir le corps le plus caché par l'ombre, je lâche la corde et laisse filer la flèche, traversant le peu de distance qu'elle avait à faire, laissant derrière elle le petit bruit furtif de la corde qui se détend.

J'avais parfaitement choisi l'endroit, peu de monde autour, du moins, de ce que je croyais. La flèche heurta la corde qui tenait la bourse du poney. Elle chuta contre le sol dans un petit bruit de clignement qui éveilla l'attention de son possesseur. Sans perdre de temps je me précipitai sur ce bien qui n'allait pas tarder à devenir mien et quand ce monsieur se rendit compte de l'acte, un peu étonné de voir sa bourse tomber au sol, je l'arrachai aussitôt, ne lui laissant à peine le temps de réaliser les dernières secondes passées.

La partie la plus intense du vol se déroulait, sans connaitre la ville je montait sur les toits, passais dans les coins les plus étroits laissant derrière moi un homme dérobé qui hurlait:  Au voleur! En vain. Après quelques minutes de courses poursuite mais mon butin en main, je m'arrêtai dans une petite ruelle sombre mais assez dégagé pour vérifier mon butin. Il y avait une sacrée somme là dedans mais au moment où tout me semblait sécuritaire, j'entendit du bruit non loin de la ruelle.
Depuis le début de ma fuite j'avais ressenti qu'on me suivait, peut-être mon instinct sachant qu'il ne prédis pas toujours vrai mais cette fois-ci, la silhouette qui se tenait là dans l'ombre et qui se rapprochait ne faisait que confirmer ce que mon instinct me faisait ressentir.
Je commençais à me dire que c'était une erreur d'être venu jusqu'ici, à badlands j'avais des contacts, de quoi me retourner mais cette fois-ci j'était seul, livré à moi-même. Moi qui pensais avoir attrapé gros, je refusais de laisser mon butin, ce n'était pas dans mes habitudes.
Méfiant et embêté par cette présence, je reprends ma course et me faufile de partout jusqu'à l’essoufflement. Escalader, ramper, passer dans des endroits improbable mais à un moment, j'était obligé de m'arrêter pour reprendre mon souffle et c'est derrière cette sorte d'entrepôt que je me rendit compte qu'il y avait bien plus rapide que moi, comment savoir? Peut-être que mon poursuivant était essoufflé, en tout cas, il prenait un malin plaisir à me faire croire l'inverse en marchant de manière décontractée dès que je m'arrêtais pour voir si j'avais pu le semer. Difficile de voir quoi que ce soit, grâce à ma vue la seule chose que j'entrevoyait dans l'ombre c'était cette robe violette. J'ai pensé à un lunariste qui m'avais reconnu par rapport aux vols que j'avais orchestré à concordia quelques années plus tôt mais ce n'était pas tellement plausible: on était dans les terres sombres. Ou alors un mercenaire envoyé pour me tuer mais je me rendais compte à cette pensée que j'était vraiment parti trop loin et que je devrais plutôt relativiser et voir la suite de l'histoire. La silhouette se rapprochait malgré la course folle que je venais d'entamer.

Forcé de constater que je n'arriverai pas à semer l'inconnu, je regarde ma dague au coin de la ceinture puis m'adresse à l'inconnu:

-Qui es-tu? Que veux-tu?

Je n'était pas sur mon terrain de jeu et j'allais peut-être le payer, quoi qu'il en soit je ne me laisserai pas faire. Je dégaine ma dague, toujours en reprenant mon souffle, je n'attendais plus que la réponse de cette personne qui m'avait jusqu'alors suivi. Si c'était un garde, mon compte était bon mais j'avais probablement plus de ressources que ce que mon apparence laissait penser même si après cette galopade je n'était plus tellement à mon avantage. J'était déterminé et persuadé qu'un combat allait éclater. Tout en restant sur mes gardes, je rangeais discrètement mon butin dans ma veste. Il allait falloir me passer sur le corps pour venir m'extirper la précieuse bourse. J'avais entendu des histoires sur des guildes de mercenaires d'assassins ou de voleurs qui recrutaient leurs membre un peu de la même manière que ce qui était en train de m'arriver. J'allait bien voir comment ça allait se dérouler. Tout semblait flou maintenant dans ma tête, un ami? Un ennemi? qui était cet inconnu.

-Si c'est mon butin que tu veux, viens donc le chercher!

Lançai-je comme un défi pour le poney tapi dans l'ombre. Si j'avais une vue accrue j'était en revanche bien plus entraîné au combat à la dague. Il est vrai que le tir à l'arc avait un certain coût alors que se battre contre des mannequins ou m’entraîner avec d'autres assassin au corps à corps je l'avais déjà fait, c'était la raison de mon assurance à l'encontre de celui ou celle qui m'avait suivi jusqu'ici. La lune reflétait à travers mes yeux que l'on distinguait à travers mon visage caché par l'ombre de ma capuche. J'allais probablement devoir faire preuve de diplomatie sur ce coup ou faire preuve d'adresse si mon adversaire était hostile.
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Ombrage
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Dark Pledge

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MessageSujet: Re: Un vol pas si parfait [Feat Ombrage]   Dim 5 Juin - 22:06

Cela faisait maintenant plus de deux heures que je volais. La lune était claire ce soir, et le vent soufflait assez fort pour me porter sans que j'ai à faire trop d'efforts. Je l'apercevais enfin, la grande citée, l'imprenable Detrot. Je ne m'y étais que rarement arrêtée, et je ne l'avais jamais vraiment visitée, en fait j'y étais toujours aller pour le travail. Une question me traversa l'esprit : devrais-je me poser de suite? Je n'étais pas franchement fatiguée et je venais à peine de quitter Bad Lands, me poser risquait de me faire perdre inutilement du temps. D'autant plus qu'il me fallait quitter le territoire Pledgien pour celui du Solar et je ne savais pas vraiment où aller...puisque je n'avais toujours pas de carte. Je doute qu'on aperçoive la fumée d'ici. De plus, Detrot était l'endroit parfait pour faire des affaires, après de façon honnête ou non ça ce n'était pas mon principal problème, tout ce que je savais c'était qu'il me fallait absolument cette carte.

Je décidais donc de me poser sur un des toits de la grande cité. Les murailles me semblaient gigantesques, presque oppressantes, et les bâtisses avait une architecture bien particulière. On se serait cru dans une autre époque, comme un voyage dans le temps en quelques secondes. Je fermais les yeux, me plongeant dans cette ambiance qui me semblait étrange, je pouvais presque entendre la ville lors de son âge d'or. Que la ville devait être belle en ce temps là! Une légère brise vint caresser mon visage, cette sensation était très agréable, j'avais l'impression d'être dans un rêve éveillé. Mais un beau rêve fini tôt ou tard, mes yeux s'ouvrirent, comme si je m'éveillais devant le vrai cauchemar qu'était devenu Detrot. La ville avait perdu ses richesses mais elle restait une place incontournable lorsqu'il s'agissait de faire des affaires. Repérer une boutique ou un marchand se ferait bien plus aisément vu d'en haut, les rues étaient emplies de personnages en tous genres, riches ou mendiants, voleurs ou honnêtes gens, tous se mêlaient et s'entremêlaient, ne ressemblant plus qu'à une masse unique, grouillant comme des insectes.

Je sautais de toit en toit, à la recherche de l'échoppe qui me délivrerait l'objet que je souhaitais tant. Mais une chose dans la foule attira mon attention. Un poney avait un comportement..étrange. Il semblait bien plus grand que la moyenne, même si j'avais du mal à le distinguer sous sa cape noir, recouvrant totalement son visage. Il semblait suivre un poney de couleur vive depuis un moment maintenant, comme un prédateur lentement, patiemment traque sa proie. Je pouvais apercevoir d'ici la bourse de la futur victime. Elle semblait lourde, peut-être pourrais-je moi aussi m'en emparer? Il y aurait de quoi faire affaire avec une telle somme.

Je décidais donc de prendre moi aussi en chasse le chasseur. Après tout qu'y avait-il de plus drôle que de voler un voleur ? J'aimai beaucoup ce genre d'ironie, se croire le prédateur alors que l'on est nous même la proie. C'est avec beaucoup d'amusement que je suivais notre voleur, qui semblait être expérimenté dans ce domaine. Il était discret et rapide, cherchant l'endroit parfait pour commettre son acte. Il tenait une distance raisonnable avec sa cible, et celle qui me séparait de lui état suffisante pour qu'il n'entende pas les clapotis de mes sabots sur les tuiles des bâtisses. Je m'arrêtai, il semblait avoir trouvé son endroit. Je l'observais, un sourire en coin, avec curiosité et intérêt. Il banda son arc, tiens donc un archer ? Assez malin mais beaucoup moins distrayant que le corps à corps à mon goût. Il relâcha la corde, notre « robin des bois » aurait-il déjà renoncé ? Il reprit sa traque, allons bon, il faisait durer le plaisir. Amusée, je poussais un soupir et continuai à le suivre jusqu'à ce qu'il s'arrête à nouveau. Cette fois il avait l'air déterminé, il se positionna afin d'orchestrer son vol. Je me penchais, les yeux rivés sur lui, et n'attendais qu'une chose : qu'il tire. Une légère excitation m'envahit, comme lorsqu'on regarde un match ou un combat, que la tension est à son comble et que le dénouement approche. La flèche partie, fendant l'air et vint trancher la corde qui tenait la bourse. Il l'avait fait, et je trouvais le coup bien réussi. Je l'aurais presque applaudit… j'ai dit presque.

Il reprit sa course, saisissant son butin avant de détaler comme un lapin. C'était moi de jouer, j'entamais à mon tour la traque. Il prit une rue, puis à gauche, tourna encore, j'avais presque du mal à le suivre. Mais c'est qu'il était rapide le bougre ! Je sautais du toit afin de m'envoler et pris un peu d'altitude afin de la suis plus facilement. J'étais rapide, très rapide même lorsqu'il s'agissait de voler, sans vouloir faire de jeu de mots. Il ne mit que peu de temps pour semer le pauvre poney qu'il venait de dérober. Je le vis s'arrêter à nouveau et contempler le résultat de son œuvre. J'en profitais pour me poser, mon sabot heurta alors une des tuiles, qui vint s'écraser au sol. Oups… j'étais repérée.

J'abaissais un peu plus ma capuche, mais visiblement il ne se doutait pas que la menace venait du ciel. Mais le jeu n'était pas assez amusant, j'avais l'avantage du vol, pas lui. Comme j'étais d'humeur joueuse, j'allais donc faire preuve de fair-play : le courser au sol. Notre archer en herbe reprit sa course, je sautais de toit en toit jusqu'à atterrir à terre et commençai à le prendre en chasse. Grimper, longer les murs, ramper, se faufiler… c'était comme jouer au chat et à la souris. Je n'eus aucun mal à le suivre, malgré le fait qu'il e me ménageait pas. Sa course folle ralentie, je l'avais surement fatigué. J'avançais d'un pas calme, serein, voire un peu décontracté. Nous étions à l'abri des regards, derrière une espèce de vieil entrepôt. J'avançais lentement, tout en restant un minimum cachée dans l'ombre. Visiblement, Mr Wood n'était pas rassuré, je pouvais apercevoir une dague à sa ceinture, et il avait aussi son arc… le combat risquait d'être compliqué s'il était habile. Il était hors de question que je sois blessée avant d'arriver à ma destination, la diplomatie allait donc être de mise si je voulais obtenir quoi que ce soit. Ma cible jeta un œil à sa dague, visiblement je lui faisais peur, alors qu'il me semblait bien plus grand… ironique, mais comme quoi la taille importe peu parfois.

- Qui es-tu ? Que veux-tu ?

Que lui répondre ? Je suis celle qui va te piquer ce que tu viens de dérober ? JE le vis ranger la bourse et dégainer sa dague. Aïe… j'allais devoir la jouer fine, il paraissait assez habile avec vu avec quelle assurance il la maniait.

- Si c'est mon butin que tu veux, viens donc le chercher ! Me lança-t-il

Il me provoquait l'imbécile, mais je refusais de prendre le moindre risque. Une blessure mal placée me ferait perdre du temps et je n'avais pas ce luxe, il m'était beaucoup trop précieux. J'avançais dans la lumière de la lune afin qu'il me voit plus distinctement. Peut-être allais-je réussir à rassurer le grand gaillard ?

- Du calme mon grand, dis-je en retirant ma capuche dévoilant ainsi mon visage. Je ne suis pas là pour me battre, et je pense qu'il y a moyen de négocier, entre être raisonnable.

Je ne savais pas à qui j'avais affaire, la cicatrice de mon œil droit me démangeait, me rappelant de ne jamais sous-estimer mon ennemi. J'espérais juste que notre grand Robin allait être raisonnable… et que je finirais par réussir a trouver une carte.

Ne sachant pas de quelle faction il était je me permettais à mon tour de le provoquer.

- Je ne sais pas d'où tu viens mais tu dois connaître la règle sur ce genre de pratique en Dark Pledge, pas vu pas pris mais pris pendu. Et je suis sur que Sombra me payerait pour livrer un ennemi. Alors soit gentil range cette dague et parlons calmement.

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